Tous compétents ?

La SNIE : une ETI dont on peut dire… Elle a tout d’une grande…

La SNIE : une ETI dont on peut dire… Elle a tout d’une grande…

 

Par Laurent Crief, Directeur général,
Directeur du pôle social, administratif et financier
et François Carmeille, adjoint au DRH.

La SNIE a été créée en 1966 par André CRIEF (dans le sous-sol du pavillon familial). Elle est aujourd’hui dirigée par ses fils, Fabien et Laurent Crief. Elle s’est installée à Brie-Comte-Robert en 1971, a connu plusieurs déménagements, dont le dernier en janvier 2015 pour intégrer un site ouvert sur le respect de l’environnement et le bien-être des salariés.

Elle est spécialisée dans l’équipement électrique de logements neufs (essentiellement collectifs) dans la conception et la réalisation d'installations électriques dans les domaines de l'habitat et du bâtiment. Cette entreprise familiale est aujourd'hui l'un des leaders de son secteur.

à la date de rédaction de ces lignes, elle compte un peu moins de 500 salariés, traite plus de 9000 logements par an, et son chiffre d’affaires avoisine les 50 millions d’euros annuels. Ses clients sont essentiellement des promoteurs privés réalisant des programmes de construction neuves, dans lesquels co-interviennent différents acteurs de la Construction (Gros-œuvre, électriciens, plaquistes, peintres, etc.)

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Comment repérer et développer les soft skills ?

Comment repérer et développer les soft skills ?

Jérémy Lamry

C’est quoi les soft skills ?

Depuis quelques mois, c’est devenu l’action à la mode : lancer un programme de développement des soft skills. Dans l’univers RH, difficile désormais de passer une semaine sans entendre parler des soft skills, ces compétences qui… ou plutôt ces comportements, ces aptitudes, enfin, ces trucs qu’on n’apprend pas en cours quoi. Voilà, le sujet est posé. On entend beaucoup parler des soft skills, mais elles semblent plutôt difficiles à décrire, à tel point que pour les nommer, nous utilisons un terme américain ! Et pourtant, même de l’autre côté de l’Atlantique, la notion de soft skills n’est pas très ancienne. 

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La GPEC en réseau

La GPEC en réseau

Après des études de Marketing Fanta BERETE a travaillé 14 ans au sein du groupe Teleperformance France. Elle y a occupé les postes de RRH, de Responsable Développement RH et de Responsable communication interne. Après un Exécutive master communication à Sciences Po elle a intégré la tête de réseau des Chambre du Commerce et de l’industrie.

Elle y a géré pendant 4 ans le pôle développement RH en travaillant principalement sur l’uniformisation de l’ensemble des outils et en développant les modules RH du système d’information RH. Depuis juin 2018 elle est en charge du pôle pilotage projets. Avec son équipe elle est chargée de piloter l’ensemble des projets qui concernent l’organisation et l’évolution du réseau des CCI.

La GPEC, paraît toujours simple quand on récupère dans sa bibliothèque la méthodologie proposée par les grands auteurs RH.

Page après page, on pioche de l’information, on se dit que de nombreuses procédures explicitées existent déjà au sein de sa propre structure et que l’idée générale est de tout remettre en ordre et de développer quelques outils complémentaires.

Pas si simple…

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Tranches de vie : La compétence, une approche qui se décline au quotidien...

Tranches de vie : La compétence, une approche qui se décline au quotidien...

En racontant des histoires vécues, Guy Jayne illustre une dynamique qui conduit à la réussite. Regroupées dans un livre, elles s’adressent à tous ceux qui sont concernés par la sortie de crise. Guy Jayne nous invite avec ces 5 tranches de vie à faire un pari sur l’Homme et ses potentialités, à se donner les moyens de le gagner par la mise en œuvre de la logique compétence...

Guy Jayne, en tant qu’opérationnel et animateur dans la métallurgie et la sidérurgie, a été un acteur de la mise en œuvre de ce nouveau type de management qu’est la démarche compétence. En France, en Europe et sur d’autres continents, il a transmis son expérience à de nombreuses entreprises qui se sont inspirées de cette dynamique. Il a présenté celle-ci dans son livre : « organisation et logique compétence » (Les Editions de l’Atelier, 2012)

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La compétence, faut-il raison garder ?

Par Élisabeth Provost, Vanhecke Consultante formatrice auteure

Encore aujourd’hui, de multiples débats et opinions surgissent à propos d’une notion érigée en phénomène, « la compétence » ; comme si c’était nouveau… La compétence aurait-elle simplement été emprisonnée dans des concepts que nous aurions nous-mêmes fermés : le métier, la capacité ou l’aptitude ? Ou les raisons de l’instant auraient-elles  fait oublier les réalités d’un demain déjà dépassé ?

La compétence malade de « pyrrhonisme »1

Quelle est donc cette chose étrange qu’on ne peut définir sans l’obscurcir ? Cette pluralité de définitions et de points de vue qui ne sont en mesure de s’accorder que par le sens quand ils demeurent otages des dogmes et des certitudes que créent le besoin économique et la grande peur d’un lendemain tout numérique ?

La sagesse que l’on accordât aux empereurs de l’ancienne dynastie Ming fut celle de la non-action. Ils avaient compris que les choses évoluaient sans eux et surtout que ces évolutions ne pouvaient exister que s’ils créaient les conditions d’une grande vacuité, un vide d’action générateur de vie. Mis en perspective, qu’adviendrait-il de l’actuel brouillage d’idées et de déclarations à propos de la compétence ?

