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SIRH : Les frontières se déplacent... les conflits aussi

SIRH : Les frontières se déplacent... les conflits aussi

« Le territoire témoigne d’une appropriation à la fois économique, idéologique et politique (sociale donc) de l’espace par des groupes qui se donnent une représentation particulière d’eux-mêmes, de leur histoire, de leur singularité »[1]. Avec cette affirmation, le géographe français Guy Di Méo nous renvoie finalement à ce qui est peut-être un atavisme dont on est encore bien loin de s’affranchir contrairement à ce que les sirènes digitales voudraient faire croire. L’engouement pour une transformation digitale qui modifie notre rapport à l’espace et au temps au point d’abolir les frontières et les silos des organisations ne doit pas occulter une réalité humaine faite d’aversion au risque et de peurs dont on sait qu’elles sont au cœur du besoin de contrôle donc du réflexe du territoire, donc des frontières.

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La réalité virtuelle à la conquête de la formation

La réalité virtuelle à la conquête de la formation

Podcasts, mobile learning, MOOCs, apps, sessions de coaching, serious games, … les formats et les méthodes d’apprentissage au service de la stratégie de formation des entreprises sont nombreux. L’une des dernières arrivantes sur le devant de cette scène bien remplie, la réalité virtuelle (VR), commence à faire parler d’elle dans les académies digitales et les learning labs. Pourtant, la VR n’a rien de nouveau - la technologie existe depuis les années 60, mais a longtemps été cantonnée aux domaines de la recherche, de l’aéronautique, des arts et du jeu. Quels sont les moteurs de son apparition plus ou moins récente dans le paysage de la formation ? Quel usage est-il fait de la VR dans les entreprises aujourd’hui, et sous quelles modalités ? Quel potentiel ce média immersif apporte-t-il par rapport aux autres technologies actuelles ? 

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Gestion des compétences : tout dépend de la qualité et de la quantité des données

Gestion des compétences : tout dépend de la qualité et de la quantité des données

Nous entendons de plus en plus que les compétences de demain n’existent pas encore et que de nouveaux métiers vont apparaître… mais nous oublions souvent de continuer cette analyse : en effet, les personnes qui auront ces compétences et qui feront ces métiers demain, sont pour la grande majorité déjà dans l’entreprise. Il convient donc d’accompagner les montées en compétences de ses collaborateurs pour répondre demain au besoin grandissant de planification stratégique des effectifs.

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Pour une IA augmentée par l'humain

Pour une IA augmentée par l'humain

La fonction RH est-elle moutonnière ? Vous m’en excuserez, mais je ne puis m’empêcher de me poser cette question à la lecture de très nombreux articles qui fleurissent actuellement sur les réseaux sociaux ou dans la presse spécialisée.

En effet, si vous parlez le « globish » et/ou le « consultant », vous n’avez pu passer à côté des discours définitifs qui nous sont régulièrement assénées comme autant de vérités que nous aurions inexplicablement ignorées ; discours d’où il ressort que nous sommes définitivement des freins au développement du digital. Il nous faut « disrupter » la DRH, voici le genre de fadaises que l’on nous sert pour nous faire comprendre que nous ne sommes pas suffisamment, dans la novlangue en vogue, « disruptifs » ; et que sans cela nous serons définitivement « has-been ». Tout ceci dans une bonne logique classique et habituelle de "HR Bashing", c'est tellement facile. La fonction RH étant par nature une fonction à la recherche des compromis elle répond rarement à ce type d'attaques. Mais le travail de sape que mène ces acteurs du numérique ou du conseil est à bien des égard contre-productif tellement ils se trompent de cible.

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Gestion des compétences : tout dépend de la qualité et de la quantité des données

Nous entendons de plus en plus que les compétences de demain n’existent pas encore et que de nouveaux métiers vont apparaître… mais nous oublions souvent de continuer cette analyse : en effet, les personnes qui auront ces compétences et qui feront ces métiers demain, sont pour la grande majorité déjà dans l’entreprise. Il convient donc d’accompagner les montées en compétences de ses collaborateurs pour répondre demain au besoin grandissant de planification stratégique des effectifs.

Pour réussir cette transformation dans la gestion du capital humain, les évolutions techniques semblent inéluctables. Comment concilier une bonne gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) en s’appuyant sur des outils innovants ? Cela est-il indispensable ? Quels intérêts pouvons-nous en tirer ?

