Desintox et démontage de fadaises

Chronique : de la Tenue !

Chronique : de la Tenue !

Business Partner

Le Grand Drh s’ennuyait ferme à cette réunion du Comité de Direction. Il y a des jours comme ça. A l’ordre du jour Stratégie de Pricing et Cash Margin. Guère passionnant pour un Hr réputé pour sa vision du Développement des Talents et du Leadership. A dire vrai il ne comprenait pas grand-chose et ne suivait que de loin. Mais il ne pouvait guère se dispenser de cette réunion fort importante pour la stratégie du Groupe alors qu’il était l’apôtre de la Drh Business Partner. L’avantage des meetings en anglais si on veut décrocher c’est qu’il suffit de ne plus se concentrer pour suivre et se laisser bercer par la musique de la langue. Il avait lu tous ses messages sur son Blackberry, fait des petits dessins sur son ordre du jour, bu un café puis une bouteille d’eau, démonté cinq fois son stylo plume et tordu en tous sens un trombone jusqu’à ce qu’il casse. La réunion s’éternisait, le Daf et le patron de la Supply Chain étaient engagés dans un bras de fer sur des mécanismes obscurs de dépréciation des stocks. Il avait repéré qu’il y avait quarante-huit slides, on n’était qu’au douzième. Une pause technique lui permettrait peut être de s’aérer.

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La mouche du coach

La mouche du coach

Coach ; (mot anglais) : carrosse, diligence, wagon

Le premier à répondre n’avait pas été consulté. Un free lance que personne ne connaissait mais qui avait entendu dire que la Drh de cette grande Banque recherchait un coach. Il s’était adressé à la Grande Drh de la Banque par Viadeo pour devenir son Ami. Proposant ses services par la même occasion. L’assistante de la Grande Drh, qui surfait pour elle, n’avait donné aucune suite, tant son profil avantageux sur tous les sites sociaux semblait gonflé à l’hélium. Site internet, méthodes américaines, anglicismes ronflant et discours pédant masquaient mal l’offre d’un consultant Rh prêt à surfer sur toutes les modes pour boucler ses fins de mois.

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Quand un train en cache un autre ...

Quand un train en cache un autre ...

Le " système " de la retraite " ne fait pas système " !

Un système est " un ensemble vivant d’éléments en relation, arbitrairement limité, hiérarchisé, organisé et finalisé ".

On comprendra aisément qu’une organisation, dont la finalité ne fait pas sens à ses acteurs, dont l’interrelation entre eux est coupée ou difficile et dont les paramètres (telle la référence de l’indexation du point) sont choisis unilatéralement et sans concertation est tout… sauf un système !

Alors, qu’est-ce que c’est ? Et quelles en sont les implications pour sortir de la crise ?

Les leçons de l’histoire…

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Homo sapiens social

Homo sapiens social

On peut être DRH de grande institution, philosophe et biker comme en témoigne la photo. Ce qui compte c'est d'avoir une vision du monde, de son environnement, de l'évolution de l'homme qui, à un moment rejoigne sa pratique quotidienne. On appelle ça de la congruence... une véritable qualité pour tout DRH qui se respecte... - La rédaction

L’Homo en Marche

L’Homo Sapiens c’est l’espèce actuelle qui règne sans partage sur Terre. Elle est apparue dans les 300 000 ans pour finir 100 000 ans plus tard par supplanter les autres tentatives d’hominidés. Comme les Néandertaliens qui ne subsistent  plus que par quelques gènes dans le génome humain. La place étant libre et la Nature le soumettant à rude épreuve son cerveau se développe à vive allure pour aboutir au niveau d’aujourd’hui. Sapiens, le sage, devient le Penseur. L’Humain devient l’Homme moderne, aujourd’hui il se veut l’Etre Humain. Il a tout inventé, de l’agriculture à Dieu, du Feu à la médecine, de la peinture rupestre au Rock’n roll.

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J’ai deux amours, les RH et ... des cailloux dans le jardin ?

Le rêve d’un rêve, le jardin de l’harmonie tranquille

C’était dans les années quatre-vingt. J’organisais alors des séminaires itinérants à l’intention de managers soucieux de comprendre l’origine des performances des entreprises japonaises ; je découvris donc le management japonais, les cercles de qualité, mais aussi la culture japonaise. Et les jardins.

Le jardin japonais est saturé de symboles. Il est construit autour de codes précis qui ne briment pas la créativité et l’imagination, mais qui leur permettent au contraire de se déployer. Il représente, dans le petit espace qu’il occupe, l’univers dans sa totalité. C’est pourquoi vous pouvez rester des heures dans la contemplation du jardin. Et y revenir : selon les heures, selon les saisons, selon l’humeur du temps, il n’est jamais le même. Toujours à redécouvrir.

