Pour aller plus loin avec la prospective ...

RSE, valorisation du capital humain et création de valeur...

RSE, valorisation du capital humain et création de valeur...

Par Bénédicte Merle (CEO Fondatrice de Dolphinus)

La RSE, concept né dans les années 1950 avait en 2006 déjà 37 définitions académiques dénombrées par A. Dashrud1. La définition de la norme ISO 26000 publiée en 2010, place les ressources humaines comme acteur privilégié pour élaborer et déployer la démarche. Mais, ce n’est pas systématique. En effet, en l’absence d’un fonction spécifique au sein de l’organisation, nous observons aussi le rattachement de la démarche qui nécessite pilotage et contrôle, à la finance.

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La RSE en Belgique… dans le secteur bancaire…

La RSE en Belgique… dans le secteur bancaire…

Interview de Wilfried Remans, Directeur Corporate Social Responsability au sein de BNP Paribas Fortis.

Monsieur Remans, s’il fallait vous présenter vous-même que diriez-vous ?

Je suis responsable de la RSE et des Affaires Publiques depuis deux ans et demi, chez BNP Paribas-Fortis après avoir été Directeur des Affaires Sociales et membre des effectifs RH (Bien être au travail, relations sociales…) pour le reste vous pouvez voir mon profil LinkedIn…

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La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

 

Par Lidwine Maizeray, Maître de Conférences, Responsable du M1 Métiers de la Gestion des Ressources Humaines, IAE de Lille

Auparavant la dimension éthique de la RSE était l’apanage des financiers, réaffirmée avec l’accountability et le fait de rendre des comptes suite aux scandales comme celui d’Enron par exemple. Puis, la RSE s’est essentiellement tournée vers le développement durable et la prise en compte des impacts qu’une organisation peut avoir sur son environnement quand elle ne s’intéresse pas au respect des droits de l’homme sous l’angle social de la non-discrimination, voire de la gestion de la diversité. Si le développement durable est parfois travaillé par les services d’achats et de communication des grandes entreprises, la dimension sociale de la RSE, quant à elle, relève très souvent des services ressources humaines ou des services dédiés et rattachés aux ressources humaines, quand les deux autres dimensions peuvent être rattachées à un service RSE propre et décorrélé de celles-ci. 

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Les compétences du 21 ème siècle

Les compétences du 21 ème siècle

Régulièrement nous demandons à l'auteur d'un ouvrage récent de se livrer à l'exercice de l'auto-interview. Exercice auquel c'est plié Jeremy Lamri pour son ouvrage sur les compétences du 21ème siècle... 

Jeremy : Tout d’abord, ne trouvez-vous pas le terme « Compétences du 21ème Siècle » un peu racoleur ?

Jeremy : De toute évidence bien sûr que oui. En revanche je considère qu’il est approprié au sujet, et permet de comprendre explicitement l’enjeu abordé. Et surtout, c’est le terme consacré par les plus grandes institutions dans le monde. Plus exactement, c’est une traduction de « 21st Century Skills ». On retrouve ce terme dans des mémos datant de 1998 chez Microsoft, IBM et Cisco notamment. Ces géants de la technologie avaient à l’époque créé une initiative commune pour travailler sur les compétences nécessaires dans le monde du travail, une fois que leurs technologies seraient installées un peu partout. L’explosion de la bulle Internet a quelque peu stoppé ces bonnes volontés. L’OCDE utilise ce terme depuis plus de 10 ans, le World Economic Forum depuis 2016, et il existe des modèles de ces compétences créés par de nombreuses organisations spécialisées.

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La RSE, c’est aussi le « bien-être » des collaboratrices (teurs)…

Par Clara Getzel, Directrice générale de Kandu

Le confort des espaces de travail, un enjeu sous-estimé. 17,2 jours : c’est en moyenne le nombre de jours d’absence par an et par salarié en France1. Un record depuis 10 ans ! Les entreprises l’ont compris : un salarié épanoui au travail sera moins absent et plus productif. … les initiatives, parfois superficielles, se multiplient pour améliorer la cohésion des équipes et entretenir une bonne ambiance de travail. 

