Former ou Déformer ?

Un acteur au cœur de la digitalisation de la formation et des nouvelles compétences

Un acteur au cœur de la digitalisation de la formation et des nouvelles compétences

En bouleversant l’économie, la transformation numé-rique exige de fortes capacités d’adaptation et d’agilité, de la part des entreprises, et même des organismes de formation. Face à ces changements, la formation fournit une partie de la réponse en favorisant l’évolu-tion des compétences et des pratiques. Olivier Gauvin, Directeur Pôle Innovation Sourcing-Emploi-Formation chez Opcalia nous éclaire sur le rôle d’Opcalia dans l’accompagnement de la digitalisation.

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L’intérêt primordial de la technologie dans la singularité des softskills ...

L’intérêt primordial de la technologie dans la singularité des softskills ...

Stéphane Pomares

Les softskills sont des compétences comportementales humaines, liées à nos émotions, à notre connaissance de nous-mêmes. Les neurosciences ont beaucoup évolué ces 3 dernières décennies et nous permettent aujourd’hui de comprendre comment un comportement naît, s’ancre et se modifie. Parallèlement est apparu le courant de la Psychologie Comportementale et l’ère du Numérique. Au regard de ces nouvelles connaissances et sciences, comment la formation professionnelle peut-elle faire évoluer ses pratiques pour gagner en efficacité tout en réduisant ses coûts pour être accessible à un public plus large ?

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Faire grandir et transformer vos collaborateurs avec la pédagogie Early Maker

Faire grandir et transformer vos collaborateurs avec la pédagogie Early Maker

Thierry Picq, Directeur Early Maker Development d’emlyon business school,
nous présente cette approche innovante et nous explique quelle est sa valeur ajoutée pour les entreprises et les organisations.

Qu’est-ce que signifie votre approche Early Maker ? 

Au travers de cette pédagogie, nous voulons former des individus et accompagner des organisations afin qu’ils deviennent porteurs d’innovations et acteurs du changement. Dans un monde complexe, incertain et hautement technologique, les modes d’apprentissages « top down » de connaissances figées sont devenus obsolètes. Pour faire évoluer nos programmes avec notre approche « Early Maker », nous nous concentrons sur :
• Le renouvellement des contenus : au-delà des disciplines classiques du business, nous nous intéressons aux enjeux sociétaux, aux nouvelles technologies et à leur limite, à la capacité à anticiper et à travailler dans l’incertitude pour développer une posture en adéquation avec le monde actuel ;
• Le processus pédagogique : nous privilégions l’expérience et la mise en situation en misant sur le coaching, le tutorat, le mentoring et des dispositifs qui permettent de recueillir un feedback et de faire un suivi. 

L’idée est de former des personnes qui pourront remettre en cause l’existant en questionnant et observant le monde qui les entoure, mais qui seront aussi capables de passer à l’acte même si elles ne disposent pas de toutes les informations. En effet, un Early Maker est quelqu’un qui agit, qui tire les conclusions de ce premier passage à l’acte pour mieux penser la suite et travailler en boucle itérative en ayant notamment recours au management agile, au design thinking…

Comment cela se traduit-il au niveau de vos formations executive ?

Nous proposons aux entreprises des formations sur-mesure centrées sur l’Action Learning. Il s’agit de former par la pratique, d’apprendre en faisant et de développer la capacité à faire autrement. Cela peut se traduire sous différentes formes dans la pédagogie. Nous concevons par exemple des programmes basés sur l’intrapreneuriat : nous incitons les participants à entreprendre au sein
même de leur organisation en travaillant sur des projets innovants qui répondent à plusieurs enjeux : business, RH, sociétaux….

Dans le cadre du programme co-construit avec Bristol Myers Squibb, cette démarche a fait émerger plusieurs projets tel que « Vik-e » (Victory in Innovation for Kids) : des robots
avatars mis à disposition d’enfants hospitalisés en onco-pédiatrie leur permettant de maintenir un lien social avec l’extérieur (maison, école…). L’immersion en start-up constitue également un bon moyen pour faire sortir les participants de leur zone de confort. Nous proposons ce mode d’apprentissage dans le programme conçu avec Bouygues Telecom.

