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Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Les aménagements de travail, élément clé de la QVT

Les aménagements de travail, élément clé de la QVT

Par Sylvie LÉGUÉ, Ergonome

De nombreuses entreprises du tertiaire s’engagent dans des projets de déménagement et /ou de réaménagement des environnements de travail. L’objectif poursuivi est la recherche d’économie, et l’évolution du prix du m² dans les grandes villes risque de conduire encore, et encore d’autres entreprises à choisir cette option pour limiter ses charges fixes.

Ces projets sont le plus souvent présentés aux salariés comme visant l’amélioration des collaborations et coopérations, l’ouverture et la convivialité, une plus grande attractivité pour les jeunes générations …. De tels projets peuvent être de véritables opportunités de repenser la distribution des services selon les interactions, de moderniser et de réaménager des espaces avec des matériaux et matériels plus performants, plus adaptés à nos modes actuels de travail. Mais attention, ils peuvent aussi avoir des conséquences néfastes sur les conditions de travail, sur le collectif des salariés et par conséquent sur la performance. 

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La QVT « pour de vrai » : les défis de la mise en discussion du travail

La QVT « pour de vrai » : les défis de la mise en discussion du travail

Olivier MÉRIAUX (consultant, cabinet Plein Sens, ancien directeur technique et scientifique de l’ANACT) et Jean-Christophe MICHEL (consultant, cabinet Plein Sens)

Il est aujourd’hui de bon ton d’ironiser sur le babyfoot ou l’heure de yoga offerte par l’employeur en guise de « politique QVT », et nous-mêmes nous en privons rarement. Mais tirer sur l’ambulance Chief Happiness Officer témoigne aussi d’une certaine paresse intellectuelle si l’on ne cherche pas à comprendre pourquoi cette version de la QVT séduit davantage que la version symbolisée par l’accord interprofessionnel de 2013.

Alors que le discours managérial en vogue porte au pinacle l’innovation collaborative, le participatif à tous les étages et les « organisations responsabilisantes », comment expliquer que la plupart des entreprises en restent, dans la pratique, à une conception « maternaliste » de la QVT, quand elles ne sont pas dans un simple habillage de leurs obligations en matière de prévention des risques psychosociaux ? 

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La qualité de vie au travail dans les startups : une génération spontanée

La qualité de vie au travail dans les startups : une génération spontanée

 

Par Marie Pierre FLEURY

Il n’y a pas si longtemps, les jeunes entreprises avaient des difficultés à recruter. Trop risqué, trop de pression, pas assez structurées, des rémunérations inférieures, pas d’avantages. Quelques succès plus tard, l’image employeur de ces organisations a évolué. Les inconvénients d’hier ont trouvé des solutions ou sont devenus des opportunités. 

Parmi eux, la qualité de la vie au travail. Il faut aussi préciser qu’en parallèle, les entreprises dites « traditionnelles » ont de plus en plus de difficultés à conjuguer incertitude et empowerment des salariés, ce qui concourt à dégrader le travail et les conditions de travail, et à en détourner les salariés. Ainsi les premières générations de startups du numérique ont tout particulièrement marqué les esprits en matière de qualité de vie au travail. Pourtant dans ces startups pionnières, la qualité de vie au travail relève davantage de la génération spontanée que d’une stratégie intentionnelle.  

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QVT : De l‘obligation juridique à l’envie et la liberté de négocier

QVT : De l‘obligation juridique à l’envie et la liberté de négocier

Par Olivia BULCKE et Thierry DOUTRIAUX, avocats, associés cabinet Solucial 

Selon le sociologue et philosophe allemand Harmut Rosa, notre monde contemporain vit une accélération sociale qui impacte : 

  • Les techniques : déplacements et communications toujours plus rapides (« rétrécissement de l’espace »),
  • Les changements sociaux : des habitudes et des modes (« rétrécissement du présent ») ;
  • Le rythme de nos vies : impression permanente de manque de temps.

Les entreprises et leurs collaborateurs sont immergés dans cette accélération créant du « stress temporel ». Le basculement de la « main d’œuvre » de l’industrie vers les « têtes d’œuvre » du tertiaire le rend encore plus sensible. 

Comme en écho pour remédier à ce stress général, le législateur et les partenaires sociaux ont lancé la Qualité de Vie au Travail, non pas comme mode mais comme un sujet de progrès, à la fois délicat et permanent.

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C'est moi le patron

 

Par Nolwenn Anier, Docteure en psychologie et directrice du Pôle Recherche chez Moodwork

Imaginez : vous êtes devant une montagne et votre objectif est de la gravir. Vous vous demandez sûrement si vous allez y arriver. Vos capacités objectives à réaliser cette action sont difficiles à évaluer, à moins d’avoir gravi cette montagne auparavant. La vraie question est donc : comment percevez-vous vos capacités ?

Eh oui ! Si vous êtes convaincu que vous n’avez pas les aptitudes nécessaires pour grimper sur une telle distance, vous entamerez une action que vous estimez vouée à l’échec. Il y a donc plus de chances que vous échouiez réellement. En effet, vous serez stressé et aborderez donc les potentielles difficultés comme découlant de vos aptitudes insuffisantes.

En d’autres termes, penser que nos aptitudes sont insuffisantes pour mener une action s’associe à un risque plus élevé d’échec. Tiens, parlons des aptitudes justement …

Une aptitude est définie comme « une habileté naturelle à réaliser une action ». Naturelle. C’est-à-dire sans aucune possibilité de contrôle ou de modification. Penser que l’on n’a pas les aptitudes suffisantes pour réaliser une action, cela revient donc à penser qu’on ne les aura jamais. Déprimant, non ?

