AVANT PROPOS

Si notre dernier Mag accompagnait le déconfinement, le N°11 du MagRH surfe sur des temps orageux, troubles et troublés, sur des vagues virales qui avancent masquées et surtout sur une quasi-absence de cohérence et de cohésion sociale, ce qui n’arrange guère les possibilités de prospective crédible. 

Et pourtant, notre condition humaine nous oblige à cohabiter. Nous n’avons pas vocation à peupler les déserts de troupes entières d’anachorètes (oxymore ?) … L’écoute des arguments des " anti-masques " lors des manifestations récentes laissait perplexe : " ne touche pas à ma liberté… je fais ce que je veux…personne ne peut m’imposer de vivre comme je veux… " Et moi, et moi et moi pourrions-nous dire, comme le scandait Dutronc. Où est donc l’intérêt général dans tout ça ? Adolphe Thiers, dans l’histoire de la Révolution Française en 1841 décrivait justement le paysage : Les hommes ne peuvent pas vivre longtemps ensemble sans éprouver bientôt du penchant ou de la répugnance les uns pour les autres, et sans se grouper conformément à leurs inclinations. 

Sommes-nous donc condamnés à ne pas savoir vivre ensemble ? En société, la démocratie et le " politique " devraient en être garants, mais en entreprise ? Le leitmotiv qui consiste à répéter qu’il faut mettre l’humain au centre des préoccupations RH, donne-t-il une précision sur la nature même de l’humain ? L’individu ou le collectif ? L’un peut-il fonctionner sans l’autre ? Et quand bien même nous aurions répondu à cette question, quel sorte de collectif ? Celle du " penchant " à la Thiers, c’est-à-dire celle de la ressemblance, ou celle de la complémentarité, c’est-à-dire celle de la différence ? Et si entre société et entreprise, la solution était la même : le respect des valeurs de la république. Est-ce une option ou une obligation au moment où s’ouvre le procès des attentats, c’est-à-dire le procès de la négation du vivre ensemble. 

Le MagRH a choisi, comme à l’habitude, de donner la parole à des acteurs qualifiés et parfois surprenants, sur des sujets souvent sensibles : l’immigration, le handicap, l’exclusion, l’influence du management, l’intelligence collective, et d’autres encore dont vous allez découvrir l’étendu dans le sommaire. Et comme à l’habitude, vous, notre cher lectorat, vous allez pouvoir nourrir votre propre réflexion au-delà des poncifs et des tabous. 

La seconde partie de ce numéro, dans la rubrique éminemment éclectique malicieusement nommée " rubrique à brac " vous réserve aussi quelques surprises de taille et matière à réfléchir aussi et à sourire parfois. 

Je ne voudrais pas conclure ce billet sans une rafale de remerciements pour notre équipe de rédaction, toutes et tous bénévoles, qui œuvre à chaque numéro à l’enrichissement intellectuel collectif. C’est sa façon de favoriser et développer le " vivre ensemble " de notre écosystème RH. Mais aussi à nos lecteurs et partenaires qui assurent par leurs engagements et leurs téléchargements la pérennité de ce magazine à l’aube de son troisième anniversaire.
Bonne rentrée à toutes et tous. Portez vous bien.

 

Bonne lecture, prenez soin de vous et continuez de partager sans modération ce nouveau MAGRH.
André PERRET

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    Mots-clés: RH, COMPORTEMENT, MAGRH10

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