Former ou Déformer ?

Le nouveau rôle de l’entreprise dans la formation aux gestes qui sauvent

Le nouveau rôle de l’entreprise dans la formation aux gestes qui sauvent

Au préalable, un constat : la France fait partie des mauvais élèves de l’Europe dans le domaine de la formation de la population aux premiers secours. En effet, à peine 20% des Français sont formés alors que 90% des Norvégiens le sont. Cette trop modeste politique de formation a une incidence directe sur le taux de survie en cas d’arrêt cardiaque qui s’élève à 5% dans l’hexagone contre 40% en Norvège.  

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Pour une renaissance systémique de la création

Pour une renaissance systémique de la création

Nous, acteurs de l’innovation, de la création, du design, sommes orphelins d’un modèle qui nous avait bercés depuis la Renaissance. Il est grand temps de faire face à cette mort et de réinventer une autre façon de créer. 

Ce modèle dont nous sommes aujourd’hui orphelins copiait la Création divine. Une intention puissante créait une œuvre parfaite. Dieu était l’artiste et l’artiste était Dieu. L’inévitable mise en histoire de cette œuvre n’était que souillure et dégradation. Comme la création divine souillée par l’autre de DIeu, qui fait entrer la création dans une histoire, une dégradation, la création artistique devait être protégée du temps, mise sous verre, ne plus être touchée, et être parfois restaurée, ressuscitée, une nouvelle alliance en somme. Le modèle était donc subjectiviste, une intention puissante crée, et ahistorique, le temps dégrade.

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Au delà des croyances, la naissance d’un nouveau rôle

Au delà des croyances, la naissance d’un nouveau rôle

Messaoud MAHMOUD

Une nouvelle façon d’envisager la formation a émergé il y a quelques années, avec la prise en compte dans les parcours de l’affect et de l’émotion ressentis par l’apprenant qu’on nomme " l’expérience apprenant ". Inspiré par l’expérience client, l’enjeu est de concevoir la formation comme un parcours expérientiel qui va faciliter l’acquisition des savoirs et des compétences de l’apprenant dans la mesure où l’expérience en formation implique nécessairement une mise en situation de celui-ci. Autrement dit penser la formation du point de vue de celui qui apprend et non de celui qui forme. Cela est d’autant plus vrai qu’avec la réforme de la formation professionnelle, il va falloir  transformer une contrainte en opportunité avec des fonds de formation qui se réduisent. Et c’est bien là qu’intervient le digital comme arme de déploiement massif de formation des collaborateurs, permettant dans le même temps de réduire significativement les coûts du présentiel.

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La technologie nous connecte au monde, elle peut aussi nous connecter à nos émotions

La technologie nous connecte au monde, elle peut aussi nous connecter à nos émotions

Anaïs Roux

Il est rapide aujourd’hui de penser que les soft skills liées aux émotions deviennent essentielles en réaction au développement exponentiel des nouvelles technologies. Comme si on cherchait à remettre de l’humain dans ce contexte digital, comme si les deux semblaient aux antipodes et que l’un venait contrebalancer l’autre. Et si on changeait de prisme ? Et si on imaginait une technologie pouvant, au contraire, permettre la connaissance de soi et de ses émotions ?

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Bienvenue dans l'ère de la posture de coach pour les professionnels RH et les managers !

Le coach n’est pas un acteur nouveau dans le paysage des RH. Cependant son action s’est largement démocratisée. Est-on entré dans l’âge de la maturité pour les coachs en entreprise ? Qu’est-ce qu’apporte aujourd’hui la posture de coach aux différentes fonctions de l’entreprise ? Voici quelques éléments de réponse avec Séverine Dieuze, ingénieure de formation continue du Groupe Clermont en charge de l’offre en Management et Développement professionnel et parallèlement déléguée régionale de l’EMCC, 1re fédération des professionnels de l’accompagnement, depuis 2018.

A-t-on une bonne visibilité sur l’état du coaching en France ?

Nous avons une visibilité accrue grâce notamment aux fédérations qui structurent le métier et qui sont en capacité de donner des chiffres clés. En France, nous comptons plus de 20 000 coachs formés dont la moitié exercent le coaching en tant que profession à part entière. L’autre moitié fait du coaching dit « intériorisé », ce sont des personnes formées au coaching qui ajoutent cette posture à leur pratique professionnelle sans changer fondamentalement de métier.

Qu’est-ce qui fait un bon coach ? Peut-on se former pour le devenir ? 

Le coaching est un métier à part entière et exigeant parce qu’il demande de maîtriser à la fois le processus de coaching et un grand nombre de cadres de références auxquels le coach fait appel (Analyse transactionnelle, PNL, Gestalt, Systémie, Approches Narratives, Hypnose Ericksonnienne, Thérapies Brèves, Psychologie positive, Communication Non Violente, Appréciative Inquiry, etc.), sans oublier le travail sur soi et la supervision qui sont tous deux indispensables.

Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est de voir que de plus en plus de personnes se forment au coaching pour adopter une posture de coach au service de leur fonction. On parle de posture de coach mais le plus juste serait de parler d’une posture d’accompagnement au service du développement du potentiel et des compétences des personnes. Cela concerne notamment les DRH qui se forment pour développer leurs compétences à l’accompagnement des collaborateurs, les managers pour développer leur capacité à exercer un management responsabilisant, et de plus en plus de formateurs qui adoptent une pédagogie active en développant la confiance des apprenants et en leur permettant d’accéder à leurs points d’appui pour apprendre et évoluer dans un monde en perpétuel changement.

Pour répondre à cette demande, nous avons développé plusieurs solutions : 

  • un accompagnement des DRH au niveau de la mise en œuvre et du suivi des dispositifs d’accompagnement 
  • des modules de formation à la posture de coach, tuteur et mentor pour les personnes identifiées pour accompagner les personnes

En termes de modalités pédagogiques, nous avons complètement intégré la posture du formateur-coach dans nos formations car elle est modélisante pour les participants : un participant qui expérimente cette posture en formation comprendra la puissance de celle-ci et sera plus à même de l’adopter.

Comment s’est construite l’offre de formation autour du développement professionnel et du coaching au sein de l’ESC Clermont ?

Nous avons développé ces dernières années une réelle expertise dans l’accompagnement des transformations managériales. Ces nouveaux modes de management orientés vers la responsabilisation et une capacité à mobiliser l’intelligence collective demandent un renforcement des compétences relationnelles. L’offre de développement professionnel est apparue comme une réponse au besoin de consolider la posture des managers dans leur rôle d’accompagnateur de leurs équipes et de leurs équipiers.

Pour construire cette offre, nous avons sélectionné les meilleurs apports en développement professionnel en s’appuyant sur le cadre scientifique des sciences cognitives et sociales. Nous avons des demandes de plus en plus importantes sur ce champ, notamment en ce qui concerne la capacité à développer son agilité relationnelle et décisionnelle et à adopter cette posture d’accompagnant en entreprise de plus en plus recherchée.


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