Former ou Déformer ?

Comment le digital met en mouvement les managers après une formation ?

Comment le digital met en mouvement les managers après une formation ?

Alexia de BernardyC’était top les exercices de feedback lors de ma dernière formation. Pourtant j’ai beaucoup de mal aujourd’hui à trouver les mots justes pour faire un vrai feedback à mon collègue. " " Et si cette technique du manager-coach apprise en atelier ne me convient plus, comment savoir si d’autres participants ont réussi à la personnaliser ? " Les participants comme les équipes en charge des formations, me partagent leur frustration de voir des ateliers bien construits, ayant généré un fort enthousiasme lors des exercices pratiques, ne pas donner de résultat sur le terrain. Le besoin recensé est de pouvoir mettre en mouvement, faire grandir les managers afin qu’ils acquièrent le réflexe d’adopter tel comportement souhaité, tel changement de posture ou de pratique une fois de retour au travail.

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Formation tout au long de la vie : redonnons le pouvoir aux collaborateurs !

Formation tout au long de la vie : redonnons le pouvoir aux collaborateurs !

 

On le sait : le monde du travail est en évolution constante. La révolution technologique entraîne de nombreux bouleversements sur les processus métiers et une mutation des besoins en compétences. Aujourd’hui, la durée de vie d’une compétence en entreprise est estimée à cinq ans et d’ici quelques années, plus d’un tiers des compétences de base qui seront souhaitées dans la plupart des professions ne sont pas encore considérées comme essentielles aujourd’hui. Ainsi, l’apport du digital transforme la formation, mais il faut aussi prendre en compte l’évolution même des collaborateurs dans leur façon d’appréhender le développement de leurs compétences, et dans leurs manières d’apprendre et de se former. 

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Les applications de l’intelligence artificielle dans l’éducation

Les applications de l’intelligence artificielle dans l’éducation

Les définitions de l’intelligence artificielle sont très nombreuses. Ce sont des techniques qui visent à imiter ou simuler l’intelligence humaine dans des machines. Dans la pratique, des fonctions très isolées de cette intelligence sont traitées. Elles le sont avec des performances qui vont en deçà ou au-delà des capacités humaines.

Les domaines où les machines nous dépassent sont la mémoire et la capacité de calcul. Cela se retrouve dans les fonctions du machine learning appliquées à de gros volumes de données d’entraînement et qui permettent de faire des prévisions chiffrées ou des classifications d’objets divers. Le traitement des images est un autre domaine où l’IA fonctionne très bien. Le deep learning qui s’est développé depuis 2012 permet de repérer des formes et objets dans les images avec une précision et une vitesse qui dépassent maintenant régulièrement les capacités humaines.

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Une Business School ancrée dans son territoire et tournée vers l'international

Une Business School ancrée dans son territoire et tournée vers l'international

 
Entretien avec Jordane Pedron, Directeur de l’Executive Education de Rennes School of Business, nous en dit plus sur le positionnement de l’école et de son Executive Education dans le paysage de la formation continue.

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Travailler en équipe : le nouveau moteur de la formation professionnelle

Selon l’OCDE, près de 50% des métiers existant aujourd’hui n’existeront plus en 2030. Une transformation rapide du monde du travail qui crée une inadéquation entre les formations délivrées et les compétences nécessaires immédiatement. Pour s’adapter, les entreprises misent plus que jamais sur la formation, notamment sur le partage d’expérience et la formation sur le terrain. Historiquement, dans les organisations, les programmes de formation on-the-job ont fait la part belle à l’acquisition de compétences techniques (hard skills) accompagnés d’un mentor ou tuteur. Ces mêmes hard skills ne sont plus uniquement des compétences formellement démontrables, nées d’un apprentissage académique mais des compétences que l’individu doit maintenant acquérir au fur et à mesure des journées, des semaines, des mois passés à travailler sur des projets, en équipe. 

Et s’il existait des programmes de formation, qu’on ne nommerait pas comme tels et qui permettaient de développer ces smart-skills ? Et si l’équipe était le nouveau mentor du « learning while working1 » ?

Le travail en équipe catalyseur des smartskills

Une étude menée par Klaxoon aux Etats-Unis révèle que 42% des employés travaillent chaque semaine avec 3 à 8 équipes différentes. En équipe métier ou transverse, le travail collaboratif fait partie du quotidien de nombreux salariés. Parce qu’il permet de développer le sens de l’écoute, la reformulation, l’intelligence émotionnelle, la bienveillance et bien sûr communication, le travail en équipe opère comme un véritable catalyseur des smartskills. 

En équipe, chacun devient un formateur pour les autres. Travailler en équipe c’est rendre vraie l’équation « 1+1 = 3 », la somme des connaissances partagées étant bien supérieur à la simple addition des connaissances de chacun. 

