Former ou Déformer ?

Travailler en équipe : le nouveau moteur de la formation professionnelle

Travailler en équipe : le nouveau moteur de la formation professionnelle

Selon l’OCDE, près de 50% des métiers existant aujourd’hui n’existeront plus en 2030. Une transformation rapide du monde du travail qui crée une inadéquation entre les formations délivrées et les compétences nécessaires immédiatement. Pour s’adapter, les entreprises misent plus que jamais sur la formation, notamment sur le partage d’expérience et la formation sur le terrain. Historiquement, dans les organisations, les programmes de formation on-the-job ont fait la part belle à l’acquisition de compétences techniques (hard skills) accompagnés d’un mentor ou tuteur. Ces mêmes hard skills ne sont plus uniquement des compétences formellement démontrables, nées d’un apprentissage académique mais des compétences que l’individu doit maintenant acquérir au fur et à mesure des journées, des semaines, des mois passés à travailler sur des projets, en équipe. 

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La transformation digitale est un voyage et non une destination

La transformation digitale est un voyage et non une destination

 

Aranud CoulonLa transformation digitale est d’abord une histoire de femmes et d’hommes ; les projets exclusivement techno centrés sont depuis longtemps synonymes d’échecs. Malgré cela, le mirage technologique continue de séduire pour qui ne veut entrer dans la complexité de ces projets de transformation. C’est l’occasion pour la DRH de se positionner en appui à un projet véritablement stratégique pour l’entreprise. C’est aussi l’occasion de concevoir et animer des projets au long cours versus les projets spot (avec impact limité).

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L’intérêt primordial de la technologie dans la singularité des softskills ...

L’intérêt primordial de la technologie dans la singularité des softskills ...

Stéphane Pomares

Les softskills sont des compétences comportementales humaines, liées à nos émotions, à notre connaissance de nous-mêmes. Les neurosciences ont beaucoup évolué ces 3 dernières décennies et nous permettent aujourd’hui de comprendre comment un comportement naît, s’ancre et se modifie. Parallèlement est apparu le courant de la Psychologie Comportementale et l’ère du Numérique. Au regard de ces nouvelles connaissances et sciences, comment la formation professionnelle peut-elle faire évoluer ses pratiques pour gagner en efficacité tout en réduisant ses coûts pour être accessible à un public plus large ?

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Les Edtech au service de l’expérience apprenant ?

Les Edtech au service de l’expérience apprenant ?

Antoine Amiel

Avec notre start-up edtech, nous révolutionnons l’expérience apprenant ! Plus rien ne sera comme avant, nous vous garantissons un ROI de la formation élevé et un engagement unique...  Créée par des entrepreneurs passés par les accélérateurs de startups, formés au pitch et qui ont tous les codes de la Startup Nation, la nouvelle génération de startups edtech n’hésite pas à promettre monts et merveilles. Comment y voir plus clair dans cette myriade d’offres et de promesses, pour faire les bons choix ? Quelles sont les tendances digitales de l’expérience apprenant ?

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Repenser la formation des managers : un impératif pour rendre les organisations résilientes

L’IAE de Brest, école universitaire de management, est une composante de l’Université de Bretagne Occidentale internationalement reconnue pour son excellence scientifique dans le domaine des sciences de la Mer. L’IAE et ses chercheurs sont ainsi naturellement orientés vers le management durable et la RSE. Notre IAE déploie une large offre de formation pour répondre aux besoins des entreprises du Grand Ouest. L’IAE a orienté sa pédagogie vers la polyvalence des étudiants qui devront être capables de définir des stratégies et politiques tout en assurant un pilotage opérationnel. La moitié des cours est ainsi assurée par des cadres et consultants en activité et nos Masters, fortement professionnalisés, se réalisent en alternance sur 18 mois. 

L’identité de l’IAE de Bretagne Occidentale s’articule autour de trois éléments distinctifs :

  • L’accent mis sur les compétences transversales,
  • Le développement de compétences managériales « bleues » spécifiques et nécessaires au développement de l’Economie Bleue et plus largement adaptées au contexte socio-économique actuel de disruption et d’incertitude,
  • La double compétence : formation à la gestion de médecins, biologistes, ingénieurs, juristes…

Les compétences transversales au cœur du projet pédagogique

Le poids des compétences transversales se renforce actuellement dans la sélection des candidats au recrutement. Face au développement de l’Intelligence Artificielle qui transforme nos métiers, les capacités d’apprentissage, l’ouverture d’esprit, la curiosité, la tolérance à l’ambiguïté, les capacités de changement sont ainsi favorisées et valorisées dans nos cursus. Quelle que soit la spécialité choisie, nos étudiants reçoivent également une solide formation en management des SI pour contribuer efficacement à la digitalisation du pilotage des organisations. L’accent est également mis sur les capacités à la créativité qui sont intégrées aux cursus de formations. 

Vers un manager « bleu » ?

