Former ou Déformer ?

La formation digitale pour tous

La formation digitale pour tous

Le monde de la formation étant en perpétuelle évolution, Brest Business School (BBS) a développé un modèle éducatif innovant en misant sur le digital et prenant en compte les besoins des entreprises pour les préparer aux métiers de demain. Le point avec Jean Baptiste Maurice, directeur du développement au sein de Brest Business School.

Dites-nous en plus sur l’école.

L’école a vu le jour en 1962 à l’initiative des CCI et des entrepreneurs bretons pour allier harmonieusement le monde de l’éducation supérieure et celui de l’entreprise pour répondre aux besoins de l’économie locale. Étant la seule grande école dans la région, suite au partenariat avec le groupe chinois Weidong Cloud Education, nous sommes aujourd’hui la 1re grande école franco-chinoise à l’échelle internationale. BBS est également la seule école à proposer un portefeuille de formations continues aussi complet grâce à son partenaire exclusif, le groupe Demos.

L’idée est de profiter de ces attaches pour accélérer notre développement, notamment en devenant un leader de l’éducation distancielle. À côté de cette forte croissance, nous avons à cœur de garder notre identité et de consolider nos valeurs fondamentales : l’ouverture, le défi et l’empathie.

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Le rôle de l'ISQ au coeur du nouveau référentiel national de qualité

Le rôle de l'ISQ au coeur du nouveau référentiel national de qualité

Dans un secteur de la formation en pleine (r)évolution, l’ISQ accélère sa transformation digitale et s’adapte aux évolutions consécutives à la loi «pour la liberté de choisirson avenir professionnel» de septembre 2018. Le décret 2019-565 du 6 juin 2019 expose en détails le contenu du nouveau «Référentiel National de Qualité» (RNQ)auquel seront soumis les prestataires de formation. Objectif ? Obtenir la certification nationale qualité au 1er janvier 2021 !

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La formation informatique en entreprise survivra-t-elle au digital ?

La formation informatique en entreprise survivra-t-elle au digital ?

Toan Nguyen

La transformation digitale dans les grandes organisations est en vogue, et a un impact quotidien dans la vie de leurs employés : ils sont submergés de nouvelles applications informatiques, à utiliser tous les jours ou presque. Selon le cabinet Josh Bersin, ce n’est pas moins de 20 applications qui figurent en moyenne sur le poste de travail !

Cette digitalisation à outrance a des conséquences sur la façon de travailler. D’un côté, le digital casse des silos et ouvre des modes de collaboration inédits : partage et travail simultané sur les fichiers bureautiques, travail à distance et télétravail, passage de l’email unidirectionnel à la messagerie de groupe (slack, Microsoft Teams).

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" L’attitude professionnelle " : ça s’apprend et ça se comprend !

" L’attitude professionnelle " : ça s’apprend et ça se comprend !

Transmettre et expliquer les enjeux, les codes et comportements professionnels aux nouveaux talents pour faciliter leur intégration et leur engagement dans l’entreprise

Quelle entreprise n’a pas été confrontée dès l’arrivée de jeunes fraîchement embauchés, de stagiaires ou d’apprentis, à des comportements décalés, inappropriés, inadaptés à son mode de fonctionnement ou à sa culture ? Même si ces phénomènes ne sont que ponctuels et peu impactant dans certaines entreprises, dans d’autres, ils peuvent se révéler particulièrement fréquents, énergivores, chronophages et déstabilisants pour les managers et leurs équipes.

Un sujet préoccupant pour les dirigeants, qui leur coûte très cher

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Comment assurer la montée en compétences de ses collaborateurs et les valoriser ?

Former et valoriser ses collaborateurs sont deux enjeux fondamentaux pour les entreprises. Dans un monde où la mobilité des collaborateurs s’est développée, occuper le même poste toute une vie et réaliser sa carrière dans la même entreprise sont devenus des épiphénomènes. Cette tendance est d’autant plus vraie que les évolutions technologiques ont accéléré l’apparition et la disparition de métiers. Qui aurait pensé il y a 20 ans que les data scientists deviendraient la perle rare, qu’influenceur serait un travail à part entière et que les emplois d’hôtesse de caisse seraient menacés de disparition ? 

