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La culture c'est comme la confiture ...

Lu pour vous

Lu pour vous

Utopies réalistes
Rutger Bregman. Paris. Points. 2017

Un ouvrage qui décoiffe et présente des exemples étonnants de transitions sociales, économiques, culturelles. Rutger Bregman est un touche à tout journaliste à la fois philosophe, historien et économiste. Il explore des voies alternative pour bâtir le monde de demain. Il tord tout de suite le coup au poncif "c’était mieux avant".

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Orchestrer l’intelligence collective

Orchestrer l’intelligence collective

de Charlotte du Payrat, Créatrice de Vecdas Conseil
avec la collaboration de Charles-Henri Besseyre des Horts

La première question qui me vient à l’esprit est : pourquoi ce livre ?

Je fais partie des personnes qui aujourd’hui ne se retrouvent plus forcément dans la manière de fonctionner des entreprises traditionnelles. Je crois à une autre manière de générer de la performance collective. Selon moi, les démarches d’intelligence collective que l’on adopte dans beaucoup d’entreprises sont d’abord axées sur les outils digitaux ou le déploiement de modèles de leadership. L’enjeu réel aujourd’hui est dans l’attention porté à la démarche méthodologique globale. Sa cohérence donnera un sens (s’appuyant sur une vision partagée) d’où découlera un engagement des collaborateurs.

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Ce que les jeunes salariés attendent des représentants du personnel

Ce que les jeunes salariés attendent des représentants du personnel

Une enquête réalisée par les étudiants de l’IGS-RH et supervisée par Hubert Landier

Un rapport de l’Institut de l’entreprise, daté de 2013, affirme que « le dialogue social est un facteur de la performance globale et durable de l’entreprise ». Encore faut-il, pour que dialogue il y ait, que les représentants du personnel répondent aux attentes de leurs mandants. Quant à son avenir, il sera largement fonction de l’attitude des jeunes à l’égard de la représentation collective du personnel.

On les dit individualistes, peu sensibles au discours syndical. L’enquête réalisée par les étudiants de mastère en alternance de l’IGS-RH débouche sur des résultats plus nuancés. Les jeunes, dans leur majorité, estiment légitime que le pouvoir patronal soit équilibré, en faveur du personnel, par une possibilité collective de s’exprimer. Le problème, c’est qu’ils sont très mal informés du rôle des représentants du personnel. 

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Comprendre la société par les sciences sociales

Comprendre la société par les sciences sociales

Bonjour Olivier Meier, alors comme cela on travaille sur la compréhension de la société ?

Oui Olivier, bien que professeur en sciences de gestion et du management, j’en ai ressenti le besoin. La société actuelle me semble à bien des égards complexe, instable et parfois déroutante…Essayer de mieux la comprendre m’aide à mieux penser et agir avec discernement et responsabilité. 

Je comprends bien, mais pourquoi « par les sciences sociales »

C’est une très bonne question. Car si les solutions sont certainement à rechercher dans le domaine des sciences économiques et de gestion, les sciences sociales nous offrent des grilles de lecture particulièrement utiles pour appréhender les phénomènes sociaux et sociétaux… Depuis deux ans, mieux vaut être armé pour apprendre à gérer une crise sanitaire qui a paralysé l’activité économique et sociale pendant des mois, comprendre et agir face aux risques de violence sociale et urbaine, continuer à vivre dans un monde complexe et incertain…. Par conséquent aborder la société par une meilleure compréhension de la crise des élites au pouvoir (Charles Mills Wright), du rôle des minorités actives (Serge Moscovici), des risques de désaffiliation sociale (Robert Castel), de délitement des liens sociaux (Serge Paugam) et de déviance (Howard Becker), de la figure du bouc émissaire (Rémi Casanova) de l’importance de l’identité sociale (Henri Tajfel) ou d’identité au travail (Renaud Sainsaulieu) avec les conséquences que cela peut générer chez tout décideur en termes de biais cognitifs (Daniel Kahneman) et de dissonance (Léon Festinger)…

Mon cher Olivier, tout ceci n’est pas très optimiste

J’en conviens. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas des moyens d’espérer… Rien ne nous empêche de construire des solidarités organiques (Emilie Durkheim), de travailler en bonne intelligence sur nos besoins fondamentaux (Abraham Maslow), en repensant différemment les sources de légitimité (Max Weber), les systèmes de justification (Luc Boltanski), les dimensions du leadership (Laurent Lapierre) ou les apports en capital (Pierre Bourdieu). Ce n’est pas parce qu’on perçoit les illusions du management (Jean-Pierre Legoff) et l’hypocrisie organisationnelle (Nils Brunsson) que de nouvelles images de l’organisation (Gareth Morgan) ne sont pas possibles. Je crois à notre capacité de résilience (Karl E. Weick), à la sérendipité (Danièle Bourcier) et à notre possibilité de concilier exploitation et exploration (James G. March) pour mieux gérer les controverses et produire de l’innovation partagée (Michel Callon).

Ne serais-tu pas en train de mettre en avant les différents concepts présentés dans le livre ? Et les auteurs qui y sont associés ?

C’est une très bonne remarque. J’ai essayé à travers ce livre, de proposer une grille de lecture originale, en partant d’une notion clé, plutôt que de traiter d’une théorie générale. J’ai donc souhaité proposer une lecture ludique et sélective qui passe par une sélection de concepts fondamentaux ou originaux, qui sont de nature à éclairer les débats d’actualité sur la société : les inégalités sociales, la diversité, la pauvreté… C’est aussi une façon de redécouvrir des auteurs unanimement reconnus (E. Durkheim, M. Weber, R. Sainsaulieu, J. Schumpeter…) mais aussi de faire connaître des auteurs parfois qui le sont moins (G. Bajoit, R. Casanova, L. Lapierre,  M. Ringelman…), mais dont les réflexions et les analyses forcent l’admiration.

Tu ne les as pas tous cités ?

Non, il y a au total, 40 concepts clés avec auteurs et argumentations. Je laisse maintenant le lecteur en prendre connaissance, afin de trouver des éléments de réponse aux enjeux et débats qui animent actuellement la société.



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La culture c'est ce qui reste quand on a tout oublié ...