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Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Pour une approche holistique

Pour une approche holistique

Gaëlle Bassuel est Fondatrice & CEO de Yesweshare (www.yesweshare.fr)

La qualité de vie au travail doit être abordée de façon holistique et systémique car elle est la conjonction d’un faisceau de facteurs et d’actions : l’environnement de travail, le degré d’autonomie, la culture de la reconnaissance et du feedback, les perspectives d’évolution, le sens et les valeurs de l’organisation, le droit à l’erreur, l’ambiance de travail….

En particulier, se sentir considéré comme une personne à part entière et non pas réduit à une fonction est un élément essentiel de la qualité de vie au travail. Sentir que l’on est protégé dans son individualité et que l’on n’est pas mis en porte-à-faux vis-à-vis des valeurs que l’on défend en est un autre.

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Du Bore Out et de son traitement médiatique

Du Bore Out et de son traitement médiatique

Par Emmanuel Abord de Chatillon et Céline Desmarais
Emmanuel Abord de Chatillon (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) Professeur des Universités à l’IAE de L’université de Grenoble. Il est responsable du Master Management Stratégique des Ressources Humaines et dirige la chaire Management et Santé au Travail. Il coordonne avec Olivier Bachelard (EM Lyon / St Etienne) et Tarik Chakor (Université de Savoie), le GRT Santé et Travail de l’AGRH.

Céline Desmarais (celine.desmarais@heig-vd) est professeur ordinaire à la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud. Elle dirige le MAS Human System Engineering, formation originale qui promeut une vision du management comme responsable. Ses travaux de recherche portent sur le rôle des managers, les spécificités du management public, mais aussi l’analyse des outils de gestion de la santé au travail. Elle collabore à la chaire Management et Santé au Travail.

Nous nous intéressons à la santé au travail (c’est même une partie de notre activité de recherche) et nous avons tous les deux été surpris par l’ensemble de ce qui a été dit sur le bore-out. L’ensemble des supports de presse ont repris avec gourmandise une idée simple : on parle depuis trop longtemps de la souffrance au travail, notamment à travers les concepts de stress et de burnout, mais le problème n’est pas là. En nous focalisant sur le burnout (cf. débat à l’Assemblée Nationale sur sa reconnaissance), les médias semblent vouloir faire passer l’idée qu’en focalisant notre attention sur l’épuisement professionnel, nous nous étions trompés de cible. le problème n’est pas un travail pénible, c’est une absence d’activité au travail, un ennui perpétuel, ce que certain nomme par comparaison au burnout, le bore-out qui correspondrait à un ennui tel que les salariés en deviennent malades.

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La qualité de vie au travail : pourquoi le collectif de travail est incontournable ?

La qualité de vie au travail : pourquoi le collectif de travail est incontournable ?

Karen Demaison, Consultante RH & facilitatrice, spécialiste de la Qualité de Vie au Travail, Karen cumule 10 ans d’expérience dans la formation et le conseil en organisation avant de se tourner vers la fonction RH en 2006, Responsable RH chez Altran, à la Mutuelle Générale de la Police et chez Enercoop. Lors de sa dernière expérience de Responsable

Dans une majorité d’entreprises, la qualité de vie au travail est vue sous l’angle de services au salarié (conciergerie, espace de détente et de sieste, ateliers sportifs pendant la pause méridienne, massages, petits déjeuners bio, etc…). Certes, ces services sont appréciables mais font partie des dispositifs périphériques du travail et n’adressent pas les vrais enjeux de la qualité de vie au travail.

Et, si la qualité de vie au travail dépendait de la création et de l’animation de collectifs en lien avec des valeurs humaines fortes, vraiment mises en place et non affichées ?

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La tech au service de l'inclusion

La tech au service de l'inclusion

par Alice POUILLEVET

Consultante chez Social Builder, Alice Pouillevet accompagne les entreprises et les organisations à se saisir des questions d’égalité femmes-hommes et d’inclusion. Issue du Programme IDEA - Innovation et Design Thinking - développé par l’emlyon business school et l’Ecole Centrale, elle propose une expertise au croisement de la mixité, du numérique, du design & de l’innovation. 

Les technologies et les transformations actuelles invitent les entreprises à développer une grande agilité pour relever les nouveaux défis. Si le développement de nouvelles compétences techniques est essentiel, le monde de la recherche académique et les expert.e.s de l’entreprise semblent valoriser de plus en plus fortement les  softkills.