Cette situation induit un renouveau dans les besoins de formations et de fidélisation des collaborateurs. Elle requiert aussi une agilité accrue dans l’ingénierie de formation. Pourtant les entreprises sont souvent perdues face à la pléthore d’organismes de formation existants. Parmi ces organismes, l’université est souvent considérée, à tort, comme un mauvais choix pour assurer cette montée en compétences. Souvent perçues comme très théoriques, non adaptées à cause de leur lourdeur horaire (de 250h à 800h par an), et dispensées par des enseignants-chercheurs déconnectés des réalités du terrain, les formations universitaires sont fréquemment stéréotypées et méconnues.

Une stratégie universitaire orientée vers la formation continue

La réalité est tout autre. D’une part, le monde universitaire n’est pas resté dans sa tour d’ivoire, indifférent aux attentes des entreprises. De nombreuses universités, notamment Aix-Marseille Université, se sont lancées dans une vraie stratégie de formation tout au long de la vie. Cette stratégie a d’abord été basée sur l’écoute des partenaires du monde socioéconomique. Par exemple, les 47 parcours de licences professionnelles de l’IUT d’Aix-Marseille ont été construits avec pour finalité un ou plusieurs métiers identifiés avec les professionnels des secteurs concernés lors de conseil de perfectionnement. 

Ces licences ont ensuite été structurées autour des compétences requises pour l’exercice de ces métiers. Cette solution a eu pour effet, non seulement d’améliorer la lisibilité des formations auprès du public, mais encore d’offrir des opportunités de création de formation sur mesure pour certaines entreprises. Chaque compétence s’appuie sur des modules de formation autour de 90-120 heures entrant dans les plans de financement du Congé Personnel de Formation. 

D’autre part, les entreprises sous-estiment souvent l’importance de la diplomation pour leurs collaborateurs, qui sont sensibles à la dimension « diplôme universitaire ». Obtenir un master, un DUT ou une licence professionnelle n’est pas seulement un moyen pour monter en compétences mais une façon d’atteindre un certain accomplissement personnel si prisé dans la pyramide de Maslow.

Coupler VAE et formations courtes pour former et valoriser ses collaborateurs, deux exemples concrets.

En s’appuyant sur les opportunités offertes par la structuration en compétences et le désir de certains collaborateurs d’obtenir un diplôme universitaire, certaines entreprises comme Carrefour ou Auchan ont fait confiance à l’université et se sont lancés dans cette aventure. Avec l’aide de l’IUT d’Aix-Marseille, elles ont co-construit des parcours de formation s’appuyant sur des licences professionnelles, se concentrant sur deux domaines à forte valeur ajoutée pour la grande distribution : le management du point de vente et la logistique. Ce parcours en un an avait deux objectifs : la valorisation et la montée en compétences. D’un côté, le collaborateur devait valoriser les compétences exercées et acquises par la pratique à travers une Validation des Acquis d’Expérience. Lors de ce processus pendant lequel le collaborateur fait le bilan de l’ensemble de sa carrière et prend du recul sur les compétences qu’il a acquises, il est accompagné par un coach tout au long de l’année.

De l’autre, il montait en compétences sur des thèmes précis comme « l’utilisation des outils digitaux en rayon » ou « gérer un processus logistique dans un contexte d’urgence climatique » auxquels il n’avait jamais été formé. Ces formations ont eu lieu durant 4 séminaires de 2 jours afin de limiter leur impact sur l’activité des entreprises. Le financement a été assuré par les OPCO (anciens OPCA). La pédagogie a été adaptée, laissant place aux échanges, études de cas et pédagogies actives afin de faciliter ces échanges.

Cette aventure n’a pas été une aventure individuelle mais elle s’est déroulée en groupe. Le caractère collectif a été crucial dans la réussite des stagiaires. Réaliser un parcours de VAE est éprouvant et se retrouver en salle de cours, même en petit effectif de 10-12 apprenants, peut se révéler stressant. L’entraide et la réassurance des uns vis-à-vis des autres ont permis de dépasser ces difficultés.

Bilan et perspectives.

A l’issue de cette formation, la quarantaine de collaborateurs ayant suivi le cursus est désormais titulaire d’une licence professionnelle. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, ces salariés ont témoigné à la fois de leur fierté d’être diplômés, et de leur reconnaissance envers leur enseigne. En entreprise, les compétences acquises à l’université ont donné pleine satisfaction. Carrefour et Auchan envisagent de relancer une nouvelle promotion. Côté IUT, l’expérience a fait des émules et d’autres licences pourraient se lancer en construisant des formations avec des partenaires. A n’en pas douter, ces nouvelles offres incorporeront une partie en distanciel à travers du e-learning, pour rendre encore plus aisée l’expérience à la fois pour les entreprises et les collaborateurs !


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