Former ou Déformer ?

Ingénierie de formation et dispositifs hybrides : réussir sa transformation digitale

Ingénierie de formation et dispositifs hybrides : réussir sa transformation digitale

Aujourd’hui dans le monde de la formation, nous assistons à une transformation des dispositifs de formation traditionnels vers de nouveaux dispositifs « hybrides » intégrant de nouvelles dimensions innovantes et mêlant à la fois les modes présentiels et distanciels. 

Au sein des entreprises, pour que ces dispositifs « hybrides » soient réellement efficients et opérationnels, certains points sont essentiels. 

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Les réseaux développementaux au service du développement des compétences des collaborateurs

Les réseaux développementaux au service du développement des compétences des collaborateurs

Bonjour à tous les deux. L’année dernière, vous avez expérimenté un dispositif pédagogique auprès d’étudiants du master " Humanités et Management ", de l’Université Paris Nanterre basé sur la théorie des " réseaux développementaux ". Pouvez-vous nous en dire plus ?

J-R H. Tout débute avec la thèse que j’ai mené à Skema de 2014 à 2017. Durant mes recherches, je découvre la théorie des  " réseaux développementaux " développée par Monica C. Higgins et Kathy E. Kram . Leur analyse les amène à considérer qu’aujourd’hui, du fait de la complexité de notre environnement, le mentorat classique, à savoir :

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Edtech - La formation vers les étoiles

Edtech - La formation vers les étoiles

Depuis le temps que nombre d’acteurs Edtech nous promettent " la révolution de l’éducation " pouvons-nous espérer qu’en 2020 nous allons trouver matière à des innovations qui soient enfin à la hauteur d’une telle promesse ?

Voilà 30 ans que les dénominations successives des modalités de formation innovantes se sont transformées, passant tour à tour de l’EAO à la FOAD, puis au e-learning pour arriver au Digital Learning.

Parallèlement, les enjeux eux aussi ont fini par pivoter.

Longtemps l’ambition incarnée par l’usage du digital a résidé dans la potentielle capacité à embarquer des apprenants présents sur une zone de chalandise toujours plus grande, en s’affranchissant des contraintes du présentiel. Il fallait alors réussir à réduire les coûts et les temps de déplacement et offrir l’accès à la connaissance pour ceux qui en sont géographiquement les plus éloignés. Cette ambition sincère et louable, a fait long feu devant les chiffres cruels des taux d’attrition des apprenants abandonnés à leur isolement sur des parcours de formation en ligne. Cet échec patenté a permis aux acteurs EdTech d’apprendre, d’expérimenter et de tirer des enseignements riches de promesses.

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Formation : Innovons !

Formation : Innovons !

Philippe Perret

Entretien avec Philippe Perret Directeur Mobilités & Compétences du groupe ENGIE

Pour le groupe ENGIE, quels sont les principaux enjeux en matière de compétences et de formation professionnelle ?

Un peu plus des deux tiers des 160.000 emplois du groupe ENGIE à travers le monde sont des emplois techniques, et partout, le premier métier est celui des 45.000 techniciens de maintenance qui opèrent chez nos clients (entreprises, collectivités ou particuliers). Ce sont des métiers techniques en tension pour lesquels nous constatons une pénurie de ces compétences dans la plupart des pays. Il s’agit d’un enjeu fort d’attractivité et de rétention pour le groupe ENGIE.

Chez ENGIE, l’écosystème de la formation professionnelle repose sur deux piliers.  D’une part, une trentaine d’écoles des métiers réparties sur les différents continents, rattachés aux directions de formation des entités ; ces écoles concernent principalement les métiers techniques - dont celui de technicien de maintenance - et les métiers de la filière commerciale et clientèle. Et d’autre part, ENGIE University, l’université d’entreprise destinée à former les 45.000 managers du groupe dans le monde. Notre stratégie de devenir le leader de la transition Zéro-carbone dans le monde nous a amené à interroger les grandes tendances d’évolution des compétences nécessaires dans les différents métiers du groupe, au regard des enjeux posés par les technologies numériques et avec la perspective de construire les briques d’une école de la transition Zéro-carbone.

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Les Edtech au service de l’expérience apprenant ?

Antoine Amiel

Avec notre start-up edtech, nous révolutionnons l’expérience apprenant ! Plus rien ne sera comme avant, nous vous garantissons un ROI de la formation élevé et un engagement unique...  Créée par des entrepreneurs passés par les accélérateurs de startups, formés au pitch et qui ont tous les codes de la Startup Nation, la nouvelle génération de startups edtech n’hésite pas à promettre monts et merveilles. Comment y voir plus clair dans cette myriade d’offres et de promesses, pour faire les bons choix ? Quelles sont les tendances digitales de l’expérience apprenant ?

