Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Et le sport dans tout cela ?

Et le sport dans tout cela ?

Par Bruno MILLION-BRODAZ, Associé Consulting 4 change et Sébastien BEQUART, GYMLIB

Sébastien Bequart est l’un des co-fondateurs de Gymlib. Formé en école de commerce, et après plusieurs années passées en tant qu’auditeur chez Deloitte, Sébastien Bequart dresse avec son collègue de l’époque Mohamed Tazi le même constat : le quotidien rend complexe la pratique d’une activité sportive régulière. En 2013, ils décident de créer Gymlib. 

En quoi la pratique sportive en entreprise peut avoir un impact positif sur la qualité de vie au travail  ?

Le sport c’est l’école de la vie dit Aimé Jacquet. La pratique sportive en entreprise facilite les interactions et permet un juste équilibre vie personnelle / vie professionnelle. C’est un puissant ciment qui crée du lien et décloisonne les organisations en mélangeant générations, hiérarchies et services.

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Bonheur & Bien Etre en entreprise ? avec Nolwenn ANIER

Bonheur & Bien Etre en entreprise ? avec Nolwenn ANIER

Dans StoryTelleRH, Nabil LASFER questionne directement au téléphone des acteurs de la sphère RH. Des questions impromptues, autour d'un sujet. Un format court et direct ... alors prêts à écouter et découvrir ?

Aujourd'hui Nabil interroge Nolwenn ANIER

Nolwenn Anier, Docteur en Psychologie sociale et Responsable du Pôle Recherche chez Moodwork, solution digitalepour la qualité de vie au travail.

 
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Pour en savoir plus : fr.linkedin.com/in/nolwenn-anier-ph-d-85118389

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Histoire de la santé au travail

Histoire de la santé au travail

Par André Perret

La pathologie professionnelle était déjà décrite dans la Bible, et dans l’antiquité, un papyrus de 2 500 ans av. J.-C. contient la description dans l’ancienne Égypte du lumbago aigu survenu accidentellement chez un ouvrier ayant participé à la construction d’une pyramide. Plus tard Hippocrate le père de la médecine avait déjà remarqué en 450 av. J.-C. que l’asthme était plus fréquent dans certaines professions, les tailleurs, les pêcheurs et les métallurgistes entre autres. On trouve également des allusions aux maladies professionnelles chez Pline l’Ancien puis Julius Pollux.

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INRS : Qualité de vie au travail, risques psychosociaux et bien-être au travail

INRS : Qualité de vie au travail, risques psychosociaux et bien-être au travail

Bonjour Valérie Langevin. Pouvez-vous présenter l’INRS en quelques mots et ce que vous y faites ?.

L’INRSINRS est une association loi 1901, créée en 1947 sous l’égide de la Cnam, administrée par un Conseil paritaire (représentants d’employeurs et de salariés). L’Institut accompagne les entreprises du régime général - soit 2,2 millions d’établissements et 18,4 millions de salariés - en matière de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. L’Institut met à profit ses ressources pluridisciplinaires pour diffuser une culture de prévention dans les entreprises et proposer des outils adaptés à la diversité des risques professionnels.

J’y occupe un poste d’expert d’assistance et de conseil sur les risques psychosociaux. Je travaille à la promotion d’une démarche de prévention des risques psychosociaux le plus en amont possible, centrée sur le travail et son organisation.

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Well-being & work, le cas de Solvay

Entretien1 avec Bruce Fecheyr-Lippens, SVP, Global Head Agile Working, Digital HR, People Analytics, and HR Director Excellence Center, Solvay

MB : Pouvez-vous présenter Solvay et votre périmètre d’activité ?

BF : Solvay est une entreprise Franco-Belge de 27 000 collaborateurs, présente dans le monde entier, avec un tiers de nos revenus sur chaque continent (Etats-Unis, Europe, Asie). Nous sommes dans le secteur de la Chimie spécialisée où les marges sont élevées mais où nous devons innover très rapidement pour proposer des produits toujours plus légers, durables et de meilleure qualité.  Par exemple, un de nos plus grands Business est spécialisé dans les matériaux composites utilisés par l’industrie automobile et aéronautique pour rendre les voitures et les avions plus légers. 

Je suis positionné au niveau du Groupe et du Siège Social. Mon périmètre comprend trois axes :

  • Le premier concerne la réinvention des Ressources Humaines et de notre culture organisationnelle. Nous voulons une culture plus collaborative. C’est pourquoi nous remettons à plat nos processus. Par exemple, nous avons transformé notre système de  gestion de la performance. Et bien entendu nous créons différents outils digitaux et mettons en place une fonction RH plus centrée sur l’employé. 
  • Le deuxième axe concerne tout ce qui permet d’innover dans les façons de travailler en lien avec de fortes attentes de nos collaborateurs sur ce point : l’agilité, la cocréation, être beaucoup plus en mode de co-construction... Donc nous travaillons en mode plus agile, même dans le domaine de la Recherche et l’Innovation. 
  • Enfin, je suis le DRH pour « le Centre d’Excellence »  qui vise à s’assurer que dans les multiples Business de Solvay, dans nos opérations industrielles, nous appliquons les mêmes pratiques d’excellence dans le Management. Il s’agit d’identifier ce qui marche et de le déployer dans toute l’entreprise. 
MB : Comment vous abordez les questions qui tournent autour de la Qualité de vie au travail, de la Santé au travail ?

