Former ou Déformer ?

La formation informatique en entreprise survivra-t-elle au digital ?

La formation informatique en entreprise survivra-t-elle au digital ?

Toan Nguyen

La transformation digitale dans les grandes organisations est en vogue, et a un impact quotidien dans la vie de leurs employés : ils sont submergés de nouvelles applications informatiques, à utiliser tous les jours ou presque. Selon le cabinet Josh Bersin, ce n’est pas moins de 20 applications qui figurent en moyenne sur le poste de travail !

Cette digitalisation à outrance a des conséquences sur la façon de travailler. D’un côté, le digital casse des silos et ouvre des modes de collaboration inédits : partage et travail simultané sur les fichiers bureautiques, travail à distance et télétravail, passage de l’email unidirectionnel à la messagerie de groupe (slack, Microsoft Teams).

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La technologie nous connecte au monde, elle peut aussi nous connecter à nos émotions

La technologie nous connecte au monde, elle peut aussi nous connecter à nos émotions

Anaïs Roux

Il est rapide aujourd’hui de penser que les soft skills liées aux émotions deviennent essentielles en réaction au développement exponentiel des nouvelles technologies. Comme si on cherchait à remettre de l’humain dans ce contexte digital, comme si les deux semblaient aux antipodes et que l’un venait contrebalancer l’autre. Et si on changeait de prisme ? Et si on imaginait une technologie pouvant, au contraire, permettre la connaissance de soi et de ses émotions ?

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EDF et la formation, c'est déjà demain

EDF et la formation, c'est déjà demain

Lorsqu’une entreprise « colle » à ce point à l’esprit de la loi par anticipation, il semble intéressant de faire un focus sur la démarche et les outils. Bien entendu le « Groupe » est de taille imposante (plus de 150 000 personnes) mais on peut imaginer que les arguments développés par Fabien Lagriffoul, Directeur de la formation et professionnalisation du Groupe, et Catherine Fraissenon avec la Learning factory, puissent ruisseler malgré tout sur des organisations plus modestes. Alors, bouclez vos ceintures et suivez-nous pour cette visite :

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Ce que nous, journalistes pouvons apporter à la formation

Ce que nous, journalistes pouvons apporter à la formation

 

L’univers de la formation connaît de nombreux bouleversements depuis l’émergence du digital avec un espoir sur-prometteur : la possibilité pour tous de se former partout, tout le temps dans (presque) tous les domaines. Alors que de plus en plus d’internautes se sont mis à suivre, regarder et plébisciter des youtubers dans des domaines variés, y compris pour s’informer et se former ; Alors que la vidéo est devenue l’alpha et l’omega de la plupart des producteurs de contenus sur internet ; Alors que la majorité des médias investissent ce champ en tentant d’innover toujours plus dans leurs formats pour coller aux usages et capter l’attention des internautes ; Les MOOC, eux, n’ont pas rencontré le succès annoncé. 

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L'excellence académique au service de la formation continue

Fortement ancrée sur son territoire et associée aux plus grands acteurs nationaux de la recherche, l’Université Côte d’Azur entend rayonner à une échelle européenne et internationale. Le point avec Hubert Lasserre, Directeur de la formation Continue de l’Université Côte d’Azur.

Quel est le positionnement de l’Université Côte d’Azur en termes de formation continue ?

L’offre de formation continue de l’Université Côte d’Azur s’articule autour de deux axes :

  • Une offre de formation continue conventionnelle qui s’inscrit dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 ;
  • Une offre de formation continue en lien avec les besoins des entreprises. Cette dimension concerne principalement de grandes sociétés internationales ayant une implantation régionale. Il s’agit principalement de formation dans le domaine des sciences notamment autour des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle.

Sur le moyen terme, notre ambition est d’étendre cette offre de formation et de services aux entreprises tout en proposant notre offre de formation sur l’application de la Caisse des Dépôts et Consignations.

En parallèle, nous devons aussi mettre en place le positionnement des candidats en définissant leurs besoins et en clarifiant leurs projets professionnels. C’est une démarche qui complète le   bilan de compétences en précisant le besoin de mise en formation. L’idée est de pouvoir proposer aux candidats à la formation la meilleure combinaison de parcours en présentiel, à distance, hybride ou en VAE. Dans le cadre de notre offre de formation, nous travaillons de manière régulière sur l’actualisation la validation d’acquis d’expérience.

