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Former ou Déformer ?

Le Digital Learning : révolution ou exhumation pédagogique ?

Le Digital Learning : révolution ou exhumation pédagogique ?

 

Beaucoup présentent aujourd’hui le Digital Learning et plus largement les EdTech comme des domaines porteurs d’innovations voire d’une révolution à la fois technique et pédagogique. Outre le fait que le terme « innovation » soit désormais éculé, tant chacun est tenté d’en faire un usage immodéré voire inapproprié le vidant de son sens premier, il ne semble pas, dans les faits, qu’une révolution soit en cours.

En effet, des plateformes permettant de concevoir et de diffuser des dispositifs de formation en ligne (FOAD) ou des applications dédiées à des apprentissages ciblés existent depuis plus de quinze ans. Les plus récentes d’entre elles, certes dotées de nouvelles fonctionnalités intéressantes (notamment audiovisuelles), proposent toutefois des dispositifs généralement instructionnistes centrés sur un ou quelques « sachants » s’adressant à des « apprenants » passifs. De ce point de vue, et cela quelle que soit la pertinence de l’outil technique, on se contente souvent de reproduire ce qui se passe dans une classe, un amphithéâtre ou une salle de formation mais en changeant d’échelle : de quelques dizaines voire centaines d’apprenants on passe à plusieurs dizaine de milliers sans que le risque de la « solitude du e-learner » soit toutefois réellement considéré.

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Pour une renaissance systémique de la création

Pour une renaissance systémique de la création

Nous, acteurs de l’innovation, de la création, du design, sommes orphelins d’un modèle qui nous avait bercés depuis la Renaissance. Il est grand temps de faire face à cette mort et de réinventer une autre façon de créer. 

Ce modèle dont nous sommes aujourd’hui orphelins copiait la Création divine. Une intention puissante créait une œuvre parfaite. Dieu était l’artiste et l’artiste était Dieu. L’inévitable mise en histoire de cette œuvre n’était que souillure et dégradation. Comme la création divine souillée par l’autre de DIeu, qui fait entrer la création dans une histoire, une dégradation, la création artistique devait être protégée du temps, mise sous verre, ne plus être touchée, et être parfois restaurée, ressuscitée, une nouvelle alliance en somme. Le modèle était donc subjectiviste, une intention puissante crée, et ahistorique, le temps dégrade.

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La loi avenir professionnel ...

La loi avenir professionnel ...

Sophie PELICIER-LOEVENBRUCK, avocat associé, cabinet FROMONT BRIENS

La réforme de la formation professionnelle issue de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » met en exergue qu’en réalité l’obligation de formation qui incombe à toute entreprise employant des salariés sur le territoire français a un double objet. 

L’obligation de tout employeur de contribuer au financement de la formation professionnelle de tous les actifs au travers de la nouvelle contribution au financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage (CUFPA)

1er objet : il s’agit d’une obligation financière qui se traduit par le versement en pratique de deux contributions respectivement dédiées à la formation dite continue d’une part et à l’apprentissage d’autre part (à raison de : 0,55 % et 1% de la masse salariale brute pour les entreprises de moins et de 11 salariés et plus pour la première et de 0,68% de la MSB pour la seconde). 

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L'IA au service de l'éducation ...

L'IA au service de l'éducation ...

L’émergence de l’Intelligence Artificielle modifie profondément les compétences exigées par les entreprises. Les business school doivent adapter le contenu des enseignements et la manière même d’enseigner. Eclairage avec Renaud Champion, Directeur des Nouvelles Intelligences et de l’Institut AIM (Artificial Intelligence in Management) emlyon business school.

L’IA au service des nouveaux besoins des individus
et des entreprises

Réinventer l’éducation par l’Intelligence Artificielle (IA) n’est pas une idée neuve : sans remonter très loin, un blog américain spécialisé sur l’enseignement supérieur listait déjà en 2012 les 10 révolutions éducatives induites par l’IA. Sauf que la personnalisation de l’enseignement et l’automatisation de la notation étaient encore de l’ordre de la prospective.

Il est temps de penser au présent, alors que le machine learning, l’analyse de données ou les assistants virtuels font leur apparition concrète dans les processus pédagogiques. Aux Etats-Unis, le professeur Ashok Goel a développé un assistant virtuel capable de répondre aux questions des étudiants. Son nom : Jill Watson (élémentaire, ou presque !). emlyon business school développe de son côté, dans le cadre d’un partenariat mondial signé avec IBM en janvier 2018, un assistant d’employabilité, fondé sur le Big Data : un futur « GPS des compétences », une plateforme pour anticiper les tendances en matière d’emplois et proposer de nouveaux modèles de formations et d’accompagnements.

On pourrait multiplier les exemples. Ce qui est sûr, c’est que l’IA a déjà trois conséquences : elle modifie à moyen terme les compétences exigées par les entreprises. Elle modifie le contenu des enseignements. Elle bouleverse de plus en plus la manière même d’enseigner. 

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L'IA au service de l'éducation ...

L’émergence de l’Intelligence Artificielle modifie profondément les compétences exigées par les entreprises. Les business school doivent adapter le contenu des enseignements et la manière même d’enseigner. Eclairage avec Renaud Champion, Directeur des Nouvelles Intelligences et de l’Institut AIM (Artificial Intelligence in Management) emlyon business school.