Pendant 6 mois, les collaborateurs travaillent de manière active sur un projet d’une start-up, et font ainsi l’expérience de l’innovation frugale favorisant le transfert d'idées au sein de leur entreprise.

Quels sont les atouts et les spécificités de ces formations ? 

Aujourd’hui, les entreprises s’appuient de plus en plus sur leurs collaborateurs pour être des acteurs de l’innovation en interne. Notre approche Early Maker permet de répondre avec pertinence à ces attentes en proposant des programmes sur-mesure autour de leurs enjeux de transformation et d’innovation. Au-delà de la création de valeur directe pour l’entreprise, c’est aussi un vecteur
efficace de développement des compétences sur le plan collectif et individuel. L’Action Learning permet aux participants de développer leur capacité à entreprendre et à innover, mais aussi d’apprendre à travailler ensemble au sein de leur entreprise et de leur écosystème. Cette approche favorise le développement des réseaux, l’ouverture sur l’extérieur, et renforce la capacité à aller chercher là où se trouvent les ressources et les compétences nécessaires. Cette pédagogie active permet ainsi aux individus et aux entreprises de passer à l’action et de bénéficier immédiatement des apports de la formation.

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La VAE dans tous ses états

La VAE dans tous ses états

Le 17 janvier 2002, la VAE nait. Expériences, compétences et savoirs enfin réunis. La main et l’esprit. Un triomphe espéré. Mais elle se heurte vite au réel. L’enfance est difficile. Les entreprises ne prennent pas le temps d’appréhender ce nouveau dispositif. Le corps professoral est sceptique. Les jurys peinent à se mobiliser. L’adolescence est tout autant tumultueuse. La VAE est écartée des grandes réformes mais elle se bat et refuse de succomber à la diplômite aiguë, cette terrible maladie tellement française.

Le 17 janvier 2020, la VAE devient majeure. Elle fête ses 18 ans et redresse la tête. C’est aujourd’hui. C’est l’âge de tous les possibles. Et elle entend le faire savoir.

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Prototyper l’Avenir ensemble? C’est possible!

L’éducation est l’affaire de tous.

L’éducation est aussi un champ d’expérimentation prospectif permanent, pour comprendre ensemble dès aujourd’hui les missions qui nous attendent demain..

Comment appréhender le mieux possible les besoins à venir en matière d’éducation? Sans doute en faisant appel à l’une des ressources qui nous définit en tant qu’espèce, l’imagination.

C’est pourquoi de nombreux citoyens passionnés par ce sujet se sont réunis un 5 décembre 2019 à Rennes, pour imaginer ensemble des fictions éducatives dont les héros sont plongés en décembre..2030. Ces imaginaires croisés recèlent tant d’idées qu’il devenait nécessaire de les analyser pour tenter de les transformer en pistes d’actions concrètes. C’est l’exercice auquel nous nous sommes livrés, et que nous vous invitons à découvrir dans la suite de cet article.

De la cruelle nécessité d’inventer de nouveaux récits

Homo sapiens a un atout que les autres espèces vivantes n’ont pas : il raconte des histoires. Ces récits constituent une matière d’échange qui permet le vivre ensemble.

Les récits mènent l’humanité à travers les âges. C’est eux qui ont conduit Christophe Colomb à découvrir l’Amérique ou Franklin l’électricité. Matinées à l’imagination, ces histoires sont la base de création de toute chose. Avant de fabriquer une chaise ou une voiture, les créateurs racontent son histoire !

Depuis les trente glorieuses, les récits collectifs racontent des histoires d’avenirs radieux. Ils parlent des bienfaits du progrès et de la technologie, de la croissance, du capitalisme...

