Former ou Déformer ?

Organismes de formation : cap sur la qualité !

Organismes de formation : cap sur la qualité !

La récente loi portant réforme de la formation professionnelle a sanctuarisé la qualité comme outil de clarification et de professionnalisation d’un marché jusqu’alors relativement hétérogène et fermé. 2020 sera l’année de la mise en conformité à Qualiopi des organismes de formation qui, à partir de 2021, voudront continuer à générer du chiffre d’affaires de financements publics ou mutualisés. Plus globalement, 2020 devrait faire passer un cap à tous les acteurs de la profession qui souhaiteront continuer de proposer une offre de formation utile et performante sur le marché.

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Des différentes utilisations de l’IA dans la formation

Des différentes utilisations de l’IA dans la formation

Au-delà d’une expérience utilisateur personnalisée, un véritable pilotage de vos formations.

On entend de plus en plus parler de l’Intelligence Artificielle et des bénéfices qu’elle apporte aux professionnels que nous sommes. Mais il peut-être difficile parfois de savoir ce qui est faisable aujourd’hui, dans quelle direction on doit tendre pour ne pas rater le coche. Nous distinguons aujourd’hui trois niveaux auxquels l’intelligence artificielle peut être utilisée : micro, macro et stratégique. Pour une réelle efficacité, il faut toutefois essayer de tendre dès le début vers l’intégration de solutions alliant et synchronisant ces trois niveaux.

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La formation comme levier de croissance : l'inspiration DOXA

La formation comme levier de croissance : l'inspiration DOXA

Fidèle à un exceptionnel taux de satisfaction de clients, Doxa conçoit et organise des sessions de formation pour des managers et des opérationnels. Notre organisme de formation accompagne les dirigeants dans la conduite des changements que les tournants de notre époque font naître au sein des organisations. Grâce à une méthode de renforcement des compétences particulièrement étudiée et un suivi depuis la naissance de l’organisme, les apprenants capitalisent sur leurs acquis à long terme.

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De l’usage raisonné de la technologie pour développer notre humanité

De l’usage raisonné de la technologie pour développer notre humanité

Olivier Wautier

Nous sommes entrés il y a plus de 20 ans dans l’ère de la transformation perpétuelle. Les révolutions (internet, digital, data, IA…) se suivent et se ressemblent dans la manière dont elles bouleversent l’entreprise. Dans ce contexte, un consensus commence à se former autour de l’importance des soft skills, ces "compétences du 21é siècle” qui permettent de gagner en résilience et de traverser le changement dans la sérénité et non dans la fébrilité. Ces compétences nous renvoient finalement à ce qui fait notre humanité dans un monde toujours plus technologique. Cependant, les solutions pour les développer efficacement à l’échelle de l’entreprise sont rares. Seuls les plus chanceux bénéficient par exemple d’un coaching professionnel, réputé comme l’outil le plus puissant de développement des soft skills. La technologie pourrait-elle ironiquement répondre à cet enjeu?

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Au delà des croyances, la naissance d’un nouveau rôle

Messaoud MAHMOUD

Une nouvelle façon d’envisager la formation a émergé il y a quelques années, avec la prise en compte dans les parcours de l’affect et de l’émotion ressentis par l’apprenant qu’on nomme " l’expérience apprenant ". Inspiré par l’expérience client, l’enjeu est de concevoir la formation comme un parcours expérientiel qui va faciliter l’acquisition des savoirs et des compétences de l’apprenant dans la mesure où l’expérience en formation implique nécessairement une mise en situation de celui-ci. Autrement dit penser la formation du point de vue de celui qui apprend et non de celui qui forme. Cela est d’autant plus vrai qu’avec la réforme de la formation professionnelle, il va falloir  transformer une contrainte en opportunité avec des fonds de formation qui se réduisent. Et c’est bien là qu’intervient le digital comme arme de déploiement massif de formation des collaborateurs, permettant dans le même temps de réduire significativement les coûts du présentiel.

Digital learning l’âge de la maturité ?

Dans les premières heures du digital learning, il s’est agi de digitaliser des contenus existants. C’est-à-dire un PowerPoint recraché à l’apprenant via un e-learning de 45min à 1 heure. Cela a d’ailleurs dégouté toute une génération sacrifiée à la fin des années 90 et début des années 2000. Nous avons depuis et heureusement passé cette étape avec des initiatives plus ou moins couronnées de succès ou les taux d’engagement des campagnes e-learning n’étaient pas toujours au rendez-vous, très loin de là. Très souvent cela est venu du piège dans lequel les entreprises sont souvent tombées de penser outil et technologie avant l’usage.