Cette idée de l’existence de caractéristiques naturelles chez les êtres humains, nous la partageons tous ! Qui n’a jamais fait état de ses facultés naturelles pour le bricolage, le sport, la prise de parole en public et autres ? « J’ai toujours été doué pour le basket ! » … Toujours ? Vraiment ? Il y a fort à parier que ce ne soit pas réellement le cas. La plupart des chercheurs s’accordent en effet sur le fait que nos capacités sont caractérisées à la fois par une part d’inné (de « naturel » donc), et une part d’acquis (liée aux efforts que nous avons fournis). Pour chacune de nos « aptitudes », nous avons donc une marge de manœuvre qui nous permet de contrôler notre performance.

Maintenant, revenons à notre montagne. Que se passera-t-il si jamais le « déficit d’aptitudes naturelles » se transforme en « contrôle de notre performance » ? Ça risque de radicalement changer la manière dont vous abordez les choses non ? La montagne devient alors un défi à relever et les échecs constituent des efforts supplémentaires à fournir. Ce qui va considérablement augmenter vos chances de succès !

Bon tout ça, c’est bien gentil, mais je pense que vous êtes en train de vous demander où je veux en venir avec ma montagne … Vous l’aurez sans doute compris, cette petite histoire sert à illustrer le fait que nous avons beaucoup plus de chances de réussir ce que nous entreprenons si nous croyons en nos capacités. Et cette confiance en nous est notamment renforcée par le sentiment que nous exerçons une maîtrise sur notre performance. Cette idée a été mise en avant par Albert Bandura, professeur émérite de psychologie à l’université Stanford, à la fin des années 1990.  Depuis, les recherches en psychologie ont ainsi confirmé que croire en son efficacité influence notre façon de penser, se motiver, ressentir, se comporter, etc.

Et si la montagne à gravir, c’était l’amélioration de sa qualité de vie au travail ?

De plus en plus, la santé des salariés est prise en compte par les instances dirigeantes, qui mettent en place des démarches pour limiter les risques psycho-sociaux et promouvoir la qualité de vie au travail. Dans cette idée, le bien-être au travail représente le sommet de la montagne, la cible à atteindre. Les différentes actions qui sont mises en place pour y parvenir relèvent, la plupart du temps, d’audits, de questionnaires de satisfaction, ou de dispositifs mis en place par les services de Ressources Humaines. Ces actions ont pour objectif principal d’identifier et d’agir sur les facteurs organisationnels de Qualité de Vie au Travail. Ces facteurs correspondent à toutes les caractéristiques du travail indépendantes du salarié et qui peuvent entraîner un mal-être : charge de travail, horaires, sécurité, installation des postes… On est d’accord, agir sur ces variables est essentiel et doit être fait en premier lieu ! Mais que se passe-t-il si on n’agit QUE sur ces variables ? On véhicule l’idée que les salariés n’ont pas les moyens (les « aptitudes ») de maîtriser leur qualité de vie au travail. Ce faisant, on donne l’impression aux salariés que leur possibilité de gravir la montagne ne dépend pas du tout d’eux, mais uniquement de leurs dirigeants et responsables des ressources humaines. Or, on l’aura compris, ce n’est pas la meilleure manière de valoriser les personnes !

De plus, la recherche en psychologie a également montré que certaines variables « individuelles » (c’est-à-dire propre aux personnes) peuvent également influencer notre qualité de vie au travail. On notera par exemple les capacités de communication, la manière de gérer nos émotions et notre stress, nos compétences sociales, et bien d’autres. Toutes ces caractéristiques peuvent être contrôlées directement par le salarié et, ce faisant, améliorent significativement la qualité de vie au travail.

Comment aider ses collaborateurs à gravir la montagne ?

Aujourd’hui, la majorité des politiques de QVT ciblent des facteurs généraux de bien-être au travail afin de correspondre à une majorité de salariés. Les responsables des ressources humaines peuvent en effet avoir du mal à identifier les problématiques individuelles des salariés (et c’est normal, imaginez 1000 personnes avec chacune un type de problèmes différents …). Or, compte tenu de tout ce que nous avons dit jusqu’ici, on voit bien qu’il est important de fournir à ses collaborateurs des outils qui lui permettront d’identifier individuellement ses forces et ses points à améliorer en matière de QVT et d’avoir accès à des conseils efficaces pour agir sur ces derniers. Il y a d’ailleurs fort à parier que, dans les années à venir, on aille vers une individualisation de la QVT. Fournir des outils à ses collaborateurs devient de plus en plus facile au fur et à mesure des avancées technologiques, et notamment avec la démocratisation du digital, qui permet de toucher les salariés de manière individuelle. Son utilisation permet au collaborateur d’être totalement autonome dans l’évaluation de sa situation et dans le travail sur ses points à améliorer. 

L’avantage est double : non seulement on agit davantage en faveur de son bien-être mais surtout, on lui montre qu’il est capable d’agir, de contrôler sa situation, … en d’autres termes, de gravir cette montagne. 

 

Moodwork est une solution digitale pour la Qualité de Vie au Travail. Elle propose à vos collaborateurs des outils scientifiquement validés pour évaluer leur niveau de bien-être, des programmes et recommandations personnalisés ainsi que la possibilité d’échanger avec un psychologue du travail.

 

  

 

 

        

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