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IA et fonction RH : Des mythes et quelles réalités ?

IA et fonction RH : Des mythes et quelles réalités ?

Nous vivons actuellement une transformation majeure de société intrinsèquement liée à la large révolution scientifique et technologique que constitue mes NBIC qui sont l’interconnexion croissante entre « l'infiniment petit (N), la fabrication du vivant (B), les machines pensantes (I) et l'étude du cerveau humain (C)[1] ». Ces NBIC correspondent à la convergence de différentes sciences qui, jusqu’alors, étaient des disciplines autonomes. Les Nanotechnologies permettent d’accéder à l’infiniment petit, le milliardième de mètre, correspondant à l’atome. A ce niveau, on peut modéliser l’ensemble de notre monde, physique comme tout le monde vivant, humain compris, dans tous les processus de modélisation jusqu’au vivant.

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Mesure de l’expérience collaborateur : de l’analyse du ressenti à l’analyse des données !

Mesure de l’expérience collaborateur : de l’analyse du ressenti à l’analyse des données !

Les études rapportent une corrélation entre le succès de l’expérience client et l’engagement des collaborateurs. De son côté, l’expérience collaborateur est un dérivé de l’expérience client et représente un des facteurs principaux influençant l’engagement des collaborateurs. Nous pouvons donc déduire un lien entre l’expérience collaborateur, l’engagement des collaborateurs et l’expérience client.

La notion d’expérience des collaborateurs est devenue un nouveau contrat entre l’employeur et le collaborateur (Deloitte Global Human Capital Trends, 2017). Mais il existe un écart dans ce contrat entre les pratiques RH mises en œuvre par la direction et les interprétations, la perception des collaborateurs influençant en fin de compte leurs attitudes, comportements et performances au travail.

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DRH, RRH, s’il vous plaît, ne fétichisez pas les chiffres.

DRH, RRH, s’il vous plaît, ne fétichisez pas les chiffres.

Mesdames, Messieurs, DRH ou RRH, s’il vous plaît, veillez à utiliser à bon escient et avec parcimonie les chiffres. Il est incontestable que les chiffres ont une utilité dans vos pratiques professionnelles, notamment dans une visée de contrôle de gestion sociale. Ils permettent une montée en généralité à même d’offrir une vue d’ensemble de certaines dimensions (effectif, nombre d’heures travaillées) ou de certaines dynamiques (absentéisme, effort de formation). Ils rendent également possible une mise en équivalence permettant de pouvoir se comparer à d’autres et d’être comparé en termes de performance sociale. Il n’en demeure pas moins que vous pouvez avoir tendance à les fétichiser, à les sacraliser. Si ce n’est pas quantifié, compté, cela aurait alors moins de valeur.

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Qui a dit que la Marque Employeur n’aimait pas les chiffres ?

Qui a dit que la Marque Employeur n’aimait pas les chiffres ?

Vous vous posez peut-être (encore) la question sur ce qui fait le succès de la Marque Employeur? Un effet de mode, une nouvelle lubie du marketing, une propagande de la part d’agences de communication?

Un simple chiffre vous présente le contexte et démontre la relation forte entre développement, efficacité de l’entreprise et recrutement : 83% des PME et ETI reconnaissent rencontrer des difficultés de recrutement & 72% pensent que ces difficultés ralentissent leur développement. La marque employeur est devenue centrale pour répondre aux enjeux de recrutement

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Strategic workforce planning : les mutations du monde du travail

Face à la disruption induite par l’ère des plateformes (Amazon, Uber…) et de la digitalisation des processus (CRM, signature électronique…), les entreprises doivent s’adapter et de fait adapter leurs ressources humaines. Le Strategic Workforce Planning est une brique essentielle pour accompagner cette transformation et replacer la DRH au centre de la stratégie d’entreprise.

Développer la culture HR Data Analytics
pour accompagner la DG dans la définition
de la stratégie 

L’opération est pourtant un vrai challenge. Faute de culture et de « coutume  » les Directions générales n’intègrent pas assez la composante RH dans la définition de leur stratégie, alors qu’elle est pourtant une composante majeure si ce n’est première de sa réussite. Pour permettre aux équipes RH d’être des contributeurs plus actifs à la définition de la stratégie à moyen et à long terme, celles-ci doivent développer leur culture « data  » afin d’obtenir des métriques soutenant leur message auprès de la DG, tel que pourrait le faire un DAF ou un DSI. Une cartographie des compétences actualisée, la maturité des équipes sur telle ou telle technologie, une pyramide des âges fine ou encore un repérage des métiers sous tensions ou externalisables sont autant d’éléments éclairant les décisions stratégiques. Définir ces métriques est essentiel pour accompagner la construction de la stratégie, mais avoir la capacité de les actualiser régulièrement est un facteur clé de la bonne déclinaison opérationnelle des orientations identifiées.

