Pour aller plus loin avec la prospective ...

RSE et compétences : Lame de fond ou écume de mer ?

RSE et compétences : Lame de fond ou écume de mer ?

Par Elisabeth Provost Vanhecke

Pour certaines entités, satisfaire aux principes systémiques de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) ne signifie pas pour autant prendre en compte la « pratique » individuelle dans la construction de la compétence, ni les circonstances dans lesquelles elle s’est fabriquée. Ces entreprises oublient que si l’environnement de la personne ne lui est pas favorable, celle-ci peut se retrouver de facto en situation d’incompétence. Dans ces circonstances, quel est le lien avec la « compétence artefact » du référentiel de compétences, qui fait l’impasse sur les conditions subjectives de son émergence ?

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RSE² : les outils collaboratifs au service des engagements de l’entreprise

RSE² : les outils collaboratifs au service des engagements de l’entreprise

 

Par Gaelle Roudaut, Consultante, Facilitatrice & Formatrice

Plateforme collaborative, chatOps ou encore réseaux sociaux d’entreprise ont plus ou moins envahi nos organisations… Même si leur succès n’est pas toujours au rendez-vous et pour cause un choix d’outil technologique peu adapté aux besoins réels des salariés et un déploiement à marche forcée sans grand accompagnement pour peu qu’ils soient déployés à bon escient, les outils collaboratifs de l’entreprise peuvent jouer un réel effet de levier tandis qu’il s’agit d’impliquer les salariés. Et ça tombe bien ! En matière de RSE, la responsabilité sociétale de l’entreprise cette fois, c’est justement ce que l’on cherche … pour que le sujet ne reste ni l’apanage de la direction, ni une promesse sur papier glacé, tandis qu’au cœur de l’actualité, la loi PACTE incite justement les entreprises à repenser leur place dans la société et à renforcer la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux dans leur stratégie et leur activité.

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La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

 

Par Lidwine Maizeray, Maître de Conférences, Responsable du M1 Métiers de la Gestion des Ressources Humaines, IAE de Lille

Auparavant la dimension éthique de la RSE était l’apanage des financiers, réaffirmée avec l’accountability et le fait de rendre des comptes suite aux scandales comme celui d’Enron par exemple. Puis, la RSE s’est essentiellement tournée vers le développement durable et la prise en compte des impacts qu’une organisation peut avoir sur son environnement quand elle ne s’intéresse pas au respect des droits de l’homme sous l’angle social de la non-discrimination, voire de la gestion de la diversité. Si le développement durable est parfois travaillé par les services d’achats et de communication des grandes entreprises, la dimension sociale de la RSE, quant à elle, relève très souvent des services ressources humaines ou des services dédiés et rattachés aux ressources humaines, quand les deux autres dimensions peuvent être rattachées à un service RSE propre et décorrélé de celles-ci. 

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RH, Communication & RSE cher INVIVO

RH, Communication & RSE cher INVIVO

Interview de Sébastien Graff, Directeur des Ressources Humaines, de la Communication et de la RSE chez INVIVO

Depuis quand la fonction RH est-elle en charge de la RSE chez InVivo ?

La thématique de la RSE est apparue dans l’entreprise fin 2010 et s’est naturellement intégrée au sein de la direction des RH. L’objectif de l’époque était d’introduire un quadrilatère vertueux traitant des mêmes sujets RSE, au sein des directions de la RH, de la communication, de la RSE et d’« Invivo Foundation » (le fonds de dotation d’InVivo dédié à une mission d’intérêt général).

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RH, Communication & RSE cher INVIVO

Interview de Sébastien Graff, Directeur des Ressources Humaines, de la Communication et de la RSE chez INVIVO

Depuis quand la fonction RH est-elle en charge de la RSE chez InVivo ?

La thématique de la RSE est apparue dans l’entreprise fin 2010 et s’est naturellement intégrée au sein de la direction des RH. L’objectif de l’époque était d’introduire un quadrilatère vertueux traitant des mêmes sujets RSE, au sein des directions de la RH, de la communication, de la RSE et d’« Invivo Foundation » (le fonds de dotation d’InVivo dédié à une mission d’intérêt général).

Vous pouvez nous présenter le Groupe en quelques mots ?

Premier groupe coopératif agricole français, InVivo réunit 201 coopératives, qui rassemblent près de 300 000 agriculteurs. InVivo comprend 3 pôles d’activités : Bioline by InVivo (agriculture), InVivo Retail (jardinerie et distribution alimentaire) et InVivo Wine (vin). 2 entités transverses sont dédiées à l’innovation : InVivo Food&Tech et InVivo Digital Factory. Créateur d’intelligence alimentaire, InVivo a pour mission de transformer le monde agricole de manière responsable et durable, au bénéfice des agriculteurs, des coopératives et des consommateurs. 