Sur le plan de son origine, nous sommes tous de possibles géniteurs contributifs à ses multiples naissances qui ont maillé notre histoire économique et sociale. Les doctrines et les déclarations à propos des compétences, celles des universitaires, des consultants ou des organismes répertoriés pour l’étudier ont été plus prolixes que celles des acteurs qui se « contentaient » de l’utiliser pour faire face à leurs besoins.

La notion de compétence évolue et interroge toujours. Dans les années 1980, afin de répondre à l’évolution des postes, la fonction publique territoriale s’en est emparée. Lors des journées internationales de la formation en 1998, le Medef l’a posée comme accompagnant nécessairement le projet d’entreprise. Dernièrement, le rapport 2018-2019 de l’Apec l’installe sur le plan de l’évolution des métiers et des nouvelles formes d’emploi. Et la commission prospective de France Stratégies réfléchit à sa saisine par les entreprises.

Le paradoxe symbolique de la compétence

Cependant, de cette grande diversité d’opinions et de déclarations à propos de la compétence, une alliance entre les acteurs se dégage. Celle d’une conformité dans son application dont il est tiré une puissante conjecture, une conformité d’idée : répondre à l’urgence économique car numérique. Comme si nous étions innocents des impacts d’un processus d’accélération du traitement des données que nous aurions nous-mêmes contribué à créer…

En fait, à quoi servirait de discourir sur des compétences chamboulées par un système économique qui s’est ouvert grâce au partage et aux nouveaux modes de traitement des informations ? A cause (grâce ?) aux disruptions des applications numériques, Uber, Airbnb et autres déstructurations des entreprises de services et de production ? Quand certains d’entre nous ont construit ou ont volontairement emprunté ce chemin ; quand d’autres l’ont désiré, parfois rêvé ; quand certains l’ont ignoré et d’autres encore l’ont subi.

Dans cette pseudo-crise d’adaptation de la « ressource-compétence2 » à la demande économique d’ajustement des entreprises à leurs besoins, notre responsabilité collective est engagée, que l’on soit proactif, acteur ou passif. Ne rien faire est aussi une prise de position.

La compétence, une non-réponse à la crise des temporalités

Répondre à une immédiateté sans en avoir envisagé les conséquences ; sans avoir douté de ses implications ; sans s’être assuré de possibles scénarios alternatifs ; ou s’être soumis à ce que l’on pense ne plus être capable d’éviter… est-ce raisonnable ?

S’il existait une caractéristique dans nos comportements, ce pourrait être la suivante : l’impuissance à prouver que la réalité choisie pour la compétence est bien celle-là et pas une autre. À ce jour, cette réalité non raisonnée a ignoré les symptômes portant rupture des formes économiques en vigueur, bien protégés que nous pensions être dans nos systèmes autocentrés, entreprises ou institutions.

Pourtant, les nuages de la bifurcation étaient bien là ; certains s’en sont même approprié le nom à d’autres fins, le « cloud »…

Alors se questionner à propos des compétences ne conduirait-il pas à regarder l’horizon par le petit bout de la lorgnette ? La source du paradigme d’aujourd’hui ne jaillirait-elle pas plutôt au-delà des montagnes de l’évidence ambiante ?

La compétence entre liberté et menaces…

Demain s’est déjà installé ; il suffit d’aller à sa rencontre dans les nombreux salons et colloques factuels et virtuelles portant les initiatives numériques. Dans cette course effrénée au progrès, quel est le devenir de l’instant ? Alors que le cerveau ne fait pas la différence entre le réalisé et le pensé, pour lui les deux moments sont également vécus ; et si nous bifurquions pour un autre espace, intemporel celui-là, tant qu’il peut exister, un système dont l’humain serait LA finalité ?

Les menaces sont bien là. Dans un univers dont la longévité est aujourd’hui mesurée, quelle est la place de la compétence dans notre survie à terme ? 

Epictète3 déclarait : « Haussez la tête, hommes4 libres ! » Le sommes-nous encore ?


1   Le pyrrhonisme est un courant de pensée rattaché à Pyrrhon d’Elis, philosophe grec (- 365/-275 avant JC). Bien que Pyrrhon n’ait rien écrit, comme Socrate le philosophe, sa vie est un modèle pour ses contemporains. Sa doctrine, rapportée par son disciple Aristolis, peut se définir comme un indifférentisme généralisé : “Nos sensations et nos opinions ne sont ni vraies ni fausses”. Cette attitude d’indifférence seule peut conduire, selon Pyrrhon, à l’ataraxie (la paix de l’âme). Le but de Pyrrhon, comme les stoïciens, est de soustraire l’homme au malheur, qui résulte selon lui de l’attachement aux réalités temporelles. Ce non-malheur est, pour le sage, le bonheur. Le pyrrhonisme influencera grandement le scepticisme.

2   Dixit Guy Leboterf

3   Epictète est l’un des plus célèbres philosophes stoïciens. Sa réflexion porte essentiellement sur la sagesse et la recherche du bonheur. Sa philosophie est fondamentalement minimaliste, puisqu’elle consiste à éviter le malheur, en guise de but de la vie, plutôt qu’une recherche proprement dite du bonheur. Son œuvre la plus célèbre est le Manuel

4   Comprendre en  2019, « hommes et femmes libres » !

Mots-clés: COMPETENCES, MagRH8

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