Pour aller plus loin avec la prospective ...

Entretien avec Souleymane Soro

Entretien avec Souleymane Soro

Entretien avec Souleymane Soro, DRH Cemoi Côte D’Ivoire et Président du RIGRH
Réseau Ivoirien des Gestionnaires des Ressources Humaines

Etes-vous concerné par la RSE dans votre rôle de DRH Ivoirien ?

Bien évidemment, et c’est naturellement que le Groupe CEMOI est inscrit dans une démarche RSE depuis plusieurs décennies, non seulement à travers son programme de cacao durable mais également à travers ses actions sur le plan social et environnemental.

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Il est temps que les DRH et les directeurs RSE se parlent  !

Il est temps que les DRH et les directeurs RSE se parlent  !

Interview de Fabrice Bonnifet, Président du C3D (Collège des directeurs du DD), Propos recueillis par Martin Richer

Pouvez-vous nous présenter le C3D en quelques mots ?

L’ambition du C3D est d’être l’association de référence des acteurs qui œuvrent pour des entreprises plus responsables ! Plus de 150 Responsables DD/RSE d’entreprises ont rejoint le C3D en 11 ans dont 42 dans les 12 derniers mois. Le C3D est une communauté de gens qui s’entendent bien et qui aiment collaborer ensemble pour le bien commun.

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Il y a tellement de choses à dire

Il y a tellement de choses à dire

Par Martin Richer, consultant expert en Responsabilité Sociale des Entreprises

Tous d’abord, la très grande diversité des contributeurs à ce dossier (directeurs RSE, DRH, investisseurs, syndicalistes, chercheurs et universitaires, consultants…) met en évidence l’éventail très large de perceptions et d’attentes vis-à-vis de la RSE. Leur point commun : la plupart constatent les avancées mais attendent davantage de détermination et d’authenticité dans les changements promis par les entreprises et dans les comportements qu’elles adoptent. Il faut rappeler à cet égard que s’affirmer plus vert que les autres ou plus avancé socialement n’a rien à voir avec la RSE : il s’agit tout au plus de proclamations ou d’incantations. La RSE, c’est bien autre chose. C’est une démarche de management consistant à prendre des engagements avec ses parties prenantes, puis à les évaluer et à les réguler avec elles. C’est pourquoi je propose de traduire l’acronyme RSE par Retour Sur Engagements. Les exemples souvent légitimement mis en avant de « greenwashing » et de « social-washing », c’est-à-dire la constatation d’un écart entre le dire et le faire, ne reflètent en rien l’échec de la RSE, mais simplement l’amateurisme (ou plus grave, le cynisme) d’entreprises qui n’ont pas compris la discipline que nécessite la démarche de la RSE. Fort heureusement, et ce dossier le montre bien, bon nombre d’entreprises conduisent leur politique RSE de façon professionnelle et éthique. 

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La RSE et la CFTC

La RSE et la CFTC

Par Cécile Blondelon, Conseillère technique en charge du dossier RSE

Pour la CFTC, les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont liés. Partant de ce postulat, notre confédération promeut une prise en compte systématique de ces questions dans les décisions stratégiques des entreprises et les politiques publiques. In fine, il s’agit de transformer notre modèle capitaliste en une économie davantage respectueuse de l’humain et de son environnement. 

Ainsi, la CFTC défend ardemment une transition écologique socialement juste de notre société, comme en témoignent nos « 66 propositions pour un pacte social et écologique », formulées avec d’autres acteurs de la société civile. Notre confédération est en effet convaincue qu’un tel changement de modèle constitue une opportunité pour renforcer notre compétitivité, redynamiser nos territoires, créer des emplois de qualité, redéfinir notre contrat social et préserver notre environnement. A nous de la saisir ! 

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Par Nicolas Treuvey (Chef de projet ANVIE)

Si elle est inscrite dans les pratiques des entreprises depuis de nombreuses années du fait de dispositifs de régulation (lois, règlements, normes, labels…), la RSE montre aujourd’hui ses limites. Des entreprises proactives, conscientes de l’ampleur des défis qui conditionnent la poursuite de leur activité et de l’impasse où mènent les modèles de développement actuels veulent aller plus loin : vers une RSE reconfigurée, voire vers une RSE « augmentée » qui prend en compte la performance extra-financière, l’impact social positif, la contribution à l’intérêt général. Cette (r)évolution soulève de nouvelles questions et appelle de nouvelles pratiques qui ont été au cœur d’un groupe de travail de l’Anvie au cours duquel chercheurs et praticiens d’entreprise ont croisé leurs points de vue et leurs expériences. 

