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Il y a urgence à acculturer nos dirigeants d’entreprise à l’intelligence artificielle

Il y a urgence à acculturer nos dirigeants d’entreprise à l’intelligence artificielle

Par Thomas Houdaille, fondateur de Catalix, l’école de l’IA pour le business

Nous vivons une période paradoxale : il n’y a jamais eu autant de buzz au sujet de l’intelligence artificielle (IA), mais très peu de dirigeants d’entreprises françaises en ont une vision claire. Or l’IA, le Machine Learning en particulier (associé à l’IA symbolique le cas échéant), devrait être un sujet prioritaire pour la plupart des grandes (et moins grandes) entreprise car elle impacte potentiellement le développement de leur chiffre d’affaires et l’ensemble des processus, leur organisation, et car elle pose nombre de questions nécessaires sur la relation entre l’homme, l’employé et le citoyen, et les technologies digitales. D’où l’importance de sensibiliser et d’acculturer les dirigeants d’entreprise et leurs managers à l’IA 

Plusieurs études récentes sur l’impact de l’IA à l’horizon 2035 affirment que la croissance économique d’un pays ne s’évaluera plus en fonction de son capital mais en fonction de son degré́ de maturité́ en Intelligence Artificielle. D’après une étude d’Accenture, l’IA pourrait accroître de près de 38% en moyenne la rentabilité des entreprises à cette échéance ! Sans prendre ces études pour parole d’évangile, force est de constater la montée en puissance et la diversité́ des exemples d’applications de l’IA autour de nombreux usages : mieux comprendre ses clients et prédire les ventes, optimiser les opérations et processus métiers, détecter les fraudes ou pannes, transformer les produits et inventer de nouveaux modèles économiques, en lien notamment avec les objets connectés (ex véhicule autonome) … 

Dans un futur proche, l’IA modifiera la nature même du travail et des relations homme-machine. Elle prendra en charge les tâches répétitives et codifiables et bousculera les modèles traditionnels d’organisation du travail. Elle permettra d’augmenter les capacités professionnelles des collaborateurs, en les déchargeant de tâches d’analyse et en réduisant le temps menant a la prise de décision. L’IA pourrait ainsi permettre aux entreprises de devenir plus performantes, plus flexibles, et plus horizontales ; et d’offrir à ses salaries des perspectives d’évolution vers des tâches à plus forte valeur ajoutée et complémentaires à l’IA. Certaines fonctions vont probablement disparaître et l’impact sur l’emploi sera significatif, même s’il est très difficile de faire des prévisions. Raison de plus pour s’y préparer. Mais on n’en est pas encore là, et la réalité de l’IA en entreprise est très variable, en particulier en France, qui globalement accuse un retard significatif par rapport à la Chine, aux USA et au Canada. Dans l’industrie, de 15 à 20% des entreprises auraient mis en place des pôles de compétence dédiés, et commencé à déployer des solutions opérationnelles. Quelques grandes banques françaises sont déjà très avancées quand d’autres ont à peine démarré. Certains acteurs du digital et startups sont quant à elles déjà des « AI companies ».

Dans les grandes entreprises françaises, on est encore la plupart du temps dans une phase d’expérimentation, avec des projets pilotes qui ne tiennent pas toujours leurs promesses. La première raison est sans doute que les entreprises lancent beaucoup d’initiatives en parallèle au lieu de se consacrer sur quelques projets prioritaires. La seconde, qui est indirectement liée, est que le management (top et opérationnel) n’est pas assez investi sur le sujet. Il délègue bien souvent aux CDO et aux Data Scientists, par manque de culture et de vision stratégique sur le sujet.

Or les projets IA sont par la nature même de l’apprentissage automatique des projets qui nécessitent une approche « agile », beaucoup de « test and learn » et une forte association des équipes métiers aux data scientists. Au-delà de l’algorithmie (qui nécessite un vrai savoir-faire), il y a un enjeu particulier autour des process métiers travaillés, des données utilisées… et il faut souvent combiner les techniques d’analyse des données avec l’holistique et l’empirique que connaissent les gens du métier pour être capable de sortir un signal significatif.

Il est temps que les dirigeants et leurs managers se saisissent de l’IA ! Et ca n’est pas seulement un sujet de technologie, mais de culture d’entreprise et donc également de ressources humaines. Plus généralement si certains salariés sont prêts à jouer la carte de l’IA parce qu’ils en voient les bénéfices, pour d’autres, c’est l’inquiétude d’une grande déshumanisation qui règne. A l’aube d’une époque où la transformation des métiers va s’accélérer, beaucoup d’information et de formation reste à faire pour combler ce large déficit de compréhension et tordre le cou à nombre de fantasmes.