Aussi, travailler en équipe devient un élément stratégique dans l’acquisition de connaissances et donc compétitif pour l’entreprise. Dès lors, comment mettre en place au sein des organisations un travail en équipe efficace ?

Les 3 conseils pour un travail en équipe efficace qui favorise vraiment le partage de connaissance 

1. Faites s’exprimer tout le monde, croisez les points de vue : quand on échange ensemble, qu’on commence à ne pas être d’accord, c’est là que l’on commence à apprendre les uns des autres. 

Aujourd’hui, de nombreuses organisations sont silotées : un fonctionnement d’équipe par spécialités, un cloisonnement par différentes fonctions de l’entreprises. Manque de communication, difficulté à prendre des décisions, ralentissement dans le processus d’innovation, stagnation des compétences, les entreprises en silo souffrent de nombreux maux et éprouvent des difficultés à fonctionner « en mode projet ». Alors, osez. Osez travailler avec un designer pour un projet commercial, avec une personne du marketing pour un processus qualité, un financier pour un projet logistique. Fonctionner en mode projet avec des équipes aux compétences plurielles permet de partager compétences et connaissances, de grandir les uns des autres, de changer de point de vue, d’être créatif. Tout concourt au développement de smart skills. En atteste Marie Christine, consultante chez Sopra Steria qui a pour mission au quotidien de faire travailler des experts métiers afin de répondre à des dossiers d’appel d’offre : « En faisant travailler des experts de 3 profils différents, on collecte plus d’idées et des plus originales pour réaliser des offres vraiment differenciantes ». 

2. Non, il ne faut pas un leader inspirant pour un travail d’équipe efficace mais une équipe qui se questionne et trouve elle-même les réponses. 

Lorsque l’on travaille en équipe, nous nous éloignons de notre « moi normal » en faveur d’un « moi augmenté », plus motivé, plus créatif. Libérée d’un management qui encadrerait trop les échanges, l’équipe se révèle en permettant à tous les membres qui la compose d’exprimer leurs potentiels. Au cœur de ces échanges : la question. Répondre à une question nous engage, mobilise notre expérience, notre connaissance, sollicite notre créativité. La capacité à poser des questions au sein d’un groupe est la clé de l’intelligence collective. Mais pour beaucoup d’entre nous l’art de la question, inné chez l’enfant, est difficile à pratiquer au quotidien. Et pourtant c’est par la question que naissent de riches échanges de savoir, de connaissances et d’expériences. Le sport est une source d’inspiration importante pour comprendre comment créer une équipe apprenante. Si savoir s’entourer est un art, les Golden State Warrios, équipe de NBA de Oakland, en ont la maitrise. En 5 ans, cette équipe de basket-ball, considérée médiocre par les commentateurs, a connu en quatre ans trois victoires. Comment y sont-ils parvenus ? En créant un système de jeu profitable à tous les joueurs sur le terrain. Le leader Stephen Curry se révèle être un leader prêt à déléguer et à partager les responsabilités. Lors des finales, il a su notamment rester en retrait et laisser la parole à l’équipe. Sur les bords de terrain, on se pose des questions, on échange, on propose, on apprend des uns des autres. Une bombe dans l’univers de la NBA connu pour ses coach autoritaires et ses champions-star. Avec cette méthode, pas de jalousie ni de comparaison déplacée entre membres de l’équipe car il n’y a pas de star dans l’équipe. La star, c’est l’équipe. 

3. Outillez vos équipes.

La technologie libère les contraintes de temps et d’espaces. Avec les bons outils, à n’importe quel moment, depuis n’importe quel endroit, une équipe peut collaborer, partager de l’information, du savoir, faire grandir ses membres. Les résultats de l’étude Klaxoon « Teamwork in the US » de 2019, mettent en lumière une multiplication des temps d’échanges au sein des équipes depuis la réunion formelle à la gestion de projet en asynchrone. Néanmoins, les télétravailleurs souffrent de la distance avec 63% d’entre eux qui déclarent se sentir moins informés que leurs collègues au bureau. Pour s’adapter aux nouveaux contextes du travail, les équipes ont besoin de nouveaux outils de collaboration et de synchronisation pour garantir l’alignement des équipes, le partage en continu des connaissances et l’efficacité du travail collaboratif. En outre, 75% des employés s’accordent pour dire qu’ils collaborent mieux avec leurs collègues sur des projets d’équipe grâce aux outils de collaboration. Pour choisir les meilleurs outils ? Optez pour ceux qui place l’équipe au cœur des décisions. 

  

 

 

        

Mots-clés: FORMATiON, APPRENTISSAGE, COMPETENCES

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