Pour aller plus loin avec la prospective ...

La RSE au Maroc

La RSE au Maroc

Entretien avec Jacques IGALENS, professeur émérite Université Toulouse Capitole, président de l’IAS et Jean Marie PERETTI, professeur ESSEC Business School à l’occasion de l’ouvrage d’Adil Cherkaoui « RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DES ENTREPRISES AU MAROC » (L’Harmattan, 2019), pour lequel ils ont rédigé préface et postface.

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La RSE, c’est aussi le « bien-être » des collaboratrices (teurs)…

La RSE, c’est aussi le « bien-être » des collaboratrices (teurs)…

Par Clara Getzel, Directrice générale de Kandu

Le confort des espaces de travail, un enjeu sous-estimé. 17,2 jours : c’est en moyenne le nombre de jours d’absence par an et par salarié en France1. Un record depuis 10 ans ! Les entreprises l’ont compris : un salarié épanoui au travail sera moins absent et plus productif. … les initiatives, parfois superficielles, se multiplient pour améliorer la cohésion des équipes et entretenir une bonne ambiance de travail. 

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Comment nous avons infusé une culture RSE auprès des collaborateurs de BETC

Comment nous avons infusé une culture RSE auprès des collaborateurs de BETC

Par Valérie Richard Responsable RSE chez BETC

Au cours des dernières années, la notion de RSE en entreprise a considérablement évolué en même temps que la fonction éponyme. D’un rôle plutôt technique d’identification, de contrôle des risques et de reportings, la RSE est devenue une fonction stratégique qui est en train de transformer profondément l’entreprise et ses marques. C’est le sens de l’histoire : après avoir recensé et diminué les impacts négatifs, la RSE s’attaque maintenant à maximiser les impacts positifs pour créer une nouvelle génération d’entreprises plus contributives et collaboratives. Pourquoi ? Parce que l’on s’est rendu compte que la RSE a un impact énorme sur la réputation de l’entreprise et donc sur sa valeur et sur ses résultats économiques. En 2017, le Reputation Institute estimait à 40% le poids de la RSE dans l’évaluation de la réputation d’une entreprise (études RepTrak). Cela, couplé à des changements climatiques de plus en plus visibles et à des scandales remettant en question les principes éthiques de certaines grandes sociétés, augmente encore plus la pression et la vigilance de la société civile et des consommateurs. C’est donc une poussée massive qui oblige les entreprises à intégrer la dimension RSE dans leurs produits et marques, mais aussi dans leur fonctionnement interne, et en particulier dans la politique RH, parce qu’elle devient un élément de plus en plus important dans l’attraction et la rétention des talents.

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La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

 

Par Lidwine Maizeray, Maître de Conférences, Responsable du M1 Métiers de la Gestion des Ressources Humaines, IAE de Lille

Auparavant la dimension éthique de la RSE était l’apanage des financiers, réaffirmée avec l’accountability et le fait de rendre des comptes suite aux scandales comme celui d’Enron par exemple. Puis, la RSE s’est essentiellement tournée vers le développement durable et la prise en compte des impacts qu’une organisation peut avoir sur son environnement quand elle ne s’intéresse pas au respect des droits de l’homme sous l’angle social de la non-discrimination, voire de la gestion de la diversité. Si le développement durable est parfois travaillé par les services d’achats et de communication des grandes entreprises, la dimension sociale de la RSE, quant à elle, relève très souvent des services ressources humaines ou des services dédiés et rattachés aux ressources humaines, quand les deux autres dimensions peuvent être rattachées à un service RSE propre et décorrélé de celles-ci. 

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La longue marche du DRH vers la RSE

Par Didier Rembert  DGRH de transition

Tôt ou tard votre directeur général lancera en comité de direction : « faut qu’on se mette à la RSE, tous nos clients en parlent, qui veut s’occuper de ça ? » Tout le monde se regardera, le directeur achat lancera telle une incantation, « moi, j’achète du papier recyclé, en plus c’est moins cher », le directeur financier ajoutera, « attention, on n’embauche pas de responsable RSE, ce n’est pas au budget », et le directeur commercial conclura « c’est sur que c’est important, nous on ne sait plus quoi dire au client quand il nous en parle ».

Alors tous les regards se tourneront vers vous. « RH et RSE ça va bien ensemble non ? alors vas-y prend le dossier. Tu nous fais un point dans un mois ». En rentrant dans votre bureau, vous allez vous demander comment vous allez bien pouvoir prendre le bébé. Un stagiaire ! C’est une bonne idée ça ! En plus y a le bilan carbone à sortir, le patron en a parlé le mois dernier, on va lui refiler le truc. Ou un consultant ! non, le DAF ne voudra pas.

