Pour aller plus loin avec la prospective ...

La féminisation de l’Armée de l’Air

La féminisation de l’Armée de l’Air

La RSE, dans sa partie « sociale », c’est aussi la parité Femme/homme, alors regardons de plus près les évolutions d’un secteur d’activité qui nous est souvent étranger, l’Armée. Et plus encore au sein de cette institution républicaine, l’Armée de l’Air… Cet article est le résultat d’une collaboration d’un collectif de femmes militaires et du DRH de l’Armée de l’Air.

Depuis Maryse Bastié, pionnière de l’aéronautique, dont les exploits militaires et sportifs ont tracé la voie de nombreuses femmes dans l’Armée de l’air, la place des aviatrices n’a cessé de s’affirmer, quel que soit leur grade ou leur spécialité. 

Si l’Armée de l’air affiche aujourd’hui le taux de féminisation le plus important des armées, c’est à la fois par la combinaison d’une politique volontariste et d’une tendance naturelle. Alors que cette dynamique se poursuit d’année en année, permettant à un plus grand nombre d’entre elles d’accéder à des postes à responsabilité, un investissement continu reste nécessaire afin de renforcer la mixité au sein de l’Armée de l’air.

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Reporting RSE, reporting de l’immatériel.

Reporting RSE, reporting de l’immatériel.

 

Par Jean-Claude Dupuis, professeur à l’Institut de Gestion Sociale, auteur de l’ouvrage « Économie et comptabilité de l’immatériel. Enjeux du reporting non financier »

Le champ du reporting non financier est travaillé depuis une vingtaine d’années par de nombreuses innovations tant au niveau national qu’international. D’un côté, des pratiques de reporting sur la Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) se sont développées, consacrées par le code de commerce : au-delà d’un certain seuil en capitalisation ou en effectifs, les sociétés ont l’obligation d’informer sur les impacts de leur activité et leurs engagements en matière de droits sociaux, de droits de l’homme, de protection de l’environnement, d’éthique des affaires, de liens avec les communautés environnantes et de gouvernance. D’un autre côté, la thématique du reporting du capital immatériel est montée en puissance avec un cortège d’initiatives visant à proposer des lignes directrices en matière de publication d’informations sur ledit capital immatériel.

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La RSE et la CFTC

La RSE et la CFTC

Par Cécile Blondelon, Conseillère technique en charge du dossier RSE

Pour la CFTC, les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont liés. Partant de ce postulat, notre confédération promeut une prise en compte systématique de ces questions dans les décisions stratégiques des entreprises et les politiques publiques. In fine, il s’agit de transformer notre modèle capitaliste en une économie davantage respectueuse de l’humain et de son environnement. 

Ainsi, la CFTC défend ardemment une transition écologique socialement juste de notre société, comme en témoignent nos « 66 propositions pour un pacte social et écologique », formulées avec d’autres acteurs de la société civile. Notre confédération est en effet convaincue qu’un tel changement de modèle constitue une opportunité pour renforcer notre compétitivité, redynamiser nos territoires, créer des emplois de qualité, redéfinir notre contrat social et préserver notre environnement. A nous de la saisir ! 

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Rendre les travailleurs acteurs de la RSE

Rendre les travailleurs acteurs de la RSE

Interview de Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT

Quelle légitimité possède une organisation syndicale pour s’immiscer dans des considérations sociétales et écologiques ? 

Aujourd’hui plus que jamais, l’urgence sociale et environnementale nous oblige à prendre en compte les enjeux écologiques et sociétaux. Cela n’aurait pas de sens de faire autrement. Le réchauffement climatique accentue les inégalités sociales. On ne peut plus avoir une approche segmentée : les questions sont totalement liées. Pour la CFDT, ce n’est pas nouveau. Nous nous sommes toujours intéressés au développement durable. Notre boussole c’est le progrès, l’intérêt général dans toutes ses dimensions. En tant qu’acteur de la société civile le syndicalisme est légitime à défendre la planète car les activités du travail ont des effets sur elle et sur les droits humains. Ce n’est que dans une approche globale que nous pourrons construire des solutions. A la COP 21, le mouvement syndical international s’était d’ailleurs fédéré autour du constat suivant qui est devenu slogan : « Il n’y a pas d’emplois sur une planète morte ». Cela a été le point de départ d’un plan d’action sur la revendication d’une « transition juste » qui prenne en compte l’impact sur l’emploi d’une transition vers une économie bas carbone.

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Recruter des militaires blessés : au-delà de la Responsabilité Sociale d’Entreprise, une démarche porteuse de sens

Par Dominique LEVY, Présidente du Groupe de Travail « Reconversion des Militaires Blessés » du Comité de Liaison Défense du MEDEF

Qu’elle survienne à l’entraînement, au combat, en opération extérieure ou dans le cadre du plan Vigipirate, la blessure chez le militaire est bien souvent une remise en question de l’avenir dans lequel il s’était projeté. Lorsque le parcours de soins médicaux s’achève par le couperet de l’inaptitude à exercer une profession combattante, un nouveau départ professionnel s’impose.

Les armées, soucieuses de ne laisser aucun des leurs au bord du chemin, ont mis en place un certain nombre de dispositifs pour aider les militaires blessés dans leur démarche de reconversion.

