Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Et le sport dans tout cela ?

Et le sport dans tout cela ?

Par Bruno MILLION-BRODAZ, Associé Consulting 4 change et Sébastien BEQUART, GYMLIB

Sébastien Bequart est l’un des co-fondateurs de Gymlib. Formé en école de commerce, et après plusieurs années passées en tant qu’auditeur chez Deloitte, Sébastien Bequart dresse avec son collègue de l’époque Mohamed Tazi le même constat : le quotidien rend complexe la pratique d’une activité sportive régulière. En 2013, ils décident de créer Gymlib. 

En quoi la pratique sportive en entreprise peut avoir un impact positif sur la qualité de vie au travail  ?

Le sport c’est l’école de la vie dit Aimé Jacquet. La pratique sportive en entreprise facilite les interactions et permet un juste équilibre vie personnelle / vie professionnelle. C’est un puissant ciment qui crée du lien et décloisonne les organisations en mélangeant générations, hiérarchies et services.

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Comment sortir de l'enfer de l'email et de la réunionite

Comment sortir de l'enfer de l'email et de la réunionite

 

Par Arthur VINSON, Arthur a travaillé sur des sujets d’innovation et de marketing chez Lafarge pendant 7 ans avant de créer Mailoop. 

Il est urgent d’agir concrètement sur nos pratiques de communication digitale. Si les chiffres augmentent année après année (+5% d’e-mails professionnels par an), le sujet n’est pas suffisamment porté au niveau stratégique. J’ai fait l’exercice, dans un contexte où l’expérience collaborateur devient la clé de l’approche RH, de changer de point de vue, pour dessiner à l’échelle du temps de travail l’expérience associée aux RH vécue par le collaborateur.

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La qualité de vie au travail c’est aussi des relations sociales de qualité ...

La qualité de vie au travail c’est aussi des relations sociales de qualité ...

Agnès Le Bot, Experte en dialogue social, Agnès le Bot a dirigé la CGT dans la région Nord Pas de Calais entre 2007 et 2014. Membre du bureau confédéral de la CGT de 2009 à 2015, elle a conduit des négociations nationales interprofessionnelles sur l’emploi et le dialogue social. Certifiée formatrice et en médiation, elle accompagne et conseille aujourd’hui les entreprises et les représentants salariés qui souhaitent améliorer leurs relations sociales. Elle est Intervenante-facilitatrice Appui aux Relations Sociales et assure également des  formations communes employeurs/salariés  au dialogue social en lien avec L’Institut National du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

Combien d’entreprises et de salariés se trouvent confrontés à des relations sociales mauvaises ou dégradées ? S’il est difficile d’établir un état des lieux précis, on peut supposer qu’il existe en la matière la partie visible et la partie immergée de l’iceberg. Aux delà des conflits éclatants au grand jour,  il faut s’arrêter sur des situations plus fréquentes qui doivent nous préoccuper.

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Histoire de la santé au travail

Histoire de la santé au travail

Par André Perret

La pathologie professionnelle était déjà décrite dans la Bible, et dans l’antiquité, un papyrus de 2 500 ans av. J.-C. contient la description dans l’ancienne Égypte du lumbago aigu survenu accidentellement chez un ouvrier ayant participé à la construction d’une pyramide. Plus tard Hippocrate le père de la médecine avait déjà remarqué en 450 av. J.-C. que l’asthme était plus fréquent dans certaines professions, les tailleurs, les pêcheurs et les métallurgistes entre autres. On trouve également des allusions aux maladies professionnelles chez Pline l’Ancien puis Julius Pollux.

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La QVT au pays de l’ingénierie…

Entretien avec Sophie Moreau-Follenfant, DRH Groupe d’EGIS

Pourriez vous nous repréciser ce que représente Egis en termes d’activités, de métiers et d’effectif ?

Le Groupe Egis est un groupe d’ingénierie, de montage de projets et d’exploitation, filiale de la Caisse des Dépôts. Ses métiers vont de la conception à l’exploitation d’infrastructures, en passant par le conseil, et le clé en main.

Ce sont plus de 14000 personnes, dont 9000 dans l’ingénierie, réparties à raison de 4000 en France, 5000 dans une centaine de pays, dont principalement trois gros pôles domestiques : l’Inde, le Brésil et le Moyen-Orient, ainsi que quelques implantations fortes comme l’Ukraine, la Pologne, le Kenya ou la Roumanie. 

En ingénierie et conseil, Egis intervient dans les domaines des transports (routes -rail -aviation) du bâtiment, de l’eau, de l’environnement, de l’énergie, de la ville et des services à la mobilité … Maintenant, vous aurez compris que nos métiers sont majoritairement des métiers d’ingénieurs.

Le 8 novembre dernier, vous avez signé un accord avec les partenaires sociaux portant sur la QVT. Il peut y avoir du mal-être chez les ingénieurs ?

Une récente enquête de climat social réalisée chez Egis démontre qu’une grande majorité des collaborateurs et collaboratrices se sentent très bien dans leur travail, bien qu’ils témoignent d’un niveau de stress sensiblement supérieur à la population française. Nous nous devons donc d’anticiper et de prévenir. C’est pourquoi il me semble important de rechercher et prévenir d’éventuelles sources de souffrance au travail, quels que soient les postes concernés, et de mettre en place le cas échéant les actions correctives qui permettent de retrouver l’équilibre nécessaire à la santé des salariés. 