Aujourd’hui, ces récits ont pris des coups dans l’aile. Si la technologie élargit le champ des possibles, elle crée de nouveaux problèmes. Les développements des IA s’accompagnent, par exemple, de craintes pour l’emploi.

La digitalisation a perdu de sa superbe. On ne croit plus à l’application miracle qui va limiter le réchauffement climatique, réduire les inégalités et régler les vrais problèmes de la société. On craint que la croissance nous amène à l’effondrement du système actuel. La menace est sérieuse.

Face à l’épuisement des ressources de la terre, les conteurs qui incitent à continuer à surconsommer, gaspiller, gâcher et marchandiser la nature sont de moins en moins crédibles.

En se référant à Einstein qui précise " On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème ", il semble opportun de faire un pas de côté et de sortir du cadre actuel en imaginant de nouveaux récits.

Des histoires construites en mode collaboratif qui intègrent les nouvelles problématiques et les défis sociétaux et planétaires à relever permettront aux organisations et aux citoyens qui les composent de se donner une direction.

Bright Mirror, prototyper l’avenir ensemble

A qui faire confiance pour écrire le futur que nous souhaitons léguer aux générations futures?

D’abord à ceux qui vont le vivre, ne croyez-vous pas?

Le projet Bright Mirror, c’est la version moderne d’Alice au pays des Merveilles, un projet collectif dans lequel chacun est invité à prendre la plume pour prototyper un avenir positif.

Le projet Bright Mirror, c’est déjà plus de 2500 textes écrits par Albane, 30 ans, Margot 7 ans, Françoise, 91 ans, qui parlent d’abribus dans lesquels on voudrait vivre, d’une machine à conter des histoires pour  endormir les enfants, d’une révolte collective face au Dieu Intelligence Artificielle, …

Ces micronouvelles sont des diamants bruts, issus de l’imagination de tous. Il existe mille moyens de les polir, de laisser ceux qui le souhaitent et disposent de talents particuliers s’en emparer, se les réapproprier, les transformer sous une forme autre que littéraire.

Les experts, les ingénieurs, les politiques pourront alors s’en inspirer pour construire l’avenir

Tangible Mirror

Si Bright Mirror nous met la tête dans les étoiles, Tangible Mirror nous ramène les pieds sur terre !

Son objectif est simple : répertorier, catégoriser & développer les concepts issus de l’imaginaire de tous, afin d’en extraire de possibles résolutions des grands enjeux qu’affronte l’humanité.

Répertorier

Ces concepts projecteurs sont de tous ordres, et disséminés dans les différentes fictions produites: plus de 600 ont déjà été répertoriés, parmi lesquels: âge phygital, énergie acoustique des écoles, veste olfactive, journée de service Public, Recueil d’aphorisme en Emoji, sky bulle commune à propulsion végétale…

Catégoriser

L’imaginaire humain est potentiellement infini. Le potentiel créatif aussi. Les inventions technologiques à venir sont innombrables. L’avenir est insondable car il fourmille de possibles.

Paradoxalement, il y a quelque chose qui reste stable malgré tout : c’est l’étendue des problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Il est dès lors possible d’établir une matrice universelle des problèmes, un langage commun qui permette de classer la profusion de nos idées, de nos créations, de nos solutions, de nos compétences, en fonction du type de problèmes qu’elles permettent de résoudre. Si nous y parvenons, cette matrice permettra de mettre en correspondance des dispositifs qui peuvent paraître éloignés en terme de nom, de forme, de technologies employées, mais qui convergent néanmoins en terme d’usage ou d’utilité sociale.

