Pour aller plus loin avec la prospective ...

Et si la RSE devenait [aussi] la responsabilité sociale de l’employé.e ?

Et si la RSE devenait [aussi] la responsabilité sociale de l’employé.e ?

Par Jérôme Delorme, ancien Chargé d’étude RSE et ancien Auditeur interne, Cofondateur de Mobeetip

On s’échine souvent sur le fait de savoir si l’acronyme RSE signifie Responsabilité « Sociale » ou « Sociétale » de l’Entreprise. Mais on se pose rarement la question si cela peut désigner aussi la Responsabilité Sociétale de l’Employé.e ? Bien sûr, elle est moindre que celle de l’entreprise, mais est-elle nulle pour autant ?

Malgré l’importance des enjeux sociaux et environnementaux, la RSE reste encore peu ou pas incarnée dans beaucoup d’entreprises, du plus haut au plus bas niveau. Alors que l’ensemble des individus est concerné et que chacun peut agir, comment améliorer la situation, compte tenu des ressources que nous mobilisons au quotidien ?

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La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

 

Par Lidwine Maizeray, Maître de Conférences, Responsable du M1 Métiers de la Gestion des Ressources Humaines, IAE de Lille

Auparavant la dimension éthique de la RSE était l’apanage des financiers, réaffirmée avec l’accountability et le fait de rendre des comptes suite aux scandales comme celui d’Enron par exemple. Puis, la RSE s’est essentiellement tournée vers le développement durable et la prise en compte des impacts qu’une organisation peut avoir sur son environnement quand elle ne s’intéresse pas au respect des droits de l’homme sous l’angle social de la non-discrimination, voire de la gestion de la diversité. Si le développement durable est parfois travaillé par les services d’achats et de communication des grandes entreprises, la dimension sociale de la RSE, quant à elle, relève très souvent des services ressources humaines ou des services dédiés et rattachés aux ressources humaines, quand les deux autres dimensions peuvent être rattachées à un service RSE propre et décorrélé de celles-ci. 

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Du rapport Notat-Senard à la loi PACTE : quand la RSE s’invite dans le débat public

Du rapport Notat-Senard à la loi PACTE : quand la RSE s’invite dans le débat public

Par Martin RICHER est consultant en Responsabilité Sociale des Entreprises. Fondateur de Management & RSE

La RSE est un objet théorique ancré dans les sciences de gestion. Son demi-frère, le développement durable, est né au sein des sciences du vivant. L’une comme l’autre font rarement incursion dans le débat public. C’est pourtant ce qui s’est produit en 2018 et 2019 avec la concertation et la controverse qui ont entouré la réalisation du rapport Notat – Senard puis le vote de la loi PACTE. 

Remis au gouvernement le 9 mars 2018 par Nicole Notat, présidente de la société de notation Vigeo-Eiris et Jean-Dominique Senard, à l’époque président du groupe Michelin, le rapport sur « L’entreprise, objet d’intérêt collectif » a relevé le défi d’affronter la grande défiance que les citoyens français adressent à leurs grandes entreprises (voir : « L’entreprise en 2019 : la disruption ou la détestation ! » http ://management-rse.com/2019/02/19/lentreprise-en-2019-la-disruption-ou-la-detestation/). Si cette défiance s’adresse aux grandes entreprises alors que les TPE et PME font au contraire l’objet de jugements positifs, c’est bien que les premières apparaissent « hors-sol », indifférentes à leur écosystème, alors que les secondes sont insérées dans des relations de proximité avec leurs parties prenantes, notamment leur territoire et leurs salariés. 

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La RSE au service de l’insertion, une affaire de DRH  !

La RSE au service de l’insertion, une affaire de DRH  !

Par Bertrand Martinot, Directeur du Conseil en Formation Professionnelle et Développement des Compétences, SIACI Saint-Honoré

Dans un contexte où un trop - plein de communication sur la RSE risque de la rendre illisible, voire suspecte, aux yeux de nos concitoyens, il est urgent de revenir au concret. De ce point de vue, les actions RSE en matière d’insertion sociale et professionnelle sont parmi les plus pertinentes  puisqu’elles visent à réduire l’un des problèmes sociaux majeurs tout en apportant une réponse à l’un des principaux freins à la croissance des entreprises : les difficultés de recrutement. Mais pour que ces actions soient véritablement efficaces, il est indispensable que les entreprises « classiques » parviennent à mieux coopérer avec les entreprises du secteur social en charge des publics en marge du marché du travail. Un beau chantier pour les DRH ! 

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RSE : le mécénat n’est plus la cerise sur le gâteau, il est la levure qui fait monter la pâte !

Par Layticia Audibert, CEO Gandee

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est la prise en compte par les entreprises des enjeux environnementaux, sociaux et éthiques dans leurs activités au sens large : économiques, interactions internes (salariés, dirigeants, actionnaires) et externes (fournisseurs, clients, partenaires). Dans ce cadre, le mécénat n’est plus un accessoire. Il représente dorénavant un maillon essentiel en constituant un outil de transformation globale de l’entreprise vers son but sociétal. 

Le mot bénéfice reprend sa valeur étymologique : « bene facere », faire le bien, bienfaits. Dans cette recette, le mécénat exalte les ingrédients recherchés par toutes les entreprises : valorisation de la marque employeur, attractivité des talents, augmentation de la productivité, réponse à la quête de sens, valorisation de la marque et acquisition de marchés.

