Former ou Déformer ?

Pour une renaissance systémique de la création

Pour une renaissance systémique de la création

Nous, acteurs de l’innovation, de la création, du design, sommes orphelins d’un modèle qui nous avait bercés depuis la Renaissance. Il est grand temps de faire face à cette mort et de réinventer une autre façon de créer. 

Ce modèle dont nous sommes aujourd’hui orphelins copiait la Création divine. Une intention puissante créait une œuvre parfaite. Dieu était l’artiste et l’artiste était Dieu. L’inévitable mise en histoire de cette œuvre n’était que souillure et dégradation. Comme la création divine souillée par l’autre de DIeu, qui fait entrer la création dans une histoire, une dégradation, la création artistique devait être protégée du temps, mise sous verre, ne plus être touchée, et être parfois restaurée, ressuscitée, une nouvelle alliance en somme. Le modèle était donc subjectiviste, une intention puissante crée, et ahistorique, le temps dégrade.

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emlyon business school : L’innovation managériale : une nécessité pour les entreprises ?

emlyon business school : L’innovation managériale : une nécessité pour les entreprises ?

Un environnement économique et technologique en hyper mutation, des clients et salariés toujours plus exigeants ainsi qu’une concurrence exacerbée boule-versent le fonctionnement des entreprises. Pour main-tenir leur performance, elles doivent se différencier de leurs concurrents via des offres à haute valeur ajoutée, s’adapter et anticiper les évolutions du marché́ puis attirer et fidéliser les talents en phase avec leurs valeurs. Des défi s qui trouvent généralement leur solution dans la capacité d’innovation. Si le pari technologique semble être souvent la réponse à tous les problèmes, rares sont les leaders qui misent aussi sur l’innovation managériale, alors que c’est le véritable accélérateur d’engagement et d’intelligence collective. C’est en effet là que l’investissement et l’énergie devraient se concentrer, car la créa-tion d’une culture managériale est unique et génère de la valeur pour toute l’entreprise. Eclairage avec Thierry Nadisic.

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Pourquoi réactiver le Blended Learning dans une société digitalisée ?

Pourquoi réactiver le Blended Learning dans une société digitalisée ?

Pourquoi réactiver le Blended Learning dans une société digitalisée ? ou la prise en compte de la dimension sectorielle

L’apprentissage au sens propre du terme ne cesse d’évoluer depuis la nuit des temps. Notre siècle en est la preuve parfaite avec depuis une cinquantaine d’années des moments assez disruptifs avec l’arrivée dans les années 90 du e-learning, puis vers les années 2010 du Social Learning sous différentes formes. Mais n’oublions pas qu’au-delà des modalités, des fonctionnalités qu’offre la technologie, ce sont également les apprenants qui ont changé. Ils veulent comme vous et moi tout, tout de suite, avec un alignement au besoin au plus près, où ils veulent et sur tout support (ATAWADAC).

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Un acteur au cœur de la digitalisation de la formation et des nouvelles compétences

Un acteur au cœur de la digitalisation de la formation et des nouvelles compétences

En bouleversant l’économie, la transformation numé-rique exige de fortes capacités d’adaptation et d’agilité, de la part des entreprises, et même des organismes de formation. Face à ces changements, la formation fournit une partie de la réponse en favorisant l’évolu-tion des compétences et des pratiques. Olivier Gauvin, Directeur Pôle Innovation Sourcing-Emploi-Formation chez Opcalia nous éclaire sur le rôle d’Opcalia dans l’accompagnement de la digitalisation.

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Un haut niveau d'expertise et une formation de qualité

Rencontre avec Vincent Cocquempot, Vice-Président de la formation continue et de l’alternance et Thomas Petit, Directeur de la formation continue et de l’alternance au sein de l’Université de Lille, qui nous en disent plus sur le positionnement de l’Université et ses axes de développement.

Université de Lille en chiffres :

  • 69 000 étudiants en formation initiale
  • 66 unités de recherche
  • 3 300 enseignants-chercheurs et chercheurs
  • 130 formations en alternance
  • Plus de 3 000 étudiants en contrats de professionnalisation et contrats d’apprentissage
  • 15 000 actifs en formation continue 

Quelques mots pour nous présenter l’Université de Lille et son offre de formation.

Née de la fusion des universités de Lille 1, Lille 2 et Lille 3, le 1er janvier 2018, l’Université de Lille est une université omni-disciplinaire couvrant un champ très large d’emplois, un atout renforcé par une politique de recherche également pluridisciplinaire (en santé, en sciences et technologies, en droit, économie, gestion ou en sciences humaines et sociales) et dont l’excellence est reconnue sur le plan national et international.

Nous proposons la formation classique (licence, master, doctorat) mais aussi des formations propres à l’université comme les diplômes universitaires et les certificats universitaires (ou blocs de compétences) que nous développons depuis quelques années en lien étroit avec les besoins du monde socio-économique.

Notre offre complète en formation initiale et en formation professionnelle, nos 15 000 stagiaires et 3000 alternants font de nous un acteur incontournable de la formation professionnelle en Hauts-de-France. 

La montée en compétence des apprenants est un axe fort de l’Université de Lille. Qu’en est-il ?