Arrêtons-nous un moment sur la notion d’expérience apprenant. Qu’est-ce qu’une expérience ? Le bon vieux dictionnaire nous fournit la proposition suivante : " le fait d’éprouver quelque chose ". Quand on parle d’expérience, on parle d’émotions, de sens, pas seulement de cognition ou d’ancrage mémoriel. En résumé :

  • L’expérience est un ensemble d’émotions, positives comme négatives
  • Qui se transforme en souvenirs
  • Qui touche tous les sens
  • Qui est individuelle

La notion d’expérience apprenant applique donc à l’apprenance ces principes. Et de nombreuses sociétés proposent d’améliorer l’expérience apprenant, chacune se spécialisant dans un domaine. Nous n’aborderons ici que les technologies au service de l’expérience apprenant, étant entendu que l’expérience apprenant est justement une expérience totale, émotionnelle, incluant le présentiel mais aussi et surtout l’environnement dans lequel la personne se forme.

L’expérience  apprenant commence bien avant  la formation...

Pour avoir une expérience apprenant fluide, mieux vaut ne pas passer des heures à chercher le bon contenu de formation. Trois types d’acteurs proposent de fluidifier cette étape. Les premiers sont des agrégateurs de formations, proposant via un système de tags des formations digitales, présentielles ou blended en fonction des besoins. La logique de recommandations à la Tripadvisor permet d’intégrer une dimension sociale. My Mooc, Skilup ou encore Class Central font partie de ces des sociétés agrégateurs.

La seconde catégorie, ce sont les outils d’évaluation de compétences permettant de faire un bilan de compétences et d’identifier les compétences à développer pour s’orienter vers tel ou tel métier. E-Lamp, Boost.rs, Adepto, permettent, chacun avec un positionnement spécifique, de réaliser cette étape-clef et souvent sous-estimée de l’expérience apprenant.

Enfin, on peut citer les solutions qui se développent autour de la méta-compétence "Apprendre à apprendre”. Learning Boost, la solution développée par Learn Assembly, permet de cartographier les irritants et les favorisants de l’agilité d’apprentissage des individus. Connaissance de soi, concentration, gestion du temps, capacité réflexive font partie des aspects étudiés. Puis, en fonction de son profil, chaque apprenant reçoit un plan d’actions personnalisé, à appliquer en situation de travail. C’est par une succession de micro-actions, de rituels et de partage entre pairs que se développe la compétence "Apprendre à apprendre”.

Se former ou l’on veut quand on veut

Une fois que l’apprenant a identifié comment et sur quoi apprendre, le plus dur reste à faire : intégrer l’acte d’apprendre dans son quotidien. Pour cela, avoir accès à une interface d’apprentissage fluide, omnicanale et épurée offre une vraie valeur ajoutée. Les LXP, pour Learning Experience Platform, sont une nouvelle génération d’acteurs qui se positionnent comme de véritables points d’entrée du learning. Edcast ou encore Degreed sont les leaders du marché, renforcés dans le cas de Degreed par les acquisitions de PathGather et Adepto. Les LXP se positionnent comme des interfaces proposant une expérience apprenant à la Netflix ou à la Spotify. Ils agrègent des contenus venant de différents fournisseurs de contenus digital learning et s’interfacent avec les LMS pour le tracking.

Vont-ils remplacer les LMS ? Les acteurs historiques du marché innovent pour ne pas être distancés et développent de nouvelles fonctionnalités issues du monde du web : création de playlist, curation, personnalisation des contenus, like etc...

Prudence cependant : les technologies sont en avance sur la maturité des organisations. Convaincre le management, communiquer et embarquer les équipes de formation, valoriser les apprenants early adopters sont bien plus décisifs que la nouvelle technologie du moment. C’est la subtile alliance de changement de culture et de maturité technologique qui permettra de développer des expériences apprenants sans couture. Le piège du solutionnisme numérique guette à chaque nouvelle mode techno...

Antoine Amiel

Antoine Amiel est CEO de Learn Assembly, une learning company qui accompagne la transformation de la culture learning des organisations et développe Learning Boost, la première solution de cartographie et développement de l’agilité d’apprentissage des salariés

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Mots-clés: FORMATiON, E-LEARNING, APPRENTISSAGE, EXPERIENCE

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