Favoriser la rencontre entre militaires blessés et entreprises

La Cellule d’Aide aux Blessés de l’Armée de Terre (Cabat) s’est montrée pionnière dans l’aide au retour à l’emploi de militaires blessés. En effet, l’enjeu est de taille : parmi les 1 000 blessés accompagnés en permanence par la Cabat, près de 400 sont en phase de reconversion professionnelle.

Sa cellule Réinsertion a conçu le parcours d’accompagnement Omega. Il permet à des blessés de découvrir le monde de l’entreprise au cours de stages d’immersion. Arquus, Renault, Michelin, la SBE, Thales ou encore SFIL en sont devenus des partenaires fidèles. Près de 170 soldats de l’Armée de Terre ont bénéficié de ce dispositif. Et 60 d’entre eux ont trouvé un nouvel élan professionnel dans le civil. Les cellules d’aide aux blessés de l’Armée de l’Air et de la Marine ont à leur tour adopté le dispositif Omega qui a prouvé son efficacité.

De plus, Défense Mobilité, l’agence de reconversion de la défense, propose aux sociétés désirant recruter un militaire blessé, des profils adaptés à leurs attentes. Grâce aux Périodes de Formation Gratuite en Entreprise (PFGE) et aux Périodes d’Adaptation en Entreprise (PAE), elles peuvent appréhender et développer les compétences du militaire avant son embauche. Durant cette période, le militaire se forme et se familiarise avec l’entreprise tandis que celle-ci s’assure de la performance de son futur collaborateur.

Quels que soient les dispositifs de réinsertion, ils sont gratuits pour les entreprises. Car ces « stagiaires » de haut niveau continuent, pendant leur stage, à être rémunérés par le Ministère des Armées. Et si l’entreprise et le militaire blessé décident de poursuivre leur collaboration, ce dernier s’engage dans un processus de réforme (radiation des effectifs des armées) afin de pouvoir signer un contrat (CDI, CDD,…) auprès de l’entreprise d’accueil.

Recruter des militaires : un atout pour l’entreprise

Les militaires, blessés ou non, ont développé au cours de leur carrière dans les armées des compétences recherchées. Et ce dans des métiers variés : électronique, informatique, encadrement, logistique, maintenance, transport, protection de site, etc.

Quant à leurs valeurs, elles sont un véritable atout : loyauté, engagement, sens du collectif, solidarité, discipline, autonomie… Et les effets sont vertueux : les entreprises accueillant des militaires voient se développer en leur sein l’émulation, le travail en équipe, le sens de la mission et du résultat.

Pour en savoir plus et recruter

Le Mouvement des Entreprises de France (Medef) s’est engagé auprès du Ministère des Armées pour favoriser la rencontre du monde de l’entreprise et des militaires blessés. A cette fin, un guide a été réalisé à destination des chefs d’entreprise, directeurs des ressources humaines, responsables RSE…   « Recruter dans vos équipes un militaire blessé : un engagement pour l’entreprise » est téléchargeable sur https://www.medef.com/fr/content/recruter-dans-vos-equipes-un-militaire-blesse-un-engagement-pour-lentreprise


Témoignage de Jean-Jacques Chovet, DRH chez Renault Trucks Defense

« Comme toute entreprise de plus de 20 salariés, nous devons employer un certain pourcentage de travailleurs en situation de handicap. J’ai longtemps cherché la solution quand un soir j’ai regardé un reportage sur le stage "mer et blessure" de la CABAT. J’ai vu de jeunes gens surmonter leur traumatisme et développer une vraie capacité de résilience. Après avoir contacté la CABAT nous avons été les premiers à accueillir deux militaires en stage d’immersion. J’ai rapidement vu leur potentiel. Ils apportaient des valeurs que toute entreprise recherche : la loyauté, l’investissement personnel, l’envie d’apprendre et d’accomplir la mission. Le plus difficile était de leur faire comprendre qu’ils avaient plus de capacités qu’ils ne croyaient. Quelle meilleure expérience que celle d’un pilote de VBCI (N.D.L.R. Véhicule Blindé de Combat de l’Infanterie) qui est intervenu sur son véhicule en plein désert malien ? Aujourd’hui trois d’entre eux ont signé un CDI chez nous, et nous espérons accueillir prochainement d’autres stagiaires en immersion. Le partenariat ne fait que commencer. Je téléphone régulièrement à la Cabat pour recruter plus de candidats de cette trempe. »


Témoignage de Robert N’Guyen, conseiller financier chez SBE

« En 2014, j’ai participé à l’opération Sangaris, ma première OPEX (N.D.L.R. Opération Extérieure). Je pensais être prêt. Je ne l’étais pas. Le retour a été dur, une blessure invisible est difficile à raconter. J’ai fait la démarche de consulter un spécialiste pour mettre des mots sur ce qui m’arrivait. Mon référent Cabat m’a soutenu et m’a permis de reprendre espoir. En 2016 j’ai eu la chance de rencontrer un cadre de la banque SBE qui m’a proposé une immersion au siège principal. J’y ai appliqué ce que je faisais déjà à l’armée : la rigueur, la discipline et l’envie. Aujourd’hui, je viens de signer un CDI, une nouvelle vie s’ouvre à moi. Sans l’aide de la Cabat et de Terre Fraternité, je serais peut-être encore cloîtré chez moi. C’est le message que je veux faire passer à tous mes camarades atteints de cette blessure : ne lâchez rien. Avec de l’aide et de la volonté, on peut s’en sortir. »


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Mots-clés: RSE, MagRH8

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