Après avoir secoué la problématique dans pas mal de directions, je me rends compte que deux éléments sont indispensables pour gérer les compétences dans l’entreprise :

  • Un volume suffisant de données est nécessaire 
  • Une bonne qualité des données est primordiale

C’est souvent la qualité des données qui manque dans un grand nombre d’entreprises. Avez-vous déjà constaté que l’outil qui rassemble les meilleurs data RH pour certaines entreprises peut finalement être LinkedIn. C’est en même temps génial et dramatique. Pour illustrer cela, l’entretien annuel est peut-être l’exemple qui fonctionne le mieux. Nombre d’entreprises réalisent encore leurs entretiens annuels sur papier. D’ailleurs, la qualité moyenne des informations collectées à cette occasion est souvent très bonne (compétences développées, appétences, mobilité, formation, …). Malgré cela, ces documents une fois complétés finissent trop souvent dans un caisson sous le bureau et lorsqu’il y en a trop on les met à la poubelle pour faire de la place. Dans le meilleur des cas, quelqu’un les aura scanné et enregistré sur un drive, mieux encore dans un SIRH.

Pour autant, après avoir appris lors de l’entretien annuel de Michel qu’il ne cesse de monter en compétence sur un sujet précis et pourrait passer manager ; qu’il voudrait quitter la région parisienne et aller vivre à Nantes. Ne demandez pas à son entreprise de faire le rapprochement avec une offre de mobilité interne à Nantes pour un poste de manager avec les compétences que Michel ne cesse de développer !!

Une fois ce constat fait, nous n’avons pas tellement avancé. Mais au moins, nous commençons à comprendre, comme une évidence, que l’intelligence artificielle pourrait nous donner un coup de main sur le sujet. Et nous voyons d’ailleurs se développer plusieurs entreprises se présentant comme des assistants RH. Leur rôle ne sera pas de supprimer la fonction RH, bien au contraire, mais bien d’automatiser les tâches qui n’ont pas de valeur ajoutée pour permettre aux équipes RH et managériale de se concentrer sur la partie de leur métier ayant une forte valeur ajoutée. 

On ne peut pas parler de GPEC et Strategic Workforce Planning sans parler de cartographie des compétences. Oups, je viens de jeter un pavé dans la marre et j’en suis navré. Néanmoins, ça suffit, il va enfin falloir faire quelque chose de ces cartographies et référentiels de compétences et/ou de métiers. Ici aussi, la qualité des informations que nous y retrouvons est plutôt très bonne mais ces informations ne sont pas accessibles et encore moins utilisables.

Pour en avoir vu un certain nombre, il se dégage une tendance à faire au même format ces cartographies dans des tableaux Excel. Deux à trois niveaux de profondeur réalisé par métier. Nous allons retrouver un onglet pour le Marketing, pour le Sales, ou encore pour la Project Management. Puis chaque onglet va présenter différents métiers, auxquels vont être associés des macro-compétences et parfois des micro-compétences. Il n’est pas rare de retrouver une compétence dans différents onglets et c’est donc comme si nous avions créé trois fois cette compétence ou pour être plus clair trois compétences différentes. A l’heure où nous parlons de compétences transverses, il est impossible de les piloter avec ce type de cartographie des compétences. La technologie rend possible le pilotage dynamique des cartographies des compétences. Nous l’expérimentons avec nos clients à qui nous apportons un outil pour piloter dynamiquement leurs compétences. Nous organisons les compétences dans des graphes et pouvons donc connecter une compétence à plusieurs compétences « parents » ou métiers afférents. Cela est une véritable révolution dans la gestion de compétences. Deux intérêts immédiats :

  1. Une personne qui souhaite renseigner ses compétences peut alors se voir suggérer des compétences qu’elle semble avoir développé sur la base d’une compétence déclarée ou d’une description d’une expérience.
  2. Lorsque vous recherchez une personne ayant une ou des compétences, vous détecter des personnes ayant un potentiel car ayant de nombreuses compétences connexes aux compétences recherchées.

J’aime bien rappeler que la technologie doit servir l’humain ! Cela est particulièrement vrai dans le domaine RH. Finalement la clef est certainement de connaître ses collaborateurs, connaître leurs compétences. Je vous laisse simplement imaginer ce que cela donne quand vous ajoutez dans ce type d’outils les appétences, les parcours de carrière, les formations possibles pour y parvenir, etc. La technologie révolutionne la fonction RH et n’a pas fini de le faire. N’attendez plus pour connaître vos collaborateurs, vous n’imaginez pas à quel point vous allez ré-enchanter leur carrière 

Mots-clés: START-UP, LabRH, COMPETENCES, MagRH5, cartographie

Transformation numérique, technologies, intelligence artificielle ...