BF : En 2015, sous l’impulsion de Jean-Christophe Sciberras, notre DRH de Solvay France et directeur des relations sociales et de l’innovation sociale du groupe, nous avons signé une charte2 sur l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Depuis, la qualité de vie au travail (le well-being@work) est devenue l’une de nos priorités clés du Groupe. Chaque année nous lançons une enquête de satisfaction  auprès de nos collaborateurs. Et lors de l’enquête 2018, les données indiquaient clairement que nous pouvions mieux faire sur tout ce qui tourne autour du bien-être et de la qualité de vie au travail. 

Nous avons donc décidé de réaliser toute une série de formations, en présentiel, et de groupes de travail sur ces sujets pour permettre aux collaborateurs de prendre conscience de leurs comportements et pour leur donner les moyens d’améliorer leurs pratiques professionnelles pour plus de bien-être au travail. En effet, nous sommes dans un monde qui évolue vite et dans lequel les outils digitaux sont omniprésents. Ce n’est pas facile pour les collaborateurs d’avoir toujours un usage raisonné et maîtrisé du digital. 

MB : Pouvez-vous préciser la nature des formations que vous proposez ?

BF : Nous avons des formations différentes à la fois sous format vidéo et en présentiel :

1) Certaines formations sont centrées sur l’importance d’avoir une bonne qualité de vie au travail avec la mobilisation de travaux scientifiques. Par exemple, une de nos vidéos présente le cas d’une personne en situation de burn-out. Différents médecins expliquent les causes du burn-out et les conséquences en matière de santé pour l’individu et comment s’en prémunir.

2) Nous avons différentes formations sur la bonne utilisation des outils digitaux. Il s’agit de prévenir les collaborateurs du risque d’une utilisation excessive et leur donner des conseils pour un usage modéré et efficace.  

3) Nous avons aussi des Formations d’une demi-journée à une journée où après avoir détaillé certaines pratiques professionnelles et leurs impacts sur les collaborateurs, nous mettons les participants en mode design thinking et nous leur demandons de répondre à différentes questions pour faire émerger des plans d’actions concrets : Que pouvez-vous faire dans votre équipe au quotidien pour améliorer les choses ? Quelles sont les petites actions que vous pouvez adapter pour vous-même ? Quelles sont les veilles que vous pouvez mettre en place dans votre équipe pour assurer une bonne qualité de vie au travail ?

Nous avons eu déjà quelques milliers de collaborateurs qui ont suivi ces formations en 2018 cela continue ! C’est un point très important pour nous de déployer ces programmes de manière pragmatique et de permettre progressivement à l’ensemble des collaborateurs d’y avoir accès afin qu’ils puissent réfléchir sur leurs pratiques au travail et comment construire leur propre programme de développement pour améliorer leur bien-être au travail. 

MB : Considérez-vous que les attentes des collaborateurs concernant la qualité de vie au travail sont en augmentation ces dernières années ? Par exemple, constatez-vous dans le cadre des recrutements que c’est une préoccupation importante des candidats ?

BF : Tout à fait,  dans les recrutements, les candidats sont actifs et formulent des demandes sur le contexte et l’environnement de travail. Ils sont en attente de bonnes conditions de travail et que la qualité de vie au travail soit au rendez-vous. Ils nous posent des questions telles que : Quelle est la culture du groupe ? Quels sont les horaires de travail ? Est-ce qu’il y a beaucoup de mails pendant les week-end ? Est-ce que vous proposez des Formations autour du bien-être ? Avez-vous une charte sur le sujet ? Avez-vous des cas de burn-out dans l’entreprise ? Je trouve que c’est une très bonne chose que les candidats s’intéressent à ces sujets !

J’ai rejoint le groupe il y a deux ans et demi maintenant, à ce moment-là, nous parlions beaucoup moins des questions de bien-être. Aujourd’hui c’est vraiment devenu une priorité. Nous en parlons beaucoup plus, nous sommes beaucoup plus ouverts sur ces sujets et les gens s’expriment naturellement sur leurs attentes et leurs besoins.

Par exemple, en mars, nous avons eu une réunion mondiale de plusieurs heures avec tous les partenaires sociaux des différents pays sur ces questions. Nous souhaitions avoir leur feedback global. Nous leur avons demandé : Qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui ne marche pas ? Qu’est-ce qui peut être amélioré ? La discussion était riche et ouverte et nous avons senti une vraie volonté de faire progresser les choses.

Pour résumer notre philosophie : nous voulons nous assurer que les gens se sentent bien chez Solvay, parce que s’ils ne se sentent pas bien, ce n’est pas bien ni pour eux ni pour l’entreprise.

Et pour cela, Il est important d’en faire un sujet collectif et de co-construire nos pratiques avec l’ensemble des collaborateurs du groupe.

