Pour aller plus loin avec la prospective ...

Entretien avec Souleymane Soro

Entretien avec Souleymane Soro

Entretien avec Souleymane Soro, DRH Cemoi Côte D’Ivoire et Président du RIGRH
Réseau Ivoirien des Gestionnaires des Ressources Humaines

Etes-vous concerné par la RSE dans votre rôle de DRH Ivoirien ?

Bien évidemment, et c’est naturellement que le Groupe CEMOI est inscrit dans une démarche RSE depuis plusieurs décennies, non seulement à travers son programme de cacao durable mais également à travers ses actions sur le plan social et environnemental.

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Interview de Fella Imalhayene Déléguée Générale du Global Compact France

Interview de Fella Imalhayene Déléguée Générale du Global Compact France

Interview de Fella Imalhayene

Fella Imalhayene, avant d’entrer dans le vif du sujet, pourriez-vous nous dire qui vous êtes et quel a été votre parcours avant d’assurer le développement et la gestion du Global Compact France en qualité de Déléguée Générale.

Une double formation, Gestion Dauphine et Philosophie, en ne pouvant ne me satisfaire ni que de l’une ni que de l’autre. Un fort intérêt pour l’entreprise et ses enjeux, mais voulant garder en permanence le lien avec le « sens ». J’ai commencé par faire des missions dans des environnements culturels à l’Unesco ou au Centre Pompidou où je me suis occupée de comprendre les problématiques d’égalité des chances vis-à-vis de la culture et proposer des actions pour permettre aussi bien aux populations handicapées (accessibilité) qu’aux classes économiquement défavorisées (en particulier les jeunes) d’être attirées par ce lieu. 

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RSE et création de valeurs

RSE et création de valeurs

Par Bernard Attali, President de Gouvernance et Valeurs

Les premières approches de valorisation des actifs immatériels sont dues à EDITH PENROSE (theory of the growth of the firm) dont la dernière édition a été publiée en 2009, aux presses universitaires d’OXFORD. 

Si ce thème du capital immatériel est longtemps demeuré absent du champ de pensées des économistes, les premières réflexions sur le capital immatériel remontent maintenant à près de 60 ans avec les travaux d’Edith Penrose sur les ressources tangibles et intangibles.

Dans les années 1990, Henri Tezenas du Montcel expliquait que les actifs immatériels étaient insuffisamment intégrés dans toutes les formes d’évaluation des entreprises, précisant si justement qu’« on ne tient pas compte de ce qu’on ne mesure pas ».

En 2010, le groupe de travail Thésaurus-Bercy a été constitué à la demande de Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances, par Alan Fustec. 

Ses conclusions se présentent sous la forme de deux rapports : Thésaurus V1, publié le 7 octobre 2011, et Thésaurus V2, publié le 13 octobre 2015.

Le Thésaurus-Bercy V1 identifie les actifs suivants :

  1. Capital Client
  2. Capital Humain
  3. Capital Organisationnel
  4. Capital des Systèmes d’Information
  5. Capital de Savoir
  6. Capital de Marque
  7. Capital Partenaire
  8. Capital Actionnaire
  9. Capital Sociétal
  10. Capital Naturel.

Ainsi il apparait que dans les 10 items identifiés par thésaurus V1, le capital social et que le capital immatériel constituent les actifs immatériels, et sont donc créateurs de valeur. 

Nous allons définir plus précisément le capital sociétal, celui-ci rassemble tous ce qui relève de diverses parties prenantes au sens large et le capital naturel il rassemble tout ce qui relève de l’environnement, nous pourrions également rajouter par extension le capital humain, car les salariés compétents, motivés épanouis et fidèles permettent à l’entreprise de se développer facilement ;

Selon Bernard Marois et Alain Fustec, les actifs d’une entreprise regroupent :

  • Des actifs solides (les immobilisations)
  • Les actifs liquides (actifs circulant)
  • Les actifs gazeux(immatériels).