« Machine learning is a fundamental new technology that can create immense value to humankind. At the same time, it will challenge society. Not to try to understand how it works would be irresponsible ». Risto Siilasmaa, Pdt du Conseil d’Administration de Nokia, qui s’est formé au Machine Learning et a décidé de former tous les employés de son entreprise ! 

 

  

 

 

      

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La data au service du Workforce planning

La data au service du Workforce planning

An Rycek, Cisco - Strategic Workforce Planning Manager,
Global virtual sales & engineering

Pouvez-vous présenter Cisco en quelques mots ?

Cisco est une entreprise IT américaine spécialisée dans les solutions télécom (Infrastructures, 

Sécurité, Services, Applications…) qui emploie environ 74 000 employés dans le monde et se reconfigure en permanence (190 acquisitions depuis 1993). Pour illustrer ce qu’est Cisco, je peux prendre deux exemples de projets que Cisco a mené récemment : 

(1) A Barcelone, nous avons créé ensemble avec notre eco-système la ville du futur (Smart city/ville intelligente) en déployant l’informatique géodistribuée (fog computing) pour gérer notamment grâce aux données via l’internet des objets l’éclairage, le trafic automobile ou les déchets de manière plus intelligente afin d’optimiser la consommation d’énergie et les flux ;

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Désacraliser le digital

Désacraliser le digital

Pouvez-vous nous définir à la fois le marché sur lequel vous opérez aujourd’hui et les typologies de demandes de vos clients, bien que l’intitulé même de votre pôle soit déjà une réponse ?

Nous sommes sollicités par les entreprises qui souhaitent anticiper ou accompagner les transformations autour de l’I.A. On peut d’ailleurs parler plutôt simplement d’automatisation dans la mesure où les niveaux d’I.A. peuvent varier fortement d’une entreprise à l’autre, en fonction du secteur ou même en interne en fonction du métier considéré (par exemple, le Marketing est particulièrement avancé en la matière). Quel que soit le niveau d’« intelligence », cette automatisation du recueil et du traitement des données implique des évolutions importantes des modèles organisationnels. L’exploitation des données et expériences clients auront tout naturellement un impact sur les données et l’expérience collaborateurs.

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Workforce planning : comment l'IA va révolutionner cette pratique

Workforce planning : comment l'IA va révolutionner cette pratique

Le Workforce Planning (WP) est étroitement imbriqué à la gestion du capital humain. Il est devenu une pratique récurrente dans les directions de R.H., étant à l’origine des décisions d’avenir. Son moteur est la planification des compétences nécessaires à l’entreprise dans un futur proche. Celle-ci est aussi abordée à travers la GPEC de manière très ‘légaliste’ ; le WP, lui est lié à la stratégie de l’entreprise. Il dessine l’entreprise future, et donc son organisation, à travers la gestion des ressources et des compétences. La démarche passera en premier lieu par la qualification des compétences de demain, puis l’adéquation avec celles d’aujour­d’hui pour définir, activer les plans de mobilité et de recrutement. 

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La réalité virtuelle à la conquête de la formation

Podcasts, mobile learning, MOOCs, apps, sessions de coaching, serious games, … les formats et les méthodes d’apprentissage au service de la stratégie de formation des entreprises sont nombreux. L’une des dernières arrivantes sur le devant de cette scène bien remplie, la réalité virtuelle (VR), commence à faire parler d’elle dans les académies digitales et les learning labs. Pourtant, la VR n’a rien de nouveau - la technologie existe depuis les années 60, mais a longtemps été cantonnée aux domaines de la recherche, de l’aéronautique, des arts et du jeu. Quels sont les moteurs de son apparition plus ou moins récente dans le paysage de la formation ? Quel usage est-il fait de la VR dans les entreprises aujourd’hui, et sous quelles modalités ? Quel potentiel ce média immersif apporte-t-il par rapport aux autres technologies actuelles ? 

Une efficacité opérationnelle accrue
par la réalité virtuelle

Certains grands groupes tirent parti des technologies immersives dans un souci d’optimisation de leurs activités de formation, pour permettre aux apprenants d’intégrer des concepts plus efficacement, mais également pour remplacer des sessions en présentiel parfois coûteuses et compliquées à mettre en place. « Nous avons commencé à nous intéresser à la VR en 2014  », raconte Denis Clément, Responsable du développement de la digitalisation et innovation au sein de la formation Air France industrie.  »Cette année-là, nous devions former tout notre personnel technique à un nouvel avion qui rejoignait notre flotte, le 787, mais l’avion n’était pas encore arrivé, impossible donc de former le personnel ! C’était une situation d’autant plus compliquée que l’autorité européenne nous imposait de réaliser des formations très pratiques avant la mise en service de l’avion.  » Pour pallier à cet imprévu logistique, l’équipe Air France industrie a développé un large catalogue de programmes en réalité virtuelle pour permettre à son personnel d’expérimenter des simulations de maintenance, et de se familiariser avec les fonctionnalités de l’appareil.