MB : Qu’en est-il de vos espaces de travailler et de la possibilité de prendre de son domicile ?

BF : Aujourd’hui, nous avons acté que les gens peuvent travailler de leur domicile, c’est-à-dire en télétravail. Les outils digitaux ont fait de tels progrès que l’on peut organiser des visioconférences et des échanges à distance de très bonne qualité. Cela limite les déplacements notamment les transports en avion. Et les collaborateurs sont demandeurs et cela contribue grandement à leur bien-être au travail. Depuis six mois, cela a progressé de façon incroyable et le télétravail s’est généralisé. Bien entendu, Chaque pays et chaque site ont leurs principes. Par exemple, à Bruxelles, au siège social, il n’y a pas de règles spécifiques. Nous laissons aux collaborateurs la possibilité de s’organiser librement et de décider des jours où ils télétravaillent. Par contre, dans les sites industriels, pays par pays, le télétravail est beaucoup plus encadré et il y a des accords qui spécifient précisément  le nombre de jours auxquels ont droit les collaborateurs et les conditions.

Concernant nos locaux, nous avons différents projets immobiliers, à Bruxelles et à Lyon notamment, de plusieurs centaines de millions d’euros pour rendre nos espaces de travail plus flexibles. Il ne s’agit surtout pas de faire des open space mais de créer différents espaces individuels ou collectifs pour permettre aux collaborateurs de choisir les lieux les plus appropriés en fonction de leur besoin (travail seul, mener un projet collectif, …).

MB : Avez-vous mis en place des solutions autour des pratiques sportives ou des activités centrées sur le bien-être ?

BF : Aujourd’hui, ce n’est pas institutionnalisé. Les choses se font de manière informelle et nous laissons les collaborateurs prendre des initiatives. Il n’y a aucune obligation. Par exemple ici à Bruxelles, nous avons un espace où les gens peuvent prendre un temps de pause, méditer, faire une sieste le midi. 

MB : Comment animez-vous la charte au quotidien ?

BF : Chaque RH doit porter les questions de bien-être dans son entité sous la coordination de Jean-Christophe Sciberras qui pilote le sujet au niveau mondial. Par exemple, je suis le DRH de mon entité. J’en ai fait une discussion d’équipe. Nous relisons la Charte chaque année en lien avec notre enquête interne et nous nous posons la question de savoir comment nous pouvons la respecter collectivement et individuellement. En quoi, elle nous correspond ? Nous avons décidé de passer de la charte de l’entreprise à notre propre charte d’équipe.  C’est un moyen de se donner des règles communes. Par exemple, ne pas envoyer de mails le week-end. Mais nous ne voulons pas non plus que la charte devienne un cadre rigide obligeant tous les collaborateurs à se comporter de la même manière.  Nous sommes un groupe qui souhaite laisser de la liberté afin que chacun puisse définir ses propres règles. Par exemple, décider de s’exonérer d’un point de la charte parce qu’il ne fonctionne pas dans le contexte de l’équipe ou ne convient pas à quelqu’un.

MB : En France, nous avons une polémique autour du terme « Chief Happiness Officer » c’est-à-dire Directeur en charge du Bonheur au travail, je ne sais pas comment vous voyez ce terme côté Belgique ?

BF : A titre personnel, je souhaite trouver le bonheur au travail. Je crois que c’est important de passer du temps à réfléchir à ce sujet. Mais je crois que c’est aussi très lié à la culture. Nous pouvons proposer différentes actions sur pas mal de sujets, mais si nous ne donnons pas du sens aux gens pour qu’ils puissent adhérer, si nous ne leur donnons pas la liberté de prendre du temps pour réfléchir sur ces sujets, si nous n’utilisons pas les bonnes méthodes et si nous ne valorisons pas la bonne culture, c’est un peu inutile ! Je crois que c’est une réflexion que nous devons avoir. Après, est-ce que nous avons besoin d’un « Chief Happiness Officer » pour faire ça, oui ou non ? Nous n’en n’avons pas aujourd’hui.  Si nous regardons autour de nous, dans l’entreprise, il y a plein de personnes qui jouent ce rôle sans le nommer ! C’est peut-être une meilleure option de partager ces préoccupations plutôt que de nommer quelqu’un en charge de ces questions. 

MB : Vous parliez d’Innovations RH dans votre périmètre, est-ce que vous avez engagé des initiatives avec des Start-up sur la question du bien-être ?

BF : Pour l’instant, nous avons ciblé l’innovation RH sur d’autres sujets pour développer plus de collaboration, plus de feedbacks, plus de discussions individuelles, plus de façons de travailler en mode projet, etc.

Ces derniers mois j’ai commencé à voir des Start-up qui proposent plein de belles choses en Well-being. Mais nous n’avons encore rien testé. Nous avons un budget mais à date nous ne savons pas encore quelles actions privilégier.  C’est l’un de nos prochains chantiers ! 

1 En partenariat avec HRBuilders Europe, spécialiste du Management de transition et du Recrutement en urgence dans le domaine RH (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

 

 

  

 

 

        

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