Pour aller plus loin avec la prospective ...

Et si la RSE devenait [aussi] la responsabilité sociale de l’employé.e ?

Et si la RSE devenait [aussi] la responsabilité sociale de l’employé.e ?

Par Jérôme Delorme, ancien Chargé d’étude RSE et ancien Auditeur interne, Cofondateur de Mobeetip

On s’échine souvent sur le fait de savoir si l’acronyme RSE signifie Responsabilité « Sociale » ou « Sociétale » de l’Entreprise. Mais on se pose rarement la question si cela peut désigner aussi la Responsabilité Sociétale de l’Employé.e ? Bien sûr, elle est moindre que celle de l’entreprise, mais est-elle nulle pour autant ?

Malgré l’importance des enjeux sociaux et environnementaux, la RSE reste encore peu ou pas incarnée dans beaucoup d’entreprises, du plus haut au plus bas niveau. Alors que l’ensemble des individus est concerné et que chacun peut agir, comment améliorer la situation, compte tenu des ressources que nous mobilisons au quotidien ?

Lire la suite

Rendre les travailleurs acteurs de la RSE

Rendre les travailleurs acteurs de la RSE

Interview de Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT

Quelle légitimité possède une organisation syndicale pour s’immiscer dans des considérations sociétales et écologiques ? 

Aujourd’hui plus que jamais, l’urgence sociale et environnementale nous oblige à prendre en compte les enjeux écologiques et sociétaux. Cela n’aurait pas de sens de faire autrement. Le réchauffement climatique accentue les inégalités sociales. On ne peut plus avoir une approche segmentée : les questions sont totalement liées. Pour la CFDT, ce n’est pas nouveau. Nous nous sommes toujours intéressés au développement durable. Notre boussole c’est le progrès, l’intérêt général dans toutes ses dimensions. En tant qu’acteur de la société civile le syndicalisme est légitime à défendre la planète car les activités du travail ont des effets sur elle et sur les droits humains. Ce n’est que dans une approche globale que nous pourrons construire des solutions. A la COP 21, le mouvement syndical international s’était d’ailleurs fédéré autour du constat suivant qui est devenu slogan : « Il n’y a pas d’emplois sur une planète morte ». Cela a été le point de départ d’un plan d’action sur la revendication d’une « transition juste » qui prenne en compte l’impact sur l’emploi d’une transition vers une économie bas carbone.

Lire la suite

De la RSE à la raison d’être, le défi des DRH

De la RSE à la raison d’être, le défi des DRH

Par Marc Deluzet, Délégué général de l'OSI

Ces vingt dernières années, la RSE s’est imposée comme un axe incontournable des politiques RH. Mais, sous l’effet d’une double évolution stratégique, transformation des modèles d’affaires et remise en cause d’un modèle de capitalisme centré sur la performance financière, les questions relatives à la RSE changent de nature. Les dirigeants leur accordent une place désormais stratégique. Reste à passer du discours aux actes : les Directions Des Ressources Humaines sont au cœur de ce défi.

Lire la suite

Comment le Sport contribue au rayonnement RSE des entreprises ?

Comment le Sport contribue au rayonnement RSE des entreprises ?

Par Boris Pourreau fondateur de Sport Heroes

Comment la qualité de vie au travail est une dynamique motrice de la RSE  ?

Une marque employeur mise en valeur

Un des aspects importants de la Responsabilité Sociale des Entreprises est l’amélioration de la Qualité de Vie au Travail (QVT). 

Lire la suite

La RSE, c’est aussi le « bien-être » des collaboratrices (teurs)…

Par Clara Getzel, Directrice générale de Kandu

Le confort des espaces de travail, un enjeu sous-estimé. 17,2 jours : c’est en moyenne le nombre de jours d’absence par an et par salarié en France1. Un record depuis 10 ans ! Les entreprises l’ont compris : un salarié épanoui au travail sera moins absent et plus productif. … les initiatives, parfois superficielles, se multiplient pour améliorer la cohésion des équipes et entretenir une bonne ambiance de travail. 

Manque de confort rime avec baisse de productivité

Efficaces à court terme pour cultiver sa marque employeur, ces projets ne sauraient l’être pleinement s’ils n’étaient pas complétés par des actions plus globales d’amélioration du confort des espaces de travail. Les open spaces trop denses, bruyants, mal éclairés, peu aérés et surchauffés sont légion et nuisent inévitablement au bien-être de leurs occupants. Et les études se multiplient pour prouver la déperdition de productivité qu’ils engendrent : il faut 20 minutes pour se concentrer de nouveau après une interruption sonore, et on observe une baisse de 35% des arrêts maladie de courte durée avec un bureau bien ventilé ! Mais de tels projets nécessitent bien souvent le recours à des experts variés, comme des architectes ou des bureaux d’étude, sans compter ensuite le coût des travaux à réaliser. Cette perspective d’investissements financiers importants freine la volonté des entreprises qui souhaitent passer à l’action mais qui n’ont pas les mêmes moyens que les grands groupes. 