Quels sont les diplômes actuellement proposés ?

Notre périmètre d’action englobe tout le panel de la formation universitaire, des diplômes nationaux prochainement jusqu’aux blocs de compétences. En effet, actuellement les diplômes nationaux sont validés par blocs de compétences concernant les licences et les licences professionnelles. Progressivement, les autres formations relèveront de la même logique.

Dans ce cadre, nous faisons évoluer et complétons de manière progressive notre offre de formation. Nous projetons d’alimenter le marché par de formations modulaires, notamment en fonction des besoins des entreprises. Ainsi, notre objectif est de constituer à terme un faisceau relativement large d’actions de formation depuis le DAEU jusqu’au doctorat, à travers la validation d’acquis d’expérience comme pour la mise en œuvre d’enseignements.

Plus particulièrement, quels parcours proposez-vous aux cadres et aux managers ?

Selon le niveau hiérarchique, nous proposons des licences et des licences professionnelles, un panel complet de masters et de diplômes universitaires. Les domaines de l’économie et du management sont couverts par l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) et par l’Institut Supérieur d’Economie et de Management (ISEM). Nous ciblons aussi les ingénieurs au travers d’un ensemble d’offres professionnalisantes de la Faculté des Sciences ainsi que de l’École Polytechnique. Des formations ciblées en droit, santé, sport, lettres et sciences humaines complètent cette offre.

Sur ce marché qui est devenu au fil des années de plus en plus compétitif, comment résumeriez-vous vos forces et vos atouts ?

Notre avantage compétitif est une combinaison de plusieurs aspects :

  • La qualité du corps universitaire constitué d’enseignants, d’enseignants-chercheurs, et de professionnels, ainsi que la qualité des recherches développées au sein de l’université ;
  • Un rayonnement à l’international qui souligne la valeur de nos formations à l’étranger ;
  • La diversité des champs universitaires que nous couvrons : des sciences humaines au domaine du sport en passant par les « sciences dures » et le management ;
  • Notre statut d’université expérimentale intensive en recherche à compter du 1er janvier 2020 qui va  impacter positivement notre offre de formation continue.    

Quel regard portez-vous sur la question du retour sur investissement, notamment après la récente réforme de formation professionnelle ?

La concurrence dans le domaine de la formation professionnelle est aujourd’hui internationale. Cette nouvelle donne met donc la notion de retour sur investissement au cœur des préoccupations. Aujourd’hui, le facteur déterminant n’est plus la relation avec les financeurs, mais réellement l’offre de formation et comment elle se distingue par rapport à ce que peuvent proposer les   autres organismes publics et privés.

Il devient  donc nécessaire de mettre en place un modèle économique afin d’assurer à la fois la diversité et le rôle social de l’université tout en assurant la rentabilité du dispositif. Cependant, il faut noter que pas remettre en cause le fait que notre établissement soit capable d’accompagner des personnes qui n’ont pas obligatoirement les moyens de  financer des formations de très haut niveau alors qu’elles en ont le potentiel intellectuel ainsi que l’opportunité professionnelle.

Le retour sur investissement doit également intégrer les réponses apportées aux commandes publiques via des appels d’offre.

Que faut-il retenir de la 46e édition du colloque de la Formation Continue : « La Performance de la Formation Professionnelle à l’Université » que vous avez organisé ?

Ce colloque a renforcé notre rayonnement sur le plan national puisque nous avons accueilli l’ensemble des acteurs de la formation continue des universités de France.

Par ailleurs, nous avons eu l’occasion de faire avancer un ensemble de débats sur des thématiques assez transverses grâce notamment à la haute qualité des intervenants nationaux et régionaux représentant les ministères du travail et de l’enseignement supérieur, ainsi que la Caisse des Dépôts et des Consignations et les entreprises.

Enfin, c’était une occasion de repositionner  la formation continue comme l’un des éléments économiques majeurs de l’université.

Et pour conclure, quelques mots sur votre actualité.

La création de l’Université Côte d’Azur au 1er janvier 2020 marquera une étape décisive dans la construction d’une université intégrée reconnue internationalement, intensive en recherche, participant à la dynamique de croissance de son territoire et proposant un cadre de travail agréable et stimulant.

Les travaux en cours de finalisation portent sur la manière dont notre université avant-gardiste intègrera la formation continue comme vecteur stratégique et organisationnel face au marché national, comme au marché international.


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