Les organisations évoluent et il est aujourd’hui fondamental de parvenir à développer de hautes qualités de collaboration et de coopération entre toutes typologies de salariés (indépendamment de leurs métiers, parcours, compétences, expériences, personnalités, niveau de séniorité etc.) pour favoriser le bien vivre ensemble, la qualité de vie au travail et, bien sûr, l’innovation et la compétitivité.

Et si ces nouveaux enjeux comportements nés de la révolution numérique étaient justement adressés via les technologies ? Si le digital devenait l’allié  de l’inclusion et de la QVT ?

Les technologies et les transformations actuelles invitent les entreprises à développer une grande agilité pour relever les nouveaux défis. Si le développement de nouvelles compétences techniques est essentiel, le monde de la recherche académique et les expert.e.s de l’entreprise semblent valoriser de plus en plus fortement les  softkills.

Les organisations évoluent et il est aujourd’hui fondamental de parvenir à développer de hautes qualités de collaboration et de coopération entre toutes typologies de salariés (indépendamment de leurs métiers, parcours, compétences, expériences, personnalités, niveau de séniorité etc.) pour favoriser le bien vivre ensemble, la qualité de vie au travail et, bien sûr, l’innovation et la compétitivité.

Et si ces nouveaux enjeux comportementaux nés de la révolution numérique étaient justement adressés via les technologies ? Si le digital devenait l’allié  de l’inclusion et de la QVT ? 

L’inclusion de tou.te.s : des actions ciblées et des actions transverses

Dans un contexte mouvant qui fait la part belle aux réorganisations, se pose la question de la rétention des talents et celle de permettre à des collaborateur.rice.s aux compétences diverses et multiples de travailler ensemble au mieux de ce qu’elles et ils sont individuellement. Comment faire collaborer, au mieux, les SI et les RH ? Le product owner et le développeur ?  

La responsabilité sociale est intégrée dans la stratégie de plus en plus d’entreprises. Des actions et des réseaux naissent pour favoriser le développement professionnel et personnel de toutes et tous. Ces initiatives adressent habituellement les questions de genre, d’origine, de handicap, d’orientation sexuelle ou encore, de religion. Elles sont souvent envisagées en silos mais il nous paraît nécessaire d’aller au-delà de cette approche verticale pour en développer une transversale complémentaire.

S’il faut continuer de mettre en place des réseaux dédiés pour outiller les femmes (actions de rattrapage spécifiques), il faut également créer des initiatives autres, autour de thématiques plus englobantes et générales, comme la question de l’équilibre des temps de vie, pour ainsi adresser et embarquer l’ensemble des équipes. En somme, cibler impérativement certains groupes d’appartenance mais aussi développer des formats pour valoriser équilibre entre l’altérité de tous et la culture commune. 

Développer l’inclusion pour favoriser la qualité de vie au travail

L’entreprise inclusive répond ainsi à un impératif de justice sociale et de pragmatisme économique. Si l’inclusion est un facteur essentiel de bien être individuel, elle favorise aussi la performance du collaborateur et celle du collectif. La mise en place de démarches inclusion permet à des équipes hétérogènes de développer leurs solidarités et collaborations. 

En outre, la diversité des profils, des compétences ou des opinions est favorable au développement d’idées créatives et innovantes. Cette pluralité de regards est autant d’opportunités de mieux comprendre les besoins des clients et ainsi accroître l’avantage concurrentiel d’une entreprise. 

Il apparaît alors fondamental de sensibiliser tout le monde aux bénéfices de l’inclusion au travers de l’acquisition de connaissances et des compétences pour développer des relations bienveillantes, humaines, positives au travail. Il s’agit aussi de développer un communication inclusive, de favoriser une posture de leader.se à tous les échelons de l’organisation, de faciliter l’identification des biais au service de la neutralisation des stéréotypes ou encore, de mettre en œuvre des processus pour recruter, intégrer et faire évoluer tout un chacun.

Mais alors, comment procéder ?

Vers de nouveaux modes de formation : les vertus du bot d’apprentissage 

Pour relever ces nouveaux défis il faut développer de nouveaux formats et outils de formation. Alors que la Courbe d’Ebbinghaus démontre que 48h après l’acquisition de connaissances, 70% d’entre elles se sont envolées, il faut œuvrer pour une stratégie de consolidation mnésique. Quels outils pour former massivement et individuellement tout en combinant flexibilité, apprentissage dans la durée et mémorisation ?

