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Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

INRS : Qualité de vie au travail, risques psychosociaux et bien-être au travail

INRS : Qualité de vie au travail, risques psychosociaux et bien-être au travail

Bonjour Valérie Langevin. Pouvez-vous présenter l’INRS en quelques mots et ce que vous y faites ?.

L’INRSINRS est une association loi 1901, créée en 1947 sous l’égide de la Cnam, administrée par un Conseil paritaire (représentants d’employeurs et de salariés). L’Institut accompagne les entreprises du régime général - soit 2,2 millions d’établissements et 18,4 millions de salariés - en matière de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. L’Institut met à profit ses ressources pluridisciplinaires pour diffuser une culture de prévention dans les entreprises et proposer des outils adaptés à la diversité des risques professionnels.

J’y occupe un poste d’expert d’assistance et de conseil sur les risques psychosociaux. Je travaille à la promotion d’une démarche de prévention des risques psychosociaux le plus en amont possible, centrée sur le travail et son organisation.

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QVT, cette belle mystérieuse

QVT, cette belle mystérieuse

Par Marc Veyron & Philippe Cafiero

La QVT s’est installée progressivement dans l’agenda du DRH. C’est un sujet de négociation mais aussi d’attractivité et fidélisation. Comment ce thème s’est-il imposé et quelle place a-t-il ?

En juin 2013, il y a presque 6 ans, les partenaires sociaux signaient un accord national interprofessionnel sur la QVT et l’égalité professionnelle. Son titre « Vers une politique d’amélioration de la qualité de vie au travail et de l’égalité professionnelle », montrait la volonté d’enclencher une dynamique, plus que de fixer des nouvelles normes ou obligations. Cet accord avait une durée de 3 ans, il n’a pas fait l’objet d’une reconduction ni d’un bilan par les signataires. Il a donc juridiquement cessé de produire ses effets. Est-ce à dire que cela a été inutile ?

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Histoire de la santé au travail

Histoire de la santé au travail

Par André Perret

La pathologie professionnelle était déjà décrite dans la Bible, et dans l’antiquité, un papyrus de 2 500 ans av. J.-C. contient la description dans l’ancienne Égypte du lumbago aigu survenu accidentellement chez un ouvrier ayant participé à la construction d’une pyramide. Plus tard Hippocrate le père de la médecine avait déjà remarqué en 450 av. J.-C. que l’asthme était plus fréquent dans certaines professions, les tailleurs, les pêcheurs et les métallurgistes entre autres. On trouve également des allusions aux maladies professionnelles chez Pline l’Ancien puis Julius Pollux.

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La QVT au pays de l’ingénierie…

La QVT au pays de l’ingénierie…

Entretien avec Sophie Moreau-Follenfant, DRH Groupe d’EGIS

Pourriez vous nous repréciser ce que représente Egis en termes d’activités, de métiers et d’effectif ?

Le Groupe Egis est un groupe d’ingénierie, de montage de projets et d’exploitation, filiale de la Caisse des Dépôts. Ses métiers vont de la conception à l’exploitation d’infrastructures, en passant par le conseil, et le clé en main.

Ce sont plus de 14000 personnes, dont 9000 dans l’ingénierie, réparties à raison de 4000 en France, 5000 dans une centaine de pays, dont principalement trois gros pôles domestiques : l’Inde, le Brésil et le Moyen-Orient, ainsi que quelques implantations fortes comme l’Ukraine, la Pologne, le Kenya ou la Roumanie. 

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Et le sport dans tout cela ?

Par Bruno MILLION-BRODAZ, Associé Consulting 4 change et Sébastien BEQUART, GYMLIB

Sébastien Bequart est l’un des co-fondateurs de Gymlib. Formé en école de commerce, et après plusieurs années passées en tant qu’auditeur chez Deloitte, Sébastien Bequart dresse avec son collègue de l’époque Mohamed Tazi le même constat : le quotidien rend complexe la pratique d’une activité sportive régulière. En 2013, ils décident de créer Gymlib. 

