Pour aller plus loin avec la prospective ...

Et si la RSE devenait [aussi] la responsabilité sociale de l’employé.e ?

Et si la RSE devenait [aussi] la responsabilité sociale de l’employé.e ?

Par Jérôme Delorme, ancien Chargé d’étude RSE et ancien Auditeur interne, Cofondateur de Mobeetip

On s’échine souvent sur le fait de savoir si l’acronyme RSE signifie Responsabilité « Sociale » ou « Sociétale » de l’Entreprise. Mais on se pose rarement la question si cela peut désigner aussi la Responsabilité Sociétale de l’Employé.e ? Bien sûr, elle est moindre que celle de l’entreprise, mais est-elle nulle pour autant ?

Malgré l’importance des enjeux sociaux et environnementaux, la RSE reste encore peu ou pas incarnée dans beaucoup d’entreprises, du plus haut au plus bas niveau. Alors que l’ensemble des individus est concerné et que chacun peut agir, comment améliorer la situation, compte tenu des ressources que nous mobilisons au quotidien ?

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La performance sociale : D’une contrainte légale à une opportunité de développement d’entreprises citoyennes

La performance sociale : D’une contrainte légale à une opportunité de développement d’entreprises citoyennes

Charlotte Dubois et Louis Vaneecloo, Solucial Avocats - www.solucial.com

En période de forte chaleur comme en cas de déluge, en tant qu’avocats en droit social, nous baignons quotidiennement dans le monde de l’Entreprise, dont la définition connaît ce qui pourrait bien à terme être considéré comme une révolution. En effet, la loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises), entrée en vigueur le 22 mai 2019 a modifié pour la première fois la définition de l’entreprise, inscrite à l’article 1833 du Code Civil.

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La longue marche du DRH vers la RSE

La longue marche du DRH vers la RSE

Par Didier Rembert  DGRH de transition

Tôt ou tard votre directeur général lancera en comité de direction : « faut qu’on se mette à la RSE, tous nos clients en parlent, qui veut s’occuper de ça ? » Tout le monde se regardera, le directeur achat lancera telle une incantation, « moi, j’achète du papier recyclé, en plus c’est moins cher », le directeur financier ajoutera, « attention, on n’embauche pas de responsable RSE, ce n’est pas au budget », et le directeur commercial conclura « c’est sur que c’est important, nous on ne sait plus quoi dire au client quand il nous en parle ».

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RSE : le mécénat n’est plus la cerise sur le gâteau, il est la levure qui fait monter la pâte !

RSE : le mécénat n’est plus la cerise sur le gâteau, il est la levure qui fait monter la pâte !

Par Layticia Audibert, CEO Gandee

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est la prise en compte par les entreprises des enjeux environnementaux, sociaux et éthiques dans leurs activités au sens large : économiques, interactions internes (salariés, dirigeants, actionnaires) et externes (fournisseurs, clients, partenaires). Dans ce cadre, le mécénat n’est plus un accessoire. Il représente dorénavant un maillon essentiel en constituant un outil de transformation globale de l’entreprise vers son but sociétal. 

Le mot bénéfice reprend sa valeur étymologique : « bene facere », faire le bien, bienfaits. Dans cette recette, le mécénat exalte les ingrédients recherchés par toutes les entreprises : valorisation de la marque employeur, attractivité des talents, augmentation de la productivité, réponse à la quête de sens, valorisation de la marque et acquisition de marchés.

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La RSE n’est plus cosmétique

Entretien avec Damien Pellé, Directeur Développement Durable Galeries Lafayette/BHV Marais

Comment est structurée la RSE aux Galeries Lafayette (GL) ?

Le Développement Durable (DD)/RSE est directement rattaché à notre DRH, Frédérique Chemaly, qui est l’un des dix membres du COMEX de l’entreprise. Nous sommes une équipe de cinq personnes qui pilote du siège social, la RSE. Mais, au niveau territorial, nous nous appuyons sur un réseau très large de référents RSE dans toute la France puisque nous disposons d’un référent par magasin et par direction centrale.

Quel est l’historique de la politique RSE aux Galeries Lafayette ?

Nous sommes une entreprise familiale créée il y a 125 ans et qui a toujours appartenu à la même famille. Historiquement, nous nous caractérisons par un modèle social plutôt protecteur. 

Néanmoins, nous n’avions pas de politique RSE structurée ni d’actions formalisées jusqu’à relativement récemment même si nous avons adhéré au  « Global Compact » en 2003 et sommes un des membres fondateurs de l’ICS en 1998. L’explication tient au fait que nous opérons dans le domaine de la mode. Et, on ne peut pas dire que c’est un secteur pionnier sur les questions de développement durable.

