Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Historique de l'ANI QVT

Historique de l'ANI QVT

 

Sébastien GAROUTTE, conseiller technique santé sécurité conditions de travail CFTC

Les démarches QVT s’appuient sur les orientations posées par l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la qualité de vie au travail, signé en date du 19 juin 2013. Après un parcours de négociation compliqué cet accord a eu le mérite de poser un cadre d’action pour guider les entreprises dans l’élaboration de leur démarche QVT. L’accord a été signé par la CPME, l’UPA, le MEDEF d’une part, et la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC d’autre part.

Malheureusement, cet accord n’a pas bénéficié d’un soutien vigoureux de la part des partenaires sociaux dans les entreprises, qui devaient pourtant lui donner vie. 

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La QVT au pays de l’ingénierie…

La QVT au pays de l’ingénierie…

Entretien avec Sophie Moreau-Follenfant, DRH Groupe d’EGIS

Pourriez vous nous repréciser ce que représente Egis en termes d’activités, de métiers et d’effectif ?

Le Groupe Egis est un groupe d’ingénierie, de montage de projets et d’exploitation, filiale de la Caisse des Dépôts. Ses métiers vont de la conception à l’exploitation d’infrastructures, en passant par le conseil, et le clé en main.

Ce sont plus de 14000 personnes, dont 9000 dans l’ingénierie, réparties à raison de 4000 en France, 5000 dans une centaine de pays, dont principalement trois gros pôles domestiques : l’Inde, le Brésil et le Moyen-Orient, ainsi que quelques implantations fortes comme l’Ukraine, la Pologne, le Kenya ou la Roumanie. 

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Enquete de climat social attention aux démarches bidon MAGRH

Enquete de climat social attention aux démarches bidon MAGRH

Par Hubert LANDIER, Vice président de l’IAS (Institut International de l'Audit Social)

Le « bonheur au travail », la qualité de vie, le bien-être et l’engagement des salariés font l’objet d’un nombre croissant de « baromètres » de toutes sortes, parfois affublés de noms racoleurs et dont la présentation, accessible sur Internet, abonde en « smiles ».

Certaines de ces propositions manquent d’autant plus de sérieux qu’elles s’affichent comme étant significatives d’un management novateur. Elles se limitent souvent à une simple enquête par questionnaire, adressé aux salariés sur un support informatique, parfois réalisée dans des conditions douteuses, mais auréolée de la vogue des big data et agrémentée d’une présentation attrayante. C’est la raison pour laquelle l’IAS (Institut international de l’audit social) a élaboré une charte méthodologique et déontologique des enquêtes de climat social à l’intention tant des prestataires que de leurs clients. Il s’agit en effet de les mettre en garde contre des pratiques douteuses, à la fois dépourvues de toute valeur prédictive et réalisées dans des conditions éthiques problématiques. En effet, certaines de ces enquêtes répondent uniquement à une volonté d’affichage, à usage à la fois interne (il s’agit alors de valider la politique sociale de la Direction) et externe (il s’agit alors de renforcer la « marque employeur »).

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La tech au service de l'inclusion

La tech au service de l'inclusion

par Alice POUILLEVET

Consultante chez Social Builder, Alice Pouillevet accompagne les entreprises et les organisations à se saisir des questions d’égalité femmes-hommes et d’inclusion. Issue du Programme IDEA - Innovation et Design Thinking - développé par l’emlyon business school et l’Ecole Centrale, elle propose une expertise au croisement de la mixité, du numérique, du design & de l’innovation. 

Les technologies et les transformations actuelles invitent les entreprises à développer une grande agilité pour relever les nouveaux défis. Si le développement de nouvelles compétences techniques est essentiel, le monde de la recherche académique et les expert.e.s de l’entreprise semblent valoriser de plus en plus fortement les  softkills.

Les organisations évoluent et il est aujourd’hui fondamental de parvenir à développer de hautes qualités de collaboration et de coopération entre toutes typologies de salariés (indépendamment de leurs métiers, parcours, compétences, expériences, personnalités, niveau de séniorité etc.) pour favoriser le bien vivre ensemble, la qualité de vie au travail et, bien sûr, l’innovation et la compétitivité.

