Former ou Déformer ?

Le formateur est mort vive l’animateur d’apprentissage !

Le formateur est mort vive l’animateur d’apprentissage !

Les méthodes d’apprentissage traditionnelles font face à de nombreuses limites … Les contenus standardisés n’ont plus d’efficacité et les apprenants se sentent de moins en moins impliqués dans les formations. Le rapport de l’apprenant face à son développement de compétence a changé, il souhaite désormais s’impliquer plus activement dans sa formation. Dans le même temps, l’évolution rapide des métiers impose une remise à jour rapide des formations. L’apprentissage des nouvelles compétences doit être en mouvement pour s’adapter aux nouveaux contextes des métiers ainsi qu’aux contraintes de disponibilité des apprenants.

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Formation tout au long de la vie : redonnons le pouvoir aux collaborateurs !

Formation tout au long de la vie : redonnons le pouvoir aux collaborateurs !

 

On le sait : le monde du travail est en évolution constante. La révolution technologique entraîne de nombreux bouleversements sur les processus métiers et une mutation des besoins en compétences. Aujourd’hui, la durée de vie d’une compétence en entreprise est estimée à cinq ans et d’ici quelques années, plus d’un tiers des compétences de base qui seront souhaitées dans la plupart des professions ne sont pas encore considérées comme essentielles aujourd’hui. Ainsi, l’apport du digital transforme la formation, mais il faut aussi prendre en compte l’évolution même des collaborateurs dans leur façon d’appréhender le développement de leurs compétences, et dans leurs manières d’apprendre et de se former. 

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La loi avenir professionnel ...

La loi avenir professionnel ...

Sophie PELICIER-LOEVENBRUCK, avocat associé, cabinet FROMONT BRIENS

La réforme de la formation professionnelle issue de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » met en exergue qu’en réalité l’obligation de formation qui incombe à toute entreprise employant des salariés sur le territoire français a un double objet. 

L’obligation de tout employeur de contribuer au financement de la formation professionnelle de tous les actifs au travers de la nouvelle contribution au financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage (CUFPA)

1er objet : il s’agit d’une obligation financière qui se traduit par le versement en pratique de deux contributions respectivement dédiées à la formation dite continue d’une part et à l’apprentissage d’autre part (à raison de : 0,55 % et 1% de la masse salariale brute pour les entreprises de moins et de 11 salariés et plus pour la première et de 0,68% de la MSB pour la seconde). 

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Adaptive learning : une promesse à tenir

Adaptive learning : une promesse à tenir

Ces dernières années montrent une effervescence autour de l’Adaptive Learning et des technologies centrées sur l’utilisateur (User-centric dans la littérature anglophone). Ce mouvement va de pair avec l’émergence du big data et son usage par des algorithmes d’Intelligence Artificielle. Les articles se succèdent à ce sujet mais finalement, au niveau formation, les expériences réellement mises en place et montrant des résultats restent limitées. Notre propos ici est de comprendre le contexte dans lequel s’inscrit ce mouvement et d’en relater une expérience.

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Pourquoi avoir recours à la RV en formation ?

Les vingt dernières années ont été marquées par de grandes transformations dans nos manières d’apprendre, principalement influencées par le développement fulgurant du web. Aujourd’hui, les mots "apprentissage” et "digital” vont de pair, et une grande tendance s’est dessinée dans le paysage du learning : la commodité. Désormais, n’importe qui peut (en théorie) apprendre à n’importe quel moment, à n’importe quel endroit, sur ses devices de prédilection et à son rythme. Cette nouvelle réalité est matérialisée par le e-learning.

Cependant, le "tout-techno”, l’apprentissage entièrement en ligne a rapidement montré ses limites, comme l’ont illustré les faibles taux de complétion des MOOCs et certaines études pointant du doigt une rétention de l’information diminuée. En réponse à ces limites du digital, une seconde tendance de fond est venue nourrir les évolutions récentes de la formation : l’expérience. Apprendre de manière expérientielle, en faisant, en observant, en groupe, …, a influencé la consécration actuelle des dispositifs apprenants de "blended learning”.

Le constat de plus en plus fait par les responsables de la formation et des Ressources Humaines, est que le 100% digital et le 100% humain, individuellement, ne sont pas les plus performants. Au contraire, les deux modes d’apprentissage sont complémentaires et auto-dépendants : plus il y a de technologie, plus il y a besoin d’humain. Car un cours en e-learning à lui seul peine à réussir un réel transfert de connaissances et un ancrage de nouvelles compétences chez l’apprenant.

La VR vient concilier ces deux mondes

Par sa nature immersive, la VR se positionne comme l’un des justes milieux entre technologie de pointe et accompagnement humain. Elle peut en effet imiter à la quasi-perfection le réel, jusque dans les interactions avec d’autres humains ou des avatars, dans l’environnement virtuel.

La VR est un outil qui permet un niveau élevé de commodité : il suffit d’un masque et d’une unité centrale pour démarrer une formation. Walmart a d’ailleurs illustré cet exemple en annonçant dès 2018 l’acquisition de 17,000 masques de VR pour former 1 million de ses salariés en 2019 grâce à la Réalité Virtuelle. Plus récemment, de notre côté de l’Atlantique, la SNCF a déployé avec Le Pavillon (ndlr : le lieu parisien dédié aux usages de la Réalité Virtuelle et la Réalité Augmentée pour l’entreprise, dont Émilie Gobin Mignot et Bertrand Wolff sont les co-fondateurs) un catalogue d’une dizaine de formations, mises à disposition d’une dizaine de services du groupe.