À l’instar d’Air France, le groupe Schneider Electric a également tiré parti de la VR dans le cadre de la formation de ses collaborateurs, sur des tâches d’exploitation. “Nous utilisons la VR depuis plusieurs années, dans un contexte business très précis et très opérationnel”, explique Paul-Henry Fallourd, qui dirige la Learning Strategy et l’Université du groupe Schneider Electric. “Nos programmes couvrent la sécurité - notamment former des techniciens aux bons gestes à adopter pendant une installation - mais aussi la formation aux interventions de maintenance et la visite d’usines.” La réalité virtuelle se distingue sur ce cas d’usage de plusieurs manières: 

Il est possible de former des collaborateurs à des gestes de sécurité de manière concrète, en les mettant en situation, mais sans les soumettre à un risque ou un danger.

La reconstitution de sites industriels en VR permet d’éviter de mobiliser des collaborateurs (et du budget additionnel) pour les faire se rendre sur place. 

Créer des environnements plus performants que le réel

La réalité virtuelle ouvre un vaste champ des possibles en permettant de reconstituer des environnements dont chaque paramètre est contrôlé et peut être ajusté en temps réel, en fonction des besoins de l’apprenant. Certains y voient même l’opportunité d’aller plus loin, et de concevoir des environnements de toutes pièces, qui seraient difficiles, coûteux, voire même impossibles à réaliser dans la réalité. 

C’est le cas des programmes conçus par l’équipe d’Alexandre Chiriac, responsable du service DIgital Learning et Innovation pour le personnel navigant d’Air France. Bien que les modules proposés aux pilotes ainsi qu’au personnel navigant commercial ont été initialement conçus dans un double objectif : offrir aux apprenants une solution souple et adaptative (ATAWAD : any time, any where, any device) mais aussi un souci d’économie (le coût d’immobilisation d’un pilote au sol et le coût d’un simulateur de vol étant extrêmement élevés). Puis, Alexandre et ses équipes ont rapidement fait évoluer les formations en créant des environnements et des situations difficiles à reproduire dans le “réel” : un début d’incendie dans la zone de repos de l’avion, une fuite dans les toilettes pendant un vol, un amerrissage… Des situations somme toute peu souhaitables mais auxquelles le personnel se doit de savoir faire face ! L’expérience est d’autant plus marquante que,  outre le casque créant une immersion « visuelle », l’apprenant est équipé de manettes utilisant la technologie haptique, et permettant une expérience sensorielle très complète dans l’environnement virtuel. 

Au-delà des considérations d’économie dans le déploiement des programmes et de formation à l’échelle que permet la réalité virtuelle, on observe aussi sur le marché des initiatives plutôt réussies d’onboarding des collaborateurs ou de marque employeur à des visées de recrutement. 

Dans le cas de l’onboarding par exemple, le cabinet d’audit PwC utilise la VR pour faire découvrir à ses futurs collaborateurs son campus à Neuilly : deux jeunes consultants jouent le rôle de guides, leur permettant de découvrir la qualité des installations, de se promener dans chaque département, et de rencontrer les équipes “virtualisées” qui présentent leurs activités. Une belle manière de s’imprégner de l’état d’esprit des collaborateurs.

Travailler ses connaissances et ses “soft skills” dans un environnement virtuel

L’utilisation de la VR pour réduire les coûts d’infrastructure liés à la formation et pour passer plus rapidement à l’échelle est une chose, mais elle ne représente que la partie immergée de l’iceberg des opportunités qu’offre cette technologie en termes d’expérience apprenante. 

C’est ce que pressentent Julien Ricard, responsable de l’académie Bouygues Telecom, et son équipe. “Après avoir étudié ce que la VR pouvait apporter à nos dispositifs d’apprentissage, nous avons décidé de concevoir un POC (Proof Of Concept) avec un partenaire externe. Nous souhaitons tester cette modalité d’apprentissage à la fois en formation d’intégration, pour valider la compréhension des concepts et également en recyclage sur le terrain”, explique-t-il. “Nous n’abordons pas la VR comme un gadget à la mode”, continue Julien Ricard, “avant de lancer cette initiative, nous nous sommes demandé comment utiliser cette technologie pour créer une situation pédagogique plus impactante du point de vue collaborateur, plus efficiente que du présentiel ou un dispositif e-learning pour son déploiement, et également utile pour mesurer et comparer la performance de chaque apprenant de manière objective, en l’intégrant dans notre écosystème de mesure de la performance formation.»