Manque de confort rime avec baisse de productivité

Efficaces à court terme pour cultiver sa marque employeur, ces projets ne sauraient l’être pleinement s’ils n’étaient pas complétés par des actions plus globales d’amélioration du confort des espaces de travail. Les open spaces trop denses, bruyants, mal éclairés, peu aérés et surchauffés sont légion et nuisent inévitablement au bien-être de leurs occupants. Et les études se multiplient pour prouver la déperdition de productivité qu’ils engendrent : il faut 20 minutes pour se concentrer de nouveau après une interruption sonore, et on observe une baisse de 35% des arrêts maladie de courte durée avec un bureau bien ventilé ! Mais de tels projets nécessitent bien souvent le recours à des experts variés, comme des architectes ou des bureaux d’étude, sans compter ensuite le coût des travaux à réaliser. Cette perspective d’investissements financiers importants freine la volonté des entreprises qui souhaitent passer à l’action mais qui n’ont pas les mêmes moyens que les grands groupes. 

Le confort accessible à tous

Heureusement, des solutions plus simples et plus accessibles existent pour aider les entreprises, quelle que soit leur taille, à rendre leurs bureaux plus sains pour leurs salariés. Ces solutions proposent un diagnostic complet, à la portée de tous, réalisé grâce à des objets connectés qui mesurent jusqu’à 4 facteurs de confort. D’abord, et sans doute le plus évident, l’acoustique : trop de bruit engendre une fatigue supplémentaire et des difficultés à se concentrer. D’après un sondage IFOP, 59% des actifs français déclarent être gênés par le bruit au travail ! Ensuite, la luminosité : qu’on ait trop peu de lumière ou au contraire qu’on soit ébloui, les yeux sont alors trop sollicités en journée, une situation qui altère le sommeil. Mais aussi la qualité de l’air : alors que nous passons 90% de notre temps à l’intérieur de bâtiments, l’importance de ventiler correctement son espace de travail et d’en purifier l’air est sous-estimée. Pourtant, un air vicié entraîne une activité intellectuelle ralentie, des bronches irritées et une peau agressée. Enfin, une température convenable est recommandée pour éviter des tensions inutiles et une énergie mal dépensée. On estime ainsi que la température idéale se situe entre 20°C et 24°C.

Ces mesures, complétées d’une étude qualitative anonyme du ressenti des occupants de l’espace de travail diagnostiqué, permettent d’obtenir une cartographie précise des types de confort. C’est ainsi que les points d’amélioration du confort peuvent ensuite être identifiés ; des recommandations de solutions techniques adaptées et des conseils sur l’organisation de l’espace peuvent être proposés ; enfin des travaux d’amélioration peuvent être menés, au rythme souhaité par l’entreprise et selon le budget qu’elle souhaite y accorder.

Un avant/après probant

Ce type d’accompagnement de A à Z séduit les entreprises notamment pour leurs espaces de bureaux, mais aussi leurs salles de réunions. L’enjeu y est en effet tout aussi important, tant le manque de confort peut impacter la concentration, la qualité des échanges et les prises de décisions. 

C’est le cas d’Altaÿs, éditeur de solutions RH, qui a récemment décidé de se faire aider dans son projet d’amélioration du confort de ses espaces de travail. L’objectif : rendre plus agréables deux salles de réunion dont l’acoustique posait problème : « Notre grande salle résonnait tellement que même à l’extérieur, on entendait un brouhaha constant. Dans la petite salle, les personnes qui s’isolaient pour une téléconférence ou juste un coup de fil, étaient obligées de se plier en deux et de mettre la main devant la bouche pour pouvoir parler doucement et se faire entendre quand même » explique Aurélie Boutin, directrice du développement d’Altaÿs. Suite à un diagnostic et selon les recommandations reçues, des panneaux acoustiques sont posés. « Nous avons fait l’installation nous-mêmes sans difficulté, et le résultat est tout à fait probant, notamment dans la grande salle. Dans la petite salle, ça va beaucoup mieux : on n’a plus besoin de se plier en deux pour téléphoner », s’enthousiasme Aurélie Boutin. De son côté, Yann Gurzennec, président d’Altaÿs, témoigne d’un véritable gain de productivité : « Les salariés ont tout de suite vu la différence ! Les réunions sont plus pertinentes et la concentration est plus élevée. »

Une expérience positive qui devrait faire des émules, tant les enjeux sont importants : on observe 35% de turnover en moins dans les entreprises agissant pour le bien être des salariés2 !


1   Selon le baromètre annuel réalisé par AG2R La Mondiale et le Cabinet Ayming en septembre 2018 (après une étude sur 46 540 entreprises employant 1 836 802 salariés du secteur privé).

2   Source : Gallup, “Wellbeing : The Five Essential Elements” T. Rathand J. Harter

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Mots-clés: START-UP, RSE, MagRH8

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