Le réchauffement climatique est une réalité qui appelle chacun d’entre nous et toutes les organisations à prendre leurs responsabilités. Ce risque climatique majeur exige des organisations la recherche et la transition vers de nouvelles sources de création plus respectueuses de la nature. La construction de nouveaux modèles économiques impliquera de repenser les fondements de nos outils de pilotage et de gestion. Les objectifs financiers court-termistes devront ainsi progressivement laisser la place à la recherche d’une performance plus globale et à long terme intégrant les objectifs économiques, commerciaux, humains et environnementaux. Nos futurs diplômés seront donc des managers de transition.

A la pointe bretonne, cette transition s’organise autour du monde océanique. Les océans constituent un vecteur majeur du développement durable permettant la création de nouvelles activités découlant des sciences de la Mer. Une des caractéristiques de ces activités est de se dérouler dans un univers risqué et à priori hostile à l’Homme. La valorisation de l’espace maritime a toujours nécessité un travail de nature collectif et collaboratif. Empathie et confiance mutuelle y sont de mise. La gestion des risques, les capacités à travailler en équipe, à stimuler l’intelligence collective et à faciliter la coopération seront les compétences exigées des futurs managers de cette Économie Bleue. La Mer est également un bien commun dont l’exploitation économique exige de dépasser les règles de la propriété privée, au cœur du modèle libéral. La soutenabilité et la durabilité du développement devront rapidement remplacer la simple logique de rentabilité. Brest est un espace d’innovation où scientifiques, élus et entreprises cherchent à inventer le monde économique de demain. L’IAE de Brest, au travers des échanges avec cet écosystème cherche à faire évoluer ses contenus de formation pour permettre l’émergence d’un profil managérial « bleu », apte à accompagner les entreprises vers ce nouveau monde.

De la double compétence vers la pluri-compétence

L’articulation de la préoccupation environnementale et du développement socio-économique durable induit la capacité à comprendre l’humain mais également à comprendre la nature. Sciences Humaines, Économiques et Biologiques devront être associées pour permettre de développer une performance globale, durable et soutenable. L’avenir des organisations nécessitera un socle commun de connaissances très large et une ouverture d’esprit importante. Le MBA double compétence est une prémices de la formation du futur.

Basculer vers un nouveau modèle économique c’est aussi entrer dans le monde de la disruption. La période de transition qui s’annonce nécessitera de sérieuses compétences en gestion du changement, en gestion des risques et fera des DRH des acteurs clés ayant la responsabilité d’accompagner toutes ces transformations. Ces thématiques sont d’ores et déjà intégrées dans nos formations et certains de nos diplômés sont aujourd’hui devenus des facilitateurs du changement au sein de grands groupes français (Arkéa, Vinci, Cap Gemini, Naval Group, Total, Airbus…).

Des managers pour des organisations résilientes ?

Enfin, le sujet de la capacité des entreprises et des organisations à résister à cette révolution socio-économique est aujourd’hui au cœur des sujets traités par notre Laboratoire de recherche, le LEGO (Laboratoire d’Economie et de Gestion de l’Ouest). Pourquoi certaines organisations résisteront elles mieux que d’autres à ces crises et catastrophes qui nous menacent de plus en plus souvent ?  Quel type de management adopter pour permettre aux femmes et aux hommes confrontés à ces bouleversements d’agir efficacement pour en limiter les effets négatifs ?

L’IAE de Brest se positionne ainsi résolument tant par ses orientations pédagogiques que par ses travaux de recherche, comme l’école du management de demain, soucieux d’éclairer « durablement » les futurs responsables. 

Présentation de la chaire Résilience & LeaderShip

Le travail, et avec lui son organisation et son management, se sont transformés. Dans de nombreux domaines, l’efficacité dépend de plus en plus de la prise en compte de l’imprévu, de l’incertain et de la complexité. Dans certains secteurs, par exemple le nucléaire, l’armée, l’hôpital, l’espace, désignés comme étant des « organisations hautement fiables », la capacité à absorber les chocs et à réagir est devenu l’élément clef de la performance. Cette capacité est appréhendée à travers la notion de résilience. 

C’est la perception des enjeux économiques et sociétaux liés à la résilience et l’envie des chercheurs d’en comprendre les dynamiques qui est à l’origine de la création de la chaire Résilience & LeaderShip.

Les enjeux de la résilience renvoient aux risques systémiques et sécuritaires et fédèrent toutes les parties prenantes des organisations car cela s’inscrit dans une logique de durabilité, majeure pour la survie des organisations. L’objectif des travaux est d’approfondir la résilience sous l’angle du leadership faisant ainsi écho aux problématiques organisationnelles et humaines vécues par les organisations. 

Sur le plan académique, les travaux de recherche s’inscrivent dans le courant des organisations hautement fiables (HRO) et de l’approche Sensemaking qui analysent les sources de fiabilité sous l’angle d’une fiabilité accrue où le rôle du leader est prégnant. https://www.ecole-navale.fr/chaire-resilience


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