Sur quoi porte donc cet accord ?

Vous ne serez pas surpris si je vous dis qu’un axe principal se trouve lié à l’utilisation du numérique et de l’ordinateur comme outil de travail. Dès lors, cet accord aborde longuement les problématiques de déconnexion, mais aussi de télétravail et d’aménagement des horaires, des contraintes de temps de travail. Mais on peut dire que nous abordons aussi les enjeux de l’incitation et de la sensibilisation au « bien-être au travail ».

C’est-à-dire que vous abordez des questions qui sont tout autant du domaine de la vie privée que de la vie professionnelle ?

Forcément. Par exemple, pour la semaine de la QVT, nous mobilisons autour d’événements sur la nutrition, le sommeil mais aussi comment détecter la sensibilité individuelle aux risques de surcharge de travail. Ces événements sont à destination de l’ensemble des salariés sur l’ensemble des sites. Ils sont à but pédagogique mais aussi d’échange des bonnes pratiques.  Nous travaillons aussi à la sensibilisation des managers. L’Accord QVT nous pousse à nous responsabiliser collectivement et aussi individuellement. D’ailleurs l’Accord nous oblige à procéder à 6 actions QVT par an.

Comme quoi, par exemple ?

Des conférences ouvertes à tous, avec des conférenciers engagés en partenariat avec Humanis, notre Caisse de Retraite et Prévoyance. Mais nous avons aussi mis à contribution notre direction de la communication pour que des messages et des informations (fil d’actus) puissent être relayés par notre intranet et par les multiples écrans que nous avons sur nos établissements. Et puis nous formalisons des thématiques QVT qui vont être reprises lors des « minutes sécurité » de nos sites. 

L’Accord envisage de permettre l’apprentissage de la déconnexion, non seulement en dehors des heures de travail, mais aussi pendant les heures de travail, comment est-ce possible ?

Nous lançons des expérimentations sur l’usage du numérique. D’abord avec des collectifs de collaborateurs volontaires, une demi-journée par mois pendant un an sera sans mail… ou pour le moins pas traité en temps réel. A l’issue, nous évaluerons les effets. Puis à titre individuel cette fois, et aussi d’une façon expérimentale pendant un an, chaque personne pourra organiser une demi-journée sans mail. Cette demande est réelle dans notre environnement hyperconnecté. Dans l’enquête dont je vous parlais tout à l’heure, selon les filiales, nous arrivons à 50% de personnes qui se déclarent hyperconnectées. D’où la nécessité d’une large campagne de sensibilisation pour que chacun puisse prendre conscience de sa propre gestion individuelle de sa connexion. Cette connexion n’est pas que le fait de l’employeur, elle est aussi choisie et responsable. Notre mission est d’amener les collaborateurs à un usage intelligent de l’ordinateur en définissant notre coresponsabilité. 

Et les managers ? Il est question de « promotion de l’exemplarité managériale » dans l’accord …

Nous sommes en train de poursuivre l’édition d’un guide à usage des managers qui en est pour l’instant à sa troisième fiche. Il est destiné à les sensibiliser à l’impact de l’organisation du travail sur la santé et la QVT. Les trois premières fiches portent sur le droit à la déconnexion, sur les temps de travail et temps de repos, et sur organisation du travail de nuit et des horaires atypiques, ce qui peut toucher nos populations de chantiers. D’autres actions managériales porteront sur les entretiens professionnels (adaptation de la charge de travail et des objectifs) mais aussi sur les passages éventuels au temps partiel, ou à l’inverse le passage au temps complet lorsque l’on est à temps partiel. 

Et le télétravail ?

Nous venons de conclure un accord unanime sur le télétravail. Nous avons formalisé des règles de conduite. Dans le cadre d’un télétravail « régulier », lorsqu’un salarié demande à sa hiérarchie de bénéficier du télétravail, le hiérarchique doit donner sa réponse dans un temps donné. Si cette réponse est négative, elle doit être motivée. S’il y a absence de réponse, la RH peut entrer dans la boucle. Dès lors, il est mis en place une période d’essai à laquelle l’une ou l’autre des parties peut mettre fin. Chaque année, l’avenant au contrat de travail est reconduit et s’il doit y avoir interruption, cela se passe avec préavis. Nous avons opté pour un maximum de 2 journées par semaine. Pourquoi pas plus, c’est aussi de la QVT… pour prévenir le sentiment d’isolement. Aujourd’hui selon les sites, entre 5 et 20% des collaborateurs font appel au télétravail. 

Nous avons aussi prévu de faciliter les situations « ponctuelles » de recours au télétravail.

Pour conclure, les conditions de travail sont, chez Egis, loin d’être catastrophiques, et pourtant nous pouvons aller encore plus loin dans le soin que nous portons au ressenti des collaborateurs sur leur environnement de travail. Cela passe par de la pédagogie et par des codes de bonnes conduites qui engagent tout à la fois l’entreprise, le management mais aussi les partenaires sociaux et les salariés eux-mêmes. La QVT c’est l’affaire de tous. 

  

 

 

        

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