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La data au service du Workforce planning

La data au service du Workforce planning

An Rycek, Cisco - Strategic Workforce Planning Manager,
Global virtual sales & engineering

Pouvez-vous présenter Cisco en quelques mots ?

Cisco est une entreprise IT américaine spécialisée dans les solutions télécom (Infrastructures, 

Sécurité, Services, Applications…) qui emploie environ 74 000 employés dans le monde et se reconfigure en permanence (190 acquisitions depuis 1993). Pour illustrer ce qu’est Cisco, je peux prendre deux exemples de projets que Cisco a mené récemment : 

(1) A Barcelone, nous avons créé ensemble avec notre eco-système la ville du futur (Smart city/ville intelligente) en déployant l’informatique géodistribuée (fog computing) pour gérer notamment grâce aux données via l’internet des objets l’éclairage, le trafic automobile ou les déchets de manière plus intelligente afin d’optimiser la consommation d’énergie et les flux ;

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Non à la gadgetisation de la fonction RH

Non à la gadgetisation de la fonction RH

En matière de mode informatique RH, un clou chasse l’autre, et nous n’avons pas fini d’installer la version 2.0 que l’on nous promet non plus le 3.0 mais le 4.0 et bientôt le 5.0… La mode du moment, l’avenir salvateur de la fonction, le nec plus ultra qui envahira nos « time line » à la rentrée (si l’on est un lecteur assidu des posts RH sur les réseaux sociaux), risque de ne plus être le BIG DATA mais le BOT. L’avenir est dans le BOT.  

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Il y a urgence à acculturer nos dirigeants d’entreprise à l’intelligence artificielle

Il y a urgence à acculturer nos dirigeants d’entreprise à l’intelligence artificielle

Par Thomas Houdaille, fondateur de Catalix, l’école de l’IA pour le business

Nous vivons une période paradoxale : il n’y a jamais eu autant de buzz au sujet de l’intelligence artificielle (IA), mais très peu de dirigeants d’entreprises françaises en ont une vision claire. Or l’IA, le Machine Learning en particulier (associé à l’IA symbolique le cas échéant), devrait être un sujet prioritaire pour la plupart des grandes (et moins grandes) entreprise car elle impacte potentiellement le développement de leur chiffre d’affaires et l’ensemble des processus, leur organisation, et car elle pose nombre de questions nécessaires sur la relation entre l’homme, l’employé et le citoyen, et les technologies digitales. D’où l’importance de sensibiliser et d’acculturer les dirigeants d’entreprise et leurs managers à l’IA 

Plusieurs études récentes sur l’impact de l’IA à l’horizon 2035 affirment que la croissance économique d’un pays ne s’évaluera plus en fonction de son capital mais en fonction de son degré́ de maturité́ en Intelligence Artificielle. D’après une étude d’Accenture, l’IA pourrait accroître de près de 38% en moyenne la rentabilité des entreprises à cette échéance ! Sans prendre ces études pour parole d’évangile, force est de constater la montée en puissance et la diversité́ des exemples d’applications de l’IA autour de nombreux usages : mieux comprendre ses clients et prédire les ventes, optimiser les opérations et processus métiers, détecter les fraudes ou pannes, transformer les produits et inventer de nouveaux modèles économiques, en lien notamment avec les objets connectés (ex véhicule autonome) … 

Dans un futur proche, l’IA modifiera la nature même du travail et des relations homme-machine. Elle prendra en charge les tâches répétitives et codifiables et bousculera les modèles traditionnels d’organisation du travail. Elle permettra d’augmenter les capacités professionnelles des collaborateurs, en les déchargeant de tâches d’analyse et en réduisant le temps menant a la prise de décision. L’IA pourrait ainsi permettre aux entreprises de devenir plus performantes, plus flexibles, et plus horizontales ; et d’offrir à ses salaries des perspectives d’évolution vers des tâches à plus forte valeur ajoutée et complémentaires à l’IA. Certaines fonctions vont probablement disparaître et l’impact sur l’emploi sera significatif, même s’il est très difficile de faire des prévisions. Raison de plus pour s’y préparer. Mais on n’en est pas encore là, et la réalité de l’IA en entreprise est très variable, en particulier en France, qui globalement accuse un retard significatif par rapport à la Chine, aux USA et au Canada. Dans l’industrie, de 15 à 20% des entreprises auraient mis en place des pôles de compétence dédiés, et commencé à déployer des solutions opérationnelles. Quelques grandes banques françaises sont déjà très avancées quand d’autres ont à peine démarré. Certains acteurs du digital et startups sont quant à elles déjà des « AI companies ».

