Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

La qualité de vie au travail : pourquoi le collectif de travail est incontournable ?

La qualité de vie au travail : pourquoi le collectif de travail est incontournable ?

Karen Demaison, Consultante RH & facilitatrice, spécialiste de la Qualité de Vie au Travail, Karen cumule 10 ans d’expérience dans la formation et le conseil en organisation avant de se tourner vers la fonction RH en 2006, Responsable RH chez Altran, à la Mutuelle Générale de la Police et chez Enercoop. Lors de sa dernière expérience de Responsable

Dans une majorité d’entreprises, la qualité de vie au travail est vue sous l’angle de services au salarié (conciergerie, espace de détente et de sieste, ateliers sportifs pendant la pause méridienne, massages, petits déjeuners bio, etc…). Certes, ces services sont appréciables mais font partie des dispositifs périphériques du travail et n’adressent pas les vrais enjeux de la qualité de vie au travail.

Et, si la qualité de vie au travail dépendait de la création et de l’animation de collectifs en lien avec des valeurs humaines fortes, vraiment mises en place et non affichées ?

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Numérique et Conditions de travail

Numérique et Conditions de travail

Daniel RATIER, Véritable expert des questions du numérique, actuellement chargé de mission interministériel à l’identité numérique, Daniel Ratier a coordonné avec Tristan Klein le rapport « Impact des technologies de l’information et de la communication sur les conditions de travail » (Direction Générale du Travail, Conseil d’Analyse Stratégique, 2012). Plusieurs années aprés la sortie du rapport, il nous est apparu intéressant de faire le point.

Comment évolue l’impact du numérique sur les conditions de travail ? La question reste plus que jamais posée puisque la progression des outils numériques reste constante dans le monde du travail où la part des professionnels utilisateurs ne cessent de croitre. 

En 2013, 71 % des salariés utilisaient des outils numériques  alors qu’ils n’étaient que 51 % en 1998. Cette progression régulière touche toutes les catégories de salariés qui voient leur activité quotidienne le plus souvent profondément impactée par l’usage du numérique, qui est non seulement toujours plus diffusé mais également plus intense. C’est le cas en France comme dans le reste des pays européens. En 2010, environ 26% des travailleurs européens ont signalé une utilisation intensive des TIC au travail ; en 2015, ce chiffre était passé à 37%. En revanche, sur la même période, la proportion de personnes signalant une faible utilisation des TIC, voire aucune, est passée de 56% à 43% .

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Enquete de climat social attention aux démarches bidon MAGRH

Enquete de climat social attention aux démarches bidon MAGRH

Par Hubert LANDIER, Vice président de l’IAS (Institut International de l'Audit Social)

Le « bonheur au travail », la qualité de vie, le bien-être et l’engagement des salariés font l’objet d’un nombre croissant de « baromètres » de toutes sortes, parfois affublés de noms racoleurs et dont la présentation, accessible sur Internet, abonde en « smiles ».

Certaines de ces propositions manquent d’autant plus de sérieux qu’elles s’affichent comme étant significatives d’un management novateur. Elles se limitent souvent à une simple enquête par questionnaire, adressé aux salariés sur un support informatique, parfois réalisée dans des conditions douteuses, mais auréolée de la vogue des big data et agrémentée d’une présentation attrayante. C’est la raison pour laquelle l’IAS (Institut international de l’audit social) a élaboré une charte méthodologique et déontologique des enquêtes de climat social à l’intention tant des prestataires que de leurs clients. Il s’agit en effet de les mettre en garde contre des pratiques douteuses, à la fois dépourvues de toute valeur prédictive et réalisées dans des conditions éthiques problématiques. En effet, certaines de ces enquêtes répondent uniquement à une volonté d’affichage, à usage à la fois interne (il s’agit alors de valider la politique sociale de la Direction) et externe (il s’agit alors de renforcer la « marque employeur »).

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La prévention cardio-vasculaire au coeur de l'entreprise

La prévention cardio-vasculaire au coeur de l'entreprise

Professeur Bernard PIERRE, Cardiologue Faculté de médecine Lyon-Sud / Charles Mérieux

En France, la mortalité de cause cardiovasculaire (CV) a été réduite de façon spectaculaire lors des dernières décennies (de l’ordre de 50 %). De ce fait, depuis 2004, chez l’homme (mais non pas encore chez la femme), la mortalité par maladies cardiovasculaires est passée au second rang derrière celle liée aux maladies cancéreuses. Les études nous montrent que cette baisse de mortalité CV est bien sûr le fait d’une prise en charge de plus en plus performante des maladies CV une fois constituées mais, plus encore, d’une meilleure prévention de celles-ci.