Et si ces nouveaux enjeux comportements nés de la révolution numérique étaient justement adressés via les technologies ? Si le digital devenait l’allié  de l’inclusion et de la QVT ?

Les technologies et les transformations actuelles invitent les entreprises à développer une grande agilité pour relever les nouveaux défis. Si le développement de nouvelles compétences techniques est essentiel, le monde de la recherche académique et les expert.e.s de l’entreprise semblent valoriser de plus en plus fortement les  softkills.

Les organisations évoluent et il est aujourd’hui fondamental de parvenir à développer de hautes qualités de collaboration et de coopération entre toutes typologies de salariés (indépendamment de leurs métiers, parcours, compétences, expériences, personnalités, niveau de séniorité etc.) pour favoriser le bien vivre ensemble, la qualité de vie au travail et, bien sûr, l’innovation et la compétitivité.

Et si ces nouveaux enjeux comportementaux nés de la révolution numérique étaient justement adressés via les technologies ? Si le digital devenait l’allié  de l’inclusion et de la QVT ? 

L’inclusion de tou.te.s : des actions ciblées et des actions transverses

Dans un contexte mouvant qui fait la part belle aux réorganisations, se pose la question de la rétention des talents et celle de permettre à des collaborateur.rice.s aux compétences diverses et multiples de travailler ensemble au mieux de ce qu’elles et ils sont individuellement. Comment faire collaborer, au mieux, les SI et les RH ? Le product owner et le développeur ?  

La responsabilité sociale est intégrée dans la stratégie de plus en plus d’entreprises. Des actions et des réseaux naissent pour favoriser le développement professionnel et personnel de toutes et tous. Ces initiatives adressent habituellement les questions de genre, d’origine, de handicap, d’orientation sexuelle ou encore, de religion. Elles sont souvent envisagées en silos mais il nous paraît nécessaire d’aller au-delà de cette approche verticale pour en développer une transversale complémentaire.

S’il faut continuer de mettre en place des réseaux dédiés pour outiller les femmes (actions de rattrapage spécifiques), il faut également créer des initiatives autres, autour de thématiques plus englobantes et générales, comme la question de l’équilibre des temps de vie, pour ainsi adresser et embarquer l’ensemble des équipes. En somme, cibler impérativement certains groupes d’appartenance mais aussi développer des formats pour valoriser équilibre entre l’altérité de tous et la culture commune. 

Développer l’inclusion pour favoriser la qualité de vie au travail

L’entreprise inclusive répond ainsi à un impératif de justice sociale et de pragmatisme économique. Si l’inclusion est un facteur essentiel de bien être individuel, elle favorise aussi la performance du collaborateur et celle du collectif. La mise en place de démarches inclusion permet à des équipes hétérogènes de développer leurs solidarités et collaborations. 

En outre, la diversité des profils, des compétences ou des opinions est favorable au développement d’idées créatives et innovantes. Cette pluralité de regards est autant d’opportunités de mieux comprendre les besoins des clients et ainsi accroître l’avantage concurrentiel d’une entreprise. 

Il apparaît alors fondamental de sensibiliser tout le monde aux bénéfices de l’inclusion au travers de l’acquisition de connaissances et des compétences pour développer des relations bienveillantes, humaines, positives au travail. Il s’agit aussi de développer un communication inclusive, de favoriser une posture de leader.se à tous les échelons de l’organisation, de faciliter l’identification des biais au service de la neutralisation des stéréotypes ou encore, de mettre en œuvre des processus pour recruter, intégrer et faire évoluer tout un chacun.

Mais alors, comment procéder ?

Vers de nouveaux modes de formation : les vertus du bot d’apprentissage 

Pour relever ces nouveaux défis il faut développer de nouveaux formats et outils de formation. Alors que la Courbe d’Ebbinghaus démontre que 48h après l’acquisition de connaissances, 70% d’entre elles se sont envolées, il faut œuvrer pour une stratégie de consolidation mnésique. Quels outils pour former massivement et individuellement tout en combinant flexibilité, apprentissage dans la durée et mémorisation ?