La RSE fait donc partie des actifs immatériels (actifs gazeux) ou (actifs invisibles). D’autres méthodes existent, tel que sharing value développée par JAKY Ouziel, dans cette démarche il convient de vérifier que la société est engagée dans ce processus grâce à la signature de différents accords : 

  • Le label Emplitude et la charte de la diversité pour l’emploi et l’insertion
  • Le label d’engagement volontaire objectif CO2 et le label CO2 neutral 
  • La RSE contribue à valoriser directement la marque de l’entreprise et indirectement à capter ou fidéliser sa clientèle.

Afin de valoriser cet actif intangible, on retient selon la méthode développée dans sharing value généralement un montant :

  • D’environ 3 à 5 % du CA en B2B,
  • De près de 5 à 10 % du CA en B2C. 

Victor Waknine quant à lui développe une approche qui réconcilie performance économique, engagement des hommes, et qualité sociale son indice IBET mesure la qualité de vie au travail.

Les investissements à impact social initiés par les grandes entreprises tel que DANONE et l’OREAL, témoignent de l’importance de la politique RSE dans l’appréciation des parties prenantes d’une entreprise et donc de la marque. Ces exemples s’il en était besoin démontrent bien qu’aujourd’hui, création de valeurs, RSE et engagement social sont étroitement liés. 

La prise en compte de la RSE en tant que création de valeur est également soulignée par le rôle croissant que jouent les agences de notations dans la prise en compte des facteurs RSE. La transposition de la directive européenne N° 2014 /95 UE par l’ordonnance du 19 juillet souligne s’il en était besoin que l’appréciation d’une performance d’une entreprise ne se limite pas à l’appréciation des états financiers stricto sensu. La certification par le commissaire aux comptes des éléments contenus dans le reporting extra financier souligne s’il en était nécessaire le caractère stratégique des démarches RSE menées par les entreprises. 

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RSE, Droit souple et droit dur…

RSE, Droit souple et droit dur…

 

Par Elisabeth Saubadu, Directrice Juridique RSE Orange

La Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE) permet  d’anticiper et de prévenir certains risques et d’obliger les entreprises à ne pas uniquement privilégier la croissance et les profits au détriment des droits humains et de l’environnement. Il n’y pas de définition unique de la RSE. Elle résulte d’influences multiples et repose à l’origine essentiellement sur des engagements volontaires, des initiatives et des comportements considérés et voulus comme vertueux.

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La RSE, c’est aussi le « bien-être » des collaboratrices (teurs)…

Par Clara Getzel, Directrice générale de Kandu

Le confort des espaces de travail, un enjeu sous-estimé. 17,2 jours : c’est en moyenne le nombre de jours d’absence par an et par salarié en France1. Un record depuis 10 ans ! Les entreprises l’ont compris : un salarié épanoui au travail sera moins absent et plus productif. … les initiatives, parfois superficielles, se multiplient pour améliorer la cohésion des équipes et entretenir une bonne ambiance de travail. 

Manque de confort rime avec baisse de productivité

Efficaces à court terme pour cultiver sa marque employeur, ces projets ne sauraient l’être pleinement s’ils n’étaient pas complétés par des actions plus globales d’amélioration du confort des espaces de travail. Les open spaces trop denses, bruyants, mal éclairés, peu aérés et surchauffés sont légion et nuisent inévitablement au bien-être de leurs occupants. Et les études se multiplient pour prouver la déperdition de productivité qu’ils engendrent : il faut 20 minutes pour se concentrer de nouveau après une interruption sonore, et on observe une baisse de 35% des arrêts maladie de courte durée avec un bureau bien ventilé ! Mais de tels projets nécessitent bien souvent le recours à des experts variés, comme des architectes ou des bureaux d’étude, sans compter ensuite le coût des travaux à réaliser. Cette perspective d’investissements financiers importants freine la volonté des entreprises qui souhaitent passer à l’action mais qui n’ont pas les mêmes moyens que les grands groupes. 