Cet exercice est cependant une gageure. Si les RH ont des données, elles sont peu structurées, souvent réparties dans différents SI RH et fichiers Excel / Word, et peu exploitables en l’état, commentaire dans une fiche d’évaluation ou lors d’une people review par exemple. De plus, souvent, seuls les métiers ont les clés d’analyses permettant l’exploitation pertinente de ces données – besoins futurs de compétences, nouvelles activités en création, par exemple - et il est indispensable de structurer des échanges réguliers entre les RH et les métiers. Il faut également répondre aux difficultés des équipes RH face à la manipulation des données en masse, la culture HR Data Analytics étant encore souvent balbutiante.

Un besoin urgent d’accompagner la mutation des métiers dans l’entreprise

Réaliser cet exercice est d’autant plus urgent que 65% des emplois du futur n’existent pas encore aujourd’hui. Circonstances aggravantes, les nouveaux métiers se développent souvent dans des secteurs en pénurie, métiers du digital, de la data... Il est donc indispensable d’accompagner le développement des compétences des collaborateurs vers ces nouveaux métiers en identifiant les candidats potentiels à ce « re-skilling » et en leur proposant les opportunités – formation, projet ou poste – et les mettant en œuvre. Pour mener à bien cette démarche, il faut rendre le collaborateur acteur de sa carrière. 

Cette démarche est aussi l’opportunité de répondre aux attentes des nouvelles générations, les « millenials ». Ils constituent déjà presque un quart de la population active en France et ils composeront la moitié des actifs en 2025.  Ils sont à la recherche d’une nouvelle expérience employé. Ces collaborateurs 2.0 veulent travailler dans une organisation collaborative et agile, en mode projet.  Ils attendent que leurs compétences soient développées et reconnues, que leurs parcours de carrières soient flexibles. Ils savent aussi qu’ils vont changer de métier plusieurs fois et sont attirés par les possibilités d’expérimenter différentes options de carrière. Le rôle des équipes RH est vraiment d’aider les collaborateurs à prendre en main leurs carrières et leur expliquer quelles seront les impacts de la stratégie sur les ressources humaines. Quels métiers vont être amenés à se développer ? Quelles compétences seront nécessaires ? Et, quelles sont les actions permettant de les obtenir ?  

Une opportunité pour repenser le Strategic Workforce Planning

C’est pourquoi, la Strategic Workforce Planning doit à la fois accompagner l’entreprise à un niveau global : faire l’état des lieux de leurs ressources humaines d’aujourd’hui, décliner la stratégie d’entreprise, analyser les écarts par rapport aux besoins en compétences… Mais également, apporter de la valeur au niveau individuel du collaborateur : faciliter sa mobilité, l’aider à définir son parcours de carrière et les formations pertinentes pour son profil… Faute de quoi, les plans proposés ont de fortes chances de ne rester que très théoriques, sans jamais être vraiment déclinés au sein des équipes et les meilleurs collaborateurs seront vite tentés d’aller se développer dans une autre entreprise.

Cependant, cette démarche est vite confrontée aux limites actuelles, des RRH ou correspondants RH avec des périmètres à couvrir très vastes et des opportunités de métier réparties dans différentes régions ou pays… Les managers sont aussi bien souvent un frein à la déclinaison de cette nouvelle culture qui pourraient engendrer le départ de leurs meilleurs collaborateurs. Alors comment accompagner les carrières des collaborateurs en prenant en compte la stratégie de l’entreprise ?

De nouvelles solutions pour répondre à ces nouveaux enjeux de Strategic Workforce Planning

Les nouveaux outils sont en train de révolutionner la gestion des ressources humaines.  Grâce à l’intelligence artificielle, ces outils sortent de « la simple » gestion administrative des salariés (la paie, les congés…) pour apporter des conseils à valeur ajoutée et guider les RH, les managers et les salariés sur leur carrière. Leur capacité à analyser en masse le profil des collaborateurs, les offres de poste ou encore les attentes des collaborateurs offre aux RH, aux managers et aux collaborateurs des guides utiles pour leur développement ou celui de l’entreprise : prochain poste possible, compétences à développer ou encore formation la plus recherchée. La pertinence du conseil formulé est alors un gage du succès de l’outil. Elle est la garantie que les collaborateurs et les managers reviendront l’utiliser régulièrement et fourniront ainsi les éléments utiles aux équipes RH. En effet, combien d’outils RH de « rêve » finissent aux oubliettes, faute d’utilisateurs.

Si ces outils sont vraiment des catalyseurs du développement des talents et de la gestion efficace des ressources humaines, ils ne fonctionnent que s’il y a des relations humaines… par essence, entre humains. Ils permettent de gagner rapidement en maturité et de structurer les données RH et doivent s’accompagner également d’un changement de culture. Les RH sont des partenaires des collaborateurs. Ces programmes donnent des pistes, sont un gain de temps ou développent de nouvelles interactions, mais ils ne prennent pas de décision ! Les algorithmes, l’IA et le big data ne remplacent pas les échanges humains entre le manager et son collaborateur. La valeur fédérative est la confiance, or celle-ci ne s’automatise pas. Le RH associé au manager conserve et conservera toute sa place dans l’accompagnement du développement humain d’une entreprise.

  

 

 

        
 

 

Mots-clés: START-UP, LabRH, COMPETENCES, MagRH5, cartographie

Transformation numérique, technologies, intelligence artificielle ...