Pour aller plus loin avec la prospective ...

Interview de Fella Imalhayene Déléguée Générale du Global Compact France

Interview de Fella Imalhayene Déléguée Générale du Global Compact France

Interview de Fella Imalhayene

Fella Imalhayene, avant d’entrer dans le vif du sujet, pourriez-vous nous dire qui vous êtes et quel a été votre parcours avant d’assurer le développement et la gestion du Global Compact France en qualité de Déléguée Générale.

Une double formation, Gestion Dauphine et Philosophie, en ne pouvant ne me satisfaire ni que de l’une ni que de l’autre. Un fort intérêt pour l’entreprise et ses enjeux, mais voulant garder en permanence le lien avec le « sens ». J’ai commencé par faire des missions dans des environnements culturels à l’Unesco ou au Centre Pompidou où je me suis occupée de comprendre les problématiques d’égalité des chances vis-à-vis de la culture et proposer des actions pour permettre aussi bien aux populations handicapées (accessibilité) qu’aux classes économiquement défavorisées (en particulier les jeunes) d’être attirées par ce lieu. 

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La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

 

Par Lidwine Maizeray, Maître de Conférences, Responsable du M1 Métiers de la Gestion des Ressources Humaines, IAE de Lille

Auparavant la dimension éthique de la RSE était l’apanage des financiers, réaffirmée avec l’accountability et le fait de rendre des comptes suite aux scandales comme celui d’Enron par exemple. Puis, la RSE s’est essentiellement tournée vers le développement durable et la prise en compte des impacts qu’une organisation peut avoir sur son environnement quand elle ne s’intéresse pas au respect des droits de l’homme sous l’angle social de la non-discrimination, voire de la gestion de la diversité. Si le développement durable est parfois travaillé par les services d’achats et de communication des grandes entreprises, la dimension sociale de la RSE, quant à elle, relève très souvent des services ressources humaines ou des services dédiés et rattachés aux ressources humaines, quand les deux autres dimensions peuvent être rattachées à un service RSE propre et décorrélé de celles-ci. 

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6 questions à Michel Yahiel

6 questions à Michel Yahiel

 

Vos fonctions tant à l'Elysée qu'à France Stratégie vous ont-elles permis d'avoir une vue élargie de l'importance de la RSE sur la cohabitation nécessaire entre Etat et Entreprise ?

En effet. Dans le premier cas ce constat est né du travail réalisé avec toutes les parties prenantes autour de la loi « devoir de vigilance », qui a débouché en 2017, après de multiples échanges et les nécessaires compromis qu'il a fallu susciter. La mobilisation et je dois dire le niveau de compétence des ONG a joué ici un rôle décisif.

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La RSE : cerise sur le gâteau ou charrue avant les bœufs ?

La RSE : cerise sur le gâteau ou charrue avant les bœufs ?

Denis Monneuse, Enseignant-chercheur, directeur du cabinet de conseil « Poil à Gratter 

Les réunions de travail, c’est comme les relations sexuelles : on s’en souvient rarement en détail quelques jours après, mais celles dont on se souvient restent en revanche gravées dans notre mémoire à jamais.

Parmi celles dont je me souviens (les réunions de travail, pas les relations sexuelles !), il y a les cinq suivantes que je voudrais partager avec vous car elles ont contribué à forger mon regard sur la RSE. En deux mots : la RSE devrait être la cerise sur le gâteau, la nouvelle lubie d’une entreprise une fois qu’elle fonctionne parfaitement. Or l’expérience montre que les organisations mettent la charrue avant les bœufs : elles se délectent de responsabilité sociale, voire sociétale, alors qu’elles parviennent à peine à respecter les lois.

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La RSE et la CFTC

Par Cécile Blondelon, Conseillère technique en charge du dossier RSE

Pour la CFTC, les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont liés. Partant de ce postulat, notre confédération promeut une prise en compte systématique de ces questions dans les décisions stratégiques des entreprises et les politiques publiques. In fine, il s’agit de transformer notre modèle capitaliste en une économie davantage respectueuse de l’humain et de son environnement. 

Ainsi, la CFTC défend ardemment une transition écologique socialement juste de notre société, comme en témoignent nos « 66 propositions pour un pacte social et écologique », formulées avec d’autres acteurs de la société civile. Notre confédération est en effet convaincue qu’un tel changement de modèle constitue une opportunité pour renforcer notre compétitivité, redynamiser nos territoires, créer des emplois de qualité, redéfinir notre contrat social et préserver notre environnement. A nous de la saisir ! 

La RSE c’est un tout et non un meuble à tiroir

La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) est un outil pour y parvenir. Celle-ci doit être pensée globalement et non pas thématique par thématique (l’environnement d’un côté, le social ou la gouvernance de l’autre). Elle doit s’appliquer et profiter à tous, petites comme grandes entreprises, salariés, comme travailleurs indépendants.

C’est cette vision intégrée et inclusive de la RSE que la CFTC partage au sein des instances et groupes de travail spécialisés auxquels elle prend part, et lorsqu’elle est consultée sur des projets de loi. 

Ce fût notamment le cas lors du projet de loi Pacte où notre confédération a plaidé pour une modification de l’objet social des entreprises incluant ainsi la responsabilité des entreprises vis-à-vis du bien commun et en faveur d’une plus grande participation des salariés aux organes de décisions et aux résultats de leurs entreprises.

Lors des Etats généraux de l’alimentation, la CFTC a appelé à une agriculture écologiquement, mais aussi socialement responsable, privilégiant les circuits courts, condamnant le gâchis et permettant à chaque agriculteur d’être rémunéré à la hauteur de son travail. 

Pour responsabiliser les multinationales quant aux risques que leurs activités font peser sur leurs sous-traitants (souvent des PME), la CFTC a soutenu l’adoption de la loi sur le devoir de vigilance et propose de légiférer pour limiter les délais de paiement. 

Pour que les PME se saisissent de la RSE, la CFTC a soutenu la démarche de la CPME visant à promouvoir « la RSE dans les TPE-PME ». Notre confédération a d’ailleurs été la première organisation syndicale à signer le texte final qui intègre l’ensemble de nos revendications.

Enfin, lorsque des décisions ou des accords nous semblent négliger les risques sociaux ou environnementaux, nous manifestons nos désaccords. 

C’est ce que nous avons fait en signant le courrier commun de 72 organisations demandant aux parlementaires français de ne pas ratifier le CETA (accord commercial avec le Canada). 

https://www.cftc.fr/actualites/social/ceta-mercosur-libre-echange

Si nous nous réjouissions des progrès accomplis et de la reconnaissance progressive de la RSE par les acteurs politiques et économiques, nous n’ignorons pas le chemin qui reste à parcourir. Mais avant d’aller plus loin, il convient en premier lieu de veiller à l’application des lois adoptées. A titre d’exemple, celle sur le devoir de vigilance prévoit que les représentants de salariés soient consultés pour élaborer des plans de vigilance. Aucune multinationale ne l’a pour l’instant fait.

Il nous semble également important que l’environnement devienne une composante du dialogue social. Cela est nécessaire tant la transition écologique impactera les salariés.

Le « verdissement » des métiers et des modes de production, entraînent déjà une évolution des compétences et des process qu’il convient d’anticiper pour sécuriser le parcours professionnel des travailleurs.

https://www.cftc.fr/actualites/au-boulot-pour-la-planete%e2%80%89

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Mots-clés: RSE, MagRH8, SYNDICAT

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