Bienvenue Joomla   Cliquez pour écouter le texte entier Bienvenue Joomla Ecoutez en ligne cet article du MagRH

Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Changer le regard

Changer le regard

Par Gaëlle MONTEILLER (Tod), Présidente et cofondatrice

Comment un autre regard sur les hommes et les femmes de l’entreprise peut-il contribuer a ameliorer la sante et le bien-etre des salaries ?

Aujourd’hui, il y a urgence à s’occuper de la santé psychique et du bien-être des collaborateurs. Le stress professionnel est devenu le premier risque pour la santé des travailleurs. Les souffrances pathologiques liées au travail ont augmenté en France au cours de la précédente décennie, conduisant aujourd’hui au chiffre affolant de 22 % des actifs présentant « une détresse orientant vers un trouble mental « (Fondation Pierre Deniker 2018). 

Sans aller jusqu’à la souffrance pathologique, toutes les études montrent aujourd’hui un désenchantement majeur des salariés pour leur travail (ennui, désenchantement, …) qui entraîne un « gâchis de talents », alors que les entreprises peinent à recruter ou à garder leurs meilleurs éléments. 

Lire la suite

Eloge du mal-être ?

Eloge du mal-être ?

Par Christophe VIGNON, Maître de conférences à l’IGR-IAE de Rennes, membre du CREM (Centre de Recherche en économie et management) UMR CNRS 6211, membre fondateur du groupe de recherche POTES (Psychanalyse Organisation Travail et Société) dans le cadre de l’AIMS (Association Internationale du Management Stratégique). Après avoir longtemps travaillé sur le Management des ressources humaines dans la grande distribution, mes travaux portent actuellement sur l’incarnation éthique des managers, la pédagogie du management et sur les apports de la psychanalyse pour comprendre les phénomènes organisationnels.

Ce titre est provocateur. Mon propos ne consiste pas à dire qu’il faut rendre les gens malheureux au travail. Il me semble toutefois illusoire de vouloir rendre les gens heureux à leur insu, 1984 nous guette. C’est le risque que nous courons en GRH à vouloir processer la quête du bien-être. Les personnes avec qui Agnès Vandevelde Rougale (2017) a travaillé, tant en Irlande qu’en France, semblaient souffrir davantage après être entrées dans le processus de gestion du harcèlement, que du seul fait d’avoir été harcelées. En ce sens, les normalisations langagières obèrent la possibilité de subjectivation par les membres des organisations, notamment lorsqu’ils sont en souffrance.

Lire la suite

La qualité de vie au travail est-elle une sucette pour les enfants sages ?

La qualité de vie au travail est-elle une sucette pour les enfants sages ?

Par Hubert LANDIER

L’irruption de la problématique relative à l’amélioration des conditions de travail peut être située en 1972, avec la grève des ouvriers de l’usine Renault du Mans. Et c’est l’année suivante qu’est créée l’ANACT. Du côté patronal, l’UIMM imagine les « équipes d’amélioration des conditions de travail ». Et c’est en 1982 que, sur une base paritaire, sera créé le CHSCT.

Cette problématique correspond, venant des syndicats, et plus particulièrement de la CFDT, à la conviction qu’aux revendications « quantitatives » (salaires, durée du travail) doivent s’ajouter, sinon se substituer, des revendications « qualitatives ». Autrement dit, le progrès social ne consiste pas seulement à obtenir une augmentation des salaires et une baisse de la durée du travail. Par exemple, il ne s’agit pas, ou il ne s’agit pas seulement, d’obtenir des « primes de poste » en faveur des travailleurs postés (3X8) mais de faire reculer le travail posté et, si ceci n’est pas possible, de l’aménager de façon à le rendre physiologiquement plus supportable compte tenu des rythmes circadiens qu’étudient les chronobiologistes.