Si je prends une approche plus macro, j’observe que ce sont d’abord les entreprises industrielles, notamment celles des secteurs les plus polluants, qui se sont emparées les premières de la RSE dans les années 90. Dans un second temps, d’autres secteurs ont suivi comme la grande distribution par exemple. Le secteur de la mode fait partie de la “troisième vague” avec une prise de conscience plus récente de l’importance de ces sujets.

C’est bien une question de secteur et non de culture d’entreprise.

En effet, notre président actuel, Philippe Houzé, a pris la direction des Galeries Lafayette en 2005, il y a presque 15 ans maintenant. Il a toujours été un fervent partisan de la RSE. D’ailleurs, lorsqu’il était président de Monoprix, en 1992, il a été l’un des premiers à créer une direction RSE en France et à créer une marque propre de produits biologiques.Cependant, à son arrivée aux GL, il a considéré que la RSE était difficilement compatible avec le secteur de la mode (produits de luxe, collections ayant une durée de vie éphémère, image…). 

Mais progressivement, son regard a changé jusqu’à le convaincre d’adopter une politique RSE ambitieuse qui s’est déployée en deux temps.

Nous avons effectué un premier virage en 2012. A cette date, il nous a semblé que pour être crédible, nous devions d’abord mettre en place des actions à visée interne : améliorer notre gestion des déchets, mettre en place des actions sociétales, …

C’est ce que nous avons fait pendant six ans. 

Puis, dans un second temps, en 2018, quand nous avons considéré que nous avions fait du chemin et que nous étions devenus crédibles sur ces questions, nous avons décidé qu’il était temps de communiquer vis à vis de l’extérieur et notamment à nos clients, nos engagements et nos convictions. L’année 2018 constitue donc un grand tournant pour notre politique RSE avec le lancement de notre campagne “Go for good”, dont je vous parlerai tout à l’heure, dont nous venons de fêter le premier anniversaire cet automne. Notre ambition est de devenir une référence d’un commerce à la française éthique et responsable

Pouvez-vous nous présenter votre politique RSE actuelle ?

Nous avons l’habitude de la présenter sous la forme d’une pyramide à trois étages. Le premier étage est central. Il regroupe le volet social et sociétal. Il symbolise les fondations de notre politique RSE et témoigne de notre souhait de montrer que la RSE concerne d’abord nos collaborateurs et que nous nous occupons d’eux.  Le rattachement de la direction RSE à la DRH ne fait qu’accentuer l’importance accordée aux enjeux sociaux. Il incarne le fait que nous souhaitons être un employeur responsable et solidaire. 

Pouvez-vous prendre quelques exemples sur le volets social ?

Tout à fait, je vais détailler cinq actions :

En premier lieu, l’égalité Femmes/Hommes et la question de la mixité.

Notre particularité est que nous sommes une entreprise majoritairement féminine avec 70% de femmes parmi nos 14 000 collaborateurs. Cela tient là encore au secteur.

A ce titre, nous sommes fiers de ne pas constater d’écart salarial à poste équivalent entre les femmes et les hommes, d’avoir 65% des cadres qui sont des femmes et de compter une forte majorité de femmes jusqu’au niveau n-1 de l’entreprise. 

En revanche, notre axe d’amélioration concerne le COMEX avec une représentation encore minoritaire des femmes. C’est un point sur lequel nous pouvons progresser.

Je voudrais également vous dire quelques mots de notre politique Handicap. Je pense que c’est un point fort de l’entreprise. Nous sommes, au global, au niveau des obligations légales avec 5,3% de travailleurs en situation de handicap au niveau Groupe et même au dessus des 6% au niveau des enseignes Galeries Lafayette et BHV Marais, ce qui est assez rare quand nous nous comparons aux autres entreprises. Cela est, en partie, dû au fait qu’il y a un fort taux d’ancienneté dans l’entreprise et notamment en province grâce à une politique de gestion des seniors très favorable. En effet, nous souhaitons conserver nos collaborateurs jusqu’à la fin de leur carrière. En vieillissant, certains de nos collaborateurs développent des handicaps et nous sommes fiers de tout mettre en oeuvre pour les garder aux Galeries.

Troisièmement, sur le volet Santé et QVT, nous avons sanctuarisé ce budget. En particulier nous tenons à ce que nos collaborateurs se sentent bien dans l’entreprise.Cela passe par des salles de pause et des locaux réservés au personnel que nous avons entièrement refaits. Nous avons également la particularité d’avoir un service d’assistante sociale et une plateforme (Lafayette entraide) que les salarié.e.s peuvent appeler quel que soit leur problème. A chaque problématique, un véritable accompagnement est mis en place (interactions multiples, suivi, mise en relation avec des experts…). C’est un dispositif très apprécié des salariés.