Revenu en France, j’ai donc voulu créer mon jardin. C’était un petit jardin : 40 m2. A Paris. Puis maintenant celui qui entoure ma maison près de Toulouse. Bien entendu, je me suis fait aider par des professionnels. Ils m’ont appris beaucoup de choses sur l’art du paysage. Eux-mêmes, je crois, ont appris ce qu’est un jardin  japonais.

Un jardin, ou des jardins ? Disons : une succession de tableaux. La colline des cerisiers et la colline des érables. Le jardin de méditation ouvert sur le paysage emprunté à la campagne. Ce paysage emprunté se trouve enserré dans un écrin de chênes, encadré, sur la droite par un grand pin sylvestre et sur la gauche par un bouquet de trois vieux chênes au caractère fortement affirmé. Au fond de cette étendue, une bordure basse, constituée d’une rangée d’arbustes, laisse imaginer, entre le jardin et la campagne, un ravin et un torrent de montagne.

 Le jardin d’eau, ses deux étangs, la cascade qui les relie, les nénuphars et les carpes koï ; le plaisir, l’été, de nager au milieu des grenouilles. Le petit sentier sinueux, dallé de schiste, la " sente étroite du bout du monde " (Bacho), qui remonte vers le jardin sec, son tsukubaï et son gravier soigneusement ratissé. La forêt de bambous et l’obscur bouddha qui se niche en sa profondeur. Le " Chemin des philosophes ", bordé de pierres ornementales disposées dans la mousse.

Des végétaux soigneusement choisis pour leur port, la teinte de leur feuillage ou la couleur de leur écorce. Pins noirs et taxus taillés en nuages, érables dont le feuillage explose à l’automne en gerbes d’un vert tendre, d’un vieux rose, de pourpre presque noire ou d’un orangé resplendissant. Cryptomères qui se couvrent de cuivre pour l’hiver. Profusion rythmée d’arbustes de toutes sortes et de toutes les couleurs : grosses boules  soigneusement taillées, azalées roses, blanches et mauves, buis, fougères, bruyères… Des pierres, bien sûr, grandes pierres blondes du Sidobre, aux formes arrondies, ou monolithes dressés d’un bleu-vert de jade. Mais aussi des lanternes de grès ou de granite. Et un petit jizô qui, à mi pente, contemple le Mont Fuji - de quel enfant défunt fut-il la pierre tombale ?

Le jardin accueille des hôtes nombreux et variés. Toutes sortes d’oiseaux : mésanges, fauvettes, rouge gorges, merles fouisseurs, pigeons ramiers qui se pavanent, corbeaux venus en voisins, pies malines, pics, pics verts, et parfois, mais rarement, au terme d’un vol plané en clé de sol, Sa Majesté le héron cendré, venu jeter un coup d’œil sur les grenouilles de l’étang. Mais aussi des écureuils, occupés à transporter leurs noix, un hérisson endormi dans son nid de feuilles mortes dans la forêt de bambous. Et d’autres encore, dont j’ignore plus ou moins l’existence.

Ce petit monde vit sa vie.  Des plantes s’installent, que l’on n’avait pas prévues. Si elles trouvent leur place, pourquoi s’y opposer ? D’autres refusent demeurer là où on l’avait imaginé pour elles ; elles disparaissent un temps et réapparaissent ailleurs. Le jardin vit avec les saisons, mais aussi avec les modifications successives qu’on lui apporte. Un jardin, ce n’est jamais fini. Il se renouvelle. Il s’entretient. Il oblige à réfléchir. A prévoir. A penser à chacun de ses éléments, l’aider à se développer et à révéler son potentiel, mais également à la façon dont les choses s’harmonisent entre elles. Etre là quand il le faut mais accepter aussi de se montrer discret. Reconnaître sa finitude. Faire le va et vient entre la nature et le métier que l’on pratique. Se retrouver dans l’unité du monde.

Se construire soi-même en créant et en entretenant un jardin ;

Écouter le jardin pousser ;

Sentir le jasmin qui embaume près de l’entrée de la maison ;

Oublier le monde extérieur.

Ne pas effaroucher le grand héron cendré immobile sur l’étang ;

Contempler la lune en son plein au-dessus de l’étang ;

Attendre avec impatience la floraison des nénuphars  ;

Regarder monter la brume dans les lointains bleuâtres.

Mon bureau fait face à l’étang. Si je lève le nez de mon ordinateur, je vois les reflets dans l’eau des arbres, des plantes et des pierres, quelquefois de la lune. Et je suis sûr que cela ne va pas sans influence sur ce que j’écris, sur les appréciations que j’ose porter sur les choses humaines, sur les projets que j’essaye de faire avancer. Je compose au rythme de mon jardin. J’élève mes arbres, mais en réalité ce sont eux qui m’élèvent.

Hubert Landier

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Mots-clés: FORMATiON

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