On peut tirer de ce bref scenario fiction que le rôle de la Direction des Ressources Humaines dans une démarche RSE peut relever du poker, de la corvée, ou s’inclure dans une démarche globale dans laquelle le DRH pourra emmener toute l’entreprise et jouer un rôle nouveau. 

Dans RSE il y a responsabilité sociétale, et c’est donc de la responsabilité globale de l’entreprise dans la société que vous voilà investi. Vous allez me dire, le DRH à bien déjà le devoir de rendre les gens heureux (voir MAG RH précédent), pourquoi ne pas s’investir pour que l’entreprise soit en lien avec la société. Il y a deux types d’approches, celle faite de gadgets, qui serviront à se donner bonne conscience, ou une réelle approche globale incluant la qualité de vie au travail, l’impact de l’entreprise dans son milieu, son rôle dans l’écosystème économique complet et sa relation aux parties prenantes.

Comment le DRH peut se lancer dans une action globale pour cheminer vers une démarche de RSE ? En commençant bien sûr par balayer devant sa porte : une entreprise ne pourra pas communiquer sur sa responsabilité sociétale sans que vous, DRH, soyez à la hauteur de l’enjeu. Donc prenez un peu de temps pour regarder vos fonctionnements, vos pratiques, et grattez là ou ça fait mal  et dans les coins : votre prestataire ménage par exemple, à qui vous avez pour la dixième fois demandé de baisser ses tarifs, avez-vous pris le temps de rencontrer ses salariés le matin à 5h pour voir comment ils sont traités ? répondez-vous à tout le monde quand vous recevez les CV et êtes-vous sûr du tri effectué ? ensuite regardez comment les relations sociales sont jugées et perçues par les salariés. C’est ce qui dépend de vous donc le plus facile à transformer.

Ensuite éloignez-vous un peu mais pas beaucoup de votre cœur de métier. Vos salariés utilisent des voitures de fonction ou de service. Comment allez-vous pouvoir les inclure dans une démarche pour abaisser le niveau d’émission de CO2 de votre flotte ? Il faut qu’on la mesure dans le bilan carbone, et comme par hasard c’est le premier poste d’émission de l’entreprise. Une formation à l’éco-conduite, un passage aux véhicules hybrides, la promotion et la valorisation du covoiturage, mais c’est dans votre périmètre ça ! et on parle pourtant de RSE.

Mesurer aussi le climat social est fondamental, vérifier là ou vous allez avoir des dysfonctionnements et prendre le temps de comprendre et écouter ce qui se passe. Mesurer tous les jours l’humeur de ceux-ci afin de prévenir la souffrance d’un salarié isolé et en conflit avec sa hiérarchie, c’est prévenir le désastre éthique et humain que représenterait un suicide dans l’entreprise.

Ensuite et seulement après vous pouvez aller vers l’impact environnemental, et là selon la nature de votre activité, industrielle, distribution, service, jouer (?) votre rôle de DRH afin de mesurer, de constater, de reporter et de promouvoir des solutions. 

Viendra ensuite le rôle de l’entreprise sur ses parties prenantes, fournisseurs, sous traitants, mais aussi mairie, quartier et population environnante. En allant voir les écoliers, lycéens, élus et en sortant de l’entreprise pour aller voir comment celle-ci est perçue, vous mettez en place une politique RSE tout en étant pleinement dans votre rôle de DRH.

Le plus compliqué dans une démarche RSE est tout d’abord de mesurer. Le bilan carbone loin d’être une corvée vous aidera beaucoup à connaitre le périmètre et à fixer un point de départ. Il vous permettra aussi et plus surement de rentrer dans chacun des process de l’entreprise, en en comprenant tous les rouages, en mesurant concrètement l’impact de votre activité sur l’environnement. Comme vous le faites déjà, vous pourrez alors devenir le coach de tout votre codir pour mettre en garde, guider et prévenir des choix en mesurant leur impact social, environnemental et sociétal. 

A vous aussi de valoriser les choix environnementaux qui sont faits. On achète local, moins de carbone émis ? Quel en est le coût ? Comment valoriser cette action sur le plan marketing ? Vous verrez alors que comme en ressources humaines, les managers prendront le lead. Le marketing expliquera qu’ils travaillent dessus depuis toujours, le commerce demandera des plaquettes, les achats reverront leurs fournisseurs. Alors vous vous verrez rajeunir (pour les plus anciens) et vous repenserez aux débuts de la RH qui en passant de la gestion du personnel aux ressources humaines a su trouver le ressort interne pour conduire toute l’entreprise sur la voie de changement du rôle du manager. Vous verrez la aussi que votre valeur ajoutée sera de communiquer, de mesurer, de convaincre de porter un projet, et vous pourrez venir au prochain codir en affirmant, DRH et RSE, même combat.

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Mots-clés: RSE, MagRH8

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