Former ou Déformer ?

E-learning, EAD, FOD, FOAD, …. Désormais parlons F.C.A.D (Formation Continue A Distance).

E-learning, EAD, FOD, FOAD, …. Désormais parlons F.C.A.D (Formation Continue A Distance).

Une observation d’opérationnel

Depuis 2011, le Service Formation Continue de l’Université de Strasbourg (SFC Unistra) a mis en place un plan de recherche et développement ambitieux sur le E-learning. Bien que public, il est comparable à un organisme de formation privé qui développe chaque jour des contenus de formation en étant confronté au management de formateurs et aux contraintes économiques de son activité. Ces développements ont nécessité d’acquérir un grand nombre de nouvelles compétences, voire d’en créer. Ces compétences sont à la fois technologiques, pédagogiques, économiques, juridiques et marketing. En fait, tout ce qui représente la chaine de valeur de la création de formations continues à distance.

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Innovation en formation au CNFPT

Innovation en formation au CNFPT

Denis Cristol – Directeur de l’ingénierie et des dispositifs de formation du CNFPT

Le CNFPT assure chaque année la formation de plus de 950 000 fonctionnaires publics territoriaux. La mutation pédagogique, organisationnelle, technologique engagée par tous les collaborateurs depuis 7 ans sous l'égide de son président et de son directeur général est spectaculaire. Tous les fondamentaux sont revus et questionnés pour composer une pédagogie active (acteur qui agit et ne fait pas qu’écouter), enrichie (les situations combinent une variété de méthodes pédagogiques) et inversée (la dimension numérique est utilisée en amont pour se préparer à la rencontre). Formadist (nom commercial : Syfadist) une plateforme de formation permet aux agents publics de se former à distance qu'ils soient en métropole ou dans un département d'outre-mer, en ville ou à la campagne. 

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Pourquoi réactiver le Blended Learning dans une société digitalisée ?

Pourquoi réactiver le Blended Learning dans une société digitalisée ?

Pourquoi réactiver le Blended Learning dans une société digitalisée ? ou la prise en compte de la dimension sectorielle

L’apprentissage au sens propre du terme ne cesse d’évoluer depuis la nuit des temps. Notre siècle en est la preuve parfaite avec depuis une cinquantaine d’années des moments assez disruptifs avec l’arrivée dans les années 90 du e-learning, puis vers les années 2010 du Social Learning sous différentes formes. Mais n’oublions pas qu’au-delà des modalités, des fonctionnalités qu’offre la technologie, ce sont également les apprenants qui ont changé. Ils veulent comme vous et moi tout, tout de suite, avec un alignement au besoin au plus près, où ils veulent et sur tout support (ATAWADAC).

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La survie des entreprises passe par le "Learning Centric"

La survie des entreprises passe par le "Learning Centric"

En lisant ce titre, vous vous dites probablement que le terme « survie » est un peu exagéré, et en toute honnêteté, c’est en partie vrai. Derrière ce titre accrocheur se cache une réalité nouvelle, un changement de paradigme : bien plus que la technologie, c’est la place de la formation dans l’entreprise qui va révolutionner la formation de demain.

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De nouvelles communautés d’apprentissage

Comme les médias pour l’information il y a 15 ans, le transfert de savoirs académiques et professionnels est transformé par de nouvelles pratiques en ligne. En particulier, on voit se constituer des communautés d’apprentissage qui, si elles n’ont rien inventé, aspirent à de nouvelles pratiques, relations et outils pour atteindre leurs objectifs de savoir ou de compétences.

Depuis l’arrivée des MOOCs, le eLearning est devenu Digital learning. Toujours en anglais, ce glissement sémantique porte peu de sens en soi, mais il est témoin de la vitesse d’obsolescence des contenus d’apprentissage depuis les MOOCs, premiers cours massifs en ligne.

Cette évolution de l’offre est venue " de l’extérieur " : au départ d’une expérience de George Siemens à l’Université d’Abathasca (Canada, 2008), connue pour ses expérimentations pédagogiques, elle est devenue un phénomène avec la réussite initiale de Coursera (USA, 2012), même s’il reste encore à cette dernière à trouver le modèle de ses ambitions. Puis quelques initiatives ont suivi, dont FUN-MOOC en France (2015), dont les ambitions et la vocation ont également changé à plusieurs reprises. Ces premiers MOOCs eux-mêmes sont rapidement devenus obsolètes. Le niveau académique élevé et la gratuité souvent inédite ont attiré l’attention, voire le succès de certains d’entre eux. Mais la révolution n’a pas encore eu lieu, elle commence.

Comme les médias au tournant des années 2000, le transfert de savoirs est en train d’être saisi par ceux à qui il est destiné. On assiste à la création de communautés d’apprentissages comme on voyait se construire les premiers forums sur Internet il y a 25 ans. Contrairement à ce qu’elles pourraient laisser imaginer, ces communautés d’apprentissage ne réunissent pas les fanatiques de l’apprentissage en ligne des premiers MOOCs, éblouis à juste titre de pouvoir assister à des cours qui leur auraient été sinon interdits à jamais. Aujourd’hui, ce sont des individus qui, sans préavis ni préjugés, cherchent chaque jour à dépasser l’apprentissage informel facilité par les requêtes dans Google (on ne dira jamais assez combien le moteur de recherche a transformé l’apprentissage).

