Former ou Déformer ?

Blended Learning avec la Réalité Virtuelle : comment l’intégrer dans son parcours de formation ?

Blended Learning avec la Réalité Virtuelle : comment l’intégrer dans son parcours de formation ?

Dans un contexte de transformation digitale, les nouvelles technologies occupent une place de plus en importante dans le parcours de formation des employés.  Depuis peu, la Réalité Virtuelle (VR) révolutionne la façon dont les professionnels se forment, depuis leur onboarding jusqu’à l’acquisition de nouvelles compétences.

La VR permet de s’immerger complètement dans un monde virtuel interactif, grâce à un casque de Réalité Virtuelle. Ce monde virtuel peut être réalisé en 3D - à la façon d’un jeu vidéo - où en Vidéo 360° grâce à une caméra sphérique qui vient filmer l’environnement dans son ensemble. Les deux formats permettent de vivre des situations concrètes, d’apprendre et de mettre en pratique ses connaissances. Cela est possible par la réalisation de gestes métiers à l’aide des manettes ou par la progression à travers un scénario conditionnel, dont l’issue dépend des choix de l’utilisateur. De par son aspect pratique et concret, il est possible de couvrir l’ensemble des besoins métier de la plupart des secteurs d’activité : sécurité, soft skills, management, gestion de crise, industrie, vente, relation client, etc.

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La loi avenir professionnel ...

La loi avenir professionnel ...

Sophie PELICIER-LOEVENBRUCK, avocat associé, cabinet FROMONT BRIENS

La réforme de la formation professionnelle issue de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » met en exergue qu’en réalité l’obligation de formation qui incombe à toute entreprise employant des salariés sur le territoire français a un double objet. 

L’obligation de tout employeur de contribuer au financement de la formation professionnelle de tous les actifs au travers de la nouvelle contribution au financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage (CUFPA)

1er objet : il s’agit d’une obligation financière qui se traduit par le versement en pratique de deux contributions respectivement dédiées à la formation dite continue d’une part et à l’apprentissage d’autre part (à raison de : 0,55 % et 1% de la masse salariale brute pour les entreprises de moins et de 11 salariés et plus pour la première et de 0,68% de la MSB pour la seconde). 

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Singularités, talents, handicap….

Singularités, talents, handicap….

Et si les organisations qui travaillent avec les entreprises adaptées devenaient des laboratoires remarquables, exemplaires pour leurs pratiques innovantes de management et de formation ?

Quand un acteur économique de poids, comme Sodexo et ses 35 000 collaborateurs français, développent de nouveaux modèles économiques dans le monde de la restauration collective, on peut alors débusquer des innovations RH inspirantes.

Fractal, vous avez dit fractal ?

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5 Questions sur la formation Soft Skills et la Réalité Virtuelle

5 Questions sur la formation Soft Skills et la Réalité Virtuelle

La formation soft skills en réalité virtuelle: à quoi ça sert ? Comment ça marche? Comment se lance-t’on ? Christophe Mallet, CEO de la plateforme de formation immersive BODYSWAPS®, répond à 5 questions essentielles sur la formation soft skills en réalité virtuelle.

La formation soft skills en réalité virtuelle, ça consiste en quoi au juste ?

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emlyon business school : L’innovation managériale : une nécessité pour les entreprises ?

Un environnement économique et technologique en hyper mutation, des clients et salariés toujours plus exigeants ainsi qu’une concurrence exacerbée boule-versent le fonctionnement des entreprises. Pour main-tenir leur performance, elles doivent se différencier de leurs concurrents via des offres à haute valeur ajoutée, s’adapter et anticiper les évolutions du marché́ puis attirer et fidéliser les talents en phase avec leurs valeurs. Des défi s qui trouvent généralement leur solution dans la capacité d’innovation. Si le pari technologique semble être souvent la réponse à tous les problèmes, rares sont les leaders qui misent aussi sur l’innovation managériale, alors que c’est le véritable accélérateur d’engagement et d’intelligence collective. C’est en effet là que l’investissement et l’énergie devraient se concentrer, car la créa-tion d’une culture managériale est unique et génère de la valeur pour toute l’entreprise. Eclairage avec Thierry Nadisic.

A quels enjeux répond l’innovation managériale ?

L’innovation managériale doit surtout permettre de s’adapter aux incertitudes, aux bouleversements technologiques et à la concurrence. C’est une clé de la performance : le XXIème siècle est marqué par une rupture au sein des entreprises qui rendent certaines pratiques managériales (contrôle, reporting, management directif…) inefficaces voire contre-productives. L’avantage concurrentiel repose sur la capacité́ à inventer de nouvelles manières de faire fonctionner l’intelligence collective afi n de générer des idées, s’inscrire dans l’amélioration permanente ou imaginer de nouveaux produits et services… L’innovation managériale est le moteur d’une culture d’entre-prise créatrice de valeur fondée sur l’ouverture, la confiance et la prise d’initiative.

Pourquoi les entreprises aujourd’hui doivent-elles réinventer leurs pratiques managériales ?

