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Editorial MagRH N°9

Edito Perret

Quelle belle opportunité d’avoir à ouvrir le premier numéro de l’année…. Il est possible, surtout avec le décalage d’avec le moment où j’écris ces quelques lignes de commencer par la cérémonie des vœux ! 

Alors que vous souhaiter, ami(e)s contributeurs et lecteurs ?  D’abord une année sous le signe de la concertation… dans la vie privée comme dans la vie professionnelle il est tellement plus sain et agréable de permettre à chacun de participer aux choix, aux orientations et d’apporter sa contribution à la construction du collectif. Cela n’enlève en rien les valeurs et les apports personnels, mais s’assurer qu’on ne laisse personne en route n’est pas un luxe, mais une nécessité. 

Ensuite des vœux de courage… il en faut parfois pour se faire entendre, mais aussi pour savoir aller à contre-courant des modes lorsqu’elles sont superficielles et peuvent présenter des effets pervers. Panurge n’est pas une solution viable. En cela l’humour et parfois la dérision peuvent être des alliés précieux. Maintenant il faut aussi du courage pour admettre que l’on se trompe… donc autant en avoir un bon stock.

Et puis des vœux de solidarité… avec les générations futures pour le climat, avec les plus démunis, avec les exclus et donc avec celles et ceux qui peuvent avoir un jour le risque de nous ressembler… d’accord pas les générations futures !

Il y aurait encore plein de vœux possibles, mais gardons-en pour les années qui viennent.

Et le Mag ? Vous allez découvrir que votre magazine devient officiellement un lieu de formation. Pour commencer, un superbe MOOC sur la réforme de la formation en partenariat avec Corner Stone auquel vous avez accès sur le site MagRh.

Venez apprendre et tester vos connaissances acquises. Certainement un MOOC complet sur le sujet et un certificat qui ne sera pas neutre dans l’inventaire de vos qualifications.

Ensuite, vous avez la possibilité (et ce aussi progressivement sur les précédents numéros) de valider vos acquisitions de connaissances après lecture du dossier en répondant à un quiz et vous voir ainsi attribuer un certificat. Alors, mesdames et messieurs les enseignants, vous voyez ce qu’il vous reste à faire avec vos étudiants, mais vous aussi chers lectrices et lecteurs, testez-vous… vous allez donner ainsi à la formation au quotidien un tout autre visage… et c’est toujours et plus que jamais gratuit…

Et puis une nouvelle mise en page, de nouvelles rubriques, le Mag RH évolue en fonction aussi de vos remarques, et nous vous en remercions, signe que le Mag RH est réellement le vôtre.

Le Mag reçoit pour ce numéro un Rédacteur en chef Invité, Yannig Raffenel, et c’est à lui et à Michel Barabel, notre rédacteur en chef adjoint, que reviendront le plaisir de vous dévoiler le contenu du dossier…  

Alors je rends l’antenne…à vous les studios !

L'équipe du MagRH, André Perret, Michel Barabel & François Geuze

De quoi MagRH est-il le nom ?

De quoi le MagRH est-il le nom ?

Le magazine MagRH est né... Pas besoin de forceps ni de césarienne, l’accouchement fût d’autant plus facile que nous avons rencontré sur notre route une foule d’ami(e)s tous plus encourageants les uns que les autres.

Cette revue sera trimestrielle et gratuite. Elle sera composée à chaque fois d’un dossier avec une logique multimédia appuyée. En 2018, nous avons apporté des focus sur

  • l’Intelligence artificielle,
  • Les nouvelles stratégies syndicales,
  • Les femmes et l'entreprise. 
  • La formation professionnelle

Ces dossiers donnent parfois la parole à des protagonistes n’ayant pas forcément le même point de vue. Nous ne sommes ni pour le politiquement correct ni pour le consensus mou.

A la suite des dossiers, vous trouverez une rubrique nommée « rubrique à brac » vous fera part de « lu pour vous », de films, d’événements à ne pas manquer, d’événements que vous avez manqués, de sites à consulter, ou encore d’un avis de juriste ... Autant de rubriques amenées à se développer et se professionnaliser dans le courant de l'année 2019

Enfin, de temps à autres, nous pourrons conclure par une tribune libre, un « coup de gueule », une vision décalée, une interprétation de l’actualité.

Maintenant « nous » qui sommes-nous ?

Une équipe de DRH, de consultants, d’auteurs, d’universitaires, toutes et tous amoureux d’une profession que nous souhaitons défendre : les Ressources Humaines. Nous nous sommes constitués en association « Reconquête RH » que vous pourrez rejoindre si le cœur vous en dit. La cotisation est symbolique, compte seulement la motivation à accepter le débat et l’action pour donner à cette fonction toute la valeur qui nous fait dire que l’on peut être fier d’être DRH....

André Perret, Michel Barabel, François Geuze 

Il est temps de s’extraire de ce vieux schéma caricatural : non, les professionnels des ressources humaines ne sont pas des rêveurs allergiques aux chiffres, et ceux de la finance ne sont pas des obsessionnels de l’arithmétique !

En Ressources Humaines, on compte beaucoup, et on n’a pas attendu le développement de la fonction «contrôle de gestion sociale» pour cela. La législation y a largement contribué, avec la multiplication des déclarations et rapports obligatoires : les données liées à la paie, le bilan social et la BDES, et tout l’arsenal destiné au dialogue social... En réalité, les RH sont submergés par les chiffres.