Dans les grandes entreprises françaises, on est encore la plupart du temps dans une phase d’expérimentation, avec des projets pilotes qui ne tiennent pas toujours leurs promesses. La première raison est sans doute que les entreprises lancent beaucoup d’initiatives en parallèle au lieu de se consacrer sur quelques projets prioritaires. La seconde, qui est indirectement liée, est que le management (top et opérationnel) n’est pas assez investi sur le sujet. Il délègue bien souvent aux CDO et aux Data Scientists, par manque de culture et de vision stratégique sur le sujet.

Or les projets IA sont par la nature même de l’apprentissage automatique des projets qui nécessitent une approche « agile », beaucoup de « test and learn » et une forte association des équipes métiers aux data scientists. Au-delà de l’algorithmie (qui nécessite un vrai savoir-faire), il y a un enjeu particulier autour des process métiers travaillés, des données utilisées… et il faut souvent combiner les techniques d’analyse des données avec l’holistique et l’empirique que connaissent les gens du métier pour être capable de sortir un signal significatif.

Il est temps que les dirigeants et leurs managers se saisissent de l’IA ! Et ca n’est pas seulement un sujet de technologie, mais de culture d’entreprise et donc également de ressources humaines. Plus généralement si certains salariés sont prêts à jouer la carte de l’IA parce qu’ils en voient les bénéfices, pour d’autres, c’est l’inquiétude d’une grande déshumanisation qui règne. A l’aube d’une époque où la transformation des métiers va s’accélérer, beaucoup d’information et de formation reste à faire pour combler ce large déficit de compréhension et tordre le cou à nombre de fantasmes.

« Machine learning is a fundamental new technology that can create immense value to humankind. At the same time, it will challenge society. Not to try to understand how it works would be irresponsible ». Risto Siilasmaa, Pdt du Conseil d’Administration de Nokia, qui s’est formé au Machine Learning et a décidé de former tous les employés de son entreprise ! 

 

  

 

 

      

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Face à la disruption numérique : Manager ou Citoyen ?

Face à la disruption numérique : Manager ou Citoyen ?

Le DRH face à la disruption numérique… manager ou citoyen ?

Par André Perret, VP Groupe DEVER

Vous vous doutez immédiatement de la réponse, quasiment induite dans la question : les deux, mon général ! Mais est-il possible d’approfondir ce qui pourrait devenir à terme, une injonction paradoxale ?

En préambule, est-il bon d’insister sur la porosité de plus en plus marquée entre espace professionnel et espace privé, ce dernier par un sourire du destin incluant l’espace public ou sociétal. La fameuse règle des trois unités propres à la tragédie (lieu, temps, action) explose chaque jour un peu plus en entreprise. Qu’on en arrive à légiférer sur la déconnection en est une preuve suffisante s’il en faut une.

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Strategic workforce planning : les mutations du monde du travail

Face à la disruption induite par l’ère des plateformes (Amazon, Uber…) et de la digitalisation des processus (CRM, signature électronique…), les entreprises doivent s’adapter et de fait adapter leurs ressources humaines. Le Strategic Workforce Planning est une brique essentielle pour accompagner cette transformation et replacer la DRH au centre de la stratégie d’entreprise.

Développer la culture HR Data Analytics
pour accompagner la DG dans la définition
de la stratégie 

L’opération est pourtant un vrai challenge. Faute de culture et de « coutume  » les Directions générales n’intègrent pas assez la composante RH dans la définition de leur stratégie, alors qu’elle est pourtant une composante majeure si ce n’est première de sa réussite. Pour permettre aux équipes RH d’être des contributeurs plus actifs à la définition de la stratégie à moyen et à long terme, celles-ci doivent développer leur culture « data  » afin d’obtenir des métriques soutenant leur message auprès de la DG, tel que pourrait le faire un DAF ou un DSI. Une cartographie des compétences actualisée, la maturité des équipes sur telle ou telle technologie, une pyramide des âges fine ou encore un repérage des métiers sous tensions ou externalisables sont autant d’éléments éclairant les décisions stratégiques. Définir ces métriques est essentiel pour accompagner la construction de la stratégie, mais avoir la capacité de les actualiser régulièrement est un facteur clé de la bonne déclinaison opérationnelle des orientations identifiées.

Cet exercice est cependant une gageure. Si les RH ont des données, elles sont peu structurées, souvent réparties dans différents SI RH et fichiers Excel / Word, et peu exploitables en l’état, commentaire dans une fiche d’évaluation ou lors d’une people review par exemple. De plus, souvent, seuls les métiers ont les clés d’analyses permettant l’exploitation pertinente de ces données – besoins futurs de compétences, nouvelles activités en création, par exemple - et il est indispensable de structurer des échanges réguliers entre les RH et les métiers. Il faut également répondre aux difficultés des équipes RH face à la manipulation des données en masse, la culture HR Data Analytics étant encore souvent balbutiante.

