Former ou Déformer ?

Le co-apprentissage n’a pas encore vraiment profité de la transformation digitale

Le co-apprentissage n’a pas encore vraiment profité de la transformation digitale

L’apprentissage entre pairs (peer-to-peer learning, social learning) est une pédagogie beaucoup plus efficace que la formation traditionnelle pour deux raisons principales : 

  1. La formation est souvent vécue comme un processus vertical, avec un professionnel extérieur détenteur d’un savoir. Les adultes plus que les jeunes vivent mal cette position d’apprenant en face d’un sachant.
  2. Nous savons que dans un environnement VUCA, les solutions aux défis que doivent relever les entreprises viennent plus de la créativité et de l’intelligence collective que des procédures ou des règles bien apprises.

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Formation : Innovons !

Formation : Innovons !

Philippe Perret

Entretien avec Philippe Perret Directeur Mobilités & Compétences du groupe ENGIE

Pour le groupe ENGIE, quels sont les principaux enjeux en matière de compétences et de formation professionnelle ?

Un peu plus des deux tiers des 160.000 emplois du groupe ENGIE à travers le monde sont des emplois techniques, et partout, le premier métier est celui des 45.000 techniciens de maintenance qui opèrent chez nos clients (entreprises, collectivités ou particuliers). Ce sont des métiers techniques en tension pour lesquels nous constatons une pénurie de ces compétences dans la plupart des pays. Il s’agit d’un enjeu fort d’attractivité et de rétention pour le groupe ENGIE.

Chez ENGIE, l’écosystème de la formation professionnelle repose sur deux piliers.  D’une part, une trentaine d’écoles des métiers réparties sur les différents continents, rattachés aux directions de formation des entités ; ces écoles concernent principalement les métiers techniques - dont celui de technicien de maintenance - et les métiers de la filière commerciale et clientèle. Et d’autre part, ENGIE University, l’université d’entreprise destinée à former les 45.000 managers du groupe dans le monde. Notre stratégie de devenir le leader de la transition Zéro-carbone dans le monde nous a amené à interroger les grandes tendances d’évolution des compétences nécessaires dans les différents métiers du groupe, au regard des enjeux posés par les technologies numériques et avec la perspective de construire les briques d’une école de la transition Zéro-carbone.

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EM Normandie : Des formations adaptées à tous les besoins et attentes

EM Normandie : Des formations adaptées à tous les besoins et attentes

Rencontre avec Sabrina Letartre, Responsable de la Formation Continue, et Christophe Yver, Directeur de la Formation Professionnelle et Continue et de l’InsIDE, ils nous en disent plus sur le positionnement de l’EM Normandie et son offre de formation à destination des entreprises et de leurs collaborateurs. 

Dans le paysage de la formation continue, comment se distingue l’EM Normandie ?

L’EM Normandie dispose de plusieurs campus à Caen, au Havre, à Paris, mais aussi à Oxford et Dublin. Nous formons plus de 4 000 étudiants sur ensemble de nos campus. Nous proposons différents formats pour répondre aux besoins et attentes des stagiaires : e-learning, présentiel ou blended. D’ailleurs, notre programme Grande École peut être totale-ment suivi en e-learning. Nous avons plus de 9 nationalités qui préparent ce diplôme depuis leur pays respectif.

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Les environnements d’apprentissage à l’heure de l’entreprise X.0

Les environnements d’apprentissage à l’heure de l’entreprise X.0

Si dans le milieu des ressources humaines les compétences requises se polarisent fortement aujourd’hui entre des « hard » et « soft skills », notamment avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, cette polarité implique surtout un développement d’excellence du capital humain au sein des entreprises. Pour ce faire, le secteur de la formation est invité à se transformer et à embarquer la technologie au centre de l’expérience de l’apprenant. L’enjeu : stimuler nos compétences cognitives, nous confronter aux meilleurs scenarios d’apprentissage, séduire les talents. Parler ainsi de la formation de demain, c’est savoir créer les environnements homme-machine (ou « IHM » pour Interfaces Homme-Machine, voire « ICM » pour Interfaces Cerveau-Machine) capables de préparer les salariés aux avancées technologiques et au virage X.0 pris par les entreprises. Nouvelles compétences, « growth mindset » et agilité vis-à-vis des environnements de travail toujours plus complexes : autant de gages pour booster la performance et soutenir la transformation des entités. Retour sur les transformations qui s’opèrent dans le monde de la formation.

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L'excellence académique au service de la formation continue

Fortement ancrée sur son territoire et associée aux plus grands acteurs nationaux de la recherche, l’Université Côte d’Azur entend rayonner à une échelle européenne et internationale. Le point avec Hubert Lasserre, Directeur de la formation Continue de l’Université Côte d’Azur.

Quel est le positionnement de l’Université Côte d’Azur en termes de formation continue ?

L’offre de formation continue de l’Université Côte d’Azur s’articule autour de deux axes :

  • Une offre de formation continue conventionnelle qui s’inscrit dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 ;
  • Une offre de formation continue en lien avec les besoins des entreprises. Cette dimension concerne principalement de grandes sociétés internationales ayant une implantation régionale. Il s’agit principalement de formation dans le domaine des sciences notamment autour des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle.