En quoi la pratique sportive en entreprise peut avoir un impact positif sur la qualité de vie au travail  ?

Le sport c’est l’école de la vie dit Aimé Jacquet. La pratique sportive en entreprise facilite les interactions et permet un juste équilibre vie personnelle / vie professionnelle. C’est un puissant ciment qui crée du lien et décloisonne les organisations en mélangeant générations, hiérarchies et services.

Concrètement, quelles sont les bénéfices identifiées ? 

Chaque entreprise aujourd’hui est consciente de sa place, de son impact et de son image sur le marché. Une démarche qui favorise l’activité sportive favorise sa marque employeur, agit positivement sur la prévention santé (notamment pour les grands groupes) : TMS, RPS, stress, burn out. Enfin c’est un élément concret et simple pour promouvoir l’engagement des collaborateurs.

Quelles données / études permettent de démontrer le ROI de tels dispositifs ?

Voici quelques indicateurs que les entreprises avec lesquelles nous travaillons suivent : turnover, absentéisme, arrêts maladies.

Nous réalisons une photo des indicateurs choisis, organisons leur suivi et observons leur évolution au cours de la collaboration. Au-delà du ROI, nous préférons suivre le ROE (Retour sur engagement, c’est à dire le nombre de personnes qui utilisent le service / total effectif. C’est à notre avis le meilleur moyen d’évaluer l’efficacité d’un service de QVT. Enfin, de nombreuses études sont disponibles sur le sujet : Decathlon Pro, notre étude OpinionWay, recommandations de l’OMS, Medef, NOSCF et Union cycle, …  : en synthèse c’est un investissement rentable !

Pour quelles raisons une entreprise décide-t-elle de proposer ce service à ses collaborateurs plutôt que de leur laisser gérer ce sujet à leur guise (vie privée) ?

C’est une obligation légale de l’employeur. Veiller à la santé mentale et physique des salariés (article 4121 du code du travail). La sédentarité est le 4e facteur de risque de mortalité au monde et les salariés des entreprises dans le domaine tertiaire sont sédentaires (être assis ou couché plus de 4H/jour). Cette sédentarité provoque la plupart des maladies professionnelles (TMS, RPS).

Pour lutter contre celle-ci, l’OMS recommande la pratique régulière d’une activité physique ou sportive.

Quand nous regardons nos clients, nous identifions plusieurs raisons qui poussent un grand groupe à s’inscrire dans ce type de démarche tel que :

  • Wavestone. Un contexte d’entreprise délicat  suite à un rachat : mettre en place une démarche commune pour fédérer l’ensemble des collaborateurs
  • SNCF. le déménagement du siège en banlieue  avec une perte de temps supplémentaire dans les transports. La mise en place de la pratique du sport sur place pour compenser cette perte de temps.    
  • Cabinets d’Audit. Proposer des pratiques sportives à la carte pour séduire les milleniums soumis à un environnement stressant (hyper concurrence, charge de travail, …)
  • Dans les startups. Ce dispositif peut s’apparenter à un outil de reconnaissance qui vient en compensation d’importants horaires de travail et souvent d’une rémunération souvent plus basse et d’avantages moins nombreux que ce que proposent les grands groupes)
Vous êtes aussi implanté en Belgique, y-a-t-il des différences culturelles flagrantes ?

La Belgique, en réalité, on devrait plutôt parler de trois marchés distincts : La Flandre, Bruxelles et la Wallonie, possède une culture d’Europe de l’Ouest assez semblable au niveau du rapport au sport et du rapport au travail. Nous avons réalisé une étude QVT pour la Belgique (https://www.rtbf.be/vivacite/article/detail_les-belges-sont-heureux-au-travail ?id=10175151) et nous avons globalement observé les mêmes statistiques que chez nous si ce n’est un niveau de « bonheur au travail » qui a l’air plus prononcé ! 