Par Didier Rembert  DGRH de transition

Tôt ou tard votre directeur général lancera en comité de direction : « faut qu’on se mette à la RSE, tous nos clients en parlent, qui veut s’occuper de ça ? » Tout le monde se regardera, le directeur achat lancera telle une incantation, « moi, j’achète du papier recyclé, en plus c’est moins cher », le directeur financier ajoutera, « attention, on n’embauche pas de responsable RSE, ce n’est pas au budget », et le directeur commercial conclura « c’est sur que c’est important, nous on ne sait plus quoi dire au client quand il nous en parle ».

Par Lucie Gaudens, Directrice communication de microDON

Depuis quelques années, les RH sont confrontées à de nouvelles problématiques soulevées notamment par l’arrivée des Millenials sur le marché du travail. Des sujets tels que le sens au travail, l’engagement ou encore la qualité de vie au travail ont ainsi amené beaucoup d’entreprises à remettre en question leur mode de fonctionnement “traditionnel” pour s’ouvrir à de nouvelles formes d’organisation plus adaptées aux aspirations de leurs salariés. De profondes mutations qui ne sont pas sans conséquences sur le management qui lui aussi doit être réinventé… et si la solidarité en était la clé ? 

Fête de l’HumAin

Par Philippe Canonne 
« Ne dites pas à ma mère que je suis DRH elle me croit Marcheur pour le Climat »

  • « Franchement on perd son temps avec ces agences de notation sociale. C’est un travail dingue qui ne sert à rien »
  • « Ne dis pas ça c’est très important. Notre Groupe doit obtenir une bonne note sociale. Les analystes y sont très attentifs »
  • « Ça sert surtout à la reconversion d’anciens syndicalistes. Si ça avait la moindre influence sur le cours de l’action, ça se saurait. Les titres bien notés socialement n’ont pas mieux résisté à la crise que les autres »

Par Valérie Richard Responsable RSE chez BETC

Au cours des dernières années, la notion de RSE en entreprise a considérablement évolué en même temps que la fonction éponyme. D’un rôle plutôt technique d’identification, de contrôle des risques et de reportings, la RSE est devenue une fonction stratégique qui est en train de transformer profondément l’entreprise et ses marques. C’est le sens de l’histoire : après avoir recensé et diminué les impacts négatifs, la RSE s’attaque maintenant à maximiser les impacts positifs pour créer une nouvelle génération d’entreprises plus contributives et collaboratives. Pourquoi ? Parce que l’on s’est rendu compte que la RSE a un impact énorme sur la réputation de l’entreprise et donc sur sa valeur et sur ses résultats économiques. En 2017, le Reputation Institute estimait à 40% le poids de la RSE dans l’évaluation de la réputation d’une entreprise (études RepTrak). Cela, couplé à des changements climatiques de plus en plus visibles et à des scandales remettant en question les principes éthiques de certaines grandes sociétés, augmente encore plus la pression et la vigilance de la société civile et des consommateurs. C’est donc une poussée massive qui oblige les entreprises à intégrer la dimension RSE dans leurs produits et marques, mais aussi dans leur fonctionnement interne, et en particulier dans la politique RH, parce qu’elle devient un élément de plus en plus important dans l’attraction et la rétention des talents.

Par Gabriel Artero, Président de la CFE-CGC Métallurgie

Présent aux États-Unis depuis la fin des années 1950, le concept de la RSE (Responsabilité Sociétale - ou Sociale - de l’Entreprise) se définit en 2001, sous l’impulsion de la Commission européenne, comme un engagement volontaire des entreprises visant à satisfaire pleinement aux obligations juridiques en vigueur mais aussi aux fins d’investir davantage dans le capital humain et l’environnement. Il ne s’est véritablement développé dans les entreprises en France que depuis une petite décennie.

Replacer l’entreprise dans son environnement, pour lui rappeler ses obligations envers ses salariés, ses clients, ses fournisseurs, les communautés locales, plus largement, l’ensemble des parties prenante demeure une vaste ambition !

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