Lire la suite

Améliorer la QVT par la bienveillance augmente la performance

Améliorer la QVT par la bienveillance augmente la performance

Par Jean-Ange LALLICAN, conférencier, auteur de «l’art de déléguer et manager par la confiance» Dunod

Les entreprises sont-elles plus profitables si leurs salariés sont heureux ?

Un certain nombre d’articles issus de recherches scientifiques nous confirment que les entreprises dans lesquelles les salariés sont heureux, sont plus profitables tant au plan organisationnel (taux de turnover moins élevés, rentabilité et profitabilité ; Boxall, Guthrie, Paauwe, 2016) qu’au plan macroéconomique (Welsh et Kuhling, 2016)…

Alors pourquoi sommes-nous nous si fébriles dans notre réflexion structurelle sur le management des relations humaines ?  D’autant qu’il est accepté désormais que l’on puisse plus aisément appréhender la question du bien-être ou du bonheur professionnel  dans l’entreprise. Que de temps perdus à la tergiversation. Selon certains médias, on regarde ceci très souvent par le seul prisme de la convivialité (aménagement de l’environnement de travail, sport, yoga, ateliers de sophrologie…).Il serait bien également de l’envisager aussi par une analyse de l’activité, du sens du travail, des postures, des attitudes, des comportements. J’aurais l’occasion, avec Caroline Ruiler qui collabore avec moi à un nouvel ouvrage sur le sujet de la bienveillance au travail, de vous en détailler certains éléments, lors de sa sortie en  fin 2019. 

Lire la suite

Gérer la mobilité de l'entreprise

Bruno Adeline Bruno Adeline crée JobiLX fin 2015 avec deux associés aux compétences techniques et marketing pour développer la plateforme de réduction des trajets domicile-travail par l’échange d’emplois. Ingénieur ESME,il a eu un parcours d’ingénieur d’Etudes dans l’ingénierie (SPIE / SGN) puis dans l’informatique (3M,Oracle). Depuis 20 ans il s’est consacré à sa sociéte dédiée au conseil en recrutement technique .

Les entreprises intègrent de  plus en plus  l’expérience  « globale »  du collaborateur  dans son  parcours de vie professionnelle et privée, pour privilégier des solutions de mobilité, de confort, de motivation, de formation de plus en plus individualisées.  La digitalisation des données offre l’opportunité de pouvoir le faire plus simplement et sans doute de manière plus « holistique » ; 

Mobilité professionnelle et mobilité géographique se confondent, l’une potentiellement au service de l’autre et réciproquement, le tout pour l’épanouissement du collaborateur et sa fidélisation à l’entreprise.

L’éloignement croissant de l’habitat à l’extérieur des grands centres urbains, et l’allongement des trajets domicile-travail constituent des composantes parmi  les plus structurantes de cet équilibre vie professionnelle /vie privée recherché par un nombre important de salariés. 43% des actifs Français estiment que leurs trajets professionnels impactent leur qualité de vie au travail1.

L’impact de ces trajets est non seulement social, mais également environnemental. Preuve en est, l’obligation règlementaire, pour les entreprises dont les sites accueillent au moins 100 salariés, de prendre des mesures (dont la facilitation des trajets domicile-travail) dans le cadre d’un Plan de Mobilité, et ce depuis janvier 2018.

Ainsi le  sujet « réduction du trajet domicile-travail des salariés » touche tout autant  les individus (1 Actif sur 3 se plaint de stress à cause de son trajet), que  les entreprises (100 000  accidents de trajets par an sont recensés  avec 77 jours en moyenne d’arrêt maladie pour un coût global de 2,3 milliards d’€2 ; sans oublier l’empreinte carbone, à hauteur de 12 millions de CO2. 

De nombreuses études nous permettent aujourd’hui d’en mesurer l’étendue. et de constater qu’il peut être un motif de départ de l’entreprise. Selon la dernière étude BVA Opinion/sales forces Sept 2018, 73% des salariés attendent une amélioration des conditions de trajet de la part des employeurs3.