La RSE aujourd’hui : de la responsabilité à l’entreprise à mission

L’émergence des B Corp, des entreprises à mission, la recherche de la « raison d’être » montrent que le train est en marche et qu’il ne faut pas le louper. Unanimement, aujourd’hui, les dirigeants considèrent que la RSE n’est plus une contrainte légale ou seulement un moyen d’entretenir leur image. En quelques années, elle est devenue l’objet d’un engagement bien plus profond, un élément fondamental de leur stratégie, et représente une opportunité économique. Elle permet ainsi d’adresser un message fort à la fois aux clients, aux collaborateurs, aux consommateurs et à l’ensemble des parties prenantes. 

Les contraintes opérationnelles et financières qui pèsent aujourd’hui sur les entreprises sont fortes, le rythme des marchés s’accélère. Les PME en particulier peuvent se sentir démunies sur la mise en actions de leurs ambitions RSE. Longtemps l’apanage des grands groupes, le mécénat représente aussi une clef essentielle pour les PME dans ce nouvel environnement.

D’après une étude réalisée par Fidal et Publicis Consultants sur l’importance du mécénat d’entreprise dans le cadre d’une démarche RSE, il n’y a aucun doute : le mécénat fait partie intégrante de la politique RSE des entreprises. Et elles le revendiquent. La responsabilité sociale n’est pas seulement un acte philanthropique dont l’entreprise ne retire aucun bénéfice. Au contraire, en plus de l’impact positif pour la société, le renforcement de leur projet sociétal offre de nombreux avantages aux entreprises qui mènent un mécénat piloté en cohérence avec leur ADN.

Ainsi soutenir une association apporte une caution nécessaire aux démarches de l’entreprise par un partenariat gagnants-gagnants. C’est par l’intermédiaire des associations que les projets sont cautionnés auprès du public et de l’ensemble de l’écosystème de l’entreprise. En effet, les actions des associations sont concrètes et ont un impact souvent immédiatement visible, tangible et intelligible, et elles ont un fort retentissement. Le mécénat permet donc d’appréhender plus facilement un volet de l’engagement sociétal de l’entreprise. Il incarne la RSE en permettant à l’écosystème de l’entreprise de s’y projeter et d’y trouver du sens. 

Ethique et solidarité : les nouvelles attentes 

S’agissant des pratiques sociales et environnementales responsables attendues par les consommateurs à l’égard des entreprises, une enquête de fond menée par Denjean & Associés montre que les entreprises qui ne tiendraient pas compte de cette attente risquent de connaître de graves difficultés, aussi bien pour développer leurs chiffres d’affaires que pour recruter de nouveaux talents ! 

La même étude montre l’impact positif des actions de mécénat avec jusqu’à 93% des Français enthousiastes face à ces engagements d’entreprise. D’autres études montrent que 80 % des consommateurs pensent qu’une entreprise peut/doit être solidaire tout en poursuivant ses objectifs économiques, et préfèrent celles qui prouvent leurs engagements. Selon une étude de France Stratégie, les entreprises menant des politiques RSE génèrent même un gain de performance de 13 % en moyenne par rapport aux autres. 84% des Millenials pensent que l’on doit évoluer vers une société plus participative. 72% des salariés préfèrent travailler pour des entreprises qui soutiennent des causes sociales, environnementales ou des associations. 

La demande sociale est telle désormais pour les grandes entreprises comme pour les PME, qu’elles ne peuvent se couper de cette nouvelle exigence de RSE qui influe directement sur leurs ventes et leur rentabilité à moyen et long terme. La demande d’un nombre de consommateurs solvables, avec la montée en puissance de l’achat éthique ou de consommation durable, impose peu à peu une transparence et une traçabilité des actions menées.

Les dirigeants d’entreprises ne peuvent pas se limiter à des considérations purement financières et économiques dans une logique trop simpliste de maximisation du profit à court terme. Dans une économie fortement globalisée et concurrentielle, l’adaptabilité de l’entreprise à toute donnée relative à son environnement devient la clef de sa stratégie voire de sa survie. Ainsi, la RSE ne peut se passer d’une communication. Elle est la condition d’une mobilisation effective et concrète de tous les acteurs internes (salariés) et externes (clients, parties prenantes, actionnaires).

Les bénéfices du mécénat sont affirmés par les entreprises qui le pratiquent : elles s’engagent dans une démarche de mécénat pour permettre à leurs salariés de vivre une expérience gratifiante. Développer une politique de mécénat améliore les relations avec les clients et la réputation en ayant un impact positif sur son image tout en permettant de réduire le turnover et de motiver les salariés. Il contribue à l’amélioration de la productivité, l’esprit d’équipe et le leadership, à renforcer la fidélité des clients, permettant ainsi à l’entreprise d’en retirer un avantage compétitif voire d’entrer en relation avec des partenaires stratégiques.

Le mécénat permet donc non seulement d’avoir un impact positif sur la société en agissant pour des causes sociales ou environnementales mais aussi d’améliorer les ressources de l’entreprise, voire d’en assurer la pérennité.

Enfin, le dispositif fiscal accompagnant le mécénat est très incitatif (réduction d’impôt de 60% jusqu’à un certain seuil). 

Alors, êtes-vous prêts pour la révolution solidaire ? 

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Mots-clés: START-UP, RSE, MagRH8

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