Un besoin urgent d’accompagner la mutation des métiers dans l’entreprise

Réaliser cet exercice est d’autant plus urgent que 65% des emplois du futur n’existent pas encore aujourd’hui. Circonstances aggravantes, les nouveaux métiers se développent souvent dans des secteurs en pénurie, métiers du digital, de la data... Il est donc indispensable d’accompagner le développement des compétences des collaborateurs vers ces nouveaux métiers en identifiant les candidats potentiels à ce « re-skilling » et en leur proposant les opportunités – formation, projet ou poste – et les mettant en œuvre. Pour mener à bien cette démarche, il faut rendre le collaborateur acteur de sa carrière. 

Cette démarche est aussi l’opportunité de répondre aux attentes des nouvelles générations, les « millenials ». Ils constituent déjà presque un quart de la population active en France et ils composeront la moitié des actifs en 2025.  Ils sont à la recherche d’une nouvelle expérience employé. Ces collaborateurs 2.0 veulent travailler dans une organisation collaborative et agile, en mode projet.  Ils attendent que leurs compétences soient développées et reconnues, que leurs parcours de carrières soient flexibles. Ils savent aussi qu’ils vont changer de métier plusieurs fois et sont attirés par les possibilités d’expérimenter différentes options de carrière. Le rôle des équipes RH est vraiment d’aider les collaborateurs à prendre en main leurs carrières et leur expliquer quelles seront les impacts de la stratégie sur les ressources humaines. Quels métiers vont être amenés à se développer ? Quelles compétences seront nécessaires ? Et, quelles sont les actions permettant de les obtenir ?  

Une opportunité pour repenser le Strategic Workforce Planning

C’est pourquoi, la Strategic Workforce Planning doit à la fois accompagner l’entreprise à un niveau global : faire l’état des lieux de leurs ressources humaines d’aujourd’hui, décliner la stratégie d’entreprise, analyser les écarts par rapport aux besoins en compétences… Mais également, apporter de la valeur au niveau individuel du collaborateur : faciliter sa mobilité, l’aider à définir son parcours de carrière et les formations pertinentes pour son profil… Faute de quoi, les plans proposés ont de fortes chances de ne rester que très théoriques, sans jamais être vraiment déclinés au sein des équipes et les meilleurs collaborateurs seront vite tentés d’aller se développer dans une autre entreprise.

Cependant, cette démarche est vite confrontée aux limites actuelles, des RRH ou correspondants RH avec des périmètres à couvrir très vastes et des opportunités de métier réparties dans différentes régions ou pays… Les managers sont aussi bien souvent un frein à la déclinaison de cette nouvelle culture qui pourraient engendrer le départ de leurs meilleurs collaborateurs. Alors comment accompagner les carrières des collaborateurs en prenant en compte la stratégie de l’entreprise ?

De nouvelles solutions pour répondre à ces nouveaux enjeux de Strategic Workforce Planning

Les nouveaux outils sont en train de révolutionner la gestion des ressources humaines.  Grâce à l’intelligence artificielle, ces outils sortent de « la simple » gestion administrative des salariés (la paie, les congés…) pour apporter des conseils à valeur ajoutée et guider les RH, les managers et les salariés sur leur carrière. Leur capacité à analyser en masse le profil des collaborateurs, les offres de poste ou encore les attentes des collaborateurs offre aux RH, aux managers et aux collaborateurs des guides utiles pour leur développement ou celui de l’entreprise : prochain poste possible, compétences à développer ou encore formation la plus recherchée. La pertinence du conseil formulé est alors un gage du succès de l’outil. Elle est la garantie que les collaborateurs et les managers reviendront l’utiliser régulièrement et fourniront ainsi les éléments utiles aux équipes RH. En effet, combien d’outils RH de « rêve » finissent aux oubliettes, faute d’utilisateurs.

Si ces outils sont vraiment des catalyseurs du développement des talents et de la gestion efficace des ressources humaines, ils ne fonctionnent que s’il y a des relations humaines… par essence, entre humains. Ils permettent de gagner rapidement en maturité et de structurer les données RH et doivent s’accompagner également d’un changement de culture. Les RH sont des partenaires des collaborateurs. Ces programmes donnent des pistes, sont un gain de temps ou développent de nouvelles interactions, mais ils ne prennent pas de décision ! Les algorithmes, l’IA et le big data ne remplacent pas les échanges humains entre le manager et son collaborateur. La valeur fédérative est la confiance, or celle-ci ne s’automatise pas. Le RH associé au manager conserve et conservera toute sa place dans l’accompagnement du développement humain d’une entreprise.

 

  

 

 

      
 

 

Mots-clés: START-UP, LabRH, COMPETENCES, MagRH5, cartographie

Transformation numérique, technologies, intelligence artificielle ...

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