Former ou Déformer ?

Blended learning: dans les coulisses des futures formations linguistiques

Blended learning: dans les coulisses des futures formations linguistiques

Robert Szabo

Toutes les études montrent un intérêt grandissant des Responsables Formation pour le blended learning – la combinaison entre e-learning en autonomie et travail avec un formateur. Cette modalité est particulièrement adaptée à la formation linguistique, mais elle n’est pas toujours bien exploitée. Après sa fusion avec le spécialiste du e-learning GlobalEnglish, l’organisme linguistique Learnship a entrepris de porter un regard neuf sur la formation blended, pour proposer une solution innovante – et surtout efficace.

La formation linguistique, un domaine en constante mutation

De tous les domaines de la formation, la branche linguistique est sans nulle doute celle qui a connu le plus de bouleversements ces dernières décennies. Dans les années 80 et 90, les formations en langue étaient principalement assurées en centre ou à domicile. Au tournant des années 2000, la démocratisation des Nouvelles technologies de l’information et la nécessité de rationaliser les coûts ont permis l’avènement de nombreuses plateformes linguistiques en ligne, dont les qualités techniques et ergonomiques étaient le meilleur argument contre des formateurs en langues traditionnels, jugés chers, contraignants et peu efficaces, comme le souligne A. Wickham dans son article Le formateur en langues revient par la fenêtre.

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Démocratiser la réussite

Démocratiser la réussite

L’IAE Paris-Sorbonne Business School offre des formations diversifiées, à la fois généralistes et spécialisées en adéquation avec les besoins des entreprises. Rencontre avec Éric Lamarque, Directeur de l’IAE Paris-Sorbonne Business School, qui nous en dit plus sur cette école universitaire de management et les plus-values de ses formations

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Table ronde : Les outils sont-ils indispensables à la qualité de l’action pédagogique ?

Table ronde : Les outils sont-ils indispensables à la qualité de l’action pédagogique ?

André Perret : Messieurs, merci pour votre présence virtuelle, que pouvez-vous nous dire qui puisse nous éclairer un peu sur la nécessité de s’appuyer sur des outils pour favoriser l’efficacité d’un apprentissage ?

Denis Cristol, commençons par vous, vous êtes le Directeur de l’ingénierie et des dispositifs de formation au CNFPT, quel est votre avis ?

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Docendi : Comment développer des compétences durables à l’ère du digital ?

Docendi : Comment développer des compétences durables à l’ère du digital ?

Le continuum pédagogique docendi renforce le transfert des acquis et la mise en œuvre des engagements. Le parcours, qui mixe présentiel et accompagnement digital, se complète d’un outil de mesure d’impact pour démontrer son efficacité dans le développement des soft skills. Décryptage d’Anne Ambrosini, directrice pédagogie et développement 

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J’ai deux amours, les RH et ... des cailloux dans le jardin ?

Le rêve d’un rêve, le jardin de l’harmonie tranquille

C’était dans les années quatre-vingt. J’organisais alors des séminaires itinérants à l’intention de managers soucieux de comprendre l’origine des performances des entreprises japonaises ; je découvris donc le management japonais, les cercles de qualité, mais aussi la culture japonaise. Et les jardins.

Le jardin japonais est saturé de symboles. Il est construit autour de codes précis qui ne briment pas la créativité et l’imagination, mais qui leur permettent au contraire de se déployer. Il représente, dans le petit espace qu’il occupe, l’univers dans sa totalité. C’est pourquoi vous pouvez rester des heures dans la contemplation du jardin. Et y revenir : selon les heures, selon les saisons, selon l’humeur du temps, il n’est jamais le même. Toujours à redécouvrir.

Revenu en France, j’ai donc voulu créer mon jardin. C’était un petit jardin : 40 m2. A Paris. Puis maintenant celui qui entoure ma maison près de Toulouse. Bien entendu, je me suis fait aider par des professionnels. Ils m’ont appris beaucoup de choses sur l’art du paysage. Eux-mêmes, je crois, ont appris ce qu’est un jardin  japonais.