Les premiers sachants d’Internet créaient des blogs, parfois interactifs. Quelques professeurs et formateurs ont fait de même. Et, comme pour les blogs, la facilité d’accès aux outils a ouvert le droit à former à qui se l’octroyait. Les médias les plus agiles se sont saisis de ces pratiques, parfois avec succès comme SkyRock qui réunit des millions d’usagers quand c’était encore un exploit, il y a…. À peine 20 ans, l’âge de Facebook qui réunit aujourd’hui 2,5 milliards d’usagers dans le monde, dans pratiquement autant de bulles d’usages.

Certains médias ont percé en éditant des outils de partage, mais peu ont su créer des communautés d’usage. Ce sont surtout les outils dédiés qui ont permis à certains de se construire une audience inédite avec Facebook évidemment, YouTube devenu une plateforme d’échange autour de vidéos, Instagram tôt racheté par Facebook, Linkedin plus récemment qui, après avoir acheté Linda.com devenu Linkedin Learning a été racheté en 2017 par Microsoft. Le dirigeant d’une Grande Ecole constatait récemment que plus de 20% des étudiants de son institution était recrutés par Linkedin : 1 étudiant sur 5 " accroché " par le 1er réseau professionnel mondial à son entrée dans la vie active !

En France, à juste titre, c’est surtout OpenClassRooms qui défraie la chronique. L’éditeur de cours en ligne dont le cœur du modèle économique était encore en 2015 la publication de ses cours en format papier a choisi, après 3 levées de fonds, de développer son modèle entièrement en ligne : par le haut en s’associant à des institutions académiques dont la plateforme a avantageusement exploité la valeur de marque, par le bas en offrant toujours plus de cours gratuits à une communauté de plus en plus grande. Seul changement : OpenClassRooms a introduit un modèle freemium où, soit par appât académique, soit par opportunité économique avec un tiers-payeur, soit par nécessité d’usage ou d’accès, elle a recruté des apprenants en nombre. Au-delà de considérations sur les cours qu’on y trouve ou la stratégie de l’entreprise, il est remarquable de relever qu’en 3 ans environ, OpenClassRooms ait fait la preuve que l’on pouvait créer une communauté d’apprenants prêts à payer pour apprendre en ligne, avec ou sans accompagnement tutoriel, jusqu’à un certificat ou un diplôme, reconnaissances que l’on commence à voir circuler sur les CVs de jeunes candidats à l’emploi en entreprise. C’est le miroir commercial de Wikipedia, la plus extraordinaire machine à construire collectivement du savoir, mais sans volonté d’associer un parcours d’apprentissage, ce n’est pas sa vocation.

Aujourd’hui, nous constatons que les cours tutorés en ligne que nous distribuons, ou aidons nos 300 clients à assembler, sont d’une efficacité d’apprentissage inégalée.

Ce que ces quelques exemples illustrent, c’est l’extraordinaire vague de fond qui est en train de retourner le modèle de l’apprentissage, jusque dans les institutions académiques les plus prestigieuses. Aux dires des dirigeants de certaines d’entre elles, l’appel des étudiants en début de cours a été rétabli, faute de quoi certains cours étaient quasiment vides. Non que les étudiants soient en vadrouille, mais ils s’agrègent en groupe de projet, en groupe de TD, pour créer une entreprise, etc. afin de construire ensemble, en équipe et par association comme ils le font depuis qu’ils sont en âge de tripoter un téléphone et les réseaux auxquels il donne accès.

De leur côté, les entreprises qui font face à des contraintes de normes, accréditations, etc. de plus en plus nombreuses, ont saisi l’opportunité de construire des parcours en ligne de mise à niveaux, obligatoires pour leurs collaborateurs, jusqu’aux certifications qui établissent le chaînage de la délégation de responsabilités, à coût réduit. Les organisations voient maintenant leurs salles de réunion ou cafétéria transformées en salles d’études, où leurs collaborateurs réunis apprennent et passent des certifications en ligne, avec des protocoles de sécurité plus ou moins avancés, ou surveillés selon les enjeux économiques sous-jacents des certificats.

La révolution commence au premier sens du terme, les pratiques d’apprentissage évoluent rapidement avec des pratiques d’empowerment (littéralement de " prise de pouvoir ") des usagers. De même, les outils de production les plus utilisés au monde (la suite Office de Microsoft et ses équivalents) sont considérablement modifiés par leur élargissement à des outils de partage comme Teams ou similaires ; et l’intégration de ces outils aux plateformes d’apprentissage transforme la perspective de chacun sur le savoir et le chemin pour l’acquérir.

Pour tous les opérateurs de la chaîne de valeur de l’éducation, de la formation professionnelle, voire des entreprises, c’est un changement profond des rapports entre les parties prenantes qui est engagé. " La fonction crée l’organe ", dit-on. C’est commencé. Le prochain enjeu des nouveaux médiateurs de savoirs, est de construire les modèles et outils d’apprentissage en groupe, qui permettront aux organisations de soutenir les ambitions d’apprentissage de leurs membres.

Cyril Bedel

Edunao, CEO de Edunao Editeur et distributeur de solutions d’apprentissage

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Mots-clés: FORMATiON, E-LEARNING, APPRENTISSAGE, COLLABORATIF, DIGITAL

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