Les solutions de mobilité alternatives de transport, sont expérimentées depuis quelques années (co-voiturage, auto partage, navettes, vélo, co-piétonnage). Elles  ont leur utilité  dans certains cas, certes, mais ne suffisent pas à couvrir tous les besoins, et surtout ne réduisent pas le trajet à la source. Les solutions d’organisation et d’aménagement des temps et des lieux de travail émergent : la flexibilité des horaires, le déploiement du télétravail, les tiers lieux, la facilitation dans certains cas du déménagement de l’employé. Mais là encore, ces dispositifs ne concernent pas tous les emplois et les métiers  qui ont obligation d’être présents sur le lieu de travail.

Les métiers de vente, de service, de contacts clientèle, de santé sont largement concernés et exclus du champ du télétravail par exemple.  

En somme, face à cette complexité, les entreprises associent encore avec difficulté les solutions d’amélioration des conditions de  transport avec les nouveaux modes d’organisation du travail.

Il y a place pour l’innovation, pour de nouveaux  dispositifs  grâce à des outils numériques pour mettre en place une gestion modernisée de la mobilité interne des emplois qui optimise, les trajets domicile-travail, le confort et l’évolution professionnelle, et la fidélisation à l’entreprise.

Ainsi, pour les entreprises multi-établissements, la proposition d’un rapprochement du lieu de travail du domicile apparaît comme une solution adaptée à de nombreux emplois, nécessitant une présence obligatoire sur le lieu de travail.

C’est par la détection du potentiel d’échanges d’emploi à poste équivalent au sein de la même entreprise (permutation entre deux collaborateurs), que se multiplient ainsi les  possibilités de rapprocher un grand nombre de salariés de leur site de travail, sans attendre une ouverture ou un remplacement de poste. De ce point de vue là, l’échange de lieu emploi  à poste équivalent se présente  comme un dispositif généralisable  à un très grand nombre de salariés.

Seul un outil numérique peut permettre de matcher un grand nombre de collaborateurs, d’emplois et de lieux d’emploi, d’avoir une vision à la fois exhaustive de la situation des trajets des collaborateurs et une base de propositions individuelles de mutation géographique. 

La prise en compte par la RH et l’anticipation de situations de trajets potentiellement critiques pour un collaborateur, témoigne de l’intérêt que son employeur lui porte et de la valeur qu’il lui accorde. Reste que le salarié doit être « volontaire » par l’expression d’un malaise ressenti de  son trajet. C’est là que la fonction RH prend toute sa dimension « humaine » par l’accompagnement des collaborateurs. 

En cela,  l’enquête menée par JobiLX en mai 2018 nous indique que 44 % des actifs accepteraient de la part de leurs employeurs, une proposition d’échange de lieu d’emploi pour se rapprocher de leur domicile4. Cela ouvre de belles perspectives.

Références
  1. Source étude IFOP pour Alphabet /1000 individus représentatifs de la population
  2. 100 000 accidents de trajets  et 7 700 000  jour d’arrêts de travail (source Livre blanc de l’Assurance Maladie : Prévenir le risque routier / 12 propositions  (2012) et 12 tonnes C02 dispersées par an ( source ADEME)
  3. Source : Etude BVA SEPTEMBRE 2018
  4. Source etude Survey Monkey /JobiLX mai 2018

JobiLX est le premier logiciel RH /RSE qui  permet  aux entreprises multi-sites de proposer à leurs employés de réduire les trajets domicile-travail et de rapprocher leur lieu de travail de leur domicile. L’application calcule et optimise les trajets, propose  un échange de lieu d’emploi entre deux collaborateurs qui occupent le même poste et ainsi peuvent se rapprocher de chez eux. Fini le stress et la fatigue des longs trajets, les accidents de trajets ! Les groupes Carrefour, Franprix et La Poste sont clients utilisateurs de l’application.

 

  

 

 

      

Les articles relatifs à la QVT

Cliquez pour écouter le texte Faites parler le MagRH