Prenons un exemple avec les récits Bright Mirror composés sur le thème de l’éducation. Quels que soient les objectifs que l’on fixe à l’éducation demain (améliorer l’employabilité, transmettre des compétences techniques ou des savoir-être, éduquer à l’écologie, à la citoyenneté, au vivre ensemble, etc.), les problèmes liés à l’éducation qu’il faudra résoudre restent limités, ils sont au nombre de cinq :

  • Celui de la connaissance : Collecter, catégoriser, formater, formaliser, documenter  des connaissances
  • Celui de la méthode : Inventer les méthodes de transmission des connaissances, l’ingénierie pédagogique
  • Celui de l’outillage : Concevoir et mettre en œuvre les outils, les canaux et les supports de formation
  • Celui de l’organisation : Mettre en place les organisations, la mise en relation, les lieux, les processus, la logistique de la formation
  • Celui de l’animation : Développer les compétences d’enseignement, d’animation, de tutorat, de coaching, d’accompagnement individuel et collectif

Brightmirror au Learning Show : quelle éducation en 2030?2

Les textes écrits lors de l’édition 2019 du Learning Show et plus généralement l’ensemble des micro-fictions écrits par de nombreux citoyens au sujet de l’éducation font ressortir un imaginaire partagé autour de trois pistes pour faire évoluer nos pratiques en matière d’éducation

Piste 1 : S’inspirer de la nature et d’autres écosystèmes pour apprendre.

Dans Yseult & Médor, les auteurs inversent la relation entre humains et animaux : "De leur côté, les animaux échangent au sujet des contenus et des acquis de leur maîtres pendant cette période. Au regard des difficultés évaluées chez les humains, les animaux établissent un parcours de formation, échangent sur les besoins, les méthodes, etc.”

Piste 2 : Découvrir son talent, le combiner aux autres

Extrait du Palais Monde :

“- Bien, oui, je suis en train de m’emmêler complètement les pinceaux en ce moment.

- Qu’est-ce que tu as fait encore ?

- Voilà, j’ai pas mal de jobs, et là, je crois bien que je mélange tout.

- On n’a qu’à tout reprendre à zéro. Aujourd’hui, donc, c’est dimanche. Et dimanche, c’est le jour de ton job numéro 7, on est d’accord ?”

Dans ce texte, le héros multiplie les expériences professionnelles, en quête de son "super talent” qu’il lui convient de nommer, en l’espèce le talent "d’hyper connivence”, qui lui permet d’intermédier de manière pacifique les relations entre les gens.

L’intérêt de cette nouvelle est qu’elle ne s’arrête pas là. Le dialogue met en scène sa rencontre avec un frère humain doué "d’hyper connectivité”. De leur rencontre va naître l’idée de conjuguer leur faculté respective d’inspiration et d’émotion, qu’il ne reste plus qu’à combiner pour créer "le palais où tout le monde serait heureux d’être”, le palais-monde.

Piste 3 : Utiliser la technologie comme un média expérientiel pour se plonger dans d’autres mondes et "apprendre en vivant”

Le concept développé dans le texte "Tiens Emy” est celui d’ "expérience formative opérationnelle”, qui est décrit de la manière suivante : "tout ce que tu fais est toujours pratique, immersif, surprenant, adapté à toi et au métier que tu veux faire.

Ce texte fait écho à de nombreux autres qui tous s’appuient sur les évolutions technologiques pour imaginer de nouveaux modes d’apprentissages basés sur l’immersivité.

Selon Yann Garreau et Charlotte-Amélie Vaux, auteurs du e-book créons l’immersion, "" Une expérience immersive invite ses participants à entrer dans une création dans laquelle les frontières entre le réel et l’imaginaire sont floues dans le but de considérablement impacter leurs ressentis et / ou modifier leurs comportements "

Antoine Brachet & Anne Caroline Paucot

Antoine Brachet est directeur exécutif de bluenove

Anne Caroline Paucot, les Propulseurs

Notes

  • Extraction réalisée par Baptiste Millet, consultant bluenove sur les textes disponible en libre accès sur la plateforme brightmirror
  • Une analyse plus poussée des différents textes proposés autour de la thématique de l’éducation fait ressortir de nombreux concepts projecteurs répertoriés sur ce lien, que nous vous invitons à explorer à l’aide de la théorie CK.

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Mots-clés: FORMATiON, APPRENTISSAGE, EDUCATION

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