Cependant, il reste beaucoup à faire ! En effet si l’espérance de vie moyenne en France à la naissance est parmi les plus hautes du monde (79,5 ans pour l’homme, 85,3 pour la femme), l’espérance de vie en bonne santé (63 ans pour l’homme, 65 pour la femme) est notoirement moins bonne que dans de nombreux pays européens (chiffres  2018). Les experts considèrent que cela est le fait d’une médecine française essentiellement curative et trop peu axée sur la prévention.

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Les Français sont-ils satisfaits de leur qualité de vie au travail ?

par Constance BEAUJOIN. Social media manager chez  Parlons RH. Constance Beaujoin élabore les stratégies social media RH de ses clients en coordonnant, planifiant et pilotant les projets de community management RH.

Les Français et leur lieu de travail

 

En 2019, près de 4 actifs français sur 5 travaillent en région (79 % en région contre 21 % en Île-de-France). Ces travailleurs, représentés majoritairement par des femmes (à 58 % en 2019), sont principalement en CDI (86 %). Bien que travaillant majoritairement dans un bureau fermé (à 66 %), le nomadisme ne fait qu’augmenter en France puisque le télétravail concerne déjà près d’un tiers des actifs :

  • 53 % des Français interrogés déclarent travailler hors des locaux de l’entreprise (représentant une augmentation de +5 points par rapport à l’année 2017) ;
  • 39 % des Français interrogés utilisent au moins un « tiers-lieu » (comprenez espace de coworking, incubateurs, etc.).

Une évolution appréciable quand on sait que le temps de trajet pour se rendre à l’entreprise a augmenté depuis 2017 (41 mn en moyenne en Île-de-France en 2019 et 23 mn en moyenne en région). A n’en pas douter, ces modes de vie dénotent un esprit de liberté représentatif d’une évolution de la morphologie des espaces de travail. A ce propos, les Français interrogés estiment que la qualité de leur espace de travail reste perfectible. En effet, ils affirment à 66 % qu’il n’est pas adapté à leurs besoins et préféreraient ainsi disposer :

  • à 59 % d’un bureau individuel fermé ;
  • à 38 % d’un poste de travail dédié dans un bureau collectif de petite taille ;
  • à 31 % d’un poste de travail dédié dans un espace collectif ouvert avec des bulles de confidentialité et des salles de réunion de proximité en libre accès.

C’est donc une réalité, les Français préfèrent disposer d’un espace individuel dédié ou à défaut, d’avoir accès à un espace où ils pourront s’isoler facilement pour effectuer leurs tâches quotidiennes. Le flex-office (poste de travail non attribué) n’est donc pas une mode qui les fait rêver (puisque choisi seulement à 14 % par ces derniers). Mais pourquoi les Français accordent-ils autant d’importance à leur espace de travail ? Découvrons-le !

Le bien-être au travail des Français

Arrêtons dès à présent ce suspens insoutenable et répondons tout de suite à la question suivante : l’espace de travail a-t-il un impact direct sur la santé des Français et donc sur leur bien-être ? La réponse est sans conteste OUI, puisqu’ils affirment que cela a un impact très important :

  • à 50 % sur leur santé ;
  • à 48 % sur leur bien-être ;
  • à 43 % sur leur motivation ;
  • à 41 % sur leur efficacité.

Précisons que ces chiffres, en hausse pour la plupart d’entre eux depuis 2017, prouvent indubitablement que la prise de conscience du lien entre espace de travail et santé progresse. S’ils sont entendus par les employeurs, et si une évolution des modes de travail est appliquée avec soin dans les mois et années à venir selon leurs besoins (isolation, endroit calme pour travailler, etc), les Français dépasseront-ils la barre des 87 % satisfaits au travail ?
Une bonne question, lorsque l’on sait qu’ils sont 37 % à penser que leur employeur ne se préoccupe pas de leur bien-être, provoquant de nombreux malaises au travail (stress, perte de sens, etc.) :

  • 46 % des Français se sentent stressés ;
  • 42 % des Français pensent parfois que leur travail manque de sens ;
  • 32 % des Français ressentent le besoin de s’arrêter alors qu’ils ne sont pas malades.

Assurément, les modes de travail ont évolué ! Le nomadisme se diffuse, les espaces de travail changent progressivement et les « tiers-lieux »  font partie de la réalité de travail de plus d’un tiers des actifs. Si ces évolutions apportent leur lot d’aspects positifs aux yeux des Français, il reste encore du chemin à parcourir pour améliorer leur espace de travail afin d’augmenter considérablement leur satisfaction et leur bien-être. 

  

 

 

        

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