L’IA au service des nouveaux besoins des individus
et des entreprises

Réinventer l’éducation par l’Intelligence Artificielle (IA) n’est pas une idée neuve : sans remonter très loin, un blog américain spécialisé sur l’enseignement supérieur listait déjà en 2012 les 10 révolutions éducatives induites par l’IA. Sauf que la personnalisation de l’enseignement et l’automatisation de la notation étaient encore de l’ordre de la prospective.

Il est temps de penser au présent, alors que le machine learning, l’analyse de données ou les assistants virtuels font leur apparition concrète dans les processus pédagogiques. Aux Etats-Unis, le professeur Ashok Goel a développé un assistant virtuel capable de répondre aux questions des étudiants. Son nom : Jill Watson (élémentaire, ou presque !). emlyon business school développe de son côté, dans le cadre d’un partenariat mondial signé avec IBM en janvier 2018, un assistant d’employabilité, fondé sur le Big Data : un futur « GPS des compétences », une plateforme pour anticiper les tendances en matière d’emplois et proposer de nouveaux modèles de formations et d’accompagnements.

On pourrait multiplier les exemples. Ce qui est sûr, c’est que l’IA a déjà trois conséquences : elle modifie à moyen terme les compétences exigées par les entreprises. Elle modifie le contenu des enseignements. Elle bouleverse de plus en plus la manière même d’enseigner. 

Un marché du travail bousculé par l’IA

Nombreux s’accordent à dire que dans la santé, l’IA devient « un meilleur radiologue » que l’homme ; que dans l’automobile, les véhicules autonomes enchaînent les progrès ; que dans les métiers bancaires ou RH, les tâches à faible valeur ajoutée sont de plus en plus automatisées.

L’adoption progressive de l’IA entraîne une accélération des modifications des compétences requises par chacun. Alors que les interactions avec des outils, des machines ou des programmes « plus intelligents » vont augmenter, le marché du travail aura de plus en plus besoin de compétences technologiques pointues (pour gérer et concevoir les programmes liés à l’IA), mais aussi de compétences sociales et émotionnelles  plus difficiles à automatiser et essentielles pour penser un apport harmonieux à la technologie. Bref, l’interaction homme-machine est au cœur de toutes les réflexions stratégiques. L’enseignement supérieur a donc un premier enjeu : identifier les métiers de demain et les nouvelles pratiques associées, pour préparer au mieux les cadres et futurs cadres. Ce qui passe par une redéfinition même des programmes en formation initiale et continue. Un sujet complètement d’actualité.

L’IA, nouveau sujet d’enseignement

Quand on pense à l’éducation et à l’intelligence artificielle, on pense d’abord… compétences techniques. Les écoles d’ingénieurs suivent, en montant des programmes ou des chaires spécialisés. Mais, on l’a vu, la technique pure ne suffit pas : il faut également pouvoir développer les compétences sociales et émotionnelles, qui ne peuvent être automatisées. Dit autrement, du point de vue d’une école de management, il s’agit de trouver comment former les managers de demain à la nouvelle gouvernance des entreprises. 


Mais l’IA est également un champ de recherche en elle-même qu’il est impossible de laisser uniquement aux mathématiciens. La transformation des business models engendrée par l’IA, le questionnement éthique ou sociologique soulevé par les algorithmes, la redéfinition de la position de manager, sont autant d’enjeux qui intègrent progressivement les cours et les sujets de recherche. Voilà pourquoi emlyon business school a créé l’Institut AIM, dédié à la compréhension de ces opportunités et des enjeux dans le management.

Sans que ces disciplines s’excluent l’une ou l’autre d’ailleurs : l’approche multidisciplinaire prend tout son sens. Idéalement, les formations devraient faire émerger des profils différents, mixtes, pour une meilleure compréhension des enjeux et une réponse adaptée aux besoins des entreprises. 

Comment l’IA impacte la manière
même d’enseigner

Ce n’est pas une intelligence artificielle très développée, mais son exemple reste marquant : en 2016, le professeur de l’université de Georgia Tech aux Etats Unis, Ashok Goel, a fait une expérience avec ses étudiants. Avant le début du semestre, il a imaginé toutes les questions habituelles qu’on pouvait lui poser, les a rentrées dans une base de données, et a programmé « un assistant virtuel ». Après lui avoir donné un nom (Jill Watson, élémentaire), l’a présenté à ses étudiants comme son assistant, sans en révéler la nature. Jill Watson a répondu tout le semestre à leurs questions (les révisions pour le prochain exam, des points de bibliographie) et… les étudiants n’y ont (quasiment) vu que du feu : le premier assistant virtuel était né. Et ils devraient se multiplier dans les années à venir, car ils déchargent les professeurs de leurs tâches les plus répétitives, pour qu’ils se concentrent sur la recherche et l’enseignement. Avec un avantage notable : l’assistant virtuel ne juge pas. Une bénédiction pour certains élèves en difficultés, qui auraient moins de complexes à se confier…

Autre révolution apportée par l’intelligence artificielle : l’apport du big data. Déjà utilisé par Amazon et les entreprises de e-commerce pour personnaliser les offres, l’IA et le machine learning sont utilisés pour adapter les enseignements aux besoins et au rythme de chacun. « L’adaptative learning » analyse les comportements des apprenants afin de proposer un enseignement personnalisé à chacun. C’est le sens du nouvel écosystème d’apprentissage d’emlyon business school, développé en partenariat avec IBM. 

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