Le confort accessible à tous

Heureusement, des solutions plus simples et plus accessibles existent pour aider les entreprises, quelle que soit leur taille, à rendre leurs bureaux plus sains pour leurs salariés. Ces solutions proposent un diagnostic complet, à la portée de tous, réalisé grâce à des objets connectés qui mesurent jusqu’à 4 facteurs de confort. D’abord, et sans doute le plus évident, l’acoustique : trop de bruit engendre une fatigue supplémentaire et des difficultés à se concentrer. D’après un sondage IFOP, 59% des actifs français déclarent être gênés par le bruit au travail ! Ensuite, la luminosité : qu’on ait trop peu de lumière ou au contraire qu’on soit ébloui, les yeux sont alors trop sollicités en journée, une situation qui altère le sommeil. Mais aussi la qualité de l’air : alors que nous passons 90% de notre temps à l’intérieur de bâtiments, l’importance de ventiler correctement son espace de travail et d’en purifier l’air est sous-estimée. Pourtant, un air vicié entraîne une activité intellectuelle ralentie, des bronches irritées et une peau agressée. Enfin, une température convenable est recommandée pour éviter des tensions inutiles et une énergie mal dépensée. On estime ainsi que la température idéale se situe entre 20°C et 24°C.

Ces mesures, complétées d’une étude qualitative anonyme du ressenti des occupants de l’espace de travail diagnostiqué, permettent d’obtenir une cartographie précise des types de confort. C’est ainsi que les points d’amélioration du confort peuvent ensuite être identifiés ; des recommandations de solutions techniques adaptées et des conseils sur l’organisation de l’espace peuvent être proposés ; enfin des travaux d’amélioration peuvent être menés, au rythme souhaité par l’entreprise et selon le budget qu’elle souhaite y accorder.

Un avant/après probant

Ce type d’accompagnement de A à Z séduit les entreprises notamment pour leurs espaces de bureaux, mais aussi leurs salles de réunions. L’enjeu y est en effet tout aussi important, tant le manque de confort peut impacter la concentration, la qualité des échanges et les prises de décisions. 

C’est le cas d’Altaÿs, éditeur de solutions RH, qui a récemment décidé de se faire aider dans son projet d’amélioration du confort de ses espaces de travail. L’objectif : rendre plus agréables deux salles de réunion dont l’acoustique posait problème : « Notre grande salle résonnait tellement que même à l’extérieur, on entendait un brouhaha constant. Dans la petite salle, les personnes qui s’isolaient pour une téléconférence ou juste un coup de fil, étaient obligées de se plier en deux et de mettre la main devant la bouche pour pouvoir parler doucement et se faire entendre quand même » explique Aurélie Boutin, directrice du développement d’Altaÿs. Suite à un diagnostic et selon les recommandations reçues, des panneaux acoustiques sont posés. « Nous avons fait l’installation nous-mêmes sans difficulté, et le résultat est tout à fait probant, notamment dans la grande salle. Dans la petite salle, ça va beaucoup mieux : on n’a plus besoin de se plier en deux pour téléphoner », s’enthousiasme Aurélie Boutin. De son côté, Yann Gurzennec, président d’Altaÿs, témoigne d’un véritable gain de productivité : « Les salariés ont tout de suite vu la différence ! Les réunions sont plus pertinentes et la concentration est plus élevée. »

Une expérience positive qui devrait faire des émules, tant les enjeux sont importants : on observe 35% de turnover en moins dans les entreprises agissant pour le bien être des salariés2 !


1   Selon le baromètre annuel réalisé par AG2R La Mondiale et le Cabinet Ayming en septembre 2018 (après une étude sur 46 540 entreprises employant 1 836 802 salariés du secteur privé).

2   Source : Gallup, “Wellbeing : The Five Essential Elements” T. Rathand J. Harter

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Mots-clés: START-UP, RSE, MagRH8

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