En premier lieu, pour rester en phase avec des attentes salariales inédites : les Millennials, 50% de la population active en 2020, sont imprégnés de culture numérique. Ils privilégient le travail en mode projet et les organisations « désilotées », avec une forte appétence pour le travail collaboratif et autonome. 65% d’entre eux estiment que les méthodes de travail traditionnelles (descendantes, pyramidales, rigides…) les empêchent de développer tout leur potentiel¹. Ils rejettent le « micro management » et ne valorisent plus l’expertise du manager mais son savoir-être. Les compétences managériales indispensables² ? L’écoute (54%), le leadership (21%), l’empathie (11%) et l’humanité (11%). Une réponse à la révolution digitale : pour s’accorder aux cycles plus courts et itératifs de l’économie numérique, l’émergence de pratiques plus flexibles, agiles et créatives s’avère indispensable. De nouveaux modes de travail apparaissent donc au sein des entreprises, généralement inspirés par les pratiques des start-up : lean management, design thinking, méthode agile ou Kanban... Ces pratiques viennent renouveler le management et dépoussièrent les procédures internes.


Comment accompagnez-vous les entreprises à transformer leurs pratiques à emlyon business school ?
Pour répondre à tous ces enjeux, emlyon business school propose des programmes de formation sur-mesure destinés aux entreprises, pour accompagner concrètement les managers dans l’appropriation de nouvelles postures, valeurs et comportements. Les programmes se fondent sur différents piliers de l’innovation managériale : l’expérimentation pour encourager l’initiative, l’agilité́ afin de développer la souplesse et l’adaptation organisationnelle, la collaboration pour mobiliser l’intelligence collective, la responsabilisation et l’autonomie pour rendre chacun acteur de son développement ou encore la confiance et la transparence pour libérer les idées.

Quelle approche pédagogique développez-vous dans ces formations sur-mesure ?

Une approche agile et multimodale : le cursus s’étale au moins sur un an. Le temps nécessaire pour garantir une diffusion fluide de cette nouvelle culture au sein de l’organisation. Les managers ont à travailler plusieurs axes en parallèle : des séries de webinars, de vidéos, de cas pratiques en immersion, de cours présentiels, de projets terrain avec l’accompagnement de coachs dans des groupes de pairs solidaires, lieux de confiance et de progrès mutuel. Des outils pédagogiques pour favoriser « le développement du pouvoir d’agir » ou de « l’empouvoirement ». Les managers se voient doter des meilleurs outils pour apprendre à déléguer en toute sérénité, faire participer leurs collaborateurs, mieux coordonner leur travail et répartir le pouvoir de décision. En s’appuyant sur des méthodes de coaching individuel et collectif, comme par exemple les « processus délégués » initiés par le coach systémique Alain Cardon, les anciennes pratiques se libèrent, chacun peut participer aux processus de décisions, retrouver du sens à son travail et retrouver la motivation temporairement perdue. Tout ceci passe par l’expérimentation : mise en situation d’un comité de direction en co-responsabilité ou utilisation du questionnement pour générer des idées et développer l’écoute de ses équipes.

Avez-vous un exemple concret de programme développé pour une entreprise ?

emlyon a co-créé depuis octobre 2017 un programme d’innovation managériale pour répondre aux enjeux de la branche française d’Atos : aider les managers à mieux répondre aux nouveaux enjeux de leurs clients et développer un esprit collaboratif. Pour cela, pendant un an, 400 managers volontaires ont suivi le programme « Atos Excellence Program ».
Ce dispositif transmet des pratiques de leadership innovantes comme l’utilisation de son « intelligence émotionnelle », « des neurosciences», ou encore
« d’un mode de coaching positif de son équipe ».
Pour co-construire ce programme de leadership avec Atos, j’ai sélectionné, en tant que responsable pédagogique du programme, des intervenants de qualité avec trois expertises phares : capacité pédagogique à former, expertise pointue dans un domaine et compétence de coach. Après un kick-off de lancement du programme sur le campus parisien emlyon business school, les participants suivent une dizaine de journées de cours présentiels, complétées et approfondies par toute une série de dispositifs de renforcement par exemple des modules en ligne (lectures, capsules vidéo…). C’est avant tout une expérience collaborative orientée terrain : pour favoriser l’inclusion, la proximité et l’intrapreneurship, chaque promotion est divisée en « groupes de pairs » réunis autour d’un projet commun, par exemple « comment utiliser le fun au travail pour engager les équipes ». Les groupes travaillent en immersion sur leur projet et sont suivis régulièrement par un coach. À l’issue du programme, ils présentent leur initiative devant un jury pour valider la certification finale : un vrai levier pour « maintenir en tension » et développer l’employabilité des collaborateurs.

¹ Environnement de travail dans lequel la hiérarchie est au centre. Les méthodes traditionnelles sont caractérisées par leur formalisme : Étude PWC, «The future of work to 2030», 2017
² Une enquête de la Cegos (2017)

Bio express :Thierry Nadisic est chercheur à emlyon business school, docteur en comportement organisationnel et professeur agrégé. Conférencier, formateur et consul-tant, il accompagne le développement de personnes, groupes et organisations pour développer la coopération et le leadership. Il est l’auteur du livre « Le management juste » aux éditions UGA et du livre « S’épanouir sans gourou ni expert, le meilleur coach, c’est vous !».

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