Pour aller plus loin avec la prospective ...

La RSE vue de Côte d’Ivoire

La RSE vue de Côte d’Ivoire

Interview de Souleymane Traore, DRH CFAO RETAIL Côte d’Ivoire

Monsieur Traore, êtes-vous concerné par la RSE dans votre rôle de DRH Ivoirien d’une structure de 800 personnes ?

La RSE a toujours fait partie de mes attributions en tant que DRH, encore plus depuis que je suis à CFAO. D’une manière générale les activités concernant la RSE se sont diversifiées, prenant de plus en plus d’ampleur dans mon activité de DRH. Il faut dire que la RSE occupe une place importante dans la politique des Entreprises en Cote d’Ivoire. Cette situation est liée d’une part à la présence de grandes multinationales dont les entités ivoiriennes sont porteuses des engagements en matière de RSE, mais aussi des entreprises nationales qui ont intégré qu’il s’agit là d’un élément différenciant ou qui sont simplement porteuses de valeurs citoyennes. 

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Rendre les travailleurs acteurs de la RSE

Rendre les travailleurs acteurs de la RSE

Interview de Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT

Quelle légitimité possède une organisation syndicale pour s’immiscer dans des considérations sociétales et écologiques ? 

Aujourd’hui plus que jamais, l’urgence sociale et environnementale nous oblige à prendre en compte les enjeux écologiques et sociétaux. Cela n’aurait pas de sens de faire autrement. Le réchauffement climatique accentue les inégalités sociales. On ne peut plus avoir une approche segmentée : les questions sont totalement liées. Pour la CFDT, ce n’est pas nouveau. Nous nous sommes toujours intéressés au développement durable. Notre boussole c’est le progrès, l’intérêt général dans toutes ses dimensions. En tant qu’acteur de la société civile le syndicalisme est légitime à défendre la planète car les activités du travail ont des effets sur elle et sur les droits humains. Ce n’est que dans une approche globale que nous pourrons construire des solutions. A la COP 21, le mouvement syndical international s’était d’ailleurs fédéré autour du constat suivant qui est devenu slogan : « Il n’y a pas d’emplois sur une planète morte ». Cela a été le point de départ d’un plan d’action sur la revendication d’une « transition juste » qui prenne en compte l’impact sur l’emploi d’une transition vers une économie bas carbone.

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Fête de l’HumAin

Fête de l’HumAin

Par Philippe Canonne 
« Ne dites pas à ma mère que je suis DRH elle me croit Marcheur pour le Climat »

  • « Franchement on perd son temps avec ces agences de notation sociale. C’est un travail dingue qui ne sert à rien »
  • « Ne dis pas ça c’est très important. Notre Groupe doit obtenir une bonne note sociale. Les analystes y sont très attentifs »
  • « Ça sert surtout à la reconversion d’anciens syndicalistes. Si ça avait la moindre influence sur le cours de l’action, ça se saurait. Les titres bien notés socialement n’ont pas mieux résisté à la crise que les autres »

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RSE² : les outils collaboratifs au service des engagements de l’entreprise

RSE² : les outils collaboratifs au service des engagements de l’entreprise

 

Par Gaelle Roudaut, Consultante, Facilitatrice & Formatrice

Plateforme collaborative, chatOps ou encore réseaux sociaux d’entreprise ont plus ou moins envahi nos organisations… Même si leur succès n’est pas toujours au rendez-vous et pour cause un choix d’outil technologique peu adapté aux besoins réels des salariés et un déploiement à marche forcée sans grand accompagnement pour peu qu’ils soient déployés à bon escient, les outils collaboratifs de l’entreprise peuvent jouer un réel effet de levier tandis qu’il s’agit d’impliquer les salariés. Et ça tombe bien ! En matière de RSE, la responsabilité sociétale de l’entreprise cette fois, c’est justement ce que l’on cherche … pour que le sujet ne reste ni l’apanage de la direction, ni une promesse sur papier glacé, tandis qu’au cœur de l’actualité, la loi PACTE incite justement les entreprises à repenser leur place dans la société et à renforcer la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux dans leur stratégie et leur activité.

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6 questions à Michel Yahiel

 

Vos fonctions tant à l'Elysée qu'à France Stratégie vous ont-elles permis d'avoir une vue élargie de l'importance de la RSE sur la cohabitation nécessaire entre Etat et Entreprise ?

En effet. Dans le premier cas ce constat est né du travail réalisé avec toutes les parties prenantes autour de la loi « devoir de vigilance », qui a débouché en 2017, après de multiples échanges et les nécessaires compromis qu'il a fallu susciter. La mobilisation et je dois dire le niveau de compétence des ONG a joué ici un rôle décisif.

Dans le second cas, à France Stratégie, j'ai retrouvé avec plaisir les acteurs de la plate-forme RSE, qui lui était rattachée suite à une décision de JM Ayrault, alors Premier ministre. L'activité était ici plus quotidienne et diversifiée, avec une forte production de rapports et d'avis, impliquant d'importants efforts pour bâtir du consensus. 

Vous étiez Président de l'ANDRH lors de l'arrivée massive de la RSE dans les entreprises. Avez-vous une explication au fait que les DRH ne se sont pas appropriés cette réflexion immédiatement et ne l'ont pas considéré comme partie intégrante de leur périmètre ?

Les DRH sont à l'image de l'école dans la société : nous attendons tout d'eux. Je crois que s'ils ont eu ce petit « retard à l'allumage » c'est d'abord que leurs patrons n'avaient pas franchi le pas, à de rares exceptions près. Cela n'allait pas de soi de changer de paradigme et, par exemple, de se préoccuper enfin d'environnement.

Le rapport Notat/Sénart et les changements sur l'objet même de l'entreprise vous semble-t-il aller dans le bon sens ?

Son existence même va dans le bon sens, ce genre de démarche portée par des personnalités emblématiques ayant au moins la même valeur que leurs propositions. Désormais, malgré des lacunes et de fortes disparités selon les secteurs, les groupes, les sites, ces sujets sont sur la table et l'on va davantage remarquer les cas où la dynamique patine que les progrès réalisés.

Aujourd'hui, la fonction RH semble vouloir s'approprier cette dynamique RSE ... que vous semble-t-il le plus important à mettre en œuvre pour que le S de Social prenne toute sa dimension ?

Cela renvoie d'abord au dialogue social et à la négociation. Certes, les enjeux sociaux et plus encore sociétaux vont au-delà mais soyons logiques : il ne peut y avoir de progrès social qui ne soit partagé, ni de démarche collaborative se limitant à des injonctions verticales. Là encore, la forme et le fond doivent aller de pair. 

La Caisse des Dépôts est « actionnaire » d'un grand nombre d'entreprise, la RSE fait-elle partie de ses critères de gouvernance ?

Absolument, d'autant que le groupe est très engagé lui-même dans ces démarches, en particulier la finance Responsable et qu'il travaille déjà très concrètement à la manière de mettre en œuvre les ODD, sur une base ambitieuse

Les organisations syndicales semblent vouloir aussi entrer dans cette approche, est-ce à votre avis une possibilité d'aller vers un nouveau dialogue social et vers une « coconstruction » sociétale ? 

Sans doute, et l'on voit bien que les acteurs sociaux au sens large interagissent de plus en plus, par exemple sur les enjeux liés à l'exclusion, à l'emploi, aux droits sociaux notamment à l'échelle européenne et internationale. Je pense d'ailleurs que cette ouverture n'est en rien contradictoire avec le syndicalisme « de service » prôné par beaucoup 

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Mots-clés: RSE, MagRH8

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