Pour aller plus loin avec la prospective ...

La RSE en Belgique… dans le secteur bancaire…

La RSE en Belgique… dans le secteur bancaire…

Interview de Wilfried Remans, Directeur Corporate Social Responsability au sein de BNP Paribas Fortis.

Monsieur Remans, s’il fallait vous présenter vous-même que diriez-vous ?

Je suis responsable de la RSE et des Affaires Publiques depuis deux ans et demi, chez BNP Paribas-Fortis après avoir été Directeur des Affaires Sociales et membre des effectifs RH (Bien être au travail, relations sociales…) pour le reste vous pouvez voir mon profil LinkedIn…

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La RSE vue de Côte d’Ivoire

La RSE vue de Côte d’Ivoire

Interview de Souleymane Traore, DRH CFAO RETAIL Côte d’Ivoire

Monsieur Traore, êtes-vous concerné par la RSE dans votre rôle de DRH Ivoirien d’une structure de 800 personnes ?

La RSE a toujours fait partie de mes attributions en tant que DRH, encore plus depuis que je suis à CFAO. D’une manière générale les activités concernant la RSE se sont diversifiées, prenant de plus en plus d’ampleur dans mon activité de DRH. Il faut dire que la RSE occupe une place importante dans la politique des Entreprises en Cote d’Ivoire. Cette situation est liée d’une part à la présence de grandes multinationales dont les entités ivoiriennes sont porteuses des engagements en matière de RSE, mais aussi des entreprises nationales qui ont intégré qu’il s’agit là d’un élément différenciant ou qui sont simplement porteuses de valeurs citoyennes. 

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Reporting RSE, reporting de l’immatériel.

Reporting RSE, reporting de l’immatériel.

 

Par Jean-Claude Dupuis, professeur à l’Institut de Gestion Sociale, auteur de l’ouvrage « Économie et comptabilité de l’immatériel. Enjeux du reporting non financier »

Le champ du reporting non financier est travaillé depuis une vingtaine d’années par de nombreuses innovations tant au niveau national qu’international. D’un côté, des pratiques de reporting sur la Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) se sont développées, consacrées par le code de commerce : au-delà d’un certain seuil en capitalisation ou en effectifs, les sociétés ont l’obligation d’informer sur les impacts de leur activité et leurs engagements en matière de droits sociaux, de droits de l’homme, de protection de l’environnement, d’éthique des affaires, de liens avec les communautés environnantes et de gouvernance. D’un autre côté, la thématique du reporting du capital immatériel est montée en puissance avec un cortège d’initiatives visant à proposer des lignes directrices en matière de publication d’informations sur ledit capital immatériel.

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Recruter des militaires blessés : au-delà de la Responsabilité Sociale d’Entreprise, une démarche porteuse de sens

Recruter des militaires blessés : au-delà de la Responsabilité Sociale d’Entreprise, une démarche porteuse de sens

Par Dominique LEVY, Présidente du Groupe de Travail « Reconversion des Militaires Blessés » du Comité de Liaison Défense du MEDEF

Qu’elle survienne à l’entraînement, au combat, en opération extérieure ou dans le cadre du plan Vigipirate, la blessure chez le militaire est bien souvent une remise en question de l’avenir dans lequel il s’était projeté. Lorsque le parcours de soins médicaux s’achève par le couperet de l’inaptitude à exercer une profession combattante, un nouveau départ professionnel s’impose.

Les armées, soucieuses de ne laisser aucun des leurs au bord du chemin, ont mis en place un certain nombre de dispositifs pour aider les militaires blessés dans leur démarche de reconversion.

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Il est temps que les DRH et les directeurs RSE se parlent  !

Interview de Fabrice Bonnifet, Président du C3D (Collège des directeurs du DD), Propos recueillis par Martin Richer

Pouvez-vous nous présenter le C3D en quelques mots ?

L’ambition du C3D est d’être l’association de référence des acteurs qui œuvrent pour des entreprises plus responsables ! Plus de 150 Responsables DD/RSE d’entreprises ont rejoint le C3D en 11 ans dont 42 dans les 12 derniers mois. Le C3D est une communauté de gens qui s’entendent bien et qui aiment collaborer ensemble pour le bien commun.

A quoi attribuez-vous la bonne dynamique de vos adhésions ? 