Par ailleurs, je trouve que la notion « d’avantages accordés aux salariés » est plus fortes et partagée en Belgique. Pour finir, il y a également une différence au niveau des relations sociales. En France, c’est le CSE qui se charge historiquement (et aussi en raison des exonérations de cotisations sociales) des sujets liés aux activités physiques. Les belges n’ont pas d’équivalent au  CSE. Nous devons nous adapter à cette situation même si on constate que de plus en plus d’entreprises décident de prendre directement ces sujets pour en faire un pilier de leur politique de marque employeur. 

Dans les cas d’une prise en charge directe, quels sont vos interlocuteurs ? 

Nous travaillons principalement avec les DRH et les RRH, quelques CEO, des Office managers, des CHO, des responsables marque employeur, des responsables QVT, des responsable santé, affaires sociales, comp & ben etc… 

Le sport rebat les cartes des organisations et nous sommes parfois obligés de choisir nos clients.

Votre entreprise compte 70 salariés, pratiquent-ils tous une activité sportive et pourquoi ?

La plupart pratique des sports et ils étaient déjà sensibles au sport avant de rejoindre Gymlib. Ceux qui n’étaient pas sportifs s’y mettent, portés par une énergie collective, les défis (run etc) auxquels certains de nos salariés s’inscrivent. Beaucoup d’activités sont proposées, certaines plus tournées bien-être, ce qui permet de toucher plus de salariés. Ce n’est pas une obligation chez nous de faire du sport. On ne force personne  !

Notre mission est clairement de faire faire du sport aux sportifs occasionnels, les sportifs confirmés se motivant seuls. 

Comment l’offre Gymlib s’insère-t-elle dans la démarche globale Qvt d’une entreprise ?

C’est une des composantes pour de nombreuses entreprises. Nous recommandons de toujours inscrire Gymlib dans un projet QVT plus global, porté par les RH et le CODIR en général. L’impact sera d’autant plus fort. La QVT touche de nombreux domaines : flexibilité du travail, management, accès aux formations, …

Nous faisons souvent des lancements en entreprise avec d’autres acteurs QVT. Aujourd’hui,  je pense que les entreprises ont compris que cela devait être une démarche complète.

Autour de la QVT, on voit émerger une pluralité de pratiques extrêmement hétérogènes (papier repas, massage, sport, prévention, ...). Qu’en pensez-vous ?

Ce foisonnement est une très bonne chose. Le champ des possibles de la QVT est immense, et cette sensibilisation est de bon augure pour les prochaines années. 

En revanche, il faut que les entreprises soient conscients qu’elles ne doivent pas se disperser. Et, pour cela, elles doivent :

  • évaluer la pertinence d’un service pour SON entreprise en sondant l’intérêt des salariés
  • articuler cela autour d’une stratégie globale et du projet d’entreprise.
  • Porter le projet, communiquer en interne et en externe, ….
  • et évaluer l’efficacité et la satisfaction des salariés avec des enquêtes internes et des reporting des solutions mises en place
Comment voyez-vous le sujet de la QVT évoluer dans les années à venir ?

Cette thématique prendra de plus en plus de place, l’entreprise devient plus « maternelle ». Les aspirations et exigences de la génération Z renforcent ce besoin. Ce sera bientôt un réflexe, une évidence, et non une simple démarche.

Parmi les prestataires du secteur de la QVT, anticipez-vous des évolutions (concentration, nouveaux opérateurs, ...) ?

Les partenaires et acteurs de la Qvt sont nombreux et divers, il y aura des mouvements de concentration et l’apparition de nouvelles offres. Nous souhaitons être un pôle d’intégration et croissance sur ce marché. La porosité entre vie perso et vie pro va s’accentuer, notamment avec des acteurs qui agissent pour la QVT autant que pour la Qualité de Vie, partant du postulat que l’un influe sur l’autre. 

Gymlib accompagne les entreprises soucieuses d’améliorer la qualité de vie au travail de leurs équipes en proposant aux salariés un abonnement unique et sans engagement pour accéder à +3000 structures de sport et bien-être partout en France. Ce service bénéficie à plus de 100 000 bénéficiaires

 

  

 

 

      

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