Selon l’étude de L’ISTF (l’institut des métiers du blended learning) en 2017, les organisations faisaient encore donc principalement appel au digital learning pour faire des économies sur leur budget de formation (à 43%) et moderniser l’image de leur structure (à 40%).

Il semble que nous passons désormais à une nouvelle ère. De plus en plus d’organisations proposent à leurs collaborateurs des expériences pédagogiques variées intégrant les codes du digital : Webinars, classe virtuel, e-learning, mobile learning…etc, dans une approche mieux intégrée également au plan de développement des compétences.

Le mythe de l’autonomie, naissance d’un nouveau rôle…

Malgré tout, une des croyances fortes du moment est que, notamment par la grâce du digital l’apprenant soit rendu complétement autonome. Certes l’apprenant est de plus en plus incité à être acteur de son parcours mais la réalité du terrain nous montre que c’est loin d’être évident. On constate que la plupart des apprenants ont besoin d’être guidés, d’avoir un référent pour apprendre. Face à ce constat un nouveau rôle ultra stratégique émerge, celui du facilitateur/animateur de la communauté apprenante. Ce rôle de facilitateur est d’autant plus important dans la formation à distance pour soutenir les efforts d’apprentissage et rompre l’isolement afin d’atteindre les objectifs pédagogiques.

La question étant comment construire une expérience apprenante, fluide, personnalisée et collaborative avec l’appui du digital learning ?

Fluidité

Très longtemps la fluidité a été le parent pauvre des parcours avec de nombreuses étapes de validation, pour accéder à son contenu, des sessions de formation sur plusieurs heures voire plusieurs jours. Il convient donc de le fluidifier au maximum par des modules très spécifiques au moment où ils en ont le plus besoin. Les éditeurs s’inspirent de plus en plus de l’UX des sites internet et notamment e-commerce. Fini les 6 ou 7 clics pour arriver à son contenu. Tout réside dans la capacité de créer des interfaces de plus en plus simples, accessibles et engageantes.

Personnalisation

Pour ce qui est du contenu personnalisé intervient la sempiternelle IA avec dans la formation l’adaptative learning qui nous est promis mais dont on est encore qu’aux prémisses en matière de solutions disponibles sur le marché. Le déploiement d’un parcours doit bien évidemment être pensé par profil, incluant la pertinence de la thématique, le niveau de connaissance sur le sujet, l’adaptation du contenu. Le digital nous permettra de plus en plus d’hyper personnaliser les parcours. S’il devait y avoir une incarnation de ce changement d’approche, ce serait du côté de l’avènement de la LXP (Learning Experience plateforme) qu’il faudrait regarder. Ces nouvelles plateformes ouvertes offrent aux apprenants des contenus de formation via une expérience personnalisée. Elles s’appuient sur l’adaptive learning avec des données issues des évaluations et des recommandations.

Collaboratif

Apprendre en mode collaboratif existait bien avant l’avènement du digital mais les solutions et outils existants permettent de s’affranchir des distances et des cloisonnements organisationnels. Avec le social learning, l’apprenant peut apprendre par ses pairs et s’enrichir de retours d’expériences. La plupart des LMS (Learning management system) incluent cette possibilité même si on remarque qu’elle est assez peu utilisée. En effet pour être efficace, cela nécessite une démarche pensée en amont et là encore d’un véritable animateur de communauté afin d’inciter à l’échange entre apprenants.

Le bon dosage et l’équilibre

Aujourd’hui ce n’est pas tant les moyens que nous avons à disposition que l’usage et leur intégration qui posent question.

Car au-delà des trois éléments cités, on peut bien sûr parler du séquençage en blocs des contenus qui permettent d’appréhender en cycle court et de mieux assimiler, de la gamification afin d’engager les apprenants, des dispositifs qui permettent l’immersion et l’interactivité comme la réalité virtuelle. Comment trouver la meilleure recette avec tous les ingrédients dont nous disposons en mettant au cœur de la conception des dispositifs l’apprenant moderne ? Les dispositifs tel que la pédagogie inversée où l’apprenant travaille en autonomie à distance, en amont d’un présentiel où il mettra à contribution les savoirs pour les transformer en savoir-faire en salle me paraît à l’heure actuelle un des modèles les plus efficaces. Cela car il propose une expérience qui respecte le rythme d’apprentissage, qu’il donne du sens aux outils digitaux mis en place et valorise l’action du formateur. C’est ce fragile équilibre pédagogique qui sera garant d’une bonne expérience apprenante.

 

Messaoud MAHMOUD

Messaoud MAHMOUD est responsable de projet pédagogiques et digitaux pour Lefebvre Sarrut

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Mots-clés: FORMATiON, E-LEARNING, APPRENTISSAGE, COLLABORATIF, DIGITAL

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