S’appuyer sur un bot de microlearning qui forme à l’inclusion pour améliorer la qualité de vie au travail est une piste que l’on doit envisager. En effet, l’approche conversationnelle de cet outil digital permet une mise en situation facilitée et revisite l’expérience de la formation à travers des contextualisations pour passer de la posture à la pratique.  Véritable arbre de décision, le bot permet une personnalisation du contenu qui prend en compte le profil de la personne formée (direction, management de proximité…) et son niveau de connaissance évalué grâce à un système d’autodiagnostics récurrents. La diversité des formats (vidéos, articles, podcasts, … ) permet également de répondre aux préférences actuelles de consommation de contenu.

Enfin,ce microlearning découpé en courtes capsules permet de profiter des contenus à la carte et un ancrage des connaissances très fort via des relances récurrentes. 

Irriguer l’organisation de pratiques inclusives pour une plus grande qualité de vie au travail, nécessite un changement culturel fort dont la technologie nous semble être un des leviers pour y parvenir. 

Social Builder est une start-up sociale qui œuvre à construire et développer l’égalité femmes-hommes dans la sphère économique et spécifiquement dans le numérique.

  • En (ré)orientant, formant et accompagnant les femmes vers les métiers du numérique 
  • En accompagnant les entreprises à opérer un changement culturel fort - avec GREAT (Bot de microlearning à l’inclusion) et des actions de conseils novatrices

Plus d’infos sur : socialbuilder.org

  

 

 

        

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Gérer la mobilité de l'entreprise

Bruno Adeline Bruno Adeline crée JobiLX fin 2015 avec deux associés aux compétences techniques et marketing pour développer la plateforme de réduction des trajets domicile-travail par l’échange d’emplois. Ingénieur ESME,il a eu un parcours d’ingénieur d’Etudes dans l’ingénierie (SPIE / SGN) puis dans l’informatique (3M,Oracle). Depuis 20 ans il s’est consacré à sa sociéte dédiée au conseil en recrutement technique .

Les entreprises intègrent de  plus en plus  l’expérience  « globale »  du collaborateur  dans son  parcours de vie professionnelle et privée, pour privilégier des solutions de mobilité, de confort, de motivation, de formation de plus en plus individualisées.  La digitalisation des données offre l’opportunité de pouvoir le faire plus simplement et sans doute de manière plus « holistique » ; 

Mobilité professionnelle et mobilité géographique se confondent, l’une potentiellement au service de l’autre et réciproquement, le tout pour l’épanouissement du collaborateur et sa fidélisation à l’entreprise.

L’éloignement croissant de l’habitat à l’extérieur des grands centres urbains, et l’allongement des trajets domicile-travail constituent des composantes parmi  les plus structurantes de cet équilibre vie professionnelle /vie privée recherché par un nombre important de salariés. 43% des actifs Français estiment que leurs trajets professionnels impactent leur qualité de vie au travail1.

L’impact de ces trajets est non seulement social, mais également environnemental. Preuve en est, l’obligation règlementaire, pour les entreprises dont les sites accueillent au moins 100 salariés, de prendre des mesures (dont la facilitation des trajets domicile-travail) dans le cadre d’un Plan de Mobilité, et ce depuis janvier 2018.

Ainsi le  sujet « réduction du trajet domicile-travail des salariés » touche tout autant  les individus (1 Actif sur 3 se plaint de stress à cause de son trajet), que  les entreprises (100 000  accidents de trajets par an sont recensés  avec 77 jours en moyenne d’arrêt maladie pour un coût global de 2,3 milliards d’€2 ; sans oublier l’empreinte carbone, à hauteur de 12 millions de CO2. 

De nombreuses études nous permettent aujourd’hui d’en mesurer l’étendue. et de constater qu’il peut être un motif de départ de l’entreprise. Selon la dernière étude BVA Opinion/sales forces Sept 2018, 73% des salariés attendent une amélioration des conditions de trajet de la part des employeurs3.