Sur le moyen terme, notre ambition est d’étendre cette offre de formation et de services aux entreprises tout en proposant notre offre de formation sur l’application de la Caisse des Dépôts et Consignations.

En parallèle, nous devons aussi mettre en place le positionnement des candidats en définissant leurs besoins et en clarifiant leurs projets professionnels. C’est une démarche qui complète le   bilan de compétences en précisant le besoin de mise en formation. L’idée est de pouvoir proposer aux candidats à la formation la meilleure combinaison de parcours en présentiel, à distance, hybride ou en VAE. Dans le cadre de notre offre de formation, nous travaillons de manière régulière sur l’actualisation la validation d’acquis d’expérience.

Quels sont les diplômes actuellement proposés ?

Notre périmètre d’action englobe tout le panel de la formation universitaire, des diplômes nationaux prochainement jusqu’aux blocs de compétences. En effet, actuellement les diplômes nationaux sont validés par blocs de compétences concernant les licences et les licences professionnelles. Progressivement, les autres formations relèveront de la même logique.

Dans ce cadre, nous faisons évoluer et complétons de manière progressive notre offre de formation. Nous projetons d’alimenter le marché par de formations modulaires, notamment en fonction des besoins des entreprises. Ainsi, notre objectif est de constituer à terme un faisceau relativement large d’actions de formation depuis le DAEU jusqu’au doctorat, à travers la validation d’acquis d’expérience comme pour la mise en œuvre d’enseignements.

Plus particulièrement, quels parcours proposez-vous aux cadres et aux managers ?

Selon le niveau hiérarchique, nous proposons des licences et des licences professionnelles, un panel complet de masters et de diplômes universitaires. Les domaines de l’économie et du management sont couverts par l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) et par l’Institut Supérieur d’Economie et de Management (ISEM). Nous ciblons aussi les ingénieurs au travers d’un ensemble d’offres professionnalisantes de la Faculté des Sciences ainsi que de l’École Polytechnique. Des formations ciblées en droit, santé, sport, lettres et sciences humaines complètent cette offre.

Sur ce marché qui est devenu au fil des années de plus en plus compétitif, comment résumeriez-vous vos forces et vos atouts ?

Notre avantage compétitif est une combinaison de plusieurs aspects :

  • La qualité du corps universitaire constitué d’enseignants, d’enseignants-chercheurs, et de professionnels, ainsi que la qualité des recherches développées au sein de l’université ;
  • Un rayonnement à l’international qui souligne la valeur de nos formations à l’étranger ;
  • La diversité des champs universitaires que nous couvrons : des sciences humaines au domaine du sport en passant par les « sciences dures » et le management ;
  • Notre statut d’université expérimentale intensive en recherche à compter du 1er janvier 2020 qui va  impacter positivement notre offre de formation continue.    

Quel regard portez-vous sur la question du retour sur investissement, notamment après la récente réforme de formation professionnelle ?

La concurrence dans le domaine de la formation professionnelle est aujourd’hui internationale. Cette nouvelle donne met donc la notion de retour sur investissement au cœur des préoccupations. Aujourd’hui, le facteur déterminant n’est plus la relation avec les financeurs, mais réellement l’offre de formation et comment elle se distingue par rapport à ce que peuvent proposer les   autres organismes publics et privés.

Il devient  donc nécessaire de mettre en place un modèle économique afin d’assurer à la fois la diversité et le rôle social de l’université tout en assurant la rentabilité du dispositif. Cependant, il faut noter que pas remettre en cause le fait que notre établissement soit capable d’accompagner des personnes qui n’ont pas obligatoirement les moyens de  financer des formations de très haut niveau alors qu’elles en ont le potentiel intellectuel ainsi que l’opportunité professionnelle.

Le retour sur investissement doit également intégrer les réponses apportées aux commandes publiques via des appels d’offre.

Que faut-il retenir de la 46e édition du colloque de la Formation Continue : « La Performance de la Formation Professionnelle à l’Université » que vous avez organisé ?

Ce colloque a renforcé notre rayonnement sur le plan national puisque nous avons accueilli l’ensemble des acteurs de la formation continue des universités de France.

Par ailleurs, nous avons eu l’occasion de faire avancer un ensemble de débats sur des thématiques assez transverses grâce notamment à la haute qualité des intervenants nationaux et régionaux représentant les ministères du travail et de l’enseignement supérieur, ainsi que la Caisse des Dépôts et des Consignations et les entreprises.

Enfin, c’était une occasion de repositionner  la formation continue comme l’un des éléments économiques majeurs de l’université.

Et pour conclure, quelques mots sur votre actualité.

La création de l’Université Côte d’Azur au 1er janvier 2020 marquera une étape décisive dans la construction d’une université intégrée reconnue internationalement, intensive en recherche, participant à la dynamique de croissance de son territoire et proposant un cadre de travail agréable et stimulant.

Les travaux en cours de finalisation portent sur la manière dont notre université avant-gardiste intègrera la formation continue comme vecteur stratégique et organisationnel face au marché national, comme au marché international.


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