Réglementées notamment par le code du travail et le code de la sécurité sociale, les pénalités sociales constituent des amendes financières applicables aux entreprises en cas de non-respect des dispositions légales. Comme toute “sanction”, elles répondent à un objectif d’incitation au respect des règles sociales et à un objectif de répression des manquements à ces dernières par la “politique de la carotte et du bâton”. Les pénalités sociales sont, à tout le moins, un moyen de rappeler à l’employeur ses obligations. Et nombreuses sont ces obligations dans une matière aussi complexe et évolutive que le droit social dans laquelle les textes tendent à se multiplier, rendant complexe l’appréhension de la réglementation applicable...

De plus en plus importantes tant en nombre qu’en termes de coût – fini les pénalités au caractère hypothétique qui ne visent qu’une somme dérisoire –, les pénalités sociales sont désormais très coûteuses pour l’employeur.

Après avoir obtenu pour leur précédent ouvrage le prix du livre RH de l’année décerné par l’ANDRH, Gilles Verrier et Nicolas Bourgeois, dirigeants du cabinet Identité RH, publient ce mois chez Dunod : «Les RH en 2030». Cet ouvrage pragmatique permet de cibler les enjeux RH des prochaines années. Forts de leurs interventions en entreprise, les auteurs proposent trente pistes concrètes et réalisables dès aujourd’hui. Avec l’accord des auteurs et de l’éditeur, nous reproduisons ici un des chapitres.

Gilles Verrier et Nicolas Bourgeois, Les RH en 2030, 30 pistes concrètes pour réinventer l’entreprise, Dunod, 2020. © Éditions Dunod.

Le pilotage et l’analytique RH

L’abondance des données disponibles et le développement des capacités d’analyse via les technologies devraient contribuer à transformer le paysage RH en profondeur d’ici 2030. Sur les sujets représentant pour elle un enjeu à caractère stratégique, l’entreprise pourra appuyer son pilotage des RH et les décisions associées sur des élément quantifiés.

L’impact des nouvelles technologies et les évolutions organisationnelles et économiques des marchés conduisent les entreprises à la dématérialisation de leurs processus RH.

La performance d’une entreprise se traduit souvent par des données quantitatives et plus précisément financières. La notion de performance s’est progressivement élargie à d’autres dimensions qualitatives, notamment dans les ressources humaines. La fonction RH joue un rôle majeur, tant dans la coordination des actions permettant de piloter la performance individuelle que dans l’évaluation de chaque collaborateur de sa propre performance.

Dans la continuité du HR bashing auquel les praticien·nes RH sont régulièrement confronté·es, il n’est pas rare qu’on affuble la fonction RH (FRH) aussi d’un complexe, notamment par comparaison avec la fonction financière, celui du «chiffre». On pourrait presque y déceler les traces des oppositions binaires dont les commentateurs·trices en tout genre sont souvent friand·es : le chiffre viendrait imposer sa rigueur là où le verbe brillerait par son imprécision, les sciences que d’aucun·es aiment à qualifier de «dures» supplanteraient les approximations des dites «molles», l’apparence scientifique des cases d’Excel rassureraient les esprits cartésiens face au flou artistique des planches de Powerpoint... Pour peu, on opposerait presque l’indicateur à ce qui lui donne sens, l’économique au social, la norme face à la vie... Non ! La crédibilité de la fonction RH ne vient pas de sa capacité à brandir le chiffre, et son efficience non plus ! Ce serait simpliste et trop simple.

Les études rapportent une corrélation entre le succès de l’expérience client et l’engagement des collaborateurs. De son côté, l’expérience collaborateur est un dérivé de l’expérience client et représente un des facteurs principaux influençant l’engagement des collaborateurs. Nous pouvons donc déduire un lien entre l’expérience collaborateur, l’engagement des collaborateurs et l’expérience client.

La notion d’expérience des collaborateurs est devenue un nouveau contrat entre l’employeur et le collaborateur (Deloitte Global Human Capital Trends, 2017). Mais il existe un écart dans ce contrat entre les pratiques RH mises en œuvre par la direction et les interprétations, la perception des collaborateurs influençant en fin de compte leurs attitudes, comportements et performances au travail.

La relation entre la fonction RH et la data est paradoxale.

D’un côté, nous avons un métier qui a toujours produit et géré un grand nombre d’informations, de l’autre une fonction qui est encore trop peu familière avec le traitement de ces données et dont la formation aborde peu ce domaine.

Le constat est connu : les RH passent encore une grande partie de leur temps sur des tâches administratives, chronophages et avec peu de valeur ajoutée. Ces tâches sont cependant indispensables au bon fonctionnement des organisations et permettent la sécurisation des entreprises face à leurs obligations légales et réglementaires, notamment en France.

AVANT PROPOS

Si notre dernier Mag accompagnait le déconfinement, le N°11 du MagRH surfe sur des temps orageux, troubles et troublés, sur des vagues virales qui avancent masquées et surtout sur une quasi-absence de cohérence et de cohésion sociale, ce qui n’arrange guère les possibilités de prospective crédible. 

Et pourtant, notre condition humaine nous oblige à cohabiter. Nous n’avons pas vocation à peupler les déserts de troupes entières d’anachorètes (oxymore ?) … L’écoute des arguments des " anti-masques " lors des manifestations récentes laissait perplexe : " ne touche pas à ma liberté… je fais ce que je veux…personne ne peut m’imposer de vivre comme je veux… " Et moi, et moi et moi pourrions-nous dire, comme le scandait Dutronc. Où est donc l’intérêt général dans tout ça ? Adolphe Thiers, dans l’histoire de la Révolution Française en 1841 décrivait justement le paysage : Les hommes ne peuvent pas vivre longtemps ensemble sans éprouver bientôt du penchant ou de la répugnance les uns pour les autres, et sans se grouper conformément à leurs inclinations. 

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