Pour aller plus loin avec la prospective ...

Il est temps que les DRH et les directeurs RSE se parlent  !

Il est temps que les DRH et les directeurs RSE se parlent  !

Interview de Fabrice Bonnifet, Président du C3D (Collège des directeurs du DD), Propos recueillis par Martin Richer

Pouvez-vous nous présenter le C3D en quelques mots ?

L’ambition du C3D est d’être l’association de référence des acteurs qui œuvrent pour des entreprises plus responsables ! Plus de 150 Responsables DD/RSE d’entreprises ont rejoint le C3D en 11 ans dont 42 dans les 12 derniers mois. Le C3D est une communauté de gens qui s’entendent bien et qui aiment collaborer ensemble pour le bien commun.

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Une RSE d’impulsion

Une RSE d’impulsion

Interview Antoine Vignial, Secrétaire Général du Groupe Saint-Gobain en charge de la RSE

Pour Saint-Gobain, comment est structurée la « filière » RSE et quels sont les sujets prioritaires  ?

La RSE chez Saint-Gobain est prise en compte dans la stratégie et les décisions quotidiennes, dans les modes de management et la gouvernance, à tous les niveaux, mais elle n’est pas pilotée comme une filière à part. C’est une RSE d’impulsion : impulser des dynamiques, des politiques, des plans d’action, mis en œuvre par les équipes sur le terrain. La RSE porte une vision transversale des enjeux et des intérêts croisés, financiers, sociaux, sociétaux et environnementaux. Elle aide à créer un dialogue positif, elle s’assure que le niveau des objectifs fixés est bien à la mesure des attentes de nos parties prenantes, internes et externes. Elle met l’organisation sous tension là où les sujets ne sont pas naturellement abordés. 

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La RSE : cerise sur le gâteau ou charrue avant les bœufs ?

La RSE : cerise sur le gâteau ou charrue avant les bœufs ?

Denis Monneuse, Enseignant-chercheur, directeur du cabinet de conseil « Poil à Gratter 

Les réunions de travail, c’est comme les relations sexuelles : on s’en souvient rarement en détail quelques jours après, mais celles dont on se souvient restent en revanche gravées dans notre mémoire à jamais.

Parmi celles dont je me souviens (les réunions de travail, pas les relations sexuelles !), il y a les cinq suivantes que je voudrais partager avec vous car elles ont contribué à forger mon regard sur la RSE. En deux mots : la RSE devrait être la cerise sur le gâteau, la nouvelle lubie d’une entreprise une fois qu’elle fonctionne parfaitement. Or l’expérience montre que les organisations mettent la charrue avant les bœufs : elles se délectent de responsabilité sociale, voire sociétale, alors qu’elles parviennent à peine à respecter les lois.

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Interview de Fella Imalhayene Déléguée Générale du Global Compact France

Interview de Fella Imalhayene Déléguée Générale du Global Compact France

Interview de Fella Imalhayene

Fella Imalhayene, avant d’entrer dans le vif du sujet, pourriez-vous nous dire qui vous êtes et quel a été votre parcours avant d’assurer le développement et la gestion du Global Compact France en qualité de Déléguée Générale.

Une double formation, Gestion Dauphine et Philosophie, en ne pouvant ne me satisfaire ni que de l’une ni que de l’autre. Un fort intérêt pour l’entreprise et ses enjeux, mais voulant garder en permanence le lien avec le « sens ». J’ai commencé par faire des missions dans des environnements culturels à l’Unesco ou au Centre Pompidou où je me suis occupée de comprendre les problématiques d’égalité des chances vis-à-vis de la culture et proposer des actions pour permettre aussi bien aux populations handicapées (accessibilité) qu’aux classes économiquement défavorisées (en particulier les jeunes) d’être attirées par ce lieu. 

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La RSE et la CFTC

Par Cécile Blondelon, Conseillère technique en charge du dossier RSE

Pour la CFTC, les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont liés. Partant de ce postulat, notre confédération promeut une prise en compte systématique de ces questions dans les décisions stratégiques des entreprises et les politiques publiques. In fine, il s’agit de transformer notre modèle capitaliste en une économie davantage respectueuse de l’humain et de son environnement. 

Ainsi, la CFTC défend ardemment une transition écologique socialement juste de notre société, comme en témoignent nos « 66 propositions pour un pacte social et écologique », formulées avec d’autres acteurs de la société civile. Notre confédération est en effet convaincue qu’un tel changement de modèle constitue une opportunité pour renforcer notre compétitivité, redynamiser nos territoires, créer des emplois de qualité, redéfinir notre contrat social et préserver notre environnement. A nous de la saisir ! 

La RSE c’est un tout et non un meuble à tiroir

La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) est un outil pour y parvenir. Celle-ci doit être pensée globalement et non pas thématique par thématique (l’environnement d’un côté, le social ou la gouvernance de l’autre). Elle doit s’appliquer et profiter à tous, petites comme grandes entreprises, salariés, comme travailleurs indépendants.

C’est cette vision intégrée et inclusive de la RSE que la CFTC partage au sein des instances et groupes de travail spécialisés auxquels elle prend part, et lorsqu’elle est consultée sur des projets de loi. 

Ce fût notamment le cas lors du projet de loi Pacte où notre confédération a plaidé pour une modification de l’objet social des entreprises incluant ainsi la responsabilité des entreprises vis-à-vis du bien commun et en faveur d’une plus grande participation des salariés aux organes de décisions et aux résultats de leurs entreprises.

Lors des Etats généraux de l’alimentation, la CFTC a appelé à une agriculture écologiquement, mais aussi socialement responsable, privilégiant les circuits courts, condamnant le gâchis et permettant à chaque agriculteur d’être rémunéré à la hauteur de son travail. 

Pour responsabiliser les multinationales quant aux risques que leurs activités font peser sur leurs sous-traitants (souvent des PME), la CFTC a soutenu l’adoption de la loi sur le devoir de vigilance et propose de légiférer pour limiter les délais de paiement. 

Pour que les PME se saisissent de la RSE, la CFTC a soutenu la démarche de la CPME visant à promouvoir « la RSE dans les TPE-PME ». Notre confédération a d’ailleurs été la première organisation syndicale à signer le texte final qui intègre l’ensemble de nos revendications.

Enfin, lorsque des décisions ou des accords nous semblent négliger les risques sociaux ou environnementaux, nous manifestons nos désaccords. 

C’est ce que nous avons fait en signant le courrier commun de 72 organisations demandant aux parlementaires français de ne pas ratifier le CETA (accord commercial avec le Canada). 

https://www.cftc.fr/actualites/social/ceta-mercosur-libre-echange

Si nous nous réjouissions des progrès accomplis et de la reconnaissance progressive de la RSE par les acteurs politiques et économiques, nous n’ignorons pas le chemin qui reste à parcourir. Mais avant d’aller plus loin, il convient en premier lieu de veiller à l’application des lois adoptées. A titre d’exemple, celle sur le devoir de vigilance prévoit que les représentants de salariés soient consultés pour élaborer des plans de vigilance. Aucune multinationale ne l’a pour l’instant fait.

Il nous semble également important que l’environnement devienne une composante du dialogue social. Cela est nécessaire tant la transition écologique impactera les salariés.

Le « verdissement » des métiers et des modes de production, entraînent déjà une évolution des compétences et des process qu’il convient d’anticiper pour sécuriser le parcours professionnel des travailleurs.

https://www.cftc.fr/actualites/au-boulot-pour-la-planete%e2%80%89

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Mots-clés: RSE, MagRH8, SYNDICAT

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