Enfin, sur la gestion des carrières. Je crois pouvoir affirmer qu’aux Galeries Lafayette, l’ascension sociale existe et fonctionne. En effet, alors que nous avons un parc de magasins relativement stables, ce qui pourrait limiter les opportunités de mobilité verticale, un tiers de nos cadres ont été recrutés dans l’entreprise sans disposer de ce statut. Nous leur avons permis de faire carrière. 

Ces évolutions sont favorisées par notre institut de formation interne qui existe depuis de nombreuses années et qui accompagne les salariés dans leur montée en compétences (86% des salariés ont suivi une formation en 2018). 

Sur le volet sociétal, nous avons mis en place depuis plus de 5 ans, un partenariat avec une association (Dons solidaires) à qui nous apportons notre soutien financier et notre soutien en nature. Nous lui donnons systématiquement nos invendus que ce soit des vêtements, des éléments de décors par exemple. Cela représente près de 90 000 dons non alimentaires par an. Nous travaillons également avec Emmaüs Défi sur la réinsertion des personnes en situation de grande précarité et A.N.D.E.S. à qui nous avons donné l’équivalent de 200 000 repas.

Enfin, nous encourageons également activement le mécénat de compétences. Chaque collaborateur a la possibilité de consacrer 2 jours par an au service d’une association. 

Le programme prend progressivement de l’ampleur. Nous avons eu environ 200 missions en 2018. Dans le cadre du programme de formation des 106 premiers dirigeants de l’entreprise, nous leur avons fortement conseillé de faire une demi-journée d’investissement sociétal.

Quel est le 2e étage ?

C’est le volet environnemental. Nous voulons être un acteur de la transition écologique. Cela concerne aussi bien nos magasins, nos locaux, que nos modes de transport. Nous sommes implantés au cœur des villes et ces dernières ont des politiques ambitieuses pour limiter la pollution. Nous voulons accompagner les grandes villes françaises en réduisant notre impact environnemental au quotidien.

Cela passe par de nombreuses actions : 

  • Réduire la consommation d’énergie en systématisant l’éclairage LED notamment. D’ailleurs les Galeries Haussmann, notre plus grand magasin, a un système de management de l’énergie, certifié ISO 50001. Grâce à ces politiques, et cela, malgré l’ouverture de nouveaux espaces et une journée d’ouverture en plus le dimanche, nous avons réussi à diminuer notre consommation électrique et notre empreinte carbone.
  • Réaliser les livraisons au moyen de véhicules au biogaz et au GNV en Ile de France (Arrêt de véhicules à l’essence/diesel)
  • Mieux trier nos déchets. C’est un gros travail au quotidien mais nos meilleurs magasins arrivent à trier 70% de leurs déchets ;
  • Donner une seconde vie (Broc GL, ventes d’anciens éléments de décor des magasins) à près de 15 000 articles de décoration et merchandising (vente au personnel et aux clients), tout en reversant plus de 36000 aux associations partenaires.
  • Recycler les vêtements, montres, casseroles, flacons de parfum ... (15 000 kg de vêtements, plus de 50 000 flacons)
  • Supprimer le plastique et passer à 100% d’emballages Papier.
  • Déployer le ticket de caisse dématérialisé en 2018 (impression de 1 000 000 de tickets de caisse évités). 
  • Verdir Paris. On accueille sur les toits (3200 m2 de surface) du BHV/GL Paris de la production agricole grâce à l’entreprise “Sous les fraises”, pionnière en France sur les questions de fermes urbaines. Ces potagers proposent des produits locaux, de saison, cultivés en permaculture verticale. D’ailleurs le toit du BHV à Paris s’affirme comme le plus grand potager vertical établi sur un toit en Europe.
  • Accueillir des ruches, participant ainsi à la protection d’une espèce menacée qui contribue à la préservation de la biodiversité et de notre écosystème : 550 000 abeilles bourdonnent ainsi sur les toits des Galeries Lafayette Haussmann, Strasbourg, Nice Masséna, Metz et Nantes. 

Et le troisième étage ?

Nous voulons être la vitrine de la mode responsable. 90% de notre empreinte écologique provient de la fabrication des produits qui sont vendus dans nos magasins. Si nous voulons agir, il faut donc revoir notre offre. Je distingue du coup 2 volets : les actions concernant notre marque propre et celles concernant les marques externes que nous commercialisons.