Le potentiel de la VR est énorme en termes de scalabilité et de passage à l’échelle des initiatives de formation au sein d’un groupe ou d’une communauté large.

Mais la commodité et le passage à l’échelle ne se font pas au détriment de l’apprenant : les programmes sont personnalisables et les expériences apprenantes se vivent par le prisme de l’individualité de chacun. Par exemple, certains programmes de formation au pitch ou à la vente sont dotés d’une Intelligence Artificielle qui adapte ses questions en fonction des réponses et des réactions de chaque apprenant.

La VR a une botte secrète : la présence

Outre la personnalisation des parcours apprenants, la VR apporte une touche inégalable dans la mesure où elle peut susciter chez l’apprenant un sentiment de présence.

La présence est définie par un sentiment d’immersion tel, qu’il induit une sensation de réalité, dans un environnement qui n’est pas réel. Ainsi, lorsqu’un utilisateur est plongé dans un univers virtuel dans lequel des oiseaux virtuels frôlent sa tête, il aura par exemple le réflexe de se protéger et d’essayer d’éviter ces oiseaux - car son cerveau admet temporairement que cet environnement est "réel” et que tout ce qu’il contient l’est aussi.

L’immersion dans un univers virtuel et la sensation de présence créent un télescopage entre l’aspect sensitif de l’apprentissage, et l’aspect émotionnel.

Le ressenti de l’apprenant et son expérience directe des concepts, au-delà de l’intellect et des concepts verbalisés de manière consciente, renforcent l’apprentissage et l’ancrent plus profondément.

Ainsi, en Chine, une expérience menée auprès d’étudiants en astrophysique a démontré que l’apprentissage de concepts complexes en VR améliorait la compréhension à court-terme et la rétention du savoir à plus long terme.

La présence permet aussi de créer du lien émotionnel. Korn Ferry, un cabinet international de conseil en gestion des talents et des organisations, a ainsi créé en VR un programme de collaboration peu commun. Ce programme était destiné à des participants disséminés dans le monde entier, suivant un programme de développement de 9 mois, sans possibilité de les regrouper physiquement ! Les résultats ? La création d’un espace d’échanges, au cours duquel chaque participant, transporté dans un espace virtuel avec ses pairs, est encouragé à partager ses ressentis, ses expériences et ses apprentissages acquis sur le terrain. Un succès pour la VR, dont les usages collaboratifs commencent à prouver leur efficacité !

Le futur de la formation : une myriade d’opportunités, qui dépendent des formateurs

Ainsi, la VR est un outil qui donne accès aux formateurs à de nombreuses possibilités pédagogiques. C’est en quelque sorte un "super-outil” qui a le potentiel d’amener la formation au niveau supérieur, et de permettre à chacun de renforcer ses capacités cognitives, à son rythme, et selon ses capacités.

Cette technologie sans pareille a le pouvoir de faire "vivre” des expériences et des situations aux apprenants, sans même avoir besoin de les déplacer d’un pouce. Elle a la capacité de nous faire sortir du modèle d’apprentissage descendant et transmissif des salles de classe, en démocratisant l’apprentissage continu. Une belle perspective pour la formation professionnelle !

Cependant, c’est un outil, et à ce titre, la VR ne pourra révolutionner la formation que si les formateurs et les responsables des Ressources Humaines savent s’en emparer et l’utiliser à bon escient. "C’est la raison pour laquelle Le Pavillon a été créé : pour constituer un espace de découverte, au sein duquel chacun peut venir découvrir le potentiel de la VR, à travers des cas d’usage forts. Cette phase d’initiation est nécessaire pour réellement comprendre le champ des possibles ouverts par cette technologie. Une fois cette découverte effectuée, chaque entreprise peut réfléchir aux meilleures modalités d’adoption et de déploiement dans son organisation, en fonction de son contexte spécifique. Cette approche découverte / déploiement est la clé du succès, comme nous l’avons expérimenté avec la SNCF”, partage Bertrand Wolff.

 

Emilie Gobin Mignot & Bertrand Wolff

En 2017, Emilie et Bertrand co-fondent le label de production en Réalité Virtuelle VRLINES au sein de Kabo Family. Leur activité de production s’accompagne d’intenses efforts d’évangélisation, spécialement auprès des entreprises, les invitant à découvrir la VR et l’AR comme un levier d’avantage concurrentiel 

En novembre 2017 les deux entrepreneurs créent leur propre société, Antilogy, dont la mission est de favoriser les liens entre l’écosystème de la VR et de l’AR et les publics actuels et futurs. Après quelques mois en résidence à Station F, ils inaugurent en mars 2018 Le Pavillon.

Premier lieu parisien dédié aux usages des technologies immersives pour les entreprises et les professionnels, Le Pavillon est à la fois showroom, lab, lieu événementiel et centre de formation.  Le Pavillon permet d’expérimenter, de s’inspirer, de développer, de se rencontrer, et de se former autour de la Réalité Virtuelle et de la Réalité Augmentée.

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Mots-clés: FORMATiON, E-LEARNING, APPRENTISSAGE

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