S’appuyer sur un bot de microlearning qui forme à l’inclusion pour améliorer la qualité de vie au travail est une piste que l’on doit envisager. En effet, l’approche conversationnelle de cet outil digital permet une mise en situation facilitée et revisite l’expérience de la formation à travers des contextualisations pour passer de la posture à la pratique.  Véritable arbre de décision, le bot permet une personnalisation du contenu qui prend en compte le profil de la personne formée (direction, management de proximité…) et son niveau de connaissance évalué grâce à un système d’autodiagnostics récurrents. La diversité des formats (vidéos, articles, podcasts, … ) permet également de répondre aux préférences actuelles de consommation de contenu.

Enfin,ce microlearning découpé en courtes capsules permet de profiter des contenus à la carte et un ancrage des connaissances très fort via des relances récurrentes. 

Irriguer l’organisation de pratiques inclusives pour une plus grande qualité de vie au travail, nécessite un changement culturel fort dont la technologie nous semble être un des leviers pour y parvenir. 

Social Builder est une start-up sociale qui œuvre à construire et développer l’égalité femmes-hommes dans la sphère économique et spécifiquement dans le numérique.

  • En (ré)orientant, formant et accompagnant les femmes vers les métiers du numérique 
  • En accompagnant les entreprises à opérer un changement culturel fort - avec GREAT (Bot de microlearning à l’inclusion) et des actions de conseils novatrices

Plus d’infos sur : socialbuilder.org

 

  

 

 

      

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La qualité de vie au travail c’est aussi des relations sociales de qualité ...

Agnès Le Bot, Experte en dialogue social, Agnès le Bot a dirigé la CGT dans la région Nord Pas de Calais entre 2007 et 2014. Membre du bureau confédéral de la CGT de 2009 à 2015, elle a conduit des négociations nationales interprofessionnelles sur l’emploi et le dialogue social. Certifiée formatrice et en médiation, elle accompagne et conseille aujourd’hui les entreprises et les représentants salariés qui souhaitent améliorer leurs relations sociales. Elle est Intervenante-facilitatrice Appui aux Relations Sociales et assure également des  formations communes employeurs/salariés  au dialogue social en lien avec L’Institut National du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

Combien d’entreprises et de salariés se trouvent confrontés à des relations sociales mauvaises ou dégradées ? S’il est difficile d’établir un état des lieux précis, on peut supposer qu’il existe en la matière la partie visible et la partie immergée de l’iceberg. Aux delà des conflits éclatants au grand jour,  il faut s’arrêter sur des situations plus fréquentes qui doivent nous préoccuper.

Ces situations se caractérisent par le conflit larvé, les tensions durables. Elles minent au quotidien la santé des collaborateurs et des dirigeants, fragilisent l’entreprise et les conditions de sa performance durable.

Souvent silencieuses, parfois dissimulées parce que considérées comme honteuses par les acteurs de l’entreprise, ces relations sociales dégradées se révèlent par des signaux très divers : de l’ignorance de ses collègues à l’absentéisme, en passant par le turn-over, la constitution de clans, la rumeur persistante ou encore les pleurs . Parfois,  elles s’illustrent par des batailles de formalisme entre représentants salariés et direction se traduisant par un épuisement mutuel.

Ces signes ne sont pas la cause du mal : c’est le système qui est malade et qui dégrade la santé des uns et des autres.

Dans ces conditions, gare aux désillusions ! Mieux vaut laisser de côté la piste du Chief Happiness Officer censée rendre plus agréable voir plus humaine la vie de l’entreprise. 

Mieux vaut également ne pas trop compter sur la négociation collective d’entreprise pour surmonter les difficultés : les acteurs ne peuvent négocier sérieusement, loyalement dans des contextes aussi dégradés.

Il existe pourtant une offre publique de médiation préventive.  Animée par le réseau Anact-Aract en partenariat avec le Ministère du travail, le dispositif Appui aux Relations Sociales (ARESO) permet aux acteurs de sortir de ce type de difficultés.

Inspiré des techniques de médiation Québécoise, Areso présente des avantages non négligeables pour l’entreprise. 