Nous voulons être exemplaires dans la façon dont nous fabriquons nos produits en marque propre. Notre ambition est (1) d’assurer une traçabilité totale du produit du champ de coton jusqu’au magasin, (2) d’utiliser les matières les plus écologiques possibles (limitation des traitements chimiques, coton responsable, cachemire et nylon recyclé …) et de (3) garantir les meilleures conditions sociales et environnementales chez nos sous-traitants. Sur ce dernier point, la catastrophe (1127 morts en 2013) du Rana Plaza avec l’effondrement d’un immeuble à Savar (Bangladesh) hébergeant de nombreuses entreprises travaillant sur les marques d’habillement occidentales nous a fait prendre conscience de l’importance d’être vigilants. C’est pourquoi, nous avons décidé de mutualiser les audits sociaux et environnementaux avec d’autres grandes marques dans le cadre de l’ICS (Initiative for Compliance and Sustainability) qui vise à promouvoir l’amélioration des conditions de travail dans les chaînes d’approvisionnement des entreprises. Nous travaillons également avec l’Amfori sur le même sujet. Nous cartographions nos différents risques et publions un rapport de vigilance dans le cadre de l’application de la loi n°2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre. Nous portons notre attention sur les risques : de non-respect des réglementations locales en matière de sécurité dans les sites de production, de dépassement des heures supplémentaires autorisées, de rejets d’eau polluée par les teintureries et les tanneries de cuir, ...

Pour les marques extérieures, nous souhaitons leur fournir une plateforme pour mettre en valeur tout ce qu’elles font en matière de RSE. Nous jouons notre rôle dans la mode responsable en parlant et en mettant en avant les marques qui se sont engagées.

Nous attribuons le label Go for Good à certains produits qui remplissent différents critères (500 actuellement). Par choix, la démarche Go for Good porte sur des produits et non pas sur des marques. Il était important pour nous d’associer cette démarche aux caractéristiques concrètes et vérifiables des produits et non à des projets globaux de marques ou d’entreprises qu’il ne nous est pas possible d’évaluer dans le détail à notre niveau. 

Nous voulons mettre en avant et expliquer, avec le plus de précision et de transparence possibles, ce que peuvent être concrètement des produits conçus de façon plus responsable aujourd’hui.

Dans nos magasins, nous indiquons les produits qui ont une plus-value sociale, locale ou environnementale en précisant leurs caractéristiques (Matières recyclées, Cosmétique biologique, Emballage recyclé ou recharge, Seconde main, Location, Bois responsable, Produits réutilisables, Garantie à vie, Produit équitable, Produit solidaire,  Produit caritatif, Produit partagé, Produit fabriqué en France, Produit du savoir-faire français, Produit local...).

Nous accompagnons l’évolution des comportements des consommateurs qui se posent de plus en plus de questions sur ce qu’ils mangent, les cosmétiques qu’ils appliquent sur leur peau et les vêtements qu’ils portent.

Combien pèsent les produits Go for Good dans votre chiffre d’affaires global ?

Autour de 7% mais notre objectif est de fortement l’augmenter. 

Notre bilan est également positif en terme d’image.Cette démarche nous a permis de participer à l’effort de pédagogie collectif sur la nécessaire évolution de l’industrie de la mode, un des secteurs les plus polluants au monde, et d’apporter la preuve que responsabilité et désirabilité peuvent être compatibles. 

D’ailleurs, du 4 septembre au 13 octobre dernier, nous avons célébré ces évolutions positives au travers de nombreuses animations en magasins (ateliers, offres de marques exclusives, …)

Justement, vous fêtez votre première année. Quelle est votre ambition pour le futur ?

A horizon 2024, nous voulons aller plus loin avec 100% de notre marque propre labellisée Go for Good et 25% des produits en magasins disposant du label.  Nous ne souhaitons pas à partir de cette échéance référencer de nouvelles marques qui n’ont pas un minimum de produits dans leur gamme labellisés Go for good. Par ailleurs, nous souhaitons donner leur chance aux marques responsables (+ 100% de nouvelles marques référencées) et en particulier aux marques locales et aux jeunes marques (plus de 200 jeunes marques de mode engagées soutenues et distribuées). Pour encourager les clients à consommer responsable, ces derniers recevront des points de fidélité supplémentaires quand ils achèteront des produits Go for good. Enfin, nous reverserons annuellement une part du chiffre d’affaires généré par les produits Go for good au profit de projets en faveur de la mode plus responsable.

La RSE est donc devenue un sujet central pour l’entreprise puisqu’elle vous pousse à revoir votre offre et vos business models ?

Tout à fait, la RSE est maintenant au cœur du réacteur de l’entreprise et nous amène à transformer notre stratégie commerciale et notre positionnement. D’ailleurs, nous avons organisé un programme de formation sur Go for Good pour que tous nos conseillers de vente connaissent nos actions RSE et puissent les retranscrire auprès des clients.

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