Le développement durable pour une entreprise n’a rien d’obligatoire car sa survie n’est pas non plus indispensable. A priori peu d’entreprises souhaitent disparaître alors le développement durable tend à s’imposer comme une évidence. Il était temps et c’est ce qui explique l’augmentation du nombre des adhésions, car au C3D nous travaillons sur la durabilité des modèles économiques dans un monde en voie de décarbonation. 

Quelles sont les principales tendances que vous voyez à l’œuvre concernant la RSE et le DD ?

La tendance est de passer du pourquoi au comment, du blabla à l’action, des analyses de risques à la mise en œuvre des actions correctives, du « faire moins mal » au « faire mieux autrement », de l’engagement à l’implication…. La tendance c’est de décarboner par tous les moyens, les autres aspects de la RSE en dépendent.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la RSE et le DD ne sont que le paravent masquant les dérives d’un « capitalisme devenu fou », pour reprendre l’expression d’Emmanuel Macron le 11 juin à l’OIT ? 

Je leur réponds que oui l’humanité marche sur la tête. Oui le modèle qui consiste à créer puis vendre certains produits dont nous n’avons vraiment pas besoin, avec de l’argent que beaucoup n’ont pas ou plus, tout cela pour impressionner d’autres gens qui en n’ont rien à faire est un modèle pour le moins bizarre et qui nous conduit à l’effondrement. Mais je leur répond aussi qu’il y a nombre d’entreprises qui œuvrent pour améliorer effectivement la vie quotidienne des gens…..personne ne veut retourner chez un dentiste des années 80 !, la technologie est utile il est idiot de le contester, mais les comportements de consommation vont devoir évoluer vers plus de sobriété, car les modes de vie actuels d’une partie de l’humanité ne sont pas soutenables. Face aux défis de la RSE, les fatalistes dénigrent, les lâches se cachent et les courageux et les lucides essaient d’agir !

Vous êtes un défenseur de la notion d’entreprise contributive. Qu’est-ce que cela apporte par rapport à tout ce que la RSE est déjà ? 

Avec Céline Puff Ardichvili nous souhaitons, avec la promotion du modèle de l’entreprise contributive, apporter des clés pour l’action des entreprises qui ambitionnent de faire évoluer leur raison d’être à partir des faits scientifiques, afin de concilier ce qui apparaît pour beaucoup comme irréconciliable : la durabilité et l’abondance pour les parties prenantes. L’impossible c’est du possible non encore réalisé, parait-il. La RSE représente la nomenclature des thèmes à aborder, les principes de l’entreprise contributive expliquent comment mettre pratiquement en œuvre une démarche crédible de durabilité. J’encourage tous les curieux à aller sur notre blog entreprisecontributive.blog.

Vous avez fait part de votre regret concernant le manque d’enthousiasme des DRH face aux enjeux sociétaux et environnementaux ; quels sont les points majeurs ? 

Pas tous les DRH mais beaucoup ! Au démarrage des démarches DD/RSE dans les entreprises, la fonction RH a souvent perçu le DD pour sa composante sociale comme une démarche « concurrente ». Ce n’est plus vraiment d’actualité mais que de temps perdu en lutte stérile et jeu de pouvoir inutile. Mais le tort était partagé, nous avons manqué de dialogue avec cette fonction. Compte tenu des enjeux, il est urgentissime de combiner nos compétences pour agir dans l’intérêt des collaborateurs et donc de nos entreprises.

Vous considérez que la mode du « flex-office » est déjà dépassée, pourquoi ? 

Complétement dépassé et pour moi c’est une énigme de voir perdurer cette pratique. Nous avons besoin d’aménagement de bureaux qui respectent les cycles physiologiques, l’intimité des gens, la concentration pour la réalisation des tâches critiques et qui subliment le travail collaboratif. Le flex-office vise le contraire de cet objectif. A la maison vous ne faites pas dans la chambre ce que vous faites dans la cuisine, non ? Tôt ou tard les bureaux seront organisés par typologie de tâches, afin d’apporter un confort optimum adapté aux différents usages. 85% des dépenses pour un bâtiment tertiaire ce sont les salaires, il est largement temps de faire évoluer simultanément les pratiques de management et les espaces de travail. 

Que faut-il faire pour que DRH et DRSE travaillent mieux ensemble ? 

Qu’ils se parlent ! 

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Mots-clés: RSE, MagRH8

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