Partant d’une approche systémique, tous les niveaux d’acteurs, direction, représentants du personnel, salariés, encadrement,  peuvent être mobilisés en fonction du diagnostic de la situation sociale. Areso repose sur l’engagement de bonne foi des parties, en oubliant d’emblée ce qui pourrait faire recours juridique et parasiter l’amélioration des relations. Les intervenants, externes à l’entreprise,  indépendants  et neutres,  sont issus de 3 familles : chargés de mission Aract, inspecteurs du travail (hors juridiction) et consultants indépendants.  Areso s’efforce aussi de prendre en compte les particularités de l’entreprise : TPE, PME et PMI peuvent bénéficier sous conditions, de financements  publics pour mener à bien leur démarche.

Soulignons ici quelques points saillants qui n’engagent que l’auteure de ces lignes.

La force de la démarche Areso est de conduire les acteurs à interagir sur la qualité du travail. Celle-ci  porte à mon sens plus loin que la QVT.

Que l’on songe à cette salariée d’un centre de formation qui s’exprime auprès de ses collègues et de sa direction : « j’ ai un projet que j’aimerais pouvoir défendre ! ». Il y a une double dimension dans cette affirmation : la qualité du travail et la qualité de la relation. Le  sentiment d’empêchement  semble altérer  le sens du travail et l’épanouissement au travail. Mais  le relationnel s’invite aussi dans ce souhait exprimé : s’agit-il de se concerter  avec les autres acteurs ?  de construire ensemble le projet ?  de le « défendre »par une discussion sur le fond ou une bataille de position ?

L’enjeu est de pouvoir permettre ce type de débat.  Areso agit ici comme un révélateur de ce que l’entreprise doit pouvoir traiter en son sein. Les parties prenantes de l’entreprise sont invitées à partager voire modifier leurs visions et comportements. Ce travail à faire n’est pas un luxe que pourrait s’offrir l’entreprise, il est essentiel à sa performance globale au moins pour deux raisons.

La première a trait à l’évolution des aspirations des individus et des compétences. Le centre de gravité que constituait autrefois le respect des process dans l’organisation est singulièrement mis à mal. Ce qui compte et va compter, c’est la place accordée à la prise d’initiative, à la capacité de création, à l’autonomie dans une articulation nouvelle avec le collectif. Sans doute y-a t’il lieu de considérer que le temps de débat voire de confrontation dans l’entreprise fait désormais partie du processus de création de la valeur.

La deuxième raison relève des évolutions lentes mais certaines de la conception de l’entreprise sous la pression des enjeux environnementaux , sociaux et sociétaux. Si le résultat de la loi Pacte sur la modernisation du rôle de l’entreprise peut -être considéré comme décevant, le mouvement est pour le moins  lancé et va grandir. Les entreprises ont intérêt à se préparer à cette nouvelle donne : mieux penser et conduire son entreprise comme un bien commun agissant sur l’environnement devient une nécessité.

L’intervention du tiers facilitateur qui conduit la démarche Areso est déterminante afin de permettre ce débat et cette interaction sur la qualité du travail. Créer les conditions pour que les acteurs surmontent leurs appréhensions, réticences, préjugés mais aussi les aider à assumer la controverse pour ce qu’elle permet d’élaboration par eux-mêmes des idées et des solutions.

La démarche implique pour les acteurs de se dégager des postures afin de  trouver ou retrouver l’écoute des différents points de vues et la discussion de fond autour de ceux-ci. Ce n’est pas un exercice futile de dialogue, bien au contraire ! 

On peut discuter pendant des heures entre direction et salariés sur les choix de gestion de l’entreprise en s’interrogeant au bout du compte sur ce qu’aura permis ce temps de discussion ! En revanche, discuter de la qualité du travail, du vécu comme du souhaitable, c’est déjà s’immiscer dans les choix stratégiques et la place de l’humain dans le système de création de valeurs.

Mettre la qualité du travail en discussion, c’est accepter pour les directions et encadrants de confronter celle-ci à son pouvoir disciplinaire et décisionnaire dans l’entreprise . L’exercice peut-être perçu comme périlleux au premier abord alors qu’il est  porteur d’une clarification et d’une légitimation utile à l’établissement  de relations sociales moins conflictuelles.

Le dispositif Areso gagnerait à être mieux connu et mobilisé par les entreprises et les salariés. Il apporte une réponse à la fois modeste et puissante en matière de capacité de dialogue et de relations sociales. Modeste parce qu’il conduit les acteurs à décider par eux-mêmes, puissant parce qu’il s’arrime parfaitement aux défis qu’ ils ont à relever ensemble.

Pour plus d’informations sur le dispositif Areso : ARESO

 

  

 

 

      
 

 

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