Recréer des situations plus vraies que nature, mais dont tous les paramètres sont contrôlés pour s’adapter aux réactions de l’apprenant et lui faire du feedback en temps réel, d’une part. Pouvoir mesurer de manière objective, en fonction d’un étalon standard, les performances de chaque individu formé, d’autre part. C’est la promesse du programme Pitchboy : un outil de formation à la vente et à la relation client en réalité virtuelle. Le programme permet aux apprenants de se confronter (par exemple) à un acheteur potentiel, de s’entraîner à la vente, en tentant de convaincre leur interlocuteur virtuel, et au final d’être évalués individuellement. Cette dimension de mesure de la performance mais également le droit pour l’apprenant à l’erreur (puisque le masque autorise un entrainement autant de fois que le besoin s’en fait ressentir), confère à la réalité virtuelle un fort avantage sur le réel. 

Au Etats-Unis, on explore les leviers de l’empathie dans le secteur de la distribution

L’usage de la réalité virtuelle aux Etats-Unis est bien plus développé qu’en Europe, et cette avance sur le sujet prise par les entreprises américaines est parfaitement illustrée par le cas du géant de la distribution Walmart. 

L’entreprise, plus grand employeur privé au monde, a fait couler beaucoup d’encre en Septembre dernier, en annonçant l’acquisition de 17,000 masques de VR pour former 1 million de salariés en 2019 aux Etats-Unis.

Derrière cette annonce fracassante, une stratégie bien pensée et mesurée : Walmart a développé près de 45 modules de formation conçus pour donner à chaque employé une expérience plus vraie que nature de situations bien identifiées et difficiles à reproduire dans un magasin en temps réel, comme par exemple la gestion des flux de clients en magasin lors de la fameuse journée du “Black Friday”, la journée la plus chargée de l’année. 

“L’atout majeur de la réalité virtuelle est sa capacité à rendre l’apprentissage expérientiel”, affirme Andy Trainor, directeur des académies américaines de Walmart, dans un article publié récemment sur le blog de l’entreprise. “Lorsque vous regardez un module dans votre masque, votre cerveau réagit comme si vous aviez vécu une situation. Nous avons également constaté que la formation en réalité virtuelle renforce la confiance et la rétention, tout en améliorant les résultats aux tests de 10 à 15%.»

C’est en s’appuyant sur cette dimension expérientielle que Walmart compte former ses collaborateurs non seulement aux routines et aux règles de conformité, mais également à toute une palette de “soft skills”, notamment l’empathie et le support client - deux attributs essentiels pour aider l’entreprise à affirmer son leadership sur un marché sous forte pression. 

Comment chaque entreprise peut-elle s’approprier la réalité virtuelle de manière pertinente ?

“Je crois énormément dans les bienfaits de l’apprentissage immersif : je deviens de plus en plus convaincue que l’on doit traiter le learning de manière holistique : délivrer une “mind, body and heart experience” (coeur - tête - main).”, partage Rhonda Bernard, directrice du Learning et Talent Management EMEA pour une entreprise dans l’industrie de la beauté. “L’enjeu à venir sera de savoir lier chaque programme d’apprentissage en VR à un objectif pédagogique, mais aussi faire le lien avec les activités des apprenants dans leur quotidien, pour s’assurer que l’expérience virtuelle a un véritable écho dans leur quotidien.”

“La capacité à parfaitement exploiter le potentiel de la réalité virtuelle pour la formation n’est pas, ou n’est plus, le fait d’un.e champion.ne qui au sein de l’entreprise va développer un POC dans son coin. L’exemple de Walmart nous montre que le tandem VR+formation a des répercussions sur la stratégie RH, et son impact va jusqu’au niveau du Comex. Dans ce contexte, il est impératif que toutes les parties prenantes aient un même niveau de compréhension, de connaissances et d’expérimentation de la VR. C’est ce socle culturel commun qui permet à la VR de servir de tremplin à la formation” partage Bertrand Wolff, co-fondateur du Pavillon, un lieu dédié aux usages AR et VR pour les entreprises à Paris. 

À chaque entreprise donc de savoir identifier les faiblesses de ses programmes de formation ou les nouveaux besoins de ses apprenants (temps passé à apprendre, volume des programmes, complexité des formations, ...) , pour jauger de l’efficacité de la réalité virtuelle, qui peut venir enrichir drastiquement certains aspects de l’expérience apprenante des collaborateurs. “Au-delà de l’amélioration de l’existant, la VR ouvre des portes, et permet d’inventer des modalités pédagogiques nouvelles en modifiant le rapport entre l’apprenant, l’environnement, et le formateur”, complète Bertrand.

 

  

 

 

      
 

 

Mots-clés: START-UP, LabRH, COMPETENCES, MagRH5, cartographie

Transformation numérique, technologies, intelligence artificielle ...

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