Notre enjeu majeur est de rendre accessible l’ensemble de nos programmes aux stagiaires de la formation professionnelle. D’ailleurs, nos formations sont ouvertes aux salariés qui voudraient décrocher une licence ou un master, ou simplement un bloc de compétences constitutif du diplôme.

Notre objectif est aussi de proposer des parcours individualisés tenant compte de l’expérience professionnelle de chacun. Aussi, nous proposons la validation des acquis soit dans le cadre de la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), soit de la VAPP (Validation des Acquis Professionnels et Personnels). 

Nous proposons une démarche de conseil et d’accompagnement aux apprenants dès l’amont pour choisir la formation qui leur convient et définir le parcours de formation sur mesure.

Au-delà des contenus de formation, c’est assurément les approches pédagogiques et méthodologiques proposées qui sont vecteurs d’acquisition et de développement des compétences. 

Dans ce cadre, l’Université renforce ses démarches pédagogiques innovantes au profit des apprenants. Cela se traduit par le déploiement de la formation ouverte et à distance et la mise en place de plateformes de formation en ligne par exemple.

Nous sommes également très engagés dans des démarches de design (en tant qu’acteur de la dynamique de Lille Métropole, capitale mondiale du design 2020) et d’innovation pédagogique. Actuellement, nous développons une démarche expérimentale autour des actions de formation en situation de travail (AFEST) pour un déploiement au sein de l’établissement.

Enfin, nos formations sont dispensées par des enseignants et  enseignants-chercheurs experts dans leur domaine en articulation avec des professionnels (vacations, mécénat de compétences. ...)

Une équipe d’ingénieurs de formation intervient en appui des équipes pédagogiques ; des conseillers et ingénieurs proposent des parcours sur-mesure en lien avec les besoins des entreprises.

Les résultats en termes d’insertion ou d’évolution professionnelle sont pour nous des éléments très importants permettant d’évaluer nos prestations. Sur le champ de la formation professionnelle, 82% de nos actifs ont obtenu un diplôme, 78% d’entre eux connaissent une évolution professionnelle, et 9 sur 10 accèdent à un emploi.

Bien avant la réforme, vous aviez déjà fait le choix de modulariser vos diplômes en bloc de compétences. 

Nous avons engagé depuis quelques années le déploiement de certificats universitaires. Il s’agit de formations courtes qui s’appuient sur les compétences constitutives des diplômes délivrés au sein de l’établissement. Cette démarche de modularisation est aujourd’hui complétement intégrée dans la stratégie globale de l’établissement. D’ailleurs, dans le cadre de notre future accréditation 2020 – 2024, nous avons mis en avant cet enjeu dans notre offre. La démarche sera progressive avec une dynamique d’accompagnement des équipes pédagogiques pour repenser l’ensemble de l’offre de formation diplômante par une entrée compétences.

Vous travaillez aussi sur l’accessibilité et la facilitation des financements. Qu’en est-il ?

Notre enjeu est d’accompagner les publics. Il est extrêmement important pour nous de garder cette capacité à apporter au public en formation professionnelle le meilleur enseignement possible dans le cadre de leur parcours de formation mais également de répondre de manière flexible et agile aux besoins de chacun.

Nous avons dans ce cadre une démarche proactive d’inscription de l’ensemble des certificats universitaires et blocs de compétences au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) ou au Répertoire Spécifique. L’objectif est de les rendre finançables et éligibles au CPF.

Nous souhaitons également renforcer les liens avec le monde socio-économique d’où la mise en place du réseau professionnel « Lilagora » qui vise à relier et renforcer les liens entre les acteurs de l’entreprise d’une part, et les étudiants, les stagiaires et les agents de l’université d’autre part.

L’Université de Lille a toujours été au plus près de ses partenaires, et ce, par l’organisation de temps d’informations, notamment des journées portes ouvertes, des meet-ups, mais aussi des participations à des salons pour présenter notre offre ou pour mobiliser les partenaires aux nouveaux enjeux en formation. D’ailleurs, notre prochain évènement « Inno’vember » qui se déroulera du 19 au 23 novembre portera sur les enjeux de l’innovation en formation.

Toujours dans le cadre de notre approche de proximité, nous tenons à rencontrer nos partenaires, les entreprises et les différents acteurs du monde institutionnels pour comprendre les points de vue, les visions et les attentes de chacun.

Pour conclure, quelles sont vos actualités ?

Nous travaillons sur 3 sujets prioritaires : 

  • La modularisation en blocs de compétences dans laquelle nous sommes engagés depuis longtemps, 
  • La certification de services : bien que l’enseignement supérieur ne soit pas dans l’immédiat concerné par l’obligation de certification qualité imposée par la réforme, l’Université de Lille s’est engagée cette année dans une démarche de certification FCU, bureau Véritas, afin de garantir un haut niveau de qualité de service et une meilleure réponse aux attentes des entreprises et des apprenants,
  • Le développement de l’alternance : à terme, toutes nos formations professionnelles seront ouvertes en alternance. L’alternance est non seulement un levier privilégié de transformation et d’innovation pédagogique, mais aussi un booster de la relation université / entreprise.


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