Les solutions de mobilité alternatives de transport, sont expérimentées depuis quelques années (co-voiturage, auto partage, navettes, vélo, co-piétonnage). Elles  ont leur utilité  dans certains cas, certes, mais ne suffisent pas à couvrir tous les besoins, et surtout ne réduisent pas le trajet à la source. Les solutions d’organisation et d’aménagement des temps et des lieux de travail émergent : la flexibilité des horaires, le déploiement du télétravail, les tiers lieux, la facilitation dans certains cas du déménagement de l’employé. Mais là encore, ces dispositifs ne concernent pas tous les emplois et les métiers  qui ont obligation d’être présents sur le lieu de travail.

Les métiers de vente, de service, de contacts clientèle, de santé sont largement concernés et exclus du champ du télétravail par exemple.  

En somme, face à cette complexité, les entreprises associent encore avec difficulté les solutions d’amélioration des conditions de  transport avec les nouveaux modes d’organisation du travail.

Il y a place pour l’innovation, pour de nouveaux  dispositifs  grâce à des outils numériques pour mettre en place une gestion modernisée de la mobilité interne des emplois qui optimise, les trajets domicile-travail, le confort et l’évolution professionnelle, et la fidélisation à l’entreprise.

Ainsi, pour les entreprises multi-établissements, la proposition d’un rapprochement du lieu de travail du domicile apparaît comme une solution adaptée à de nombreux emplois, nécessitant une présence obligatoire sur le lieu de travail.

C’est par la détection du potentiel d’échanges d’emploi à poste équivalent au sein de la même entreprise (permutation entre deux collaborateurs), que se multiplient ainsi les  possibilités de rapprocher un grand nombre de salariés de leur site de travail, sans attendre une ouverture ou un remplacement de poste. De ce point de vue là, l’échange de lieu emploi  à poste équivalent se présente  comme un dispositif généralisable  à un très grand nombre de salariés.

Seul un outil numérique peut permettre de matcher un grand nombre de collaborateurs, d’emplois et de lieux d’emploi, d’avoir une vision à la fois exhaustive de la situation des trajets des collaborateurs et une base de propositions individuelles de mutation géographique. 

La prise en compte par la RH et l’anticipation de situations de trajets potentiellement critiques pour un collaborateur, témoigne de l’intérêt que son employeur lui porte et de la valeur qu’il lui accorde. Reste que le salarié doit être « volontaire » par l’expression d’un malaise ressenti de  son trajet. C’est là que la fonction RH prend toute sa dimension « humaine » par l’accompagnement des collaborateurs. 

En cela,  l’enquête menée par JobiLX en mai 2018 nous indique que 44 % des actifs accepteraient de la part de leurs employeurs, une proposition d’échange de lieu d’emploi pour se rapprocher de leur domicile4. Cela ouvre de belles perspectives.

Références
  1. Source étude IFOP pour Alphabet /1000 individus représentatifs de la population
  2. 100 000 accidents de trajets  et 7 700 000  jour d’arrêts de travail (source Livre blanc de l’Assurance Maladie : Prévenir le risque routier / 12 propositions  (2012) et 12 tonnes C02 dispersées par an ( source ADEME)
  3. Source : Etude BVA SEPTEMBRE 2018
  4. Source etude Survey Monkey /JobiLX mai 2018

JobiLX est le premier logiciel RH /RSE qui  permet  aux entreprises multi-sites de proposer à leurs employés de réduire les trajets domicile-travail et de rapprocher leur lieu de travail de leur domicile. L’application calcule et optimise les trajets, propose  un échange de lieu d’emploi entre deux collaborateurs qui occupent le même poste et ainsi peuvent se rapprocher de chez eux. Fini le stress et la fatigue des longs trajets, les accidents de trajets ! Les groupes Carrefour, Franprix et La Poste sont clients utilisateurs de l’application.

  

 

 

        

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