Le confort accessible à tous

Heureusement, des solutions plus simples et plus accessibles existent pour aider les entreprises, quelle que soit leur taille, à rendre leurs bureaux plus sains pour leurs salariés. Ces solutions proposent un diagnostic complet, à la portée de tous, réalisé grâce à des objets connectés qui mesurent jusqu’à 4 facteurs de confort. D’abord, et sans doute le plus évident, l’acoustique : trop de bruit engendre une fatigue supplémentaire et des difficultés à se concentrer. D’après un sondage IFOP, 59% des actifs français déclarent être gênés par le bruit au travail ! Ensuite, la luminosité : qu’on ait trop peu de lumière ou au contraire qu’on soit ébloui, les yeux sont alors trop sollicités en journée, une situation qui altère le sommeil. Mais aussi la qualité de l’air : alors que nous passons 90% de notre temps à l’intérieur de bâtiments, l’importance de ventiler correctement son espace de travail et d’en purifier l’air est sous-estimée. Pourtant, un air vicié entraîne une activité intellectuelle ralentie, des bronches irritées et une peau agressée. Enfin, une température convenable est recommandée pour éviter des tensions inutiles et une énergie mal dépensée. On estime ainsi que la température idéale se situe entre 20°C et 24°C.

Ces mesures, complétées d’une étude qualitative anonyme du ressenti des occupants de l’espace de travail diagnostiqué, permettent d’obtenir une cartographie précise des types de confort. C’est ainsi que les points d’amélioration du confort peuvent ensuite être identifiés ; des recommandations de solutions techniques adaptées et des conseils sur l’organisation de l’espace peuvent être proposés ; enfin des travaux d’amélioration peuvent être menés, au rythme souhaité par l’entreprise et selon le budget qu’elle souhaite y accorder.

Un avant/après probant

Ce type d’accompagnement de A à Z séduit les entreprises notamment pour leurs espaces de bureaux, mais aussi leurs salles de réunions. L’enjeu y est en effet tout aussi important, tant le manque de confort peut impacter la concentration, la qualité des échanges et les prises de décisions. 

C’est le cas d’Altaÿs, éditeur de solutions RH, qui a récemment décidé de se faire aider dans son projet d’amélioration du confort de ses espaces de travail. L’objectif : rendre plus agréables deux salles de réunion dont l’acoustique posait problème : « Notre grande salle résonnait tellement que même à l’extérieur, on entendait un brouhaha constant. Dans la petite salle, les personnes qui s’isolaient pour une téléconférence ou juste un coup de fil, étaient obligées de se plier en deux et de mettre la main devant la bouche pour pouvoir parler doucement et se faire entendre quand même » explique Aurélie Boutin, directrice du développement d’Altaÿs. Suite à un diagnostic et selon les recommandations reçues, des panneaux acoustiques sont posés. « Nous avons fait l’installation nous-mêmes sans difficulté, et le résultat est tout à fait probant, notamment dans la grande salle. Dans la petite salle, ça va beaucoup mieux : on n’a plus besoin de se plier en deux pour téléphoner », s’enthousiasme Aurélie Boutin. De son côté, Yann Gurzennec, président d’Altaÿs, témoigne d’un véritable gain de productivité : « Les salariés ont tout de suite vu la différence ! Les réunions sont plus pertinentes et la concentration est plus élevée. »

Une expérience positive qui devrait faire des émules, tant les enjeux sont importants : on observe 35% de turnover en moins dans les entreprises agissant pour le bien être des salariés2 !


1   Selon le baromètre annuel réalisé par AG2R La Mondiale et le Cabinet Ayming en septembre 2018 (après une étude sur 46 540 entreprises employant 1 836 802 salariés du secteur privé).

2   Source : Gallup, “Wellbeing : The Five Essential Elements” T. Rathand J. Harter

  • MagRH1
  • MagRH2
  • MagRH3
  • MagRH4
  • MagRH5
  • MAgRH6
  • MagRH7
  • MAgRH7b
  • MagRH8
  • MagRH9LT

Mots-clés: START-UP, RSE, MagRH8

Les articles relatifs à la prospective et à l'avenir des RH