Un jardin, ou des jardins ? Disons : une succession de tableaux. La colline des cerisiers et la colline des érables. Le jardin de méditation ouvert sur le paysage emprunté à la campagne. Ce paysage emprunté se trouve enserré dans un écrin de chênes, encadré, sur la droite par un grand pin sylvestre et sur la gauche par un bouquet de trois vieux chênes au caractère fortement affirmé. Au fond de cette étendue, une bordure basse, constituée d’une rangée d’arbustes, laisse imaginer, entre le jardin et la campagne, un ravin et un torrent de montagne.

 Le jardin d’eau, ses deux étangs, la cascade qui les relie, les nénuphars et les carpes koï ; le plaisir, l’été, de nager au milieu des grenouilles. Le petit sentier sinueux, dallé de schiste, la " sente étroite du bout du monde " (Bacho), qui remonte vers le jardin sec, son tsukubaï et son gravier soigneusement ratissé. La forêt de bambous et l’obscur bouddha qui se niche en sa profondeur. Le " Chemin des philosophes ", bordé de pierres ornementales disposées dans la mousse.

Des végétaux soigneusement choisis pour leur port, la teinte de leur feuillage ou la couleur de leur écorce. Pins noirs et taxus taillés en nuages, érables dont le feuillage explose à l’automne en gerbes d’un vert tendre, d’un vieux rose, de pourpre presque noire ou d’un orangé resplendissant. Cryptomères qui se couvrent de cuivre pour l’hiver. Profusion rythmée d’arbustes de toutes sortes et de toutes les couleurs : grosses boules  soigneusement taillées, azalées roses, blanches et mauves, buis, fougères, bruyères… Des pierres, bien sûr, grandes pierres blondes du Sidobre, aux formes arrondies, ou monolithes dressés d’un bleu-vert de jade. Mais aussi des lanternes de grès ou de granite. Et un petit jizô qui, à mi pente, contemple le Mont Fuji - de quel enfant défunt fut-il la pierre tombale ?

Le jardin accueille des hôtes nombreux et variés. Toutes sortes d’oiseaux : mésanges, fauvettes, rouge gorges, merles fouisseurs, pigeons ramiers qui se pavanent, corbeaux venus en voisins, pies malines, pics, pics verts, et parfois, mais rarement, au terme d’un vol plané en clé de sol, Sa Majesté le héron cendré, venu jeter un coup d’œil sur les grenouilles de l’étang. Mais aussi des écureuils, occupés à transporter leurs noix, un hérisson endormi dans son nid de feuilles mortes dans la forêt de bambous. Et d’autres encore, dont j’ignore plus ou moins l’existence.

Ce petit monde vit sa vie.  Des plantes s’installent, que l’on n’avait pas prévues. Si elles trouvent leur place, pourquoi s’y opposer ? D’autres refusent demeurer là où on l’avait imaginé pour elles ; elles disparaissent un temps et réapparaissent ailleurs. Le jardin vit avec les saisons, mais aussi avec les modifications successives qu’on lui apporte. Un jardin, ce n’est jamais fini. Il se renouvelle. Il s’entretient. Il oblige à réfléchir. A prévoir. A penser à chacun de ses éléments, l’aider à se développer et à révéler son potentiel, mais également à la façon dont les choses s’harmonisent entre elles. Etre là quand il le faut mais accepter aussi de se montrer discret. Reconnaître sa finitude. Faire le va et vient entre la nature et le métier que l’on pratique. Se retrouver dans l’unité du monde.

Se construire soi-même en créant et en entretenant un jardin ;

Écouter le jardin pousser ;

Sentir le jasmin qui embaume près de l’entrée de la maison ;

Oublier le monde extérieur.

Ne pas effaroucher le grand héron cendré immobile sur l’étang ;

Contempler la lune en son plein au-dessus de l’étang ;

Attendre avec impatience la floraison des nénuphars  ;

Regarder monter la brume dans les lointains bleuâtres.

Mon bureau fait face à l’étang. Si je lève le nez de mon ordinateur, je vois les reflets dans l’eau des arbres, des plantes et des pierres, quelquefois de la lune. Et je suis sûr que cela ne va pas sans influence sur ce que j’écris, sur les appréciations que j’ose porter sur les choses humaines, sur les projets que j’essaye de faire avancer. Je compose au rythme de mon jardin. J’élève mes arbres, mais en réalité ce sont eux qui m’élèvent.

Hubert Landier

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Mots-clés: FORMATiON

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