Quelles sont les spécificités de vos métiers et marchés qui vous semblent les plus compliquées à faire entrer dans une démarche RSE ?

Je vais prendre le contrepied de votre question car nos métiers (InVivo Wine, InVivo Retail, Bioline by InVivo) sont « RSE inside », c’est-à-dire que la responsabilité sociétale et environnementale est intégrée dans notre stratégie comme levier de performance. 

Notre métier est de faire le lien entre la Terre, ceux qui la cultivent et ceux qui s’en nourrissent. En amont, côté terre, les enjeux RSE sont de produire suffisamment pour nourrir une population mondiale - dont le taux démographique augmente en continu - tout en respectant l’environnement. En aval, côté consommateur, l’objectif est de satisfaire les attentes sociétales en matière de santé, de goût et des pratiques respectant la nature et les animaux.  Au centre, les agriculteurs doivent bénéficier d’une juste rémunération, d’un accès aux apports technologiques pour une meilleure productivité et pour une amélioration de leur qualité de vie. 

Dans RSE il y a « social et/ou sociétal », en quoi la fonction RH est-elle impactée dans un processus RSE ?

Dans notre plan stratégique « 2030 by InVivo », les enjeux sociaux et humains sont au cœur de nos développements via 2 leviers : 

  • La performance « Smart RH », qui développe les meilleures pratiques en matière de RH ;
  • Le « #social » qui vise à bâtir la meilleure offre sociale pour les salariés en termes d’égalité des chances, de gestion des carrières, de dialogue social ou d’implication des salariés.  

Dans le cadre de la construction du projet « 2030 by InVivo », qui se veut collectif et engagé, ​les collaborateurs ont d’ailleurs été invités à partager leurs idées ​sur une plateforme collaborative, après avoir été réunis avec le DG pour entendre les ambitions et les tendances dans le domaine. 

Quel est le positionnement des partenaires sociaux sur le sujet ? Avez-vous un accord ?

La dynamique du dialogue social chez InVivo est très importante. Depuis 2010, le groupe signe en moyenne 3 à 5 accords par an. Il n’y a pas d’accord RSE à proprement parler mais les accords tels que celui sur le dialogue social, l’égalité, la diversité ou encore sur la GPEC reprennent en grande partie des thématiques liées à la RSE. 

On a coutume de dire que l’implication de la gouvernance est un facteur clé de succès sur l’atteinte des objectifs RSE, est-ce le cas chez vous ? Est-ce que ça permet à la fonction RH d’être reconnue comme acteur stratégique ?

Par rapport à la gouvernance, les administrateurs du groupe InVivo sont très fortement impliqués dans les thématiques RSE car ils sont issus du monde agricole. Le groupe a créé une direction RSE, et des compétences ont été intégrées dans chaque holding métier. Ce qui permet au conseil d’administration d’être informé sur des travaux de fond. Par ailleurs, à l’occasion de l’élaboration de « 2030 by InVivo », une commission « RSE et innovation » comprenant plusieurs administrateurs a été créé pour apporter leur réflexion sur la politique que devrait mener le groupe en RSE.  

L’univers des coopératives est-il une opportunité ou un frein à cette démarche ?

Nous avons coutume de dire que la coopération agricole est « RSE inside ». La traduction de la RSE en droit des entreprises a été concrétisée par la loi PACTE avec la création d’un nouveau statut juridique de « Société à mission ». La coopération agricole et InVivo ont été actifs lors des débats parlementaires et des réflexions sur la loi PACTE, pour aboutir au statut de Société à mission, outil complémentaire au développement de la RSE dans les coopératives. 

Comment la RSE intègre la « marque employeur » ?

L’attractivité d’InVivo passe par une grande visibilité via les médias et les réseaux sociaux, spécialement notre compte Twitter (@InVivoGroup) qui fonctionne très bien. Les projets mis en avant sont très liés aux thématiques RSE. Nous constatons d’ailleurs à travers les candidatures spontanées ou au moment des recrutements que les candidats sont très renseignés et concernés par les thématiques RSE. 

La financiarisation de la RSE donne-t-elle au Groupe une valeur financière reconnue par ses partenaires banquiers ?

Les critères RSE sont systématiquement au cœur des débats lors de levée de fonds ou discussions avec les partenaires financiers. Au-delà de l’impact sur la valeur financière de la filiale, la thématique RSE est génératrice de réel business. L’absence de la prise en compte de la RSE = l’absence de valeur. 

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