Pour aller plus loin avec la prospective ...

La RSE dans l’Entreprise à Mission : Enfin une réalité ?

La RSE dans l’Entreprise à Mission : Enfin une réalité ?

 

Par Charles-Henri Besseyre des Horts, Professeur Emérite à HEC, Président de l’AGRH

Suite aux travaux d’une équipe de chercheurs de l’Ecole des Mines de Paris sur la SOSE (Société à Objet Social Etendu)1  en 2015 dont s’est largement inspiré le rapport Notat-Sénart2, publié en mars 2018, et l’application de certaines dispositions de la loi PACTE votée en Avril 2019, le concept d’entreprise à mission3 a acquis une forte notoriété avec l’importance nouvelle de la définition de la raison d’être pouvant être inscrite dans l’objet social de l’entreprise. 

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Comment nous avons infusé une culture RSE auprès des collaborateurs de BETC

Comment nous avons infusé une culture RSE auprès des collaborateurs de BETC

Par Valérie Richard Responsable RSE chez BETC

Au cours des dernières années, la notion de RSE en entreprise a considérablement évolué en même temps que la fonction éponyme. D’un rôle plutôt technique d’identification, de contrôle des risques et de reportings, la RSE est devenue une fonction stratégique qui est en train de transformer profondément l’entreprise et ses marques. C’est le sens de l’histoire : après avoir recensé et diminué les impacts négatifs, la RSE s’attaque maintenant à maximiser les impacts positifs pour créer une nouvelle génération d’entreprises plus contributives et collaboratives. Pourquoi ? Parce que l’on s’est rendu compte que la RSE a un impact énorme sur la réputation de l’entreprise et donc sur sa valeur et sur ses résultats économiques. En 2017, le Reputation Institute estimait à 40% le poids de la RSE dans l’évaluation de la réputation d’une entreprise (études RepTrak). Cela, couplé à des changements climatiques de plus en plus visibles et à des scandales remettant en question les principes éthiques de certaines grandes sociétés, augmente encore plus la pression et la vigilance de la société civile et des consommateurs. C’est donc une poussée massive qui oblige les entreprises à intégrer la dimension RSE dans leurs produits et marques, mais aussi dans leur fonctionnement interne, et en particulier dans la politique RH, parce qu’elle devient un élément de plus en plus important dans l’attraction et la rétention des talents.

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La féminisation de l’Armée de l’Air

La féminisation de l’Armée de l’Air

La RSE, dans sa partie « sociale », c’est aussi la parité Femme/homme, alors regardons de plus près les évolutions d’un secteur d’activité qui nous est souvent étranger, l’Armée. Et plus encore au sein de cette institution républicaine, l’Armée de l’Air… Cet article est le résultat d’une collaboration d’un collectif de femmes militaires et du DRH de l’Armée de l’Air.

Depuis Maryse Bastié, pionnière de l’aéronautique, dont les exploits militaires et sportifs ont tracé la voie de nombreuses femmes dans l’Armée de l’air, la place des aviatrices n’a cessé de s’affirmer, quel que soit leur grade ou leur spécialité. 

Si l’Armée de l’air affiche aujourd’hui le taux de féminisation le plus important des armées, c’est à la fois par la combinaison d’une politique volontariste et d’une tendance naturelle. Alors que cette dynamique se poursuit d’année en année, permettant à un plus grand nombre d’entre elles d’accéder à des postes à responsabilité, un investissement continu reste nécessaire afin de renforcer la mixité au sein de l’Armée de l’air.

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Il y a tellement de choses à dire

Il y a tellement de choses à dire

Par Martin Richer, consultant expert en Responsabilité Sociale des Entreprises

Tous d’abord, la très grande diversité des contributeurs à ce dossier (directeurs RSE, DRH, investisseurs, syndicalistes, chercheurs et universitaires, consultants…) met en évidence l’éventail très large de perceptions et d’attentes vis-à-vis de la RSE. Leur point commun : la plupart constatent les avancées mais attendent davantage de détermination et d’authenticité dans les changements promis par les entreprises et dans les comportements qu’elles adoptent. Il faut rappeler à cet égard que s’affirmer plus vert que les autres ou plus avancé socialement n’a rien à voir avec la RSE : il s’agit tout au plus de proclamations ou d’incantations. La RSE, c’est bien autre chose. C’est une démarche de management consistant à prendre des engagements avec ses parties prenantes, puis à les évaluer et à les réguler avec elles. C’est pourquoi je propose de traduire l’acronyme RSE par Retour Sur Engagements. Les exemples souvent légitimement mis en avant de « greenwashing » et de « social-washing », c’est-à-dire la constatation d’un écart entre le dire et le faire, ne reflètent en rien l’échec de la RSE, mais simplement l’amateurisme (ou plus grave, le cynisme) d’entreprises qui n’ont pas compris la discipline que nécessite la démarche de la RSE. Fort heureusement, et ce dossier le montre bien, bon nombre d’entreprises conduisent leur politique RSE de façon professionnelle et éthique. 

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RSE : le mécénat n’est plus la cerise sur le gâteau, il est la levure qui fait monter la pâte !

Par Layticia Audibert, CEO Gandee

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est la prise en compte par les entreprises des enjeux environnementaux, sociaux et éthiques dans leurs activités au sens large : économiques, interactions internes (salariés, dirigeants, actionnaires) et externes (fournisseurs, clients, partenaires). Dans ce cadre, le mécénat n’est plus un accessoire. Il représente dorénavant un maillon essentiel en constituant un outil de transformation globale de l’entreprise vers son but sociétal. 

Le mot bénéfice reprend sa valeur étymologique : « bene facere », faire le bien, bienfaits. Dans cette recette, le mécénat exalte les ingrédients recherchés par toutes les entreprises : valorisation de la marque employeur, attractivité des talents, augmentation de la productivité, réponse à la quête de sens, valorisation de la marque et acquisition de marchés.

La RSE aujourd’hui : de la responsabilité à l’entreprise à mission

L’émergence des B Corp, des entreprises à mission, la recherche de la « raison d’être » montrent que le train est en marche et qu’il ne faut pas le louper. Unanimement, aujourd’hui, les dirigeants considèrent que la RSE n’est plus une contrainte légale ou seulement un moyen d’entretenir leur image. En quelques années, elle est devenue l’objet d’un engagement bien plus profond, un élément fondamental de leur stratégie, et représente une opportunité économique. Elle permet ainsi d’adresser un message fort à la fois aux clients, aux collaborateurs, aux consommateurs et à l’ensemble des parties prenantes. 

Les contraintes opérationnelles et financières qui pèsent aujourd’hui sur les entreprises sont fortes, le rythme des marchés s’accélère. Les PME en particulier peuvent se sentir démunies sur la mise en actions de leurs ambitions RSE. Longtemps l’apanage des grands groupes, le mécénat représente aussi une clef essentielle pour les PME dans ce nouvel environnement.

D’après une étude réalisée par Fidal et Publicis Consultants sur l’importance du mécénat d’entreprise dans le cadre d’une démarche RSE, il n’y a aucun doute : le mécénat fait partie intégrante de la politique RSE des entreprises. Et elles le revendiquent. La responsabilité sociale n’est pas seulement un acte philanthropique dont l’entreprise ne retire aucun bénéfice. Au contraire, en plus de l’impact positif pour la société, le renforcement de leur projet sociétal offre de nombreux avantages aux entreprises qui mènent un mécénat piloté en cohérence avec leur ADN.

Ainsi soutenir une association apporte une caution nécessaire aux démarches de l’entreprise par un partenariat gagnants-gagnants. C’est par l’intermédiaire des associations que les projets sont cautionnés auprès du public et de l’ensemble de l’écosystème de l’entreprise. En effet, les actions des associations sont concrètes et ont un impact souvent immédiatement visible, tangible et intelligible, et elles ont un fort retentissement. Le mécénat permet donc d’appréhender plus facilement un volet de l’engagement sociétal de l’entreprise. Il incarne la RSE en permettant à l’écosystème de l’entreprise de s’y projeter et d’y trouver du sens. 

Ethique et solidarité : les nouvelles attentes 

S’agissant des pratiques sociales et environnementales responsables attendues par les consommateurs à l’égard des entreprises, une enquête de fond menée par Denjean & Associés montre que les entreprises qui ne tiendraient pas compte de cette attente risquent de connaître de graves difficultés, aussi bien pour développer leurs chiffres d’affaires que pour recruter de nouveaux talents ! 

La même étude montre l’impact positif des actions de mécénat avec jusqu’à 93% des Français enthousiastes face à ces engagements d’entreprise. D’autres études montrent que 80 % des consommateurs pensent qu’une entreprise peut/doit être solidaire tout en poursuivant ses objectifs économiques, et préfèrent celles qui prouvent leurs engagements. Selon une étude de France Stratégie, les entreprises menant des politiques RSE génèrent même un gain de performance de 13 % en moyenne par rapport aux autres. 84% des Millenials pensent que l’on doit évoluer vers une société plus participative. 72% des salariés préfèrent travailler pour des entreprises qui soutiennent des causes sociales, environnementales ou des associations. 

La demande sociale est telle désormais pour les grandes entreprises comme pour les PME, qu’elles ne peuvent se couper de cette nouvelle exigence de RSE qui influe directement sur leurs ventes et leur rentabilité à moyen et long terme. La demande d’un nombre de consommateurs solvables, avec la montée en puissance de l’achat éthique ou de consommation durable, impose peu à peu une transparence et une traçabilité des actions menées.

Les dirigeants d’entreprises ne peuvent pas se limiter à des considérations purement financières et économiques dans une logique trop simpliste de maximisation du profit à court terme. Dans une économie fortement globalisée et concurrentielle, l’adaptabilité de l’entreprise à toute donnée relative à son environnement devient la clef de sa stratégie voire de sa survie. Ainsi, la RSE ne peut se passer d’une communication. Elle est la condition d’une mobilisation effective et concrète de tous les acteurs internes (salariés) et externes (clients, parties prenantes, actionnaires).

Les bénéfices du mécénat sont affirmés par les entreprises qui le pratiquent : elles s’engagent dans une démarche de mécénat pour permettre à leurs salariés de vivre une expérience gratifiante. Développer une politique de mécénat améliore les relations avec les clients et la réputation en ayant un impact positif sur son image tout en permettant de réduire le turnover et de motiver les salariés. Il contribue à l’amélioration de la productivité, l’esprit d’équipe et le leadership, à renforcer la fidélité des clients, permettant ainsi à l’entreprise d’en retirer un avantage compétitif voire d’entrer en relation avec des partenaires stratégiques.

Le mécénat permet donc non seulement d’avoir un impact positif sur la société en agissant pour des causes sociales ou environnementales mais aussi d’améliorer les ressources de l’entreprise, voire d’en assurer la pérennité.

Enfin, le dispositif fiscal accompagnant le mécénat est très incitatif (réduction d’impôt de 60% jusqu’à un certain seuil). 

Alors, êtes-vous prêts pour la révolution solidaire